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À Trégunc ce jeudi 6 octobre 18h pour l’accueil des réfugiés

Déclaration du PCF du Finistère

« Étrangers !? Et nos frères pourtant ! »

Louis Aragon « Strophes pour se souvenir »  dans le Roman inachevé.

Accueillons fraternellement, dignement les réfugiés.

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Ils fuient les bombes. Parfois les nôtres.

Ils fuient le fracas des armes. Que parfois nous avons vendues.

Ils fuient la guerre et leurs pays détruits à coup « d’interventions chirurgicales » menées tantôt par l’OTAN, ou des puissances interventionnistes étrangères dont certains dirigeants devraient être classés dans la catégorie des criminels de guerre.

Afghanistan. Irak. Libye Syrie Mali ; on allait voir ce qu’on allait voir.

Eh bien on voit… La multiplication des conflits, les interventions impériales, la dislocation de pays entiers parlent d’eux mêmes.

Populations déplacées, victimes civiles par centaines de milliers, réfugiés jetés sur les routes de l’exil, traités de façon indigne la plupart du temps.

Les peuples paient ce chaos au prix fort

Et notre dignité, la dignité du peuple solidaire c’est d’accueillir en fraternité, en toute humanité les réfugiés et les exilés.

Le Parti communiste appelle à manifester

jeudi soir 18 heures à Tregunc

Place de la mairie.

pour une Bretagne ouverte et solidaire et en soutien à l’accueil des réfugiés et des exilés dans toutes les communes des communautés de Concarneau et de Quimperlé.

Il appelle ses élus dans les communes et les conseils communautaires à soutenir toutes les initiatives allant dans ce sens.

Il propose avec la section de Concarneau que soit envisagé, en complément des dispositions étudiées, la mise à disposition de l’ancien Hôtel des Gens de Mer.

Il met en débat la constitution à l’échelle intercommunale d’un collectif d’accueil des réfugiés regroupant les citoyennes et les citoyens, les associations, les organisations syndicales et politiques.

C’est qu’au fond il n’y a qu’une seule race : l’humanité

(Jean Jaurès)

Brest le 5 octobre 2016

Le 24 septembre : En marche pour la Paix à Rennes

24 septembre : En Marche pour la Paix

Déclaration de la Fédération du Finistère

mouvement-de-la-paixOn aurait tort de sous estimer l’humour militaire.

Le Général Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon, chef d’état major des armées nous gratifie d’une de ces bouffonneries dont il a sûrement le secret : « 2% du Produit Intérieur Brut (pour le budget de l’armée NDLR) c’est le prix de la Paix ». Taquin… quand on connaît le coût de la guerre.

Le ministre de la Guerre Le Drian, pour ne pas être en reste, rappelle que l’objectif des 2% du PIB -41 milliards d’euros en 2020- est « souhaité » (!) par l’OTAN. Sûrement le prix de l’indépendance nationale ! On est le Clémenceau que l’on peut.

Et pour conclure cette revue de galéjades rappelons que le budget de la Culture pour l’exercice 2016 est est en France de 7,3 milliards d’euros.

Rompez les rangs.

Les dépenses militaires mondiales sont passées de 1 144 milliards de dollar en 2001 à 1 679 milliards en 2015.

Pour autant le Monde est-il plus sûr ?

La multiplication des conflits, les interventions impériales, la dislocation de pays entiers parlent d’eux mêmes.

Populations déplacées, victimes civiles par centaines de milliers, réfugiés jetés sur les routes de l’exil, traités de façon indigne la plupart du temps… les peuples paient ce chaos au prix fort.

Comment s’étonner que la France qui tient un des premiers rôles dans ces sinistres aventures, qui se pose en « fille aînée de l’OTAN », qui développe une politique étrangère totalement déséquilibrée se trouve aujourd’hui directement prise dans la tourmente ?

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Ensemble arrêtons cette folie ! L’urgence est à la Paix. L’urgence mondiale est à la promotion et au développement de politiques sociales, économiques, culturelles s’appuyant sur la charte de l’Organisation des Nations Unies.

Le PCF demande la sortie de la France de l’OTAN et l’engagement immédiat d’une Conférence de Paix au Proche et Moyen Orient, sous l’égide de l’ONU, pour le respect des droits des peuples, aux premiers desquels la Paix et la Sécurité.

Ensemble, faisons entendre notre voix en participant à la Marche pour la Paix le samedi 24 septembre à Rennes !

Brest le 11 septembre 2016.

Créons avec les citoyen-ne-s une perspective à gauche

Adresse du Parti Communiste du Finistère aux forces politiques, syndicales, associatives de transformation sociale et écologique du Finistère.

