PCF Finistère

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Congrès national du MJCF: 4 délégués finistériens présents, Taran Marec élu au Conseil National du MJCF, Camille Mongin élue à la tête de l’Union des Étudiants communistes

Invitation à la fête des Jours Heureux du PCF Pays de Brest et des Amis de l’Humanité le 1er mai 2025 au Patronage Laïque Le Gouïll – Une fête sous le signe de la Paix

Rouge Finistère Mai/juin 2025 – Le journal de la fédération PCF du Finistère

Un témoignage exceptionnel sur la résistance et la déportation de Pierre Berthelot, résistant communiste FTP dans le Finistère, par son fils Roger Berthelot

Pierre Berthelot, né le 16 janvier 1920 à Pont-de-Buis, fils d’un ouvrier communiste de la Poudrerie de Pont de Buis, Louis Berthelot, qui deviendra lui-même un résistant déporté à Buchenwald, adhérent du PCF depuis 1938 à Pont-de-Buis, mobilisé en 1939, démobilisé en 1941, avait repris du service dans la résistance à Brest avec l’organisation clandestine du Parti communiste, et faisait partie du triangle militaire des opérations armées des FTPF avec Jean Louis Prima et Pierre Corre pour le Finistère et la région de Lorient (Pierre Corre responsable du secteur de Brest et nord Finistère , Pierre Berthelot responsable du secteur centre Finistère et Jean Louis Prima responsable du secteur Sud Finistère et secteur de Lorient).
Au Pont de Buis, il existe une plaque en hommage aux grands-parents de Roger Pierre Berthelot et aux parents de Pierre Berthelot, Louis Berthelot , Déporté Résistant, grand mutilé de la guerre 1914/1918, Résistant communiste de la 1 ère heure. Organisateur avec ses camarades Horn et Masson de la 1ère manifestation ,en juillet 1940, à la poudrerie nationale du Pont de Buis,demandant l’arrêt de la fabrication de poudre pour l’armée allemande. Officier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de Guerre 1914/1918,1939/1945.. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.. plus d’une quinzaine de décorations. La grand mère Anne Marie Fiche épouse Berthelot, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.  La plaque commémorative est située sur leur maison 8 rue de la Source à Pont de Buis.
La déportation de Pierre Berthelot fut une épreuve  terrible, qui s’acheva par sa libération en 1945
Son fils, Roger Pierre Berthelot, adhérent du PCF à Brest, nous raconte cette épreuve:
« Tu te souviens….. ».
Chez mes grands parents aux Pont de Buis, pendant les vacances, plusieurs fois par semaine,des anciens Résistants, Déportés rendaient visite et racontaient leurs souvenirs .
De ma prime enfance jusqu’à mon adolescence j’ai été entouré de camarades amis de ma famille, militants communistes ou sympathisants, valeureux Combattant de la Résistance.
Quand j’ai eu 14/15 ans , j’ai eu l’âge de leur payer à boire ( Hé oui c’était la tradition !) ils sont devenus aussi mes camarades.
Ils avaient tous pour moi et ma famille une grande affection fraternelle.
Ce texte a été écrit sur les ordinateurs des bibliothèques de Brest il y a 2/3 ou 4 ans .
« Convoi de Déportation du 24 janvier 1943 .
Camp de Compiègne Royalieu., front stalag 122 sous administration allemande.
1557 hommes .
230 femmes, 4 wagons détachés à Halle , déportées à Auschwitz immatriculées et tatouées dans la série « 31000 ».
De la gare d’arrivée de Oranienburg au camp de Sachsenhausen   , plusieurs kilomètres à faire à pied.
Les 1557 déportés les firent sous les coups de bâton et les hurlements des kapos, les insultes de certains habitants. 

