PCF Finistère

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La fédération PCF du Finistère soutient les manifestations de Brest et Quimper du samedi 16 mars pour un cessez-le-feu à Gaza

La fédération du Finistère du PCF soutient l’appel du collectif « pour une paix juste au proche-orient » à manifester  samedi 16 mars  à 14 h30 Place de la Liberté à Brest et la manifestation pour un cessez-le-feu à Gaza à Quimper à l’appel d’un collectif unitaire dont le Parti communiste et les Jeunesses communistes font partie. Ce sera samedi 16 mars à 10h30 Place Saint Corentin à Quimper.

Nous signalons aussi deux initiatives en partenariat avec l’AFPS Pays de Morlaix:

– Nos amis du théâtre de la Corniche se proposent de faire des rencontres consacrées à la poésie de Palestine et plus largement à la parole de Palestiniens. Ils prévoient UNE PREMIÈRE SÉANCE LE SAMEDI 23 MARS À 18H au bar des 2 rivières (place de la Madeleine à Morlaix) qui a déjà abrité plusieurs évènements de l’AFPS. C’est le comédien Shad Reis, qui est chargé de la conception de la soirée, mais l’AFPS du pays de Morlaix est invitée à s’associer à la soirée, en faisant circuler l’information et par sa présence sur place avec la possibilité d’y tenir un stand, mais aussi, si cela tente certains d’entre nous, d’y participer par la lecture de certains poèmes (nos amis sont d’ailleurs preneurs de toute suggestion de textes).

UN CINÉ-DÉBAT À LA SALAMANDRE AUTOUR DU FILM « BYE BYE TIBÉRIADE »

Cela devrait se dérouler LE JEUDI 4 AVRIL À 19h 30 (un partenariat Afps, L’Âmarrée et La Salamandre)

Témoignage de Fabien Roussel – Retour d’un voyage bouleversant en Israël et Palestine

Je viens de passer trois jours en Israël et en Palestine à la tête d’une délégation de mon parti. C’est la première délégation politique française qui se rend là-bas depuis le 7 octobre. On ne revient pas indemne d’un tel voyage…

Les 5 millions de Palestiniens dont la moitié ont un statut de réfugiés et vivent dans des camps, et les 9,5 millions d’Israéliens sont tous touchés directement ou indirectement par soixante-quinze années de guerre. Les massacres du 7 octobre, il y a cinq mois, et les otages retenus ont aggravé la situation. Aujourd’hui, Gaza devient un cimetière à ciel ouvert. La famine est là. En Cisjordanie, les incursions israéliennes et des colons armés tuent quotidiennement. J’ai rencontré des familles palestiniennes, israéliennes marquées dans leur chair par la guerre. J’ai rencontré mes collègues députés communistes israéliens ainsi que des ONG qui interviennent à Gaza. J’ai été reçu à Ramallah par le premier ministre palestinien. Je me suis rendu dans les camps de réfugiés d’Aïda et de Jalazone où les responsables m’ont expliqué leur expulsion de leurs maisons, leur vie dans le camp, leur rêve de paix, les persécutions de l’armée israélienne.

Jamais je n’ai entendu de message de haine. Mais la douleur est intense pour le peuple palestinien qui n’a pas le droit de vivre libre, qui est occupé, opprimé, réprimé et massacré aujourd’hui à Gaza. En Israël, les familles pleurent encore leurs enfants, leurs parents tués il y a cinq mois, le 7 octobre 2024. Beaucoup attendent le retour des otages et demandent au gouvernement israélien d’agir en ce sens, notamment par une trêve, par la négociation.

L’avenir est sombre, mais la guerre n’offre aucune perspective. Seule la paix, le retour des otages et une solution politique avec la création d’un État palestinien aux côtés d’un État israélien permettront de garantir la sécurité à chacun.

 Voici trois témoignages recueillis :

 Jérusalem, rencontre avec Yaacov Godot, père d’une victime des attentats du 7 octobre, père de Tom, 52 ans, tué dans le kibboutz d’Ofakim, le 8 octobre 2024, après être resté enfermé pendant 25 heures dans un bunker, avec sa femme et ses 3 filles :

– Quand est-ce que votre fils a été tué ?

– « Il n’a pas été tué. Il a été massacré. Mon fils a été massacré le 8 octobre à 7 h. Il a été tué par des balles qui ont traversées la porte blindée de son bunker. Sa femme et ses filles ont pu s’échapper du bunker par une petite fenêtre au moment même où passaient des soldats israéliens. Elles ont été sauvées. Mon fils avait 52 ans et travaillait dans l’informatique. J’ai appris sa mort à 9 h. Nous l’avons enterré le vendredi 13.

Le 7e jour après l’enterrement, j’ai pris l’engagement de tout faire pour que le gouvernement assume ses responsabilités. Je demande la démission de ce gouvernement car je l’accuse d’être responsable des massacres du 7 octobre, d’avoir financé le Hamas et d’avoir dit que le Hamas était un atout et que l’autorité palestinienne était un poids.

J’attends que soit élu un nouveau gouvernement, qu’il ne soit pas d’extrême droite, qu’il travaille à l’avènement d’une paix régionale et à la création d’un État de Palestine à côté de celui d’Israël.

Depuis des années je suis un militant des droits de l’homme, je protège les Bédouins contre les attaques de colons, j’accompagne des enfants de Gaza pour qu’ils entrent dans nos hôpitaux.

J’ai appris que la paix n’arriverait jamais par la force, car en face de nous, il ne faut jamais voir des ennemis mais des êtres humains. »

µ Cisjordanie, camp de réfugiés de Jalazon.

J’ai aussi rencontré le père de Mohamed Khaled Taher Zeid, 13 ans, tué de sang-froid par des soldats israéliens deux jours plus tôt, le 2 mars 2024. Dans la salle du camp, il y a 200 personnes. La famille, les amis et beaucoup de jeunes.

Le père d’Ahmed me raconte.

– « Ce soir-là Mohamed est rentré à la maison et il est tout de suite reparti pour aller prier à la mosquée. Il est ensuite rentré manger. Puis il est ressorti pour rejoindre ses copains et discuter à côté de l’école.

Ce soir-là, comme souvent, presque tous les jours, l’armée a fait une incursion dans le camp. Ils se sont approchés des jeunes. Ils ont tiré une rafale de mitraillette. Des enfants ont reçu des éclats de balles. Certains en ont reçu dans les jambes. D’autres ont eu leurs vêtements transpercés. Mon fils a reçu une balle au niveau du haut de l’épaule et elle est ressortie en bas du dos. Elle lui a traversé le corps. Ils ont ramassé son corps, l’ont déposé derrière le mur de séparation. Mon fils a été abandonné pendant une heure. Il a perdu son sang. Il est mort d’une hémorragie.

– Quel message voulez-vous me transmettre ?

– Nous sommes un peuple qui veut la paix. Mais nous subissons l’occupation. À cause de cela, nous vivons des injustices. Et les injustices, ici, c’est aussi perdre un fils.

– Allez-vous porter plainte ? Va-t-il y avoir une enquête ?

Regard incrédule de ce papa :

– Il n’y a jamais d’enquête. C’est l’armée. Nous allons enterrer mon fils. Et c’est tout. C’est un martyr. »

– Cisjordanie, camp de réfugié d’Aïda.

Rencontre avec les responsables palestiniens du camp d’Aïda. 6 200 personnes vivant sur une surface de moins de 1km2. Nous parlons des attentats du 7 octobre. J’interroge l’un d’entre eux sur la résistance :

– C’est quoi « la résistance » ici ?

– « C’est l’existence.
Exister c’est résister.
C’est célébrer un mariage ou un anniversaire.
C’est être amoureux.
C’est aller à l’école, apprendre et avoir un diplôme.
Résister, c’est aimer la vie, c’est aussi soigner.
Résister, c’est quand nos enfants nous suivent lors des enterrements mais pas l’inverse.
Résister, c’est vivre ici, c’est rester.

Alors oui, à 90 %, la résistance est non armée. Et garder notre dignité malgré l’oppression, les persécutions, c’est aussi de la résistance. »

Article paru dans Communistes, n°987, 13 mars 2024.

Européennes: Fabien Roussel et Léon Deffontaines dans le Finistère le 26 mars (Le Télégramme, 14 mars 2023)

Européennes, meeting de Léon Deffontaines et Fabien Roussel – Lettre de la fédération PCF Finistère aux adhérents communistes du Finistère – 14 mars 2024

A BREST, le 14 mars 2024,


Cher.e camarade,

Nous avons le grand honneur et la joie d’accueillir dans le Finistère le mardi 26 mars à 19h30 à Quimper le seul meeting de Léon Deffontaines et Fabien Roussel en Bretagne.

Ce sera à l’Espace Dan Ar Braz rue de Stang Bihan à Quimper. L’accueil se fera à partir de 18h45. Il y aura des sandwichs et des boissons pour ceux qui souhaitent.
Merci au maximum de camarades de venir à cette réunion publique et à tous les camarades de parler de cette réunion publique des Européennes autour d’eux. C’est un enjeu fort de notre campagne des Européennes.

Des cars seront affrétés à partir de Plestin-Lanmeur-Morlaix et à partir de Brest, et sans doute aussi à partir du Morbihan.
L’arrivée de Fabien Roussel et Léon Deffontaines est prévue à la gare de Quimper le mardi 26 mars à 14h45. Il est prévu d’aller immédiatement à Plobannalec Lesconil pour 15h15 au Sémaphore pour
une rencontre autour de la pêche et de l’économie maritime en présence de camarades de Taran Marec, candidat finistérien aux élections européennes, de camarades de la section du PCF Pays Bigouden, de notre conseillère régionale communiste Gladys Grelaud, et de Gérard Lahellec, sénateur communiste, et avec nos interlocuteurs locaux sur ce sujet.

A 17h, Léon Deffontaines et Fabien Roussel sortiront en mer sur un chalutier avec un équipage de pêcheurs, à partir du port de Lesconil. A 19h30 commencera le meeting avec Léon Deffontaines et Fabien Roussel à Quimper, salle Dan Ar Braz. Les candidats bretons aux Européennes seront présentés (Amar Bellal, Katja Krüger, Christian Brice, Taran Marec*, le candidat finistérien).

Des militants des trois autres fédérations communistes bretonnes seront présents.
Pour ce qui concerne le déroulé de la réunion publique, elle sera d’abord consacrée à une courte présentation de chaque candidat breton présent, des discours d’introductions assez courts de Léon Deffontaines et Fabien Roussel sur les grands enjeux de la campagne des européennes et du moment politique, puis un jeu de questions/ courtes interventions – réponses de Léon Deffontaines et Fabien Roussel pour animer la réunion publique sous forme participative selon la formule très intéressante et attractive des réunions publiques du tour de France de Fabien Roussel.


Des covoiturages et déplacements collectifs doivent être organisées à partir de toutes les sections.
Nous visons le fait d’avoir au moins 300 personnes au meeting, comme le 5 décembre 2022, pour la venue de Fabien Roussel à Morlaix, un objectif qui doit tous nous mobiliser.


Dans le Finistère, nous avons commencé à constituer un comité de soutien public très large, et pas seulement réservé aux militants communistes bien sûr, à notre liste aux Élections Européennes conduite par Léon Deffontaines, comité de soutien et appel public à voter qui compte déjà près de 300 personnes et que nous voulons faire monter à 1000 personnes d’ici le 9 juin 2024. Tous les nouveaux soutiens sont les bienvenus. Ce comité de soutien n’est pas réservé aux personnalités.

Chaque nouveau soutien public compte. La liste du Comité de soutien est actualisée tous les jours et présentée sur nos sites internet : notamment Rouge Finistère (site du PCF Finistère) et le Chiffon Rouge. http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2023/12/rejoignez-le-comite-de-soutien-finisterien-a-la-liste-conduite-par-leon-deffontaines-aux-elections-europeennes-du-9-juin-2024.html

Tu trouveras associé à ce courrier un bulletin pour réunir à ton tour de nouveaux soutiens à notre liste aux élections européennes que nous te proposons de renvoyer à la fédération quand il sera rempli (ou de nous annoncer les nouveaux soutiens par mail à envoyer à la fédération et/ou à Ismaël Dupont : federation@29.pcf.fr/ dupont.ismael@yahoo.fr).

Dynamiser cette campagne européenne est l’affaire de chaque adhérent.e communiste. Nous devons réunir 1 million de voix au niveau national et 16 700 voix au niveau finistérien pour réaliser les 5 % de voix qui nous permettraient d’avoir des députés européens.