à Europe Ecologie les Verts, au NPA, à Nouvelle Donne, à l’UDB, aux socialistes de gauche hostiles à la politique du gouvernement Hollande-Valls

à Ensemble, au Parti de Gauche, aux Collectifs Front de Gauche du Centre Finistère, du Pays Bigouden et du Pays de Morlaix

à Brest Nouvelle Citoyenneté et à l’Autre Gauche de Plouzané, à l’Alliance Citoyenne de Douarnenez, à La gauche naturellement à Fouesnant, à l’association A Bâbord toute de Concarneau, à La coopérative citoyenne à Morlaix, au Forum Civique de Plougastel

au Collectif Anti-TAFTA 29, à ATTAC

à la CGT, à Sud Solidaires, à FO, à la FSU

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Face à l’urgence des crises sociale, écologique et démocratique, la brutalité du libéralisme, la menace du retour au pouvoir d’une droite dure et le danger de la montée de l’extrême-droite, il est nécessaire de se rassembler pour construire un espoir, une perspective d’émancipation pour notre pays.

Nous vivons un moment inédit de régression sociale : 100 000 personnes de plus sont passées sous le seuil de pauvreté depuis 2012, le chômage et la précarité des salarié-e-s ne cessent d’augmenter, les services publics, la protection sociale et le droit du travail sont remis en cause et dégradés à une vitesse inquiétante.

Trahissant le Mandat Populaire, François Hollande et ses gouvernements se sont soumis aux directives libérales et aux politiques d’austérité préconisées par la Commission Européenne. Ils ont fait le choix idéologique de la domination du capitalisme financier.

La situation politique est complexe. Malgré un mouvement social d’une grande vigueur depuis quatre mois contre le projet de loi El Khomri, qui aggraverait encore la situation des salarié-e-s et précaires et amplifierait le chômage, les échéances importantes de 2017 se préparent dans l’émiettement à gauche.

Beaucoup de nos concitoyens n’iront pas voter si la situation en reste là.

D’autres voteront pour des candidats qui accentueront les inégalités, la concurrence de tous contre tous, la défiance sociale, confessionnelle ou ethnique, le recroquevillement nationaliste et le non respect des objectifs affichés par la COP 21.

Le pire est possible : une gauche progressiste divisée et affaiblie quasiment éliminée des instances de représentation nationale.

Les communistes ne se résignent pas à ce scénario et essaient de changer le rapport de forces. Elles et ils appellent à un large rassemblement de gauche sur des bases claires, en rupture nette avec les politiques économique, sociale, d’immigration, étrangère, menées depuis 2012 et sous Sarkozy.

En essayant d’impliquer les citoyennes et citoyens qui veulent d’une autre politique, qu’ils soient ou pas engagés dans un parti ou un syndicat, elles et ils font remplir une grande consultation citoyenne, – les 500 000 questionnaires « Que demande le peuple ? » – pour construire un contenu de projet politique pour les échéances de 2017 avec les citoyens, au plus près de leurs attentes et de leurs besoins, et essayer de rendre incontournable un mandat populaire.

C’est une autre façon de faire de la politique, privilégiant le débat d’idées qui rassemble face à la personnalisation politicienne, en vogue dans les grands médias, qui divise et détourne des vrais problèmes.

Nous souhaiterions élaborer avec vous un Pacte d’engagements validé par une large base citoyenne. Ce travail de défrichage politique commun peut créer une dynamique qui déjoue les sombres pronostics annoncés.

Pour cela, nous aimerions échanger avec vous pour poser les bases d’une alternative politique et sociale à gauche et vous rencontrer dès que possible pour créer les conditions pour mettre en œuvre ce projet dans tout le département à travers les huit circonscriptions du Finistère.

Nous vous recontacterons très rapidement à ce sujet.

Salutations militantes. 

Le 7 juillet 2016.

CARHAIX SYNUTRA SODIAAL Qualité environnementale, trace carbone, sécurité collective, lutte contre les gaz à effet de serre. L’épreuve des faits.

synutraL’usine de traitement de lait installée à Carhaix par la société SYNUTRA et la coopérative SODIAAL entrera en production dans les tous prochains mois.

Elle transformera à terme, selon les prévisions, 300 millions de litres de lait frais et produira environ 100 000 tonnes le lait en poudre.

En attendant les premiers résultats de cette entreprise, que l’on annonce d’emblée mirobolants malgré les inquiétudes et les mises en garde, la question de la logistique mérite d’être posée.

Il est bien tout à fait légitime de s’intéresser aux conditions d’acheminement de la matière première, des producteurs au transformateur et des produits traités au marché chinois.

300 millions de litres de lait, venant de Bretagne et de Normandie, convergeant vers Carhaix
ne se transportent pas avec des bidons de 50 litres !

Parallèlement, les informations accessibles indiquent que l’exportation des produits transformés mobilisera 8000 conteneurs à destination, espérons le, du port de Brest, site d’embarquement le plus évident.

Nul ne pourrait comprendre après la tenue à Paris de Conférence Internationale pour le Climat, les déclarations répétées du gouvernement, de la Région Bretagne et du Département sur leurs engagements environnementaux respectifs que le mode transport choisi soit par nature polluant et dangereux.