A l’arrivée, ils durent se mettre à nu. Subir la désinfection dans une cuve puante contenant un produit chimique. Le rasage du crâne.
L’habillement en tenue zébrée. La tenue des bagnards. La photo anthropométrique de leur visage avec leur matricule bien en vue devant eux .
Lever à 4 heures du matin… Les rations des  » repas  » calculées pour hâter la déchéance  physique et la mort. La faim languissante et perpétuelle. Des stations debout interminables  sur la place d’appel par tous les temps, le matin avant d’aller travailler, le soir pendant des heures. Le  froid était terrible en hiver: pour se protéger, de pauvres vêtements.  Des journées de travail  sous les coups et les cris des kapos. 24 heures sur 24 , dans tout le camp, l’odeur nauséabonde de la fumée du crématoire où les corps des détenus morts étaient brûlés.
Dans ces conditions épouvantables, les déportés brestois et finistériens serrèrent les rangs . Ils firent connaissance avec d’ autres déportés de toute la France, dont beaucoup de communistes ou sympathisants. 
La Résistance et la solidarité s’organisèrent .
Les français et les camarades d’autres nationalités rejoignirent l’ organisation de Résistance créée par les communistes allemands . 
Beaucoup d’entre eux, les survivants, étaient internés au camp depuis  des années . 
Ils connaissaient tous les rouages de fonctionnement du camp,  les SS, les Kapos , leurs vices , et aussi leurs faiblesses  .

Pierre Berthelot était volontaire pour toutes les missions dangereuses
que ses camarades lui demandaient .
La  remise de messages importants à des camarades de différentes nationalités,  dans des secteurs interdits du grand camp de Sachsenhausen. 

A 3 reprises en revenant de ces missions il fût intercepté par les gardes SS . La sanction, les 3 fois, sur la place d’appel, le soir, devant les milliers de détenus  et tous les SS du camp, il reçut la punition,  la bastonnade : les 25 coups de bâton sur le bas du dos. 
La douleur était telle que beaucoup de suppliciés s’évanouissaient. 
il subit  les terribles 25 coups .
Devant tous les détenus impressionnés  par son courage, il rejoignit tout seul, sans aucune aide, les camarades de sa baraque  sur la place d’appel.
Dans tout le camp, il était connu et salué par beaucoup de détenus de toutes les nationalités qui le respectaient.
Sur ordre de son organisation de Résistance il exécuta plusieurs mouchards.  Exécutions camouflées en accident du travail.
En avril 1944 ,  lors d’un bombardement des usines Heinckel par l’aviation alliée  ,les bombes  tombaient partout .
La confusion totale régnait dans le camp: plus de 600 morts  .
Pierre  Berthelot avec son camarade Oscar Behr (matricule 59358 ) en profitèrent pour exécuter un kapo particulièrement féroce envers les détenus.
 Arrêté comme suspect politique . 

Bien que suspect  , son rôle dans la Résistance n’était pas connu par les policiers en France .
Ses camarades arrêtés , torturés sauvagement par des policiers français ne prononceront jamais le nom de la famille Berthelot, 8 rue de la Source au Pont de Buis en Saint Ségal .
Grâce à leur courage , à  Albert Abalain torturé à la prison de Pontaniou à Brest , puis envoyé à Lorient où il fût torturé pendant une semaine nuit et jour toujours par des policiers français ,  ma grand mère Anne Marie Fiche épouse Berthelot, décorée de la Croix de Combattante Volontaire de la Résistance, mère d’une toute petite fille , Paulette née le 22 juin 1941, ne fût jamais arrêtée .
Après l’arrestation de son époux Louis Berthelot et de son fils aîné  Pierre Berthelot en octobre 1942 , internés à la prison de Pontaniou à Brest  avant leur Déportation dans les camps de la mort nazis, elle continua la lutte, ainsi que ses 2 autres fils René et Louis  ( Lili)  Berthelot jusqu’à la Victoire de 1945 . 

En Avril 1944 il fût appelé à Berlin au siège central de la Gestapo pour interrogatoire .
Enchaîné  entre 4 feldgendarmes .
Dans un bureau, un haut fonctionnaire en civil  , parlant bien le français, le fît jurer ,le bras tendu , devant un grand portrait de Hitler ,
de dire toute la vérité …..
Sur le bureau , un très gros dossier  sur lequel était marqué   » Rennes  » .
Il compris aussitôt que de nombreuses informations avaient été recueillies sur son compte lors des enquêtes sur l’organisation de nombreux attentats auxquels il avait participé en tant que membre du triangle de direction des opérations armées des Francs Tireurs et Partisans Français ( FTPF) pour le Finistère et la région de Lorient, avec Jean Louis Prima et Pierre Corre .
Il lui posa plusieurs questions sur sa participation à ces actions .
En France pendant les séances de  torture à la prison de Pontaniou à Brest, par des policiers français , sa seule défense avait été la négation farouche de toute appartenance à la Résistance .
Encore une fois il fît la même réponse  ,
 « Je n’ai jamais fait partie de la Résistance  » .
A sa grande surprise il ne fût pas torturé .
Les 4 feldgendarmes le ramenèrent au camp de Oranienburg Sachsenhausen .
Ses camarades ne pensaient plus le revoir .
La nouvelle de son retour se propagea vite parmi les déportés de toutes nationalités faisant partie de la Résistance intérieure du camp .
Des camarades vinrent de tout le camp le saluer .

