Contrat Jeunes du MEDEF : non à la précarité renforcée, oui à la sécurité d’emploi et de formation !

Publié le 02 février 2026

Les récentes propositions du MEDEF — un CDI Jeunes qui n’est pas un CDI avec trois ans de période d’essai, un SMIC Jeunes qui n’est pas un SMIC mais un montant inférieur, et la possibilité de mettre encore plus de jeunes dans des contrats précaires et à temps partiel — ne sont pas une réponse au chômage des jeunes, mais une aggravation de la précarité. Elles reproduisent les pires logiques capitalistes et néolibérales et institutionnalisent encore plus l’insécurité de l’emploi pour les jeunes. Ces propositions tentent de ressusciter en pire le Contrat Première Embauche (CPE) avec 2 ans de période d’essai mis en échec par la mobilisation de la jeunesse il y a 20 ans !

Le PCF refuse de faire des jeunes une variable d’ajustement du marché du travail. La jeunesse ne doit pas être condamnée à l’instabilité et à la surexploitation ! Elle doit pouvoir accéder à un emploi stable, qualifié et bien rémunéré dès le début de sa vie active.

Le PCF porte une alternative claire et ambitieuse :

  • Créer un nouveau service public unifié de l’emploi et de la formation professionnelle, centré sur l’accès à l’emploi, à la formation qualifiante et à la sécurisation des parcours professionnels.
  • Garantir à tout·e jeune un emploi ou une formation de qualité bien rémunérés correspondant à ses aspirations, stable et durable, en faisant du CDI la norme et en mettant fin aux contrats précaires qui précarisent la vie des jeunes et des salarié·es.
  • Avec le MJCF, nous proposons de mettre en oeuvre un plan pluri-annuel d’embauche pour que l’État et les entreprises engagent la création d’1 million d’emplois dans l’industrie et les services publics pour sortir les jeunes de la précarité et révolutionner la France.
  • Mobiliser les aides publiques aux entreprises pour qu’elles baissent le cout du capital, non celui dit du travail, et les conditionner à l’embauche de jeunes en CDI et à la formation professionnelle.
  • Garantir une rémunération minimale au moins égale au Smic ou au 1er niveau de la grille corresponsant à leur qualification pour tous les jeunes en formation ou en alternance.
  • Renforcer les droits sociaux et les protections collectives pour que la jeunesse ne soit plus laissée au bon vouloir du marché.

C’est le coût du capital qu’il faut baisser, pas celui dit « du travail » ni les dépenses sociales, en mobilisant à ces fins le pôle public bancaire et en transformant la fiscalité. 

L’emploi des jeunes ne se sécurise pas avec davantage de flexibilité pour le patronat, mais avec des droits concrets et des garanties, une politique publique forte et un service public de l’emploi et de la formation qui mette fin à la précarité massive. Le PCF s’inscrit résolument dans cette voie pour construire de véritables perspectives d’avenir pour les jeunes et pour tout le monde du travail.

Paris, le 2 février 2026

Parti communiste français

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