Le week-end du 7 au 10 mars, les adhérent·es du Parti communiste français étaient appelé·es à voter pour adopter leur liste aux élections européennes conduite par Léon Deffontaines.
Dans le Finistère, 521 adhérents cotisants communistes à jour de cotisation dans le Finistère (nous sommes la 21ème fédération de France en nombre d’adhérents et la première de l’ouest de la France) étaient appelés à s’exprimer. Il y a eu 312 votants (60% de participation). 307 camarades se sont exprimés: 289 voix pour la liste (93%), 6 voix contre (2%), 12 abstentions (4%) et 5 bulletins nuls. Merci à tous les camarades qui ont participé à ce vote et tous ceux qui l’ont organisé dans les sections et pour la fédération.

Au niveau du vote national du PCF, 23 375 adhérent·es ont pris par au vote. 23 197 se sont exprimés. Ils ont approuvé à plus de 92% (92,79 %, soit 21 524 votant·es) la proposition de leur direction nationale d’une liste de large rassemblement composée, aux côtés des candidatures du PCF, de représentant·es de trois autres forces de gauche (Gauche républicaine et socialistes, l’Engagement – parti fondé par Arnaud Montebourg et Les radicaux de gauche) et de nombreux·ses militant·es syndicaux·ales engagé·es dans des luttes sociales, uni·es pour le monde du travail. 3,02 % (700 votant·es) ont voté contre et 4,19 % (973 votant·es) se sont abstenu·es. C’est un vote important des communistes qui, à plusieurs dizaines de milliers, engagent une nouvelle étape de leur campagne européenne pour faire élire le 9 juin prochain le plus grand nombre possible de député·es de notre liste au Parlement européen.
Merci à tous les camarades qui ont déjà versé un chèque de souscription à l’ADF PCF Finistère pour financer la campagne des Européennes.

Fraternellement,

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

*Taran Marec est le candidat finistérien sur la liste Européennes du PCF. Il a 25 ans, est responsable des Jeunesses Communistes et c’est le plus jeune élu du conseil municipal de Brest, élu communiste,conseiller délégué à la langue bretonne. Il est bretonnant et développeur en informatique.

Le PCF soutient les mobilisations des personnels de la Fonction publique ce mardi 19 mars – Communiqué de la section PCF pays de Brest qui appelle à la manifestation place de la liberté à 11h le 19 mars

Le PCF soutient les mobilisations des personnels de la Fonction publique ce mardi 19 mars.

La hausse de 3,5 % de la valeur du point d’indice en 2022, celle de 1,5 % en juillet 2023 ainsi que l’attribution de 5 points d’indice à tous les agents, à partir de janvier 2024 ne sont pas à la hauteur de l’inflation et ne soldent pas les arriérés dus au quasi-gel de la valeur du point depuis 2012. Nombre d’agents éprouvent désormais des difficultés à boucler les fins de mois dans ce contexte d’inflation élevée

Cette politique dégrade les conditions de travail des agent.e.s et la qualité du service public : il faut en finir avec la politique d’austérité qui se traduit par le développement de la précarité par le recours à l’externalisation, à l’intérim, aux contrats précaires ou par délégations de service public à des entreprises privées.

L’argent existe pour financer une toute autre politique. Bruno Le Maire, nous dit-on, aurait le plus grand mal à trouver 10 (ou 20 ?) milliards pour équilibrer son budget ; ses services seraient ainsi en train de raboter sans vergogne les plus petites dépenses, sociales de préférence. Or on apprend pourtant, la même semaine, que la Bourse s’éclate, qu’elle bat tous les records, que le CAC40 atteint de nouveaux sommets historiques, qu’il n’y a jamais eu autant d’argent du côté des grands groupes capitalistes ; on raconte par exemple que le titre de LVMH, le 25 janvier dernier, s’est envolé de 12 %, ce qui veut dire qu’il a fait un bond de 40 milliards EN UNE SEULE séance ; le ministre ne semble pas au courant ; sans doute qu’il ne lit pas la presse.

Cet argent doit servir à satisfaire les besoins sociaux et écologiques, pas à se soumettre aux marchés financiers et au holdup des banques sur l’argent public. Le gouvernement doit entendre les revendications des fonctionnaires qui sont porteuses d’intérêt général.

La section du pays de Brest du PCF  appelle les salariés et retraités des fonctions publiques, les jeunes à participer au rassemblement et à la manifestation qui suivra le 19 mars à 11 h place de la Liberté à Brest

Attention, nouvelle adresse mail de la section : pcf.sectionbrest@gmail.com

La Chronique de Philippe Rio dans L’Humanité du Jeudi 14 mars 2024: Génocide?

Philippe Rio, le président de la coopérative des elu.e.s communistes, de retour d’un déplacement en Palestine avec Fabien Roussel, Charlotte Blandiot Faride et Vincent Boulet, dit les choses sans détours dans L’Humanite du jeudi 14 mars.

Européennes 2024 : la liste Deffontaines veut relever le défi du 9 juin (L’Humanité, 12 mars 2024)

 

Européennes 2024 : la liste Deffontaines veut relever le défi du 9 juin

Les militants du Parti communiste français ont validé à plus de 92 % la liste menée par Léon Deffontaines pour les européennes du 9 juin. Elle entend faire campagne autour de trois axes : le travail, la paix et l’écologie. Et espère rassembler au moins un million de voix.

Save the date – La prochaine fête de l’Humanité, la 89e édition, aura lieu les 13, 14, 15 septembre

Inscrivez-vous dans l’équipe bénévole du stand du PCF Finistère et réservez vos bons de soutien pour la prochaine fête de l’Humanité 2024, la 89 ème fête de l’Humanité : federation@29.pcf.fr / 02 98 43 47 78.

Fête de l’Humanité – 89e édition
13 • 14 • 15 Septembre 2024 🔥

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Fête de l’avenir du PCF Rennes le 6 avril 2024 – 11h/ minuit

Aide à mourir : ouvrons en grand le débat sur la fin de vie, le grand âge, la santé publique !

Le Président de la République vient de s’exprimer sur la fin de vie en formulant plusieurs propositions concernant les soins palliatifs, les droits des patient·es et des aidant·es ainsi que l’aide à mourir. Après la convention citoyenne sur la fin de vie, le débat doit désormais s’ouvrir en grand dans la société et doit également concerner la question de la protection sociale du grand âge et de la santé publique dans son ensemble.

Une aspiration légitime s’exprime aujourd’hui dans notre société sur la possibilité, pour des malades atteints d’un mal incurable ou dont les souffrances sont devenues insupportables de décider de leur fin de vie. Le Parti communiste français se félicite donc que le chef de l’État se décide enfin, après bien des atermoiements, à proposer au pays de premières solutions, allant au-delà des conclusions de la loi Claeys-Léonetti, qui avait marqué une incontestable avancée dans le traitement de cette question de société.

Le premier enjeu de ce débat, dont nos compatriotes doivent pouvoir s’emparer, concerne l’accès aux soins palliatifs.

Cet accès est aujourd’hui contrarié par l’absence d’unités spécialisées dans de trop nombreux départements et par la politique d’austérité qui frappe le secteur dans la santé.

Chaque année la France compte près de 300 000 personnes environ qui auraient besoin, à différents niveaux, de soins palliatifs. Près de la moitié d’entre eux n’en bénéficie pas à l’heure actuelle, en dépit d’une loi votée en France en 1999 instaurant l’accès aux soins palliatifs pour « toutes les personnes dont l’état de santé le requiert ».

La stratégie décennale annoncée par Emmanuel Macron est contradictoire avec la politique d’austérité en cours qui conduit à des fermetures de services et de lits. Une prise en charge palliative de qualité ne peut se concevoir sans moyens conséquents, investissements, vaste plan de formation et recrutements de personnels, qui vont se heurter aux 25 milliards de restrictions budgétaires annoncés dernièrement par le ministre de l’Économie.

C’est pourquoi le PCF, ses parlementaires, propose plusieurs mesures pour un développement accéléré des soins palliatifs : suppression de l’ONDAM, de la T2A et des politiques de restrictions des dépenses de santé ; développement des services, des milliers de lits et effectifs médicaux permettant de répondre aux besoins ; dans l’attente, création dans chaque hôpital de lits de repli dédiés à l’accompagnement des malades en fin de vie ; développement de la formation initiale et continue des professionnels de santé sur la fin de vie.

Si le développement massif des soins palliatifs est aujourd’hui une priorité pour une politique de santé publique digne de ce nom, il ne résume pas la réponse qui doit être apportée aux demandes des malades dont les souffrances ne peuvent plus être atténuées par un simple accompagnement.

La mort ne saurait évidemment être donnée contre la volonté de la personne par « euthanasie », ou sur simple demande du malade sans autre critère. Des conditions strictes et un contrôle des décisions médicales doivent donc être proposées, donnant à la loi les moyens  d’écarter totalement les dérives. Sur ces questions, il faudra des propositions concrètes. Nous y contribuerons.

L’accompagnement vers la mort doit enfin rester hors marché, dans le cadre du service public, avec des professionnels de santé uniquement soucieux de l’intérêt des malades.

Il serait à présent inconcevable qu’après la Convention citoyenne sur la fin de vie, le débat soit confisqué par des forces réactionnaires ou intégristes. Son enjeu n’est autre qu’un nouveau progrès de la liberté de conscience des citoyens et des citoyennes. C’est à l’échelle de toute la société qu’il doit se mener.

Paris, le 12 mars 2024

Parti communiste français.

Accueil des réfugiés – Appel aux dons de l’école alternative des Monts d’Arrée

L’école alternative des Monts d’Arrée, gérée par l’association les Utopistes en action, comme sa maison d’hébergement temporaire, fait appel à votre générosité et votre solidarité.

L’association « Les Utopistes en Action « est né en 2016 avec la vocation de collecte solidaire en faveur les exilés de Calais. Depuis 2019 l’association a ouvert une école dans un village des Monts d’Arrée ou plusieurs centaines de personnes âgées entre 15 et 30 ans ont pu avoir accès au cours de Français, de maths, de philo mais aussi de SVT et une multitude d’ateliers culturel et autres 5 cuisine, art plastique, juridique etc. ). L’association travaille en étroite collaboration avec les lycées et collèges de la région pour les scolariser sur des formations qualifiantes. De nombreux jeunes ont pu ainsi obtenir des diplômes et trouver des entreprises de la région , obtenir leur papier ( titre de séjour).

L’augmentation du prix des carburants, de l’énergie et de l’alimentation devient un problème pour tenir les budgets de l’association.

Un énorme merci d’avance pour votre contribution et n’oubliez pas chaque don, même minimum, va permettre à nos jeunes de se construire un avenir.

Lien vers cagnotte transport :

https://www.helloasso.com/associations/les-utopistes-en-action/collectes/du-carburant-pour-les-transports

L’association “Les utopistes en Action” nécessite de nombreux transports dans le cadre de la prise en charge complète des jeunes que nous hébergeons. Nous avons deux locaux qui sont à 15 Km de distance l’un de l’autre. Maison de vie vers l’école puis retour le soir après la journée . Ces jeunes ont aussi besoin de nombreux aller-retour vers Morlaix pour leur démarches administratives mais aussi vers le soin.

Il y a déjà 3 ans , La fondation RYACE , grâce à un don, nous a permis d’acheter un véhicule 9 places qui nous sert tout les jours. mais il a soif !!!

En moyenne le coût par mois sur les transport en carburant s’élève à 450 euros soit une grosse somme à l’année de 5400 Euros! Dur dur avec les hausses du prix des carburants !!

Lien vers cagnotte Energie:

https://www.helloasso.com/associations/les-utopistes-en-action/collectes/aider-sur-nos-depenses-d-energie

Nos factures ont pris une augmentation significative cette année: Électricité, carburants et bois . Nous avons besoin de votre soutien

Pour accueillir ces personnes en exil nous louons une grande maison à la campagne, La capacité est de 15 personnes en permanence sur cette maison de vie.

La prise en charge est complète car accompagnée d’une aide juridique mais aussi accompagnée par l’accès aux soins.

Les personnes que nous accueillons n’ont aucun revenu et sortent souvent de la rue ce qui explique que nous n’avons que très peu d’aide financière de la part de nos institutions. Heureusement que nos élus locaux du pays de Morlaix sont derrière nous et suivent de prêt notre association .

Avec l’augmentation des coûts de l’énergie, nous n’arrivons plus, seul , à régler nos factures et c’est pourquoi nous lançons cette cagnotte .

Il n’existe pas de petit don et nous savons que les temps sont difficiles pour de nombreuses personnes. Nous vous remercions d’avance de votre geste solidaire et de votre confiance.

Un don ponctuel ou mensuel sera le bienvenu

Description des postes de dépenses

Les coûts de l’énergie : prévisions 2024

École :

Électricité , Gaz : 580 Euros/mois soit 6480 Euros sur l’année

Maison de vie :

Électricité : 250 Euros/ mois soit 3000 Euros/an

bois de chauffage : 800 Euros/an

Lien vers cagnotte repas:

https://www.helloasso.com/associations/les-utopistes-en-action/collectes/cagnotte-repas

Le budget alimentaire a lui aussi sérieusement augmenté et il devient dur de faire face !!