Début juin 1944 il fût reconvoqué à Berlin . Cette fois-ci il ne se faisait plus d’illusion sur son sort  . Il salua une dernière fois ses camarades .
 » je crois que  c’est la dernière fois que nous nous voyons   » .
Comme lui ses camarades pensaient à de  longues séances de tortures  et pour finir , à une exécution .

Le même haut fonctionnaire le reçu .
Pas de coups , pas de tortures .
Il lui dit
  » vôtre affaire est trop importante  , vous allez retourner en France ! « 
A sa grande surprise  les 4 feldgendarmes le ramenèrent au camp .

Les camarades français  responsables de la Résistance comprirent  la gravité  de la situation . Ils contactèrent les  valeureux communistes allemands qui connaissaient tous Pierre Berthelot  .
 Ils se concertèrent  et proposèrent à leurs camarades français une solution .
  « Pour que Pierre ne retourne pas en France il faut que les SS perdent sa trace ! « 
A l ‘est, l’Armée Rouge avance sur tous les fronts .
Nous savons par nos camarades qui travaillent au secrétariat  ( Arbeit statistics ) que des convois de Déportés vont  être organisés dans les prochaines semaines pour d ‘autres camps. Ils commencent à dresser des listes de noms .
Nous allons leur demander de joindre Pierre à un convoi   » . La proposition fût aussitôt acceptée  ….
Roger Pierre Berthelot
1920-2020: 100 ans d’engagements communistes en Finistère
 Pierre Berthelot (1924-1986)
Une demande a été déposée à la mairie de Brest en 2018 pour qu’une rue porte son nom à Brest.
A la demande des associations suivantes: l’ Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance  ANACR; la Fédération Nationale des Déportés Internés et Patriotes FNDIRP; l’Association Républicaine des Anciens Combattants ARAC; la Fédération Nationale des Combattants Volontaires de la guerre 1939- 1945 et des forces de la Résistance; l’Association Nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire; l’Amicale des Anciens Déportés du Camp de Oranienbourg Sachsenhausen et ses Kommandos; le Comité de Brest du souvenir des Fusillés de Châteaubriant…
Pendant la Deuxième guerre mondiale, notre camarade Pierre Berthelot a eu un rôle important dans la Résistance.
Il est né le 16 janvier 1920 à Saint Ségal dans le Finistère.
Il a été adopté par la Nation le 23 janvier 1924 suivant jugement du Tribunal civil de Châteaulin, en tant que fils d’un grand blessé de guerre. Son père Louis Berthelot, Officier de la Légion d’Honneur,  Médaille Militaire, Croix de Guerre 1914/1918, Croix de Guerre 1939/1945 , était revenu du front  amputé d’une jambe.
Pierre est entré à l’Arsenal de Brest en 1935.
Il est engagé volontaire pour la durée de la guerre le 17 juin 1940 à Brest.
Embarqué le 18 JUIN 1940 à Brest à bord du pétrolier ravitailleur rapide  » le Tarn », avec toute la Flotte de Guerre, il prend la mer direction l’Angleterre. Sous la mitraille des avions allemands, au milieu des mines flottantes, près du Conquet, il voit l’aviso « le Vauquois » exploser, se couper en deux au contact d’une mine dérivante lâchée la veille par des avions allemands. Plusieurs de ses camarades travaillant avec lui à l’Arsenal de Brest périrent avec environ 132 autres marins. Ordre fût donné de changer de cap ! Direction le Maroc !
Devant St Nazaire , le cuirassé « Jean Bart « rejoint la Flotte. Son Commandant, le Capitaine de Vaisseau Ronac’h avait réussi l’exploit de faire sortir le cuirassé du fin fond de l’arsenal.
Malgré les tirs de l’aviation ennemie le « Tarn  » ravitailla en munitions, en mazout  et en eau le  « Jean Bart « .
Après  Casablanca avec Georges Abalain , frère de Albert , tous les deux du Pont de Buis comme Pierre Berthelot , Toulon et les Camps de Jeunesse du côté de Aix en Provence, à Meyrargues, puis à Gap,
En janvier 1941, Albert Abalain vint du Pont de Buis en Finistère  jusqu’à Gap dans les Hautes Alpes (près de 1200 kms ), contacter son frère Georges Abalain et Pierre Berthelot pour qu’ils quittent leur camp de jeunesse.