Il existe à Carhaix une plate-forme ferroviaire que l’entreprise SYNUTRA-SODIAAL serait bien inspirée d’utiliser.

Les pouvoirs publics locaux, départementaux et régionaux qui ne lésinent pas sur les aides mises à disposition, au nom de la création d’emplois, du projet SYNUTRA SODIAAL sont parfaitement fondées à exiger de l’entreprise et de la SNCF qu’elles examinent avec le plus grand sérieux le choix du ferroviaire.

Crise agricole : des solutions justes pour les éleveurs et les consommateurs

confpays

Sur les prix et les marges

1. Avec des prix moyens des fruits et des légumes de plus en plus élevés, la recommandation « Mangez 5 fruits & légumes » est tout à fait inaccessible pour un très grand nombre de familles. 43 % des français en mangent insuffisamment.

2. Pourtant nombreux sont les producteurs qui n’arrivent pas à joindre « les deux bouts. » Les revenus des agriculteurs ont diminué de 25 % ces deux dernières années.

3. Les marges excessives de la grande distribution en sont la principale cause. Les grandes enseignes réalisent des marges de 30 à 50 % sur les produits frais : un kilo de cerises, vendues 6 € le kilo, rapporte seulement 0,90 € au paysan.

4. Les parlementaires , Députés et Sénateurs du PCF/Front de Gauche ont déposé une proposition de loi permettant l’encadrement des marges de la grande distribution et garantissant un juste prix aux consommateurs et une juste rémunération aux paysans.

Crise porcine
Concentration effrénée des filières de production et de transformation, démantèlement des outils de régulation du marché européen au profit d’une concurrence soit disant libre et non faussée, travailleurs sur exploités dans les abattoirs, dumping social et environnemental, cours du d’achat du porc inférieurs aux coûts de production…Tous les ingrédients de la crise de l’agriculture capitaliste sont réunis.

Le gouvernement s’est installé dans les annonces incantatoires et la réunionite. La droite, subitement amnésique, tente de faire oublier que c’est elle qui a fait le choix de la non régulation des prix agricoles en France et au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) il y a maintenant 30 ans. C’est elle aussi qui, du temps de Sarkozy, a inventé la mal nommée « Loi de Modernisation Économique » qui permet, depuis 2008, à la grande distribution d’étrangler ses fournisseurs.

Parce qu’il faut de vraies réponses pour sortir de la libre concurrence, du dumping social et rémunérer le travail paysan, le Parti Communiste Français, par la voix de ses députés, déposera à l’Assemblée Nationale une proposition de loi qui prévoit notamment :

  • l’obligation d’indication d’origine des produits alimentaires,
  • la tenue d’une Conférence annuelle sur les prix agricoles,
  • l’encadrement des marges distributeur avec coefficient multiplicateur en seront les outils.

Pour affronter avec courage l’Europe de la spéculation, la proposition de loi visera notamment à instaurer des prix indicatifs rémunérateurs et des stocks de sécurité alimentaire.

Les communistes avancent 4 propositions :
1. Produire en quantités suffisantes une alimentation saine et accessible. Face au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue par de nouvelles politiques publiques. L’indépendance alimentaire doit être garantie. La relocalisation des productions doit privilégier la satisfaction des besoins humains.

2. Vivre dignement de son travail. Des paysans justement rémunérés sont la condition d’installation de jeunes. Cette exigence vaut pour les salariés de l’agroalimentaire. Cela passe par des prix rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés, la production et la répartition des terres agricoles, le soutien public aux exploitations et aux filières les plus fragiles. La redistribution de la valeur ajoutée au bénéfice des producteurs est essentielle.

3. Engager la transition écologique de l’agriculture.

À la culpabilisation d’un secteur empêtré dans le productivisme nous préférons une sortie par le haut :

  • promotion de bonnes pratiques agronomiques, aptes à maintenir durablement des rendements équilibrés et réalistes ;
  • diversification des productions ;
  • amélioration de la complémentarité entre culture et élevage.
  • orientation de la recherche agronomique vers ce nouveau développement.

4. Promouvoir un aménagement équilibré des territoires. Les paysans sont des acteurs économiques et sociaux majeurs des espaces ruraux européens. Le rôle qui est le leur dans l’aménagement des territoires doit être reconnu, soutenu et encouragé par une politique de maintien des services publics.

Les enjeux alimentaires interpellent nos civilisations. Ils appellent un nouveau mode de développement. C’est le sens de la contribution à l’écriture du projet d’émancipation humaine que vient de formuler le PCF : « La France en commun ».

Nous invitons le monde agricole, les salariés, les citoyens, à construire des majorités d’idées et de projets alternatifs sans attendre.

Il est temps d’encourager l’agriculture paysanne et la transition écologique en relocalisant nos productions alimentaires.