L’École Alternative des monts d’Arrée accueille midi et soir une quinzaine d’exilés au sein de ses locaux. Ces personnes sont dans une grande situation de précarité et ne bénéficient d’aucun revenu. C’est à la charge de l’association de pouvoir loger et nourrir ces jeunes qui ont entre 15 et 25 ans. Un repas équilibré est important pour se refaire une santé.

Description des postes de dépenses

Achats alimentaire : 1500 euros/mois ( poulets , poisons ,riz, pain, huiles, thé café, sucre etc …)

Soit un budget conséquent à l’année de 18 000 euros !!

Léon Deffontaines, communiste ambitieux – Ouest-France, 12 mars 2024

Samedi 16 mars 2024 De 14H à 16H30 – Pont-de-Buis: Présention par les Conseillères Régionales communistes de Bretagne de leurs actions de mandat

Le groupe Communistes et Progressistes au Conseil Régional de Bretagne

Katja KRÜGER (Présidente du groupe), Gladys GRELAUD, Gaby CADIOU, Delphine ALEXANDRE

 

Les quatre élues communistes et progressistes du Conseil régional de Bretagne font un tour dans les 4 départements bretons pour présenter leur travail.

Nous vous invitons à une présentation de nos actions depuis le début du mandat :

Samedi 16 mars 2024

De 14H à 16H30

à l’espace François Mitterand

Esplanade François Mitterand

29590 Pont-de-Buis-lès-Quimerc’h

Résultats du vote interne des communistes sur la liste aux Européennes conduites par Léon Deffontaines: du 7 au 10 mars

Communiqué de la commission du vote – résultats du vote des communistes pour la liste aux élections européennes

Ce week-end, les adhérent·es du Parti communiste français étaient appelé·es à voter pour adopter leur liste aux élections européennes conduite par Léon Deffontaines.

23 375 adhérent·es ont pris par au vote. 23 197 se sont exprimés.

Ils ont approuvé à plus de 92% (92,79 %, soit 21 524 votant·es) la proposition de leur direction nationale d’une liste de large rassemblement composée, aux côtés des candidatures du PCF, de représentant·es de trois autres forces de gauche (Gauche républicaine et socialistes, l’Engagement – parti fondé par Arnaud Montebourg et Les radicaux de gauche) et de nombreux·ses militant·es syndicaux·ales engagé·es dans des luttes sociales, uni·es pour le monde du travail. 3,02 % (700 votant·es) ont voté contre et 4,19 % (973 votant·es) se sont abstenu·es.

C’est un vote massif des communistes qui, à plusieurs dizaines de milliers, engagent une nouvelle étape de leur campagne européenne pour faire élire le 9 juin prochain le plus grand nombre possible de député·es de notre liste au Parlement européen.

Ce rassemblement de citoyens et citoyennes engagé·es, de républicain·es, d’acteur·rices du mouvement social, de quatre partis de gauche, a encore vocation à s’élargir à tous celles et ceux qui, à gauche, partagent notre ambition pour reprendre la main sur l’avenir de la France et de l’Europe.

La commission nationale du vote,

Paris, le 11 mars 2023

Concarneau: 16 organisations pour un cessez-le-feu à Gaza. Ciné-débat autour du film Yallah Gaza le 12 mars au ciné ville

Mardi à 20H15 : diffusion du film  » Yallah Gaza  » au cinéville de Concarneau suivi d’un débat animé par Jean Pierre Jeudy de l’AFPS

Vote sur la liste Européennes soutenue par le PCF dans le Finistère – 7/10 mars 2024

Vote sur la liste Européennes soutenue par le PCF dans le Finistère – 7/10 mars 2024

521 adhérents cotisants communistes à jour de cotisation dans le Finistère étaient appelés à s’exprimer sur la liste européennes conduite par Léon Deffontaines « Reprenons la main en France et en Europe ».

Il y a eu 312 votants (60% de participation).

307 camarades se sont exprimés: 289 voix pour la liste (93%), 6 voix contre (2%), 12 abstentions (4%) et 5 bulletins nuls.

Merci à tous les camarades qui ont participé au vote et à tous ceux qui ont organisé le scrutin, tenu les bureaux de vote dans les sections et cellules, fait la tournée des camarades pour prendre leur vote.

Il nous reste désormais 3 mois pour faire élire des députés au Parlement Européen en faisant plus de 5% aux élections européennes du 9 Juin 2024. Dans le Finistère, nous aurons un moment fort de campagne avec la venue de Léon Deffontaines et Fabien Roussel en présence des candidats bretons du Parti communiste aux élections européennes, avec un meeting le mardi 26 mars à 19h30 salle Dan Ar Braz.

Soyons-y très nombreux!!!

 

8 mars – Le MJCF 29 en force dans les manifestations féministes

Nous étions présent·es à Brest, Quimper, et Douarnenez pour défendre les droits des femmes et des minorités de genres
La révolution sera féministe!
Le MJCF 29

Dans la manif de solidarité avec Gaza du 9 mars 2024 à Brest

Nous étions présents samedi 9 mars dans la manif de solidarité avec Gaza et le peuple palestinien à Brest pour réclamer une nouvelle fois une condamnation ferme de la politique d’anéantissement de Gaza d’Israël, un cessez-le-feu immédiat, boycott de l’État d’Israël et sanctions internationales tant qu’il commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité contre le peuple palestinien. Assez d’hôpitaux détruits, d’enfants qui crèvent de faim, de journalistes, de civils, de femmes et de vieillards exécutés par l’armée: il faut que les peuples se réveillent pour faire taire les armes, imposer une solution politique, le cessez-le-feu et la paix!

Rassemblement de solidarité avec Gaza au sommet de la Bretagne, au Roc’h Trevezel, dans les Monts d’Arrée, ce dimanche 10 mars

Manif de solidarité avec Gaza et le peuple palestinien au sommet de la Bretagne en présence de camarades du PCF, de Carhaix-Huelgoat – Roc’h Trevezel – ce dimanche 10 mars 2024. Opération 1000 sommets pour Gaza.

Photos Gérard Desmaret et Ayed Nabaa

Espace culturel Leclerc de Pont L’Abbé, Conférence de Jacqueline Derens sur Dulcie September, militante anti-apartheid de l’ANC exécutée à Paris

Guerre à Gaza: La France doit reconnaître l’Etat de Palestine, alerte Fabien Roussel (L’Humanité, Pierre Barbancey, 7 mars 2024)

Guerre à Gaza : « La France doit reconnaître l’État de Palestine », alerte Fabien Roussel

Au Proche-Orient, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a rencontré Mohammed Chtayyeh, le premier ministre palestinien, et s’est rendu dans des camps de réfugiés. Lors de ce déplacement, il s’est également entretenu avec des familles israéliennes qui manifestent devant la Knesset pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages.

6 mars 2024, Pierre Barbancey L’Humanité

Au Proche-Orient, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a rencontré Mohammed Chtayyeh, le premier ministre palestinien, et s’est rendu dans des camps de réfugiés. Lors de ce déplacement, il s’est également entretenu avec des familles israéliennes qui manifestent devant la Knesset pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages. Entretien.

Pour quelles raisons vous êtes-vous rendu en Israël et dans les territoires palestiniens ?

Ce qui se passe en Palestine, à Gaza notamment, mais aussi dans les territoires occupés, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, est d’une gravité sans nom. Peu de monde le mesure véritablement, hormis les Palestiniens. Les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre ont été un événement majeur qui va marquer ce XXIe siècle. Ce qui est en train de se passer à Gaza risque de le marquer de la même horreur et de la même barbarie.

À Gaza, 2 millions d’habitants sont enfermés. Ils subissent une grande famine. Toutes les personnes que nous avons rencontrés nous expliquent que jamais ils n’ont connu une situation humanitaire aussi grave. C’est sans précédent dans l’histoire contemporaine.
La politique de Benyamin Netanyahou et de son gouvernement suprémaciste d’extrême droite débouche sur des crimes terribles en Cisjordanie et à Gaza dont ils devront répondre devant la justice internationale. Les mots que nous avons entendus sont les mots de génocide, de nettoyage ethnique, d’apartheid. Des mots employés par des ONG, par des habitants, par des élus palestiniens. C’est donc d’une extrême gravité. Il est important de rapporter en France ce qui se passe ici. Il faut mettre fin à cette barbarie.

Vous avez rencontré des Israéliens endeuillés le 7 octobre et des Palestiniens de divers camps de réfugiés en Cisjordanie. Qu’en retenez-vous ?

Nous avons rencontré un père de famille qui a perdu son fils, Tom, de 52 ans, tué dans un kibboutz, le 8 octobre, au matin. Il est effondré. Il dénonce la responsabilité du gouvernement de Netanyahou dans la mort de son fils. J’ai fait aussi la connaissance d’un père de famille dans le camp de Jalazone. La Paix est l’exigence qui revient dans la bouche de ces deux hommes. Les députés communistes israéliens que nous avons rencontrés mènent le même combat au sein de la Knesset, dans des conditions extrêmement difficiles. Car ce gouvernement d’extrême droite réprime violemment tous ceux qui osent mettre en doute le principe même de cette guerre.

En Israël, 44 organisations ont comme mot d’ordre : « Arrêtez la guerre ». À l’instar de Standing Together (Debout ensemble), qui réunit des juifs et des Arabes et qui organise depuis des années des manifestations pour la paix, elles appellent au retour des otages, à la fin de l’occupation et à une solution politique à deux États. Je propose de reprendre cet appel en France.

En Cisjordanie, nous nous sommes entretenus avec des familles dans plusieurs camps de réfugiés. Nous avons vu Fadwa Barghouti, l’épouse de Marwan, l’un des plus anciens prisonniers politiques palestiniens. Nous avons également été reçus par le premier ministre palestinien, Mohammad Chtayyeh, le ministre des prisonniers, le maire de Bethléem. L’aggravation et la détérioration de la situation en Cisjordanie est particulièrement grave.

« La bande de Gaza, ce n’est plus une prison à ciel ouvert, c’est un cimetière. »

Elle est le fruit d’une stratégie politique du gouvernement israélien, qui consiste à pousser les Palestiniens de ce territoire à quitter leur pays. Il s’agit d’une politique de colonisation extrêmement violente : plus de 400 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre, parfois par des colons. Je regrette que si peu de chefs d’État ne dénoncent ces crimes, des crimes contre l’humanité. La France a pris des sanctions contre 28 colons. Je demande au président de la République d’aller plus loin. Il faut sanctionner les associations de colons qui organisent des violentes expéditions punitives.

Avez-vous eu l’occasion de discuter de la question de l’UNRWA, l’organisme des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens dont l’existence est menacée ?

Bien avant le 7 octobre, le gouvernement israélien faisait tout pour discréditer le rôle de l’UNRWA. Désormais, son existence même est en jeu. Si, demain, cette agence disparaissait, tous les habitants des camps, en Cisjordanie comme à Gaza, mais aussi en Jordanie, au Liban et en Syrie, se retrouveraient dans le dénuement le plus complet. C’est elle qui garantit, entre autres, le fonctionnement des écoles et des hôpitaux. L’UNRWA a également subi de lourdes pertes à Gaza : 160 membres de son personnel ont été tués depuis le 7 octobre et 355 de ses infrastructures ont été bombardées. Il est indispensable que cette agence des Nations unies poursuive ses activités.

De son existence dépend la reconnaissance du statut de réfugié, et donc du droit au retour pour ces millions de réfugiés palestiniens, comme le stipule la résolution 194 de l’ONU. Quant à la bande de Gaza, ce n’est plus une prison à ciel ouvert, c’est un cimetière. L’armée et le gouvernement israéliens font tout pour, à terme, vider ce territoire de ses habitants. Face à la politique de Benyamin Netanyahou, qui ne montre aucun signe de fléchissement, la pression internationale doit être plus forte afin que l’aide humanitaire arrive. Il faut stopper cette guerre.

Que comptez-vous faire en ce sens ?

Tous ceux que j’ai rencontré m’ont demandé d’agir pour que cesse ce qu’ils appellent le génocide. Ils m’ont dit aussi que, s’ils avaient regretté la position de la France au début, ils observent un changement de ton ces dernières semaines. Ils souhaitent que la France parle beaucoup plus fortement et, surtout, agisse. Comme l’a souligné le premier ministre palestinien, Mohammad Chtayyeh, la France doit reconnaître l’État de Palestine. Le PCF appuie cette demande depuis des années. De nombreux pays de l’Union européenne seraient prêts à une telle décision. Le moment est venu. Je défendrai cette proposition auprès du président de la République.