Ils se firent libérés le 30 janvier 1941 et rejoignirent le Finistère pour combattre l’occupant nazi et ses collaborateurs français.
Au Pont de Buis, son père Louis Berthelot et Albert Abalain (fusillé au Mont Valérien avec 18  de ses camarades le 17 septembre 1943 ) avait créé un groupe de Résistance du Parti Communiste Français,les futurs Francs Tireurs et Partisans (FTPF ) .
Après de nombreuses actions offensives avec ses camarades, Venise Gosnat Responsable inter régional des FTPF pour la Bretagne le nomma  responsable de la direction des opérations armées des Francs Tireurs et Partisans  (FTPF ) pour le Sud Finistère, avec Jean Louis Prima et Pierre Corre (fusillés en 1943).
Organisateur de nombreux attentats ….
Vol d’explosifs à la Poudrerie nationale de Pont de Buis, dans les entreprises de carrière … Destruction par explosifs du téléphérique de la poudrerie nationale du pont de Buis . Envoi de valises d’explosifs à ses camarades dans tout le Finistère, le Morbihan et les Côtes du Nord. Vol de métaux pour la revente.
Destructions de dépôts de fourrage de l’armée allemande dans les gares.
Attaques de perceptions , bureaux de poste, pour se procurer de l’argent, des tickets d’alimentation afin de subvenir aux besoins de son organisation de Résistance et  acheter du ravitaillement pour nourrir les  camarades entrés dans l’illégalité et les familles des emprisonnés. Fabrication , distribution de tracts ,et inscriptions murales contre le gouvernement de Pétain et l’armée d’Occupation….
C’est Pierre Berthelot qui approvisionnait  en  explosifs  ses camarades brestois. A chaque envoi , 50 kilos de dynamite, 2 valises de 25 kilos .
Les FTPF du Finistère ont fait la plupart de leurs attentats avec cette dynamite.
Arrêté le 21 octobre 1942 à Landévénnec, transféré à la gendarmerie de Argol , puis  au commissariat de St Martin à Brest, il est incarcéré à la prison de Pontaniou. Torturé par des policiers français sous le portrait de Pétain, en présence et sous l’autorité du juge Piton du tribunal de Rennes, il nia farouchement toute participation à la Résistance.
Le 20 janvier 1943 il est transféré de Brest au camp de Royalieu à Compiègne au Front Stalag 122 sous administration allemande.
Le 24 janvier 1943 il est déporté au camp de concentration de Oranienbourg  Sachsenhausen dans le même train que 230 femmes venant du camp de Romainville: Danielle Casanova, Marie Claude Vaillant Couturier qui témoigna au procès des criminels de guerre nazis à Nuremberg,  Hélène Langevin , fille du Professeur  Paul Langevin, épouse de Jacques Solomon, Maï Politzer ,épouse de Georges Politzer (Jacques Solomon et Georges Politzer ont été fusillés le 23 mai 1942 au Mont Valérien), Charlotte Delbo, Suzanne Momon ,la mère de Gilbert Brustlein, qui avec Pierre Georges (plus connu sous le nom de Fabien ) participa à l’attentat du métro Barbès, puis à l’exécution de Karl Hotz Feld Kommandant de la place de Nantes avec 2 autres militants communistes ,Marcel Bourdarias et Spartaco Guisco.
Les 4 wagons des femmes furent détachés à Halle et dirigés vers Auschwitz .
Le train des 1600 hommes continua vers Berlin et le sinistre camp de Oranienbourg Sachsenhausen .
Pierre Berthelot a été transféré au camp de Dachau le 18 juillet 1944.
Libéré le 27 mai 1945, il est rapatrié le 28 mai 1945 à Paris hôtel  » Lutétia  » .
Pierre Berthelot en raison de sa bravoure a reçu de nombreuses distinctions et décorations:
Chevalier de la Légion d’Honneur
Croix de Guerre avec Palme et Citation à l’Ordre de l’Armée
Croix du Combattant Volontaire
Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Croix du Combattant
Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance
Médaille de la France Libérée
Médaille des Bléssés Militaires
Médaille Commémorative de la Guerre 1939/1945 avec Barrette  « Engagé volontaire »
Il est mort pour la France le 7 avril 1986 à Brest  des séquelles de sa Déportation.
Pierre Berthelot est revenu des camps  Grand Invalide de Guerre à la suite des privations et des sévices subis.