Il faut créer un mouvement de pression politique sur le gouvernement de Netanyahou. La reconnaissance de l’État de Palestine y participe. Des sanctions contre les responsables des crimes commis actuellement à Gaza sont également nécessaires tout comme contre ceux qui empêchent la nourriture de rentrer. Cinq points de passage sont possibles vers l’enclave palestinienne. Quatre se situent sur le territoire israélien et un en Égypte. Seuls deux sont ouverts. Les Israéliens bloquent les trois autres points d’accès. Ce n’est pas tolérable, c’est pourquoi il faut élever le niveau des sanctions.

Il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures en matière de droits internationaux. L’Europe et la France ont pris des sanctions importantes contre les oligarques russes, contre ceux qui soutiennent la guerre de Poutine. Il faut faire de même contre les responsables des massacres de Palestiniens en Cisjordanie et ceux qui, à Gaza, organisent une des plus grandes famines de ce siècle.

Enfin, les acteurs économiques, qui entretiennent des relations étroites avec le gouvernement israélien, ne peuvent être exonérés de leurs responsabilités dans cette tragédie.
Il convient également de dénoncer le sort fait aux femmes : celui des Israéliennes, victimes des violences du Hamas le 7 octobre ; celui des Palestiniennes harcelées, battues dans les prisons israéliennes, parfois menacées de viols par l’armée.
Il faut aussi parler aux Israéliens, aux membres de la communauté juive qui ont peur de la paix. Car la guerre à perpétuité n’apportera jamais la sécurité. Au contraire, elle engendre du racisme, de la haine et de la pauvreté.

Toutes les familles israéliennes sont touchées par la guerre, par les attentats du 7 octobre ou par le sort des otages. De même, aucune famille palestinienne n’est épargnée par le drame de Gaza tout comme par l’occupation de la Palestine. Il faut de nouveau croire en la paix. C’est la seule garante de la sécurité et de la prospérité pour les deux peuples et la région.

 

Gaza – L’Histoire nous jugera – Philippe Rio, L’Humanité, 7 mars 2024

 

Avec Fabien Roussel, Charlotte Blandiot Faride, présidente de l’AJPF, et maire communiste de Mitry-Mory Vincent Boulet, responsable du secteur international du Parti communiste, Philippe Rio, maire communiste de Grigny, élu meilleur maire du monde en 2021, président de la Coopérative des élus communistes et apparentés, rentrait cette semaine d’un déplacement en Israël et en Palestine pour témoigner d’une situation intenable. Il raconte dans L’Humanité du 7 mars les leçons tirées de ce voyage.

Le feu doit cesser , le génocide en cours doit cesser, l’aide humanitaire doit être massive, la voie de la paix est la seule sur laquelle tout le monde doit s’atteler, car seule une solution politique peut mettre un terme à ce chaos et rendre le droit aux palestiniens de vivre libre.

 

OPÉRATION 100 SOMMETS POUR GAZA ! AVEC L’AFPS PAYS DE MORLAIX ET L’AFPS CENTRE-BRETAGNE, RENDEZ-VOUS SUR LE ROC’H TREVEZEL, SOMMET DE LA BRETAGNE, le DIMANCHE 10 MARS

OPÉRATION 100 SOMMETS POUR GAZA !
AVEC L’AFPS PAYS DE MORLAIX ET L’AFPS CENTRE-BRETAGNE, RENDEZ-VOUS SUR LE ROC’H TREVEZEL, SOMMET DE LA BRETAGNE, le DIMANCHE 10 MARS
L’idée est simple, elle nous vient d’un groupe de montagnards humanistes qui ont proposé au mouvement de solidarité de hisser sur 100 sommets partout en France le dimanche 2 mars ou le dimanche 10 mars, une bannière aux couleurs de la Palestine.
L’Afps nationale a décidé de porter cette opération originale et de la faire circuler massivement sur les réseaux sociaux.
Il n’y a pas de petits sommets pour exprimer notre solidarité. Aussi, nous vous donnons rdv DIMANCHE 10 MARS À 11H DU MATIN AU ROC’H TREVEZEL (385 m quand même !) POUR PARTICIPER À CETTE MOBILISATION.

Tous en soutien à Alhassane ! Signez et partagez sans modération la pétition pour la régularisation du jeune Alhassane, scolarisé à Morlaix en BTS.

Le cap des 25 000 signatures de la pétition pour Alhassane Kaba, en ligne depuis 2 semaines, le 25 février 2024, est désormais franchi. Aidez-nous à franchir le cap symbolique des 50 000 signatures le plus rapidement possible!!! 
Signez et partagez sans modération cette pétition.
Aidez notre ami Alhassane Kaba, scolarisé en BTS au lycée Tristan Corbière à Morlaix, à obtenir la prolongation de son permis de séjour pour pouvoir étudier, travailler, et par exemple se former à Enedis et dans le domaine des réseaux électriques. 
 
Ancien mineur isolé, il vit depuis 5 ans en France et son intégration est exemplaire. Pourtant la préfecture lui a refusé la prolongation de son permis de séjour.
 
Les motivations de l’OQTF qu’il a reçu de la préfecture du Finistère ne sont pas justifiées au regard de tous les efforts et ressources de ce jeune homme. 
Nous avons jusqu’au 30 mars pour réunir un maximum de signataires à cette pétition.
***
Je vous présente le parcours de ce jeune homme, Alhassane Kaba, qui mérite largement sa place dans notre pays.
Alhassane est un jeune réfugié guinéen de 21 ans.
Il a fui la Guinée à l’âge 14 ans, abandonné très tôt par sa maman, il n’a jamais connu son papa. Il a grandi dans la rue. Après un exil qui le fait passer par la Mauritanie, le Maroc, il traverse la Méditerranée sur un bateau, à la rame.
C’est ensuite l’Espagne, la France, Paris et enfin la Bretagne, au Cloître-Saint-Thégonnec, où il arrive en été 2019. Minorité contestée ; mais il n’y pas eu de recours engagé avant ses 18 ans. Alhassane a alors 16 ans. Il a une seule envie, étudier !
Il ne sait pas bien lire et n’a jamais été à l’école. Il intègre en septembre le collège de Plounéour-Ménez en classe de 3ème où il ne cesse de travailler pour obtenir son brevet, avec une mention! Il intègre ensuite une seconde générale au lycée Tristan Corbière de Morlaix, c’est pas facile mais Alhassane bosse dur! Il choisit d’intégrer une première microtechnique, il enchaîne les stages, c’est une réussite à chaque fois. Alhassane s’intéresse à tout et s’intègre très vite. Il obtient son bac avec mention Bien.
Il cherche sans arrêt des petits boulots pour gagner un peu d’argent, pas simple sans papiers…
Alhassane est solaire, d’une extrême gentillesse et il a de nombreux amis de tous les âges. Il vit en famille d’accueil et a un parrain et une marraine civils, depuis la cérémonie célébrée par le maire de Pleyber-Christ.
Depuis 6 mois, celle avec qui il a créé des liens depuis un bon moment devient sa petite amie.
Malgré de nombreux et magnifiques témoignages Alhassane vient d’avoir un refus de sa demande de titre de séjour assorti d’un OQTF.
C’est l’incompréhension pour tous, il coche TOUTES les cases de l’intégration, il parle très bien le français, il a deux promesses d’embauche en poche, obtenues pendant ses stages (une entreprise de Morlaix et l’autre chez Enedis), il est scolarisé depuis son arrivée sans interruption. Il est toujours volontaire pour tout. Il a fait tant d’efforts que nous sommes révoltés par cette décision digne de Kafka.
Si Alhassane n’obtient pas son titre de séjour avec son sans faute, objectivement, qui l’obtiendrait ?
L’avocate d’Alhassane lance cette semaine le recours contre la décision de la préfecture, ce qui, déjà, suspend l’obligation de quitter le territoire.
Nous l’aimons évidemment et il est inconcevable qu’il soit renvoyer en Guinée, un pays où il n’a plus de lien ni de projets. Plus de vie.
Sa place est ici ; sa vie est ici, avec nous, et nous nous battons pour qu’il réalise tous ses rêves.
Merci d’avoir pris le temps de lire son histoire
Pour Alhassane Kaba, et son Comité de soutien constitué,

Aidez l’AFPS Centre-Finistère à aider les Palestiniens à empêcher la réquisition de terrains par les colons au sud de Béthléem

https://www.helloasso.com/associations/association-france-palestine-solidarite-groupe-local-centre-bretagne/formulaires/1

En Cisjordanie occupée, les colons Israéliens aidés par l’armée forcent les Palestiniens à partir et à abandonner leurs maisons et leurs terres afin d’agrandir leurs colonies.

Partout les Palestiniens essaient de résister parfois au péril de leur vie. 58 morts depuis le 1er janvier 2024 et 393 depuis le 7 octobre 2023, 80 familles soit près de 600 personnes expulsées et plus de 100 personnes faites prisonnier !

Un village Al-Ma’asara, au sud de Béthléem réhabilite des terres pour éviter de les voir réquisitionner par les colons.

Pour ce faire, ils ont besoin de matériel et de barbelés pour délimiter leurs champs et de plants d’olivier et de fruitiers.

Cette cagnotte peut les aider à sauver les terres autour du village.

L’AFPS Centre-Bretagne a versé un don de 3.000 € à l’association Al-Shmoh Cultural Center qui est à l’origine de cette initiative pour commencer à clôturer les terrains.

Merci d’apporter votre aide pour la suite de ce projet qui leur permettra de rester sur leurs terres et de les cultiver !

Merci pour votre aide !

Brest + 500 personnes manifestent pour les droits des femmes le 8 mars 2024

Nos camarades de la JC et du PCF nombreux dans la manif du 8 mars à Brest pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et l’égalité femmes-hommes à l’initiative de l’intersyndicale. Photos Jean-Paul Cam et Articles du Ouest-France et du Télégramme.
Ouest-France – 8 mars 2024
VIDÉO. À Brest, environ 500 personnes mobilisées contre les inégalités de salaires femmes-hommes
Des centaines de personnes se sont rassemblées sur la place de la Liberté, à Brest (Finistère), à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Une manifestation organisée par l’intersyndicale.
Entre 200 et 300 personnes se sont réunies, ce vendredi 8 mars 2024, sur la place de la Liberté, à Brest (Finistère), à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Des manifestants rejoignent le cortège, qui atteint environ 500 personnes au total.
Cette première manifestation, qui se tient depuis 15 h 40, est particulière car elle commencé à l’heure précise où les femmes travailleraient gratuitement, en raison de l’écart de salaire entre les hommes et les femmes. Une mobilisation nationale, lancée par l’intersyndicale.
Des salaires inférieurs à ceux des hommes
Cette dernière rappelle que 62 % des personnes payées au Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) sont des femmes. Elles touchent également des salaires un quart inférieur à ceux des hommes.

Brest : trois heures après le rassemblement syndical, près de 400 personnes manifestent pour les droits des femmes

Par David Cormier – Le Télégramme

Ce vendredi, 350 à 400 personnes se sont rassemblées place de la Liberté à Brest, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Seulement quelques heures après le rassemblement de l’intersyndicale.

Vers 18 h, ce vendredi 8 mars 2024, entre 350 et 400 personnes se sont rassemblées place de la Liberté, à Brest, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.
Vers 18 h, ce vendredi 8 mars 2024, entre 350 et 400 personnes se sont rassemblées place de la Liberté, à Brest, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. (Photo Le Télégramme/David Cormier)

Après les 300 personnes rassemblées ce vendredi 8 mars 2024 en milieu d’après-midi, à l’appel des syndicats, entre 350 et 400 personnes ont marché en début de soirée, au centre-ville de Brest, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, à l’appel de diverses associations. Un cortège plus jeune, aux slogans plus virulents : « Nous sommes fortes, sommes fières et féministes et radicales et en colère », ou « Mon corps, mon choix et ferme ta gueule ! »

 

Ouest-France, 17-18 février 2024: Rosporden-Kernevel. Les enjeux européens débattus au PCF

Européennes, mardi 26 mars : Meeting régional avec Léon Deffontaines et Fabien Roussel à Quimper, salle Dan ar Braz, à 19h30

Jeudi 7 mars 2024: photos de l’hommage organisé par la CGT et le PCF à Pierre Sémard en gare de Brest, discours de Jean-Christophe Hamon pour la CGT Cheminots

Hommage à Pierre Sémard 2024

Discours de Jean-Christophe Hamon pour la CGT Cheminots

Camarades, ami.es, collègues, Mesdames et Messieurs les élus.

C’est toujours avec beaucoup de recueillement, de ferveur, de gratitude que les Cheminotes et Cheminots commémorent le 7 mars.

Je vous remercie donc au nom du syndicat CGT des cheminots de Brest / Landerneau et de sa section Retraités, de votre présence aujourd’hui afin de rendre hommage à l’un des nôtres, Pierre Sémard, devant cette stèle, lieu de recueillement.