12 avril 2025 – Manifestation à Brest pour défendre l’état de droit

Ce matin à Brest les communistes étaient présents pour défendre l’état de droit car jouer « le peuple » contre « les juges » revient à ignorer que ces derniers ont rendu, au nom du peuple français, une décision fondée sur des lois votées par des députés et les sénateurs qui sont les représentants du peuple français !

 

Pour la justice, l’État de droit et la démocratie : toutes et tous dans la rue samedi 12 avril !

Le 31 mars, Marine Le Pen a été condamnée à 5 ans d’inéligibilité et 4 ans de prison (dont 2 avec sursis) pour détournement de fonds publics.
En réponse, le RN crie au complot, attaque la justice et alimente les discours haineux de l’extrême droite mondiale.

 Nous ne laisserons pas la justice devenir la cible de celles et ceux qui rêvent d’imposer l’arbitraire.

Le PCF appelait à se mobiliser massivement le samedi 12 avril partout en France.


Ensemble, défendons l’État de droit, la démocratie et l’égalité de toutes et tous devant la loi !

Retrouvez l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme dans le 1er commentaire

Les signataires :
Amnesty international France, Association des Parents et futurs parents Gays et lesbiens (APGL), ATTAC, Au Tambour !, Cercle Olympe de Gouges, La Cimade, Collectif Alertes Féministes, Collectif Golem, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Comité marche du 23 mai 1998 (CM98), Confédération générale du travail (CGT), Coordination 75 des Sans papiers (CSP75), Démocratie ouverte, Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Fondation Copernic, France Fraternités, France terre d’asile, Fédération syndicale unitaire (FSU), Greenpeace France, Jalons pour la paix, Ligue de l’Enseignement, LDH (Ligue des droits de l’Homme), LOBA, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Nous Toutes, Nos services publics, Osez le féminisme !, Oxfam France, le Planning familial, Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes (Raar), SOS Homophobie, SOS Racisme, Stop Homophobie, Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat des avocats de France (Saf), Transparency International France, Union étudiante, Union maintenant, Union nationale des étudiants de France (UNEF), Union syndicale Solidaires.

Intervention de Katja Krüger, présidente du groupe des élues communistes et progressistes à la Région de Bretagne, pour la paix le 26 mars 2025 en session plénière du Conseil Régional

Qui est Camille Mongin, la nouvelle secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes ? – La femme du jour, L’Humanité, 13 avril 2025

Qui est Camille Mongin, la nouvelle secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes ?

Originaire des Côtes-d’Armor, Camille Mongin a été élue secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC), dimanche 13 avril à Bobigny. L’étudiante en master d’économie, gestion de l’environnement et développement durable souhaite « continuer à faire de l’UEC un mouvement de masse ».

L’Humanité, Elora Mazzini  13 avril 2025

Pour preuve d’un militantisme commencé quasiment au berceau, elle évoque la Fête de l’Humanité. « J’ai 21 ans, presque 22, et cette année ce sera ma 21e Fête de l’Humanité. C’est un événement que je ne manque jamais ! »
évoque en riant Camille Mongin.

La jeune femme a été élue secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC), dimanche 13 avril, lors du 44e congrès du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF). Originaire des Côtes-d’Armor, Camille Mongin a hérité son engagement communiste de sa famille maternelle, dont elle reprend le flambeau très jeune. « Quand je suis arrivée au lycée, on était en plein dans la réforme du bac et de Parcoursup. J’ai tout de suite perçu de nombreuses injustices qui m’ont donné envie de m’engager », se souvient-elle.

« Continuer à faire de l’UEC un mouvement de masse »

D’abord responsable lycéenne dans sa fédération locale, Camille Mongin passe la main lorsqu’elle déménage à Brest (Finistère) pour ses études de biologie, mais continue de s’investir et y remonte la fédération finistérienne de l’UEC. Poussée par ses camarades, elle candidate ensuite au conseil national et entre à la coordination, où elle occupait le poste de chargée de la formation jusqu’à ce week-end.

Des fonctions politiques qu’elle occupe en parallèle de son master en économie, gestion de l’environnement et développement durable – son sujet de prédilection, qu’elle travaille attentivement à ne pas décorréler des questions sociales.