Cette année, peut-être plus encore que les précédentes, commémorer Pierre Sémard relève d’une brûlante actualité.

Après la panthéonisation des Manouchian, des vingt et trois étrangers morts pour la France, la paix et la liberté le 21 février 2024. Vingt et trois étrangers et nos frères et sœurs pourtant.

Le 21 février 1944, les membres des FTP-MOI (Les Francs-tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrée) seront fusillés. Avec Missak et Mélinée Manouchian, c’est toute la Résistance cégétiste, communiste, et étrangère qui se voit honorée à la hauteur de son sacrifice pour libérer la France.

2 ans plus tôt, Il y a 82 ans c’est si peu à l’échelle de l’Histoire. Et pourtant, mesurons à quel point dans une si courte période certains repères pourraient aisément s’effacer si nous n’étions pas suffisamment attentifs.

Pierre était cheminot, engagé au parti communiste français, résistant de la seconde guerre mondiale, mais aussi Secrétaire de la Puissante fédération CGT des Cheminots, notre Fédération.

Cette année, honorer Pierre Sémard relève d’une actualité à soigner. Elle nous relève et nous fait prendre de la distance face aux matraquages fabriquant de la peur, du repli sur soi et un avenir obturé.

Les historiens et ses compagnons de route ont coutume de dire de cet homme qu’il était un visionnaire parce qu’il fut parmi ceux qui ont écrit les 1ères pages d’une conception moderne du syndicalisme.

Il prônait déjà le rassemblement des salariés et la dimension unitaire à donner aux luttes comme dimension indispensable à la construction du rapport de force.

C’est à partir de son étude sur l’environnement politique, économique et social, qu’il a porté la nécessité d’un syndicalisme qui doit garder son indépendance vis à vis des partis politiques tout en précisant avec beaucoup de clairvoyance qu’indépendance ne signifie pas neutralité.

Il est livré par l’État français de Vichy et la bourgeoisie collaboratrice, à la barbarie des forces nazies.

Il est fusillé le 7 mars 1942, à Évreux à l’âge de 55 ans. C’était il y a 82 ans.

Nous pensons que ses idées avant- gardistes étaient guidées avant tout par des valeurs profondément humaines.

Cet homme était surtout animé par la volonté de voir se construire une société sur les bases de la Paix, de la justice, de la démocratie, de la solidarité entre les hommes et les peuples, du respect de l’être humain et de son travail.

Ces valeurs manquent cruellement dans la situation que nous vivons actuellement.

Pierre Sémard demeure à jamais le symbole de la Résistance des Cheminots.

Cet homme représente encore à notre sombre époque une référence dans la lutte que nous menons pour plus de justice sociale et surtout pour la Paix.

Il s’agit de faire en sorte que ceux qui comme lui sont morts pour défendre nos idéaux nous servent de guide.

C’est faire œuvre utile pour les générations présentes et à venir d’entretenir la mémoire de ceux qui ont défriché la Terre où nous sommes.

Nous pouvons constater combien les idées pour lesquelles il s’est battu sont toujours d’actualité surtout pour son combat pour imposer la Paix.

Alors que la Guerre fait rage sur le continent européen, et au Proche-Orient, il est des valeurs qui doivent guidées notre quotidien, tel un phare éclairant de sa lumière les dangers proches et imminents.

Nous sommes en responsabilité pour imposer la Paix, partout dans le monde, dans chaque endroit de la planète.

Nous avons l’obligation de protéger tous les peuples de la barbarie, de la bestialité de certains.

Attention chers camarades, quelques fois les thèses racistes, xénophobes, homophobes, sexistes peuvent pénétrer notre propre camp par ignorance, parce qu’elles sont prononcées dans des discours populistes volontairement banalisées.

Nous nous devons d’être très attentifs.

La perte de repères historique et politiques conduit parfois à des raccourcis et à des dérives graves. Nous devons être fermes et intransigeants sur ces questions-là.

Le devoir de mémoire et de transmission de la connaissance des faits est indispensable pour lutter contre l’oubli et les révisions de l’Histoire.

 

Les Cheminots sont porteurs d’esprit de Solidarité et de lutte, valeurs qui structurent de manière prépondérante une conscience de résistance reconnue historiquement et politiquement.

Dans sa dernière lettre, Pierre s’adresse aux cheminots et aux français en ces mots :

« Une occasion inespérée me permet de vous transmettre mon dernier mot puisque dans quelques instants je serai fusillé.

J’attends la mort avec calme, ma dernière pensée est pour vous camarades de lutte.

Je meurs avec la certitude de la libération de la France.

Dites à mes amis les cheminots qu’ils ne fassent rien qui puissent aider les nazis.

Les Cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront, j’en suis convaincu.

Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà vaincus et que la France saura poursuivre le combat »

Quelle lucidité et quelle clairvoyance dans ses dernières paroles. Elles ont une résonance particulière aujourd’hui.

Les cheminots ont entendu son appel, multipliant les actes héroïques durant la guerre. Il est toujours bon de s’en souvenir.

Rappelons que notre corporation a payé un lourd tribu à la Paix, à l’Indépendance et à la liberté puisque 8938 cheminots y laissèrent leur vie, 15 977 ont été blessés pour fait de Résistance et 1157 sont morts en déportation.

 

Ce combat est encore et toujours d’actualité. Pas contre un occupant mais pour l’instauration d’un monde plus juste, plus solidaire, plus démocratique, passant par une autre répartition des richesses, bref un monde meilleur, donc plus heureux.

Souvent comme militant de la CGT, lorsque nous nous plongeons dans l’histoire et la vie des camarades durant cette période, une question nous vient à l’esprit :

Qu’aurions nous fait à leur place ? Et eux que feraient- ils aujourd’hui à notre place ? Surtout dans la période que nous traversons.

Que ferait Pierre Sémard face à la tentative de reprise en main par le Capital de ce bien démocratique, ce bien social, ce bien économique, ce bien industriel qu’est l’Entreprise publique nationale SNCF ?

Artisan du regroupement des diverses sociétés de transport par chemin de fer, contribuant à la fondation unique et nationale de la SNCF, il disait entre autre :

« Ce que nous devons défendre, ce n’est pas le profit capitaliste du rail et des transports, mais ce sont les commodités et les besoins des usagers !!!

Ce que nous défendons dans le chemin de fer, c’est un grand service public qui devrait être au service de la collectivité et non au service d’une oligarchie financière. »

Certains dirigeants et responsables politiques seraient bien inspirés d’y réfléchir !!!

C’est le sens du combat de Pierre Sémard pour le Service Public et le progrès social que certains essaient de démolir.

Alors qu’il coule dans les veines du Monde, en Europe et aussi en France, un venin de couleur brune, comme si aucune leçon n’avait été retenue de l’Histoire, l’arrivée aux portes du pouvoir de partis de droite extrême nationaliste est une réalité qu’il nous faut prendre en compte pour ne pas retomber dans les atrocités qui ont marquées, marquent encore et marqueront encore pour longtemps des générations entières.

Oui mes camarades, la Bête immonde n’est pas morte !

Les serviteurs les plus zélés du monde des affaires de la Finance et du Patronat poursuivent leur campagne contre les travailleurs, les exclus de l’emploi, les retraités.

 

Et certains dirigeants politiques vont encore faire la part belle à la destruction du programme du Conseil National de la Résistance. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir.

Déni de démocratie, répressions et criminalisation des syndicalistes, censure des citoyens et des représentants élus du peuple.

Dans la période actuelle, au-delà du souvenir, rappelons-nous ses engagements.

Ils sont précieux pour refuser l’inacceptable banalisation dessinée par les médias aux élections !!!

Le devoir de mémoire et de transmission est indispensable pour lutter contre l’oubli et les tentatives de certains à réécrire l’Histoire.

Il est crucial dans cette période trouble, de rappeler que face à certaines idées, à ses propos, ses agissements, la Gauche politique, associative et syndicale doit continuer à être vigilante et combative partout et à chaque instant.

Pour la CGT, il s’agit de réaffirmer clairement nos valeurs de tolérance, d’humanité, de solidarité, de fraternité et de Paix dans le monde.

Les cheminotes et cheminots et la CGT constatent le balai incessant des camions, la congestion routière, la multiplication des pollutions et des accidents de la route.

Alors donnons au transport ferroviaire la dimension publique indispensable au développement de la Nation répondant aux besoins de la population et associer à cette dimension l’exigence d’un statut et d’une protection sociale de haut niveau pour tous les salariés du rail.

C’est ce contreprojet que porte la CGT Cheminots, alors que d’autres, direction SNCF comprise, travaillent à la libéralisation du secteur à marche forcée depuis des années et démantèle l’Entreprise nationale de Service Public.

Alors OUI, camarades, honorer la mémoire de Pierre Sémard en 2024, 82 ans après son assassinat, n’a rien d’archaïque ou de passéiste comme certains pourraient le dire ou le penser.

Bien au contraire, se souvenir de ce combattant, de ce militant syndical et politique qui nous a fait l’honneur d’être le dirigeant de notre fédération, c’est nous engager à poursuivre les mêmes combats.

C’est perpétuer inlassablement cette bataille pour une société, un monde plus juste, pour la Paix entre les peuples.

C’est aussi, nous attacher à être très modestement, mais avec lucidité et détermination ses dignes et fiers héritiers, guidés par son courage et ses convictions.

Mettons tout en œuvre, partout, pour faire vivre les idées révolutionnaires de Pierre Sémard et parmi elles, un monde plus juste, en Paix, pour que reviennent enfin les JOURS HEUREUX.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

Cérémonie d’hommage à Pierre Semard en gare de Brest ce jeudi 7 mars avec la CGT et le PCF. 70 personnes présentes pour honorer notre camarade fusillé le 7 mars 1942. Un discours très fort de Jean-Christophe Hamon, secrétaire du syndicat CGT des cheminots, devant la stèle à la mémoire de Pierre Semard en gare de Brest à l’occasion du triste anniversaire de la 82e année de son exécution par les nazis et d’une cérémonie organisée par la CGT et le parti communiste en hommage à notre glorieux camarade cheminot fusillé à Evreux, résistant, dirigeant cégetiste et communiste, antifasciste, et militant du progrès social et du service public ferroviaire.

Commémoration en gare de Brest de l’assassinat de Pierre Sémard livré par Vichy aux nazis, qui l’ont fusillé le 7 mars 1942 .
Pierre Sémard était secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots et dirigeant du Parti Communiste Français, dont il fut le premier secrétaire général.
Alors qu’il coule dans les veines du continent européen un venin de couleur brune comme si aucune leçon n’avait été retenue de l’histoire, il est important de rendre hommage à ceux qui se sont battus contre le fascisme et pour la paix.

« Les Palestiniens ont besoin d’aide » : le Secours populaire lance un appel aux dons, en Finistère

« Les Palestiniens ont besoin d’aide » : le Secours populaire lance un appel aux dons, en Finistère
Le Secours populaire à Brest (Finistère) lance, ce lundi 4 mars 2024, un appel aux dons en soutien aux habitants de Gaza. Développée à l’échelle nationale, cette initiative permettrait de financer des aides médicales aux personnes sur place dans le besoin.
Le Secours populaire espère atteindre la barre des 500 000 € pour cette campagne de dons.
Marie RABIN.
Publié le 04/03/2024
Face à l’inscription dans le temps du conflit entre Israël et le Hamas, le Secours populaire fait un appel aux dons afin de soutenir les habitants de la bande de Gaza, dont le bilan sur place dépasserait les 30 000 morts et les 100 000 blessés. Thierry Cloatre, secrétaire général du Finistère du Secours populaire, nous explique cette démarche.
Pourquoi organisez-vous cet appel aux dons ?
Depuis le début du conflit, nous sommes en lien avec l’association le Secours Médical Palestinien (PMRS), qui propose des aides de santé pour les Palestiniens. Ils nous font part, en ce moment, de situations dramatiques : les habitants ont donc besoin de plus en plus d’aides médicales. Avec les destructions de bâtiments, la nécessité de fournir du bon matériel de santé pour les victimes est primordiale.
Thierry Cloatre, secrétaire général du Finistère du Secours populaire.
Comment les citoyens peuvent y participer ?
Nous n’acceptons que les dons financiers. Ils serviront à PMRS qui pourra acheter du matériel médical sur place. L’association arrive à se fournir, notamment en Cisjordanie, mais c’est surtout l’argent qui leur manque. Vous pouvez faire un don de plusieurs manières : par chèque au Secours populaire mais aussi sur notre site internet où un espace est dédié à cette campagne. Il n’y a pas non plus de date limite aux dons. Comme le conflit est malheureusement parti pour durer, il y aura toujours des besoins, même pour reconstruire des maisons de santé.
Quels sont vos objectifs pour cette campagne ?
À l’échelle nationale, on espère récolter 500 000 €. Dans le Finistère et sur le territoire brestois, les personnes répondent bien aux dons, mais moins que pour les aides à l’Ukraine. On veut rappeler aux citoyens que ce n’est pas parce qu’on entend moins parler du conflit en Proche-Orient qu’il n’est pas moins important. Les Palestiniens ont besoin de notre aide.