Ses objectifs en tant que nouvelle secrétaire nationale ? Camille Mongin liste ses ambitions : « Continuer à faire de l’UEC un mouvement de masse, structurer davantage autour des autres filières plus professionnelles comme les IUT, créer des groupes de travail autour des lycées. Léna Raud (sa prédécesseure à la tête de l’UEC – NDLR) a entamé beaucoup de grands chantiers, donc il faudra continuer le travail formidable qu’elle a déjà accompli. »

Dans le Pays bigouden, le PCF réagit à la liste de chalutiers publiés par Bloom – Le Télégramme, 5 avril 2025

Dans le Pays bigouden, le PCF réagit à la liste de chalutiers publiés par Bloom

Dans le pays bigouden, la section locale du Parti communiste français (PCF) a tenu à réagir, dans un communiqué, à la publication, par l’ONG Bloom, d’une liste rouge des navires destructeurs. Elle déplore notamment que « l’ONG amalgame la pêche côtière, la pêche hauturière et la pêche industrielle capitalistique, spéculative, propriété de multinationales ». Pour les communistes bigoudens, « la principale menace n’est pas le chalutage pratiqué de façon raisonné par nos marins mais bien la pêche industrielle menée sans discernement ».

« Si le chalutage disparaît de nos ports, toute l’économie des territoires concernés serait impactée, notre souveraineté alimentaire souffrirait grandement et les importations issues de pays moins vertueux risqueraient de croître encore », poursuivent-ils, avant de souligner l’effort réalisé par la filière locale. « Selon le baromètre Ifremer, près de 60 % des volumes de poissons débarqués en 2023 proviennent de populations exploitées conformément aux normes du rendement maximum durable » contre « 18 % en 2000 ». Ils invitent à « poursuivre les efforts collectifs pour tendre vers les 100 % de biomasse pêchées durablement ».

Le Télégramme, 5 avril 2025

 

Communiqué complet:

Communiqué du PCF vendredi 4 avril 2025

Défondons nos pêcheurs et la filière halieutique

Le PCF s’élève contre les déclarations péremptoires de l’ONG Bloom parues ces derniers jours dans les médias à l’encontre des chalutiers de nos ports qui travailleraient à l’intérieur des aires marines protégées.

Ces allégations formelles et dogmatiques omettent que des progrès sensibles ont été réalisés pour la préservation de la ressource principalement au niveau du chalutage grâce aux nouvelles techniques de pêche et à la volonté des marins de toujours mettre en œuvre les outils les mieux appropriés pour capter la ressource.

Selon le baromètre IFREMER, près de 60 % des volumes de poissons débarqués en 2023 proviennent de populations exploitées conformément aux normes du rendement maximum durable (RMD). A titre de comparaison, en 2000, 18 %.

Les résultats s’améliorent, les mesures engagées (quotas de pêche, restriction du nombre de bateaux, nouvelles règlementations) portent leurs fruits, mais il faut poursuivre les efforts collectifs pour tendre vers les 100 % de biomasse pêchée durablement.

Cependant, il faut aussi nuancer ce bilan, car la surpêche concerne encore 1/5e des volumes. Treize populations de poissons sont considérées effondrées, dont la sole en Manche et le merlu en Méditerranée.

Par ailleurs, même si les espèces de poissons sont exploités durablement, elles restent fragiles à cause du dérèglement climatique, du réchauffement des océans, de l’acidification des eaux et de l’activité humaine terrestre engendrant toutes sortes de pollutions charriées par les cours d’eau. Ces pollutions influent directement le développement des œufs et des larves.

Et à ce niveau, le chalutage n’est en rien responsable.

De plus, l’ONG amalgame la pêche côtière, la pêche hauturière et la pêche industrielle capitalistique, spéculative, propriété de multinationales, principalement hollandaises et dont l’objectif est le profit.

Or la pêche côtière et hauturière au chalut sont des pratiques vertueuses, soucieuses de suivre les protocoles règlementaires et l’évolution des techniques, différemment du segment de la pêche industrielle qui capte une ou deux espèces à la fois (maquereaux, harengs, anchois) de façon massive en toute légalité au regard de la réglementation européenne mais en dégradant la biomasse et la chaîne alimentaire.

Si le chalutage disparaissait de nos ports toute l’économie des territoires concernés serait impactée, notre souveraineté alimentaire souffrirait grandement et les importations issues de pays moins vertueux risqueraient de croître encore.