Palestine – Gaza: Faisons de ce samedi 9 mars un sursaut pour la paix et l’humanité (PCF Finistère)

 

Faisons de ce samedi 9 mars un sursaut pour la paix et l’humanité

En janvier 2023, le ministère des Affaires étrangères publiait un communiqué : « La France rappelle sa conviction profonde qu’une paix juste et durable ne pourra advenir sans un retrait total des troupes russes de l’ensemble du territoire ukrainien. C’est la seule voie qui permettra de mettre fin aux épreuves auxquelles est confronté depuis près de 11 mois le peuple ukrainien, qui lutte courageusement pour sa liberté et son indépendance face à l’agresseur russe. »

Communistes, nous ne faisons pas dans l’indignation sélective. Mais ce qui est valable pour l’Ukraine doit l’être pour la Palestine.

Combien de morts faudra-t-il pour que cesse l’indifférence et l’impunité ?

À quelle échelle d’atrocités se mesure le degré d’humanité d’une civilisation ?

30 000 morts à Gaza selon des sources validés par l’ONU. Le Pentagone avance le chiffre de 25 000 victimes en prenant uniquement en compte les enfants et femmes. Toujours selon l’ONU, 2,2 millions de personnes sont désormais menacées de famine, alors même qu’Israël continue à entraver l’acheminement de l’aide humanitaire.

En Cisjordanie, l’armée et les colons chassent les Palestiniens de leurs terres, multiplient les arrestations et détentions arbitraires et pratiquent la torture.

En Israël, les manifestations pour la paix sont systématiquement interdites et leurs participants arrêtés. Netanyahou envisage toujours une intervention terrestre à Rafah qui serait un carnage supplémentaire.

L’éradication du Hamas est un alibi. C’est du nettoyage ethnique des Palestiniens dont il est question. Ce que rappelle notre camarade Aïda Touma-Suleiman, députée communiste israélienne, dans l’Humanité : Ce gouvernement israélien (…) veut la création du Grand Israël, du Jourdain à la Méditerranée. » Déplorant la complicité des puissances occidentales « préférant répéter stupidement qu’Israël a le droit de se défendre ».

Si l’impunité a prévalue jusqu’ici, les initiatives auprès de la Cour internationale de justice et de plusieurs instances internationales se multiplient. Pour les rendre contraignantes, l’indispensable mobilisation populaire doit grandir.

D’abord pour l’urgence d’un cessez le feu à Gaza et pour mettre fin à cette guerre coloniale, sans quoi aucun avenir viable pour les Palestiniens, mais aussi pour les Israéliens ne pourra advenir. Seul le respect des résolutions internationales et la paix sont les garants de la sécurité.
Ensuite parce qu’à travers l’impunité totale des autorités israéliennes, l’ONU et le droit international se trouvent considérablement délégitimés et fragilisés.

Enfin parce que laisser faire et justifier la vengeance, c’est consacrer la barbarie comme moyen légitime de résolution des conflits et ouvrir une nouvelle ère des relations internationales lourdes de périls pour tous les peuples du monde.

Faisons de ce samedi 9 mars un sursaut pour la paix et l’humanité.

RV à 14 h 30 place de la Liberté à Brest

 

 

7 mars 2024, Gare de Brest – Hommage de la section PCF de Brest à Pierre Sémard fusillé par les Nazis le 7 mars 1942

La section du Pays de Brest du PCF invite à participer à la commémoration de l’assassinat de Pierre Sémard livré par Vichy aux nazis, qui l’ont fusillé le 7 mars 1942 .
Cette cérémonie aura lieu Jeudi 7 mars à 11 h 30 devant la stèle de la gare de Brest.
Pierre Sémard était  secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots et dirigeant du Parti communiste français, dont il fut le premier secrétaire général.

Alors qu’il coule dans les veines du continent européen un venin de couleur brune comme si aucune leçon n’avait été retenue de l’histoire, il est important de rendre hommage à ceux qui se sont battus contre le fascisme et pour la paix.

 

Comptant sur votre présence
Bien cordialement
Jean-Paul Cam
 

Pierre SEMARD, fusillé le 7 mars 1942. 
Pierre Sémard est né le 15 février 1887 à Bragny-sur- Saône dans une famille de cheminots. Devenu cheminot lui-même, Pierre Sémard s’engage activement dans le syndicalisme. Il devient le secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT en juin 1921, de la Fédération des cheminots CGTU après la scission, puis de nouveau avec la CGT réunifiée en 1936.
La famille Pierre Sémard habitait au 65 avenue Secrétan dans le 19èarrondissement où se trouve aujourd’hui un nouvel immeuble des HLM.
En 1939, à la déclaration de guerre, Pierre Sémard est réquisitionné comme cheminot et doit s’installer avec sa famille à Loches en Indre et Loire. C’est dans cette ville qu’il est arrêté, en octobre 1939, par le gouvernement de l’époque en vertu d’un décret qui interdit le Parti Communiste Français.
Alors que l’armée allemande envahit le pays, Pierre Sémard est maintenu en détention au camp de Gaillon dans l’Eure d’où les autorités de Vichy le livreront plus tard comme otage à l’occupant.
Durant sa captivité, Pierre Sémard, malgré son internement, réussit à garder le contact avec les syndicats clandestins, il sera un personnage-phare dans la mobilisation des Cheminots contre les nazis.
Il apporte ses conseils, rédige des appels au combat et dans sa dernier lettre avant d’être fusillé, il lance un ultime appel à ses amis cheminots :  » Je meurs avec la certitude de la libération de la France. Dites à mes amis cheminots qu’ils ne fassent rien qui puisse aider les nazis. Les cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront. Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà des vaincus et que la France saura poursuivre le bon combat ».
Les cheminots joueront un rôle considérable dans ce qu’on a appelé « la bataille du rail ».
Le 6 mars 1942, Pierre Sémard est transféré à la prison d’Évreux et remis le lendemain aux autorités allemandes pour être fusillé comme otage, le lendemain.
Juliette, l’épouse de Pierre Sémard, fut elle aussi arrêtée le 7 août 1941, elle avait assuré durant l’internement de son mari la liaison avec la direction clandestine des cheminots. Jugée le 5 janvier 1942, elle fut condamnée à 8 ans de travaux forcés. Déportée à Ravensbrück, elle fut rapatriée le 24 juin 1945.
Avec la complicité de son épouse, Pierre Sémard avait, jusqu’à son exécution, tenu une place considérable dans la direction de la Résistance cheminote. Cette place lui a été reconnue officiellement au titre de la Résistance Intérieure Française. Pierre Sémard est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

 
Attention, nouvelle adresse mail de la section : pcf.sectionbrest@gmail.com

 

communiqué de la section de Brest du PCF pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes

 

Une seule journée pour les droits des femmes ! Non, une journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un temps pour voir le chemin parcouru autant que celui qu’il reste à parcourir pour une véritable égalité entre les femmes et les hommes pour l’égalité  salariale et professionnelle sans attendre une génération de plus
Malgré les effets d’annonces gouvernementales, les inégalités entre hommes et femmes persistent dans le travail, dans les foyers et dans la société. Le Haut Conseil à l’Égalité, dans son rapport annuel, fait le constat que le sexisme s’aggrave d’année en année. Les discours masculinistes se renforcent dans la sphère publique, prônant un retour aux “vraies valeurs” et à un sexisme décomplexé.

20 euros, soit 400 euros par mois d’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes. Si on ne fait rien, l’égalité, c’est pour 2186…


Partout en Europe, les femmes sont très majoritaires parmi les employées des services publics surtout dans le secteur social. Les salaires y sont très bas. La précarité s’écrit au féminin : les assistant·es maternelles, les employé·es de maisons, les aides à domicile et les aides ménagères sont à plus de 95 % des femmes. À tous points de vues, les femmes sont les premières à souffrir de l’affaiblissement des services publics.


Main dans la main, capitalisme et patriarcat tirent profit de la dévalorisation des femmes et de leur travail. Ensemble, nous nous engageons à mener la bataille, avec les syndicats et associations féministes, pour que l’Europe rende effective l’égalité des droits des femmes en matière de salaires, de conditions de travail, d’évolution professionnelle.
Nous luttons pour que l’Union européenne conditionne systématiquement les aides publiques à des critères environnementaux et sociaux, pour l’égalité femmes-hommes élaborés avec les salarié·es et leurs représentant·es.


La conquête des droits des femmes implique une culture de la paix comme l’accueil et les protections des femmes étrangères et refuse toute logique d’exploitation et de domination.

 

La section du pays de Brest du PCF soutient l’appel à la grève féministe et à se rassembler vendredi 8 mars à 15 h 40 à l’appel de l’intersyndicale et à manifester à 18 h à l’appel des associations féministes . ( Les deux Rendez-vous place de la Liberté à Brest) ainsi que les nombreuses initiatives sur le pays de Brest : Déambulation féministe le 9 mars à 11 h  à Landerneau avec les Rosies….

8 mars 2024 :  partout les femmes résistent ! Rassemblements dans le Finistère

8 mars 2024 :  partout les femmes résistent !
Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, une journée de grève féministe de toutes et tous pour revendiquer et gagner l’égalité réelle au travail et dans la vie.
C’est aussi une journée de solidarité avec les femmes du monde entier et de lutte contre les idées d’extrême droite sexistes et patriarcales.
Pour le moment 4 lieux de rassemblements et de manifestations dans le département:
– Carhaix, 11h30 devant la maison des Syndicats
– Quimper, 11h30 place Saint Corentin
– Brest, 15h40 place de la Liberté
– Morlaix, 18h: rendez-vous à la galerie du SEW. Ramenez vos pancartes, vos chants, vos slogans pour une action de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes consacrée en particulier au soutien aux femmes de Gaza et de Palestine dont le droit à l’existence est bafoué !

Photos de la conférence régionale du PCF Bretagne – 24 février 2024

Conférence régionale du PCF Bretagne ce samedi 24 février de 9h30 à 16h30 à Lanester, à la salle du Ponton devant le Quai n°9: 

Plus de 40 camarades du Parti communiste breton, fédérations du Morbihan, des Côtes d’Armor, d’llle-et-Vilaine et du Finistère réunis pour échanger sur les Européennes et la fête de l’humanité Bretagne.

Le midi une conférence de presse a eu lieu pour présenter la démarche de notre liste aux Européennes, avec Amar Bellal et Taran Marec, candidats aux Européennes, et Gladys Grelaud, porte-parole régionale du PCF Bretagne, en présence de dirigeants des 4 fédérations bretonnes (Elsa Koerner, Aurélien Guillot, Marc Bacci, Guenola Le Huec, Yannick Le Cam, Ismaël Dupont) et du responsable départemental de LRDG Morbihan Jean-Philippe Olivieri.

10 camarades représentaient la fédération du Finistère du PCF à cette conférence régionale à Lanester: Michel Tudo Deler, Claude Bellec, Jeannine Daniel, Gladys Grelaud, Taran Marec, Jean-Louis Pascal, Denis Huet, Sergine Le Fief, Yannick Le Bohec, et Ismaël Dupont

La dernière conférence régionale du PCF Bretagne avait eu lieu précédemment à Grâces le 17 juin 2023.

 

Entrée au panthéon de Missak et Mélinée Manouchian: l’hommage du PCF Morlaix du 21 février 2024 dans la presse

Le Télégramme, 22 février 2024

 

Ouest-France, 22 février 2024

Panthéonisation de Manouchian: Communiqué du PCF Quimper

 

Ouest-France, 23 février 2024

 

À Manouchian, la France reconnaissante.

Les communistes du pays de Quimper saluent avec émotion l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian et de sa femme Mélinée, et à travers eux celle des résistants communistes de l’Affiche rouge et de la FTP-MOI, Arméniens, Polonais, Roumains, Hongrois, Tchèques, Espagnols, Italiens, et même des Bretons… Beaucoup étaient juifs. Avec cet hommage national c’est la Résistance communiste et celle des « Étrangers et nos frères pourtant » qui sont enfin reconnues dans leur rôle essentiel pour la Libération de notre pays.

Nous nous félicitons que la ville de Quimper participe à cette reconnaissance nationale par la décision de ses élus lors du conseil municipal du 1er février de donner le nom de Missak et Mélinée Manouchian à un rond-point du Boulevard de France, c’était une demande portée de longue date par les communistes de notre ville.

La France, ce pays qu’ils avaient fait leur pour ses idéaux issus de la Révolution française, mais qui ne leur a pas accordé sa nationalité.