Pour toutes ces raisons, les communistes bigoudens estiment que la principale menace n’est pas le chalutage pratiqué de façon raisonné par nos marins mais bien la pêche industrielle menée sans discernement au profit de grandes multinationales, au détriment de la ressource et des habitats marins.

Il y a 75 ans, la mort d’Eduard Mazé militant cégétiste, 26 ans, est tué d’une balle en pleine tête lors de la manifestation du 17 avril 1950 à Brest.

Édouard Mazé, militant cégétiste, 26 ans, est tué par les forces de l’ordre d’une balle en pleine tête lors de la manifestation du 17 avril 1950 à Brest.
Presque entièrement détruite en 1944, encore un énorme chantier de reconstruction en 1950, Brest vit de plein fouet les tensions de la guerre froide en pleine guerre d’Indochine.
Au mois de janvier avait déjà eu lieu dans le Finistère la grève des carriers d’Huelgoat, rejoints par les marins-pêcheurs qui protestent contre les importations de poissons puis par les fonctionnaires de Brest qui réclament le maintien de l’indemnité qui leur est versée au titre de « ville sinistrée ».
« Le 19 mars, ce sont plus de 5 000 ouvriers du bâtiment qui entrent à leur tour en grève, afin d’obtenir une augmentation de salaire. Ils sont bientôt suivis par les dockers du port de Brest et, peu à peu, la cité finistérienne prend des allures de forteresse assiégée par la grève générale. Elle durera plus d’un mois et sera sanglante.
Les manifestations se succèdent devant un impressionnant déploiement de forces de police jusqu’à la tragique journée du 17 avril 1950 : une fusillade éclate et Edouard Mazé, 26 ans, frère du secrétaire du syndicat du bâtiment, affilié à la CGT, s’effondre. Au final, le bilan est très lourd : un mort, de nombreux blessés dont certains gravement, à l’image de Pierre Cauzien, qui est amputé d’une jambe cinq jours plus tard. Edouard Mazé devient instantanément un emblème de la répression policière et se forge autour de lui une mémoire d’autant plus vive que l’enquête diligentée aboutit à un non-lieu » (Erwan Le Gall, site internet En Envor).
Sa mort provoqua un grande émotion et fait partie de la mémoire ouvrier de la ville et de la région. Ses obsèques ont lieu le 19 avril 1950. Un cortège accompagne les proches de l’ouvrier sur la tombe duquel figure l’épitaphe « Mort pour le pain, la paix et la liberté ». L’enquête lancée à la suite de ce drame, au cours duquel un autre militant, Pierre Cauzien, est grièvement blessé, a abouti à un non-lieu.
Le cinéaste finistérien René Vautier, 20 ans, communiste, tout jeune auteur du brûlot anti-colonial « Afrique 50 », se rend clandestinement à Brest à la demande de la CGT pour relater cette fin tragique dans son film Un Homme est mort (film disparu, mais à l’époque projeté 88 fois dans les rues de Brest, la 89e projection lui ayant été fatale), dont le titre et l’histoire ont été repris par une belle bande dessinée de Kris et Davodeau (Futuropolis, 2006), base d’un long métrage d’animation de Olivier Cossu sorti en 2017.
Ce titre « Un homme est mort » est emprunté à un poème d’Eluard en hommage au journaliste de L’Humanité et militant communiste Gabriel Péri, fusillé par les Nazis:
Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli.
Après les grèves du bâtiment de 1950 et la mort d’Edouard Mazé le 17 avril 1950, le député communiste de Brest Gabriel Paul, ami de Pierre Cauzien, a accompagné la grande grève des travailleurs de l’Etat en 1951 et joué un rôle décisif à l’Assemblée Nationale pour la promulgation du décret du 22 mai 1951 qui alignait les salaires des travailleurs de l’Etat sur ceux des métallurgistes de la région parisienne. 1950 fut, dans le contexte de la lutte contre la guerre d’Indochine, des mouvements ouvriers et populaires dans un climat d’exaspération sociale liée à la misère, et de guerre froide, une période d’anti-communisme d’État très violent: ainsi les députés communistes du Finistère, Alain Signor et Marie Lambert, furent emprisonnés cette année-là pour avoir manifesté contre la guerre d’Indochine, comme Jacques Duclos, lui-même, pourtant figure de la résistance.