Face à la montée du fascisme, Missak et Mélinée Manouchian s’engagent en 1934 au parti communiste. C’est aussi l’année de leur mariage.

Front Populaire, écrasement de la République espagnole, invasion de la France par les armées nazies…

Interné comme communiste, puis libéré, Missak reprend ses activités clandestines.

En février 1943 il prend sous la direction de Joseph Epstein, la tête d’un détachement de résistants communistes FTP -MOI, Francs-tireurs et partisans Main d’œuvre immigrée.

Sabotages, exécution du colonel allemand Ritter responsable en France du STO…leurs actions font mal à l’Occupant.

Mais ce sont des policiers français des brigades spéciales qui vont mener la traque pendant de longs mois et faire tomber tout le groupe.

Joseph Epstein arrêté en même temps que Manouchian ne sera jamais identifié et sera fusillé plus tard sous le nom de Joseph Estain.

Torturés par la police française, remis à la Gestapo, à nouveau torturés, les 23 membres du groupe sont condamnés à mort par un tribunal de guerre allemand, 22 fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien, Olga Bancic sera guillotinée en Allemagne.

Les nazis veulent en faire une opération de propagande en désignant avec l’Affiche rouge la Résistance comme l’Armée du crime, aux mains des étrangers, des judéo-bolcheviques…

Opération qui échoue lamentablement.

L’histoire du groupe Manouchian popularisée par le poème d’Aragon mis en musique ensuite par Léo Ferré fait résonner encore aujourd’hui les valeurs de liberté, de fraternité, d’engagement.

Les lettres qu’ils ont laissées parlent de paix et de bonheur pour ceux qui vont survivre.

En ces temps où la question de la nationalité fait l’objet de graves remises en cause, où les traditions d’accueil et de solidarité sont battues en brèche, pour le plus grand profit des porteurs des idées de haine et de xénophobie, écoutons Manouchian devant le tribunal de guerre allemand, s’adressant aux collaborateurs français présents :

« Nous avons combattu pour la France, pour sa Libération. Vous avez hérité de la nationalité française, nous nous l’avons méritée »

Comme ils ont mérité leur place au Panthéon.

Le 11 avril prochain, aux Halles St François , les communistes du pays de Quimper auront le plaisir de recevoir pour une conférence publique Gérard Streiff auteur du livre « Missak et Mélinée Manouchian. Un couple en Résistance » préfacé par Didier Daeninckx. »

Yvonne Rainero

co-secrétaire de la section PCF du pays de Quimper, élue communiste de la ville

Brest – 23 février: Mobilisation pour la Poste et un service postal de qualité en présence de nos camarades

Appel pour un service public postal de qualité , rassemblement vendredi 23 février à 9 h devant la poste SIAM

Le bureau de poste de Kerinou à Brest a fermé ses portes en janvier celui de St Martin devrait fermer le 27 février. Les bureaux de St Marc et St Pierre devraient suivre !

Le 23 février, Philippe Wahl, Président Directeur Général du groupe La Poste, sera en visite dans le Finistère, à Brest.

La section du pays de Brest du PCF appelle tous les postiers, les usagers, les retraités et les élus à répondre à l’appel syndical et à se rassembler devant la poste de BREST SIAM, à partir de 9h00 pour exprimer leur mécontentement et exiger un service public postal de qualité.

 

Nous demandons un moratoire et qu’un vrai débat public se tienne avec les postiers, les élus, la population et les dirigeants de la Poste. L’enjeu du service public postal se pose ainsi que le statut de l’entreprise et des salariés. Son avenir appartient aux usagers et aux postiers.

Le Parti Communiste se bat pour le maintien des bureaux de poste de proximité. La poste doit mettre en place un plan d’embauche massif pour permettre la distribution du courrier 6 jours sur 7 et en finir avec la précarité.

La souffrance au travail s’accroît. La charge de travail devient insupportable, et les arrêts maladie explosent. Les agents attachés à leur mission de service public ne comprennent plus clairement le sens de leur travail.

Il faut reconstruire un réseau unique de distribution avec des salariés sous statut, faisant une part beaucoup plus importante au transport sur rail et défendre l’accessibilité bancaire sur tout le territoire

Signons la pétition sur  https://www.change.org/p/maintien-du-bureau-de-poste-de-brest-saint-martin .

 

Nos camarades du PCF Brest ont remis ce jour les pétitions du PCF contre les fermetures des bureaux de poste. Une centaine de postiers, des syndicalistes CGT, des retraités, élus et usagers du Finistère nord et sud, présents pour le comité d’accueil de Philippe Wahl, PDG de la Poste, devant le bureau de Poste de Brest Siam. Nous lui avons porté nos revendications et donné les pétitions pour l’augmentation des salaires, contre la suppression des avantages bancaires des retraités et contre la fermeture du bureau de poste de Brest Saint Martin demain

Crise de la pêche: Pas de fatalité, d’après le Parti communiste du Pays bigouden – Article de Steven Le Cornu, Le Télégramme, 23 février 2024

Pas de fatalité. Un choix politique.

Pas de fatalité à la crise de la filière pêche, c’est le résultat d’une politique nationale et européenne bien pesée.

Certes le réchauffement climatique, les pollutions terrestres impactent grandement les écosystèmes mais bien moins que la pêche industrielle.

De puissantes multinationales de la pêche ont mis la main sur la plupart des quotas en investissant dans d’immenses chalutiers automatisés, en rachetant ou en fusionnant avec d’autres entreprises de pêche moins performantes.

Ces mastodontes des mers se livrent à un véritable pillage des océans en toute légalité grâce aux quotas que leurs attribue L’UE et les victimes en sont les pêcheurs artisans. Ainsi, entre 2013 et 2019 la flotte européenne a perdu 5505 navires tout en conservant le même niveau de captures de poissons.

Chaque année, la Commission Européenne fixe un total admissible de captures (TAC) pour chaque espèce en se basant sur les recommandations des scientifiques. Ensuite ce TAC est réparti entre les Etats membres avant d’être à nouveau divisé au sein de chaque Etat selon des règles nationales.

La réunion au niveau européen pour décider de la répartition de ces quotas se déroule à huis clos et lors de cette étape s’effectue un gros travail de lobbying de la part des multinationales pour récupérer un maximum de quotas au détriment de la pêche artisanale.

Certains quotas sont achetés par ces mégas sociétés au même titre qu’une action boursière. Parlevliet-Van der Plas et Cornelis Vrolijk, sociétés néerlandaises, possèdent ainsi des quotas en Allemagne, au Royaume-Uni ou en France. Parlevliet- Van der Plas a ainsi racheté les sociétés françaises Euronor et La Compagnie des Pêches de St Malo, Cornelis Vrolijk possède la société France Pélagique à qui appartient le Scombrus, le tout en captant au passage les fameux quotas.

Ces deux sociétés néerlandaises font partie des plus puissantes et des plus influentes en Europe, leur ascension est le fruit d’un contexte politique très favorable à l’essor de la pêche industrielle.

L’UE tient un double discours, d’un côté elle prône une pêche responsable, durable et de l’autre elle favorise le développement de ces mégas sociétés.

Le Parti Communiste Français condamne ces petits arrangements au niveau européen. Ces tractations opaques induisent des choix politiques assumés qui ont un impact conséquent sur nos pêcheries locales et nos territoires, diminution de la ressource, réduction de la puissance de pêche par la destruction de navires, règlementation inappropriée, diminution des apports sous criée, fermeture d’entreprises, mareyage, mécanique, construction navale … La filière est donc en crise et ce n’est pas nouveau.

Comment peut-on en arrivé là ? Est-ce à dire qu’un maillon manque à la chaîne de réflexion, de décision au sein des métiers de la mer pour peser aussi peu ?

Pourtant les marins disposent de deux instances reconnues pour les représenter, le CNMPEM et les Organisations de Producteurs dont pêcheurs de Bretagne. Les responsables de l’une sont élus par leurs pairs avec un taux de participation faible des marins et ceux de l’autre simplement désignés par les adhérents-cotisants.

Ces instances sont légitimes pour réfléchir, anticiper et prendre les décisions qui s’imposent afin d’éviter les situations de blocage.

Certes le rôle des comités est de représenter les intérêts de la profession, d’encadrer les pêcheries, de participer à l’élaboration des réglementations françaises et européennes, mais il leur appartient aussi de proposer un projet, une vision d’avenir pour les pêcheries. La remarque vaut aussi pour les organisations de producteurs dont le rôle est l’organisation de l’activité de la pêche artisanale, fileyeurs, ligneurs, côtière, hauturière sur le plan économique, notamment dans la répartition des quotas et la garantie d’un prix minimum de marché.

Malheureusement on peut craindre qu’elles ne soient devenues que de simples courroies de transmission des directives décidées en amont au niveau de la commission européenne, du parlement européen et du ministère français sans concertation ni dialogue avec la base.

De ce fait une véritable crise morale touche le milieu maritime, une impression d’impuissance face aux contraintes et obligations, avec de surcroît le sentiment d’avoir perdu la maîtrise de leur professionnalité.

Et pourtant le savoir-faire des pêcheurs artisans fait qu’ils sont les mieux à même de connaître les écosystèmes, d’utiliser des méthodes de pêche raisonnées à faible impact et de privilégier les poissons destinés à la consommation humaine plutôt qu’à des usages industriels.

Il devient vital pour les professionnels de la filière qu’ils se réapproprient collectivement leur destin au sein d’instances démocratiquement élues, à l’instar du mouvement qu’ont initié l’Interpro de Loctudy et Demain Saint Gué en présentant une réflexion réaliste de leur activité suivie de propositions concrètes.

On ne peut se satisfaire d’aller de PAI en PAI. Celui concernant les bateaux vient de s’achever, se profile probablement un plan de soutien aux entreprises de mareyage qui manquent d’apport depuis déjà plusieurs semaines. C’est tout l’équilibre social, économique, culturel du territoire qui est en jeu.

En France on assiste à un dilemme notoire avec d’un côté la pêche industrielle et de l’autre la protection de la pêche artisanale associée à la protection des océans.

Le gouvernement français nie l’existence de navires usines en zone protégée et pourtant les méga chalutiers européens et français comme le Scombrus, Le Prince Bernard pêchent librement au large de Calais dans la zone natura 2000 du banc des Flandres, du Cap Gris Nez et dans le parc marin de la Côte d’Opale toutes les semaines toute l’année. En dix minutes ces navires peuvent pêcher 100 tonnes de harengs, cela représente pour un artisan une activité pendant 15 ans.

Ces méga chalutiers auraient pu être exclus de la bande côtière mais le 18 janvier 2024 les eurodéputés français de droite et de renaissance ont rejeté un amendement qui demandait l’interdiction aux navires de plus de 25 m de pêcher dans les eaux de l’union jusqu’à 12 000 marins des côtes. C’est le cas du chef de file LR aux élections européennes Fr Xavier Belami et de l’eurodéputé renaissance P Karleskind président de la Commission Pêche du Parlement Européen.

Ces deux députés et une majorité de leurs collègues du même bord ont rejeté un autre amendement favorable à l’élimination du chalutage dans les AMP.

La doctrine du gouvernement français est donc de laisser les gros navires pêcher massivement dans ces zones au détriment des pêcheurs artisans et de la bonne gestion de la ressource.

LE PCF PAYS BIGOUDEN

8 mars: mobilisons-nous pour les droits des femmes (PCF)

Discours d’hommage d’Ismaël Dupont pour le PCF Finistère à Missak et Mélinée Manouchian et aux 23 FTP-MOI du groupe Manouchian le 21 février 2024 à Brest et Morlaix pour l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée

 

« Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes

Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants

L’affiche qui semblait une tache de sang

Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles

Y cherchait un effet de peur sur les passants »

Sur l’AFFICHE ROUGE de la Propagande Nazie, au-dessus des images d’attentats, d’un corps criblé de balles, de déraillements, et d’armes censées identifier les résistants à des criminels, les visages et les noms de dix camarades arrêtés à la mi-novembre 1943.

Dix sur vingt-trois du groupe Manouchian qui furent condamnés à mort, dont 21 exécutés avec Missak, leur commandant militaire, le 21 février 1944, au Mont Valérien, il y a 80 ans, jour pour jour.

A l’affiche en haut, de gauche à droite:

Szlama Grzywacz : 35 ans, juif polonais, de Wolomin, communiste depuis 1925, qui logeait chez les Krasucki avant guerre, de la même ville que la famille de Henri Krasucki.

Thomas Elek : 20 ans, juif hongrois, né à Budapest, dans une famille d’intellectuels communistes qui émigre en France en 1930. Il quitte le lycée Louis Le Grand pour s’engager dans la Résistance en 1941.

Wolf Wajsbrot: 19 ans, juif polonais né à Krasnik. Apprenti mécanicien engagé dans les FTP-MOI en 1942.

Robert Witchitz, 20 ans, né dans le département du Nord, d’une famille juive polonaise. Le jeune homme milite à la Jeunesse communiste et travaille comme ajusteur.

Moska ou Maurice Fingercweig dit « Marius ». Né à Varsovie en 1923. Ouvrier tapissier, militant de la Jeunesse communiste, il s’engage dans le 2e détachement juif des FTP-MOI et prend part à des actions armées.

Son père et ses deux frères sont morts en déportation.

Plus bas :

Joseph Boczov: 38 ans. Juif hongrois, c’est un chimiste, spécialiste des explosifs. Communiste depuis longue date, ancien des Brigades Internationales, il devient chef du détachement FTP-MOI, qui se spécialise dans le déraillement de trains transportant des troupes et du matériel de guerre allemands.

A sa droite :

Spartaco Fontano, 22 ans, fils d’antifascistes italiens réfugiés en France après sa naissance. Il interrompt ses études à l’École des arts et métiers en 1942 pour rejoindre les FTP.

A son père, sa mère, sa sœur, il écrit : « Ma mort n’est pas un cas extraordinaire, il faut qu’elle n’étonne personne et que personne ne me plaigne, car il en meurt tellement sur les fronts et dans les bombardements qu’il n’est pas étonnant – que moi, un soldat, je tombe aussi. »

Célestino Alfonso, 28 ans, menuisier, espagnol, responsable des Jeunesses Communistes à Ivry, Combattant et commissaire politique dans les Brigades Internationales où il a dû croiser notre Henri Tanguy, devenu Rol-Tanguy suite à la mort de son copain Rol pendant la Guerre d’Espagne.

« La mort n’éblouit pas les yeux des partisans », le vers des Strophes pour ce souvenir d’Aragon, poème chanson sous le nom de l’Affiche Rouge avec Léo Ferré, s’applique si bien à sa dernière lettre de condamné à mort, écrite le 21 février 1944 à ses parents, ses frères et sœurs, sa femme et son fils :

« Je ne suis qu’un soldat qui meurt pour la France.

Je vous demande beaucoup de courage comme j’en ai moi-même: ma main ne tremble pas, je sais pourquoi je meurs et j’en suis très fier.

Ma vie a été un peu courte, mais j’espère que la vôtre sera plus longue.

Je ne regrette pas mon passé, si je pouvais revivre, je serais encore le premier. »

et Marcel Rajman, 21 ans, juif polonais, ouvrier du textile, tricoteur, jeune communiste engagé dans la Résistance depuis le début de l’occupation dans les « Bataillons de la Jeunesse » sous la direction d’Albert Ouzoulias, qui écrit ses paroles étranges et pleines d’euphorie à sa mère dans sa dernière lettre, lui l’auteur de « 13 attentats » de la Résistance (mettons des guillemets), et de l’exécution du Patron SS du STO Julius Ritter :

« Excuse-moi de ne pas t’écrire plus longuement, mais nous sommes tous tellement joyeux que cela m’est impossible quand je pense à la peine que tu ressens. Je ne puis te dire qu’une chose, c’est que je t’aime plus que tout au monde et que j’aurais voulu vivre rien que pour toi. Je t’aime, je t’embrasse, mais les mots ne peuvent dépeindre ce que je ressens. »

Sa maman sera gazée à Auschwitz.

Et enfin

Missak MANOUCHIAN, arménien, qui signe sa dernière lettre à Mélinée, son orpheline bien aimée, une lettre signée « Manouchian, Michel ».

Missak le poète, l’animateur d’une revue culturelle et politique arménienne, Zangou, l’ouvrier, l’amoureux, le militant communiste infatigable depuis 1934, le rescapé du Génocide arménien, qui a grandi dans des orphelinats, en Syrie et au Liban, avant d’arriver en France, à Marseille, à 18 ans, comme son amour, Mélinée Soukémian, née à Constantinople (Istanbul) et ayant été éduquée dans des orphelinats à Smyrne, et à Thessalonique et Corinthe en Grèce, après le massacre de ses parents dans le Génocide de 1915, qui coûta la vie à 1,200 000 Arméniens au moins.

Avec eux, et ils ne figurent pas sur l’Affiche Rouge, furent arrêtés, jugés, et  moururent:

Roger Rouxel, ouvrier tourneur, 18 ans, réfractaire du STO

Georges Cloarec, 21 ans, d’origine bretonne, mais né en Eure-et-Loir, ouvrier agricole, refractaire du STO

Rino della Negra, 21 ans, footballeur talentueux du Red Star né dans le Pas-de-Calais et d’origine italienne

Jonas Geduldig, juif polonais, ancien des Brigades Internationales, 25 ans

Emeric Glasz, juif hongrois, mécanicien, 22 ans

Léon Goldberg, juif polonais, 20 ans

Stanislas Kubacki, bûcheron communiste polonais, ancien des Brigades Internationales, 36 ans

Cesare Luccarini, italien, 22 ans

Antonio Salvadori, ouvrier du bâtiment, 23 ans

Amadeo Ussiglio, terrassier carreleur, 32 ans

Willy Schapino, juif polonais, 33 ans

Arpene Tavitian, arménien soviétique, 49 ans, l’aîné du groupe.

Et la belle Olga Bancic seule femme du groupe Manouchian des 23, même si les femmes étaient très nombreuses dans la FTP MOI, dont beaucoup d’autrichiennes, de polonaises, de tchèques, de hongroises, de roumaines germanophones, qui faisaient du renseignements et un travail de propagande auprès des troupes d’occupation.

Elle fait partie du groupe des 23 de Manouchian, mais n’a pas fusillée le 21 février 1944 contrairement à ses camarades mais est décapitée le jour de son trente-deuxième anniversaire, le 10 mai 1944 en Allemagne, à Stuttgart, après avoir été affreusement torturée.

Olga Bancic est une juive roumaine née en 1912 en Bessarabie, alors province russe, ouvrière et communiste depuis ses 16 ans, qui fut arrêtée et maltraitée par la dictature fasciste en Roumanie avant d’arriver en France et de reprendre le combat avec la MOI, le PCF, et la Résistance.

Sous le pseudonyme de « Pierrette », elle était chargée de l’assemblage des bombes et des explosifs, de leur transport et de l’acheminement des armes avant et après les opérations. Elle a ainsi participé indirectement à une centaine d’attaques contre des allemands et des collaborateurs.

A sa fille Dolorès, appelée ainsi en hommage à la passionaria Dolores Ibarruri, elle écrit :

« Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n’auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour. J’ai toujours ton image devant moi. »

On ne peut pas ne pas citer non plus Joseph Epstein, communiste juif polonais, « Colonel Gilles, arrêté avec Missak Manouchian à la sortie de la gare d’Evry Petit-Bourg le mardi 16 novembre 1943. C’était le grand chef politique des FTP-MOI.

Le 16 novembre 1943, 68 partisans FTP-MOI sont arrêtés par la police française, ses brigades spéciales et renseignements généraux, qui les traquaient depuis des mois.

En tout, en quatre rafles l’année 1943, 200 résistants de la FTP MOI auront été arrêtés en région parisienne entre mars et début décembre. L’organisation combattante qui organisait des attentats à Paris est très affaiblie et la lutte armée dans la capitale ne reprendra vraiment qu’au moment de l’insurrection.

Cette histoire vient de loin :

Les résistants d’origine étrangère engagés dans les FTP MOI pour beaucoup fuient des pays où ils ont été persécuté par le racisme, l’antisémitisme, le fascisme, et lui ont parfois mener la guerre aussi, une guerre qu’ils reprennent en France. Avant d’être des patriotes français, ce sont des antifascistes, des communistes, des militants internationalistes, des révolutionnaires. Leur combat est politique au sens plein.

Manouchian meurt sans « haine en lui contre le peuple allemand » comme il l’écrit dans sa lettre à Mélinée parce qu’il est anti-nazi et pas anti-allemand. Il est pour l’union des travailleurs et des peuples dans un objectif de révolution et d’émancipation sociale et humaine. Voir des nationalistes d’extrême-droite héritiers de la collaboration s’associer à l’hommage national à Missak et Mélinée Manouchian, deux militants qui ont sacrifié leur vie à combattre ces idées racistes et xénophobes, et autoritaires, est un scandale !

Beaucoup des militants FTP-MOI ont milité dans un PCF et une JC alors que les militants communistes étaient traqués, arrêtés, après la Pacte Germano-Soviétique, avant même l’installation de Vichy, puis après la débâcle, les communistes étant la cible privilégiée de Vichy avec les Juifs et les Franc-maçons. Cela a été le cas du jeune Guy Môquet, livré ensuite aux allemands comme « otage » subversif et interné politique et fusillé à Châteaubriant le 22 octobre 41.

La MOI – Main d’œuvre Immigrée – est une des structures créée par le PCF dans les années 1920 (d’abord sous le nom de Main d’œuvre étrangère) pour organiser par groupe de langues les ouvriers immigrés appelés en nombre pour la reconstruction de la France après la première guerre mondiale.

La MOI dépendait directement de la direction centrale du PCF et visait à faire progresser son influence dans le prolétariat d’origine étrangère afin de favoriser les objectifs révolutionnaires et d’émancipation.

Dans la clandestinité, la MOI joue un rôle important dans la participation des immigrés et étrangers – juifs persécutés et entrés dans la clandestinité et la résistance, anciens des Brigades internationales, arméniens, exilés antinazis allemands et autrichiens, prisonniers de guerre soviétiques – à la Résistance.

La MOI a également édité en France une presse en langue étrangère et de nombreuses publications communautaires et antiracistes.

A partir de l’été 1941, sur la base d’une Organisation Spéciale et d’un entraînement militaire déjà donnés à des Jeunesses Communistes clandestins, le Parti communiste s’engage dans la lutte armée contre l’occupant nazi et ses collaborateurs à Paris et dans tout le pays. Le signal de ce déclenchement de la lutte armée contre l’occupant est donné sur le sol de France par Pierre Georges, Colonel Fabien, quand il tue l’officier de marine Allemand Moser à la station Barbès-Rochechouart en août 1941 pour venger à la fois les crimes abominables de l’armée nazie en Union Soviétique et l’exécution de ses camarades de la jeunesse communiste, Henri Gautherot et Samuel Tyszelmann, fusillés le 19 août 1941 par les Allemands suite à la manifestation patriotique du 11 août 1941.

Auparavant les communistes, et singulièrement les communistes juifs de la FTP MOI avaient dénoncé les rafles dites du billet vert des juifs étrangers d’Ile-de-France en mai 1941 – plus de 4000 juifs étrangers raflés et qui iront presque tous en déportation à Auschwitz quelques mois plus tard.

Et beaucoup de jeunes ouvriers juifs, notamment originaires d’Europe centrale et de l’est, ont à ce moment rejoint la rejoint la Résistance communiste.

Et parmi les 522 otages fusillés d’août 1941 à juin 1942 par les Allemands, 124 étaient juifs, soit 20%, et la plupart étaient communistes. Parmi ces résistants juifs MOI figuraient notamment le père du chanteur Jean-Jacques Goldman, Albert Goldman.

Les MOI comptent environ 300 militants d’origine juive étrangère, mais aussi de nombreux italiens, espagnols, polonais, et arméniens, etc.

Ce sont ces résistants d’origine étrangère organisés dans l’action directe contre l’occupant et ses collaborateurs par le Parti Communiste qui sont honorés par la Nation avec l’entrée de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon, Mélinée décédée en 1989 à qui l’on doit la publication des œuvres poétiques de Missak Manouchian qui était une grande âme « ivre de liberté » et d’amour en même temps qu’un grand Résistant, le premier honoré d’une entrée au Panthéon parmi d’autres résistants communistes qui auraient pu y prétendre aussi :

Marie-Claude Vaillant Couturier, Martha Desrumaux, Danielle Casanova, Rol-Tanguy, Henri et Cécile, Guy Môquet, Croizat, Marcel Paul, etc. Cela viendra peut-être un jour. Il ne faut désespérer.

En tout cas c’est un oubli et une injustice réparés, celui infligés au combat des communistes pour le progrès humain et social en France, se traduisant par de grandes conquêtes sociales (La Sécurité Sociale et les retraites par répartition, les congés payés, la limitation du temps de travail, les services publics, EDF, le statut de la fonction publique), un héritage que tente de détruire et d’effacer le président Macron et l’idéologie néo-libérale qu’il sert, comme celui de la tradition d’accueil de notre pays, et du droit d’asile, battu en brèche par la récente loi immigration.

C’est ce qui rend cet hommage à Missak et Mélinée Manouchian si important, au moment où la peste brune, le racisme et la guerre reviennent dans le monde, en Europe, et où l’extrême-droite est banalisée et plus forte que jamais en France.

« Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement ». écrivait Manouchian dans sa dernière lettre. Soyons dignes de lui et de son sacrifice !

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.