Voir aussi:

Histoires d’images, images d’Histoire réalisé en 2014 par Moïra Chappedelaine-Vautier (54 mn)

http://www.tebeo.bzh/replay/354-histoires-dimages-images-dhistoires/8880334

L’audience du Parti Communiste à la libération dans le Finistère

Le 21 avril 1944, les femmes obtiennent enfin le droit de vote en France grâce à un amendement du communiste Fernand Grenier

Le 21 avril 1944 , le droit de vote est donné aux femmes en France par une ordonnance ( après un amendement du communiste Fernand Grenier ) du Comité français de la Libération nationale . Le droit de vote des femmes est confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française . Il sera utilisé pour la première fois les 29 avril et 13 mai 1945 lors des élections municipales , puis en octobre pour les élections à l’Assemblée constituante…

Le 21 avril 1944, le communiste Fernand Grenier dépose l’amendement qui donne le droit de vote et d’éligibilité aux femmes.

21 octobre 1945: les femmes obtiennent concrètement le droit de vote.

De tous temps, les communistes ont porté le progrès et l’émancipation … présentant des femmes aux élections alors qu’elles n’avaient pas encore le droit de vote, dès 1925.

Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre et qui nous pousse encore à nous battre encore aujourd’hui, au service d’une société plus juste et d’un monde meilleur! Et pour étendre l’égalité femmes-hommes, et les droits des femmes.

Fernand Grenier est décédé le 12 août 1992

Voici un article paru dans l’Humanité en avril 2014:

Fernand Grenier, ce communiste qui a permis le droit de vote des femmes !

« Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans jour pour jour par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois.

Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants.

En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991). En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».

Mais comment ce Tourquennois a-t-il gravi les échelons ?

Pour le comprendre, il faut remonter à la jeunesse de Fernand Grenier. Et cette figure du père qui va le marquer profondément. Édouard Grenier, marié à Léontine Ghesquière, tous deux belges, va donner naissance à Fernand le 9 juillet 1901. « Mon père arrivé illettré de sa Wallonie, va apprendre à lire et écrire par les cours du soir », raconte Fernand Grenier dans Ce Bonheur là.* Un père livreur, militant socialiste, organisateur du syndicat des transports de Tourcoing. En raison de son action syndicale, il sera licencié plusieurs fois.

C’est durant cette période que Fernand découvre l’univers socialiste : les lectures du père, l’achat du pain à la coopérative La solidarité ouvrière, les dimanches à la maison du peuple, siège du parti ouvrier, alors qu’il n’a que 11 ans. Cette figure paternelle va disparaître en 1917. Arrêté par les Allemands, il décédera dans une compagnie disciplinaire des travailleurs. « C’est une épreuve qui devait marquer ma jeunesse, j’avais 16 ans ». Et il était orphelin. Fernand Grenier avait perdu sa mère alors qu’il n’avait que 9 ans. « J’étais fier de mon père. À chaque événement marquant de ma propre vie de militant, le souvenir de mon père s’imposera », écrit Fernand Grenier.

Apprenti mouleur à la fonderie, apprenti boulanger où il sera licencié car syndiqué, Fernand est ensuite embauché comme aide comptable à l’école des Mutilés de Tourcoing. Il habite alors Neuville – où il épousera en 1926 Andréa Beulque – et, en février 1922, adhère à la section communiste. « J’avais sans m’en rendre compte découvert le chemin de la vie : la joie de servir le peuple auquel on appartient ».

Après le service militaire, Fernand Grenier intégrera l’école centrale du Parti et en sortira instructeur pour le Roubaisis et le Valenciennois. Élu au comité exécutif régional en 1925, Fernand sera dépêché à Halluin, comme employé de mairie pour « aider la municipalité communiste contre laquelle le puissant patronat de Roubaix Tourcoing concentrait tous ses moyens ».

Au début des années 30, Fernand Grenier est appelé à Paris, non sans hésitation. « À Neuville, en adhérant au parti, j’avais commencé à ouvrir les yeux aux réalités sociales. L’âpreté de la lutte sociale contre la bourgeoisie, Halluin me l’avait apporté », raconte-t-il.

Président des amis de l’URSS, Fernand Grenier bataillera à Saint-Denis où il sera élu conseiller municipal en 1937, puis en deviendra le député jusqu’en 1968. « C’était quelqu’un de très attaché à sa région, raconte Claudie Gillot-Dumoutier, fille d’Auguste Gillot, ancien maire de Saint-Denis. Il chantait tout le temps Le P’tit Quinquin ».

Arrêté en 1940, il s’évadera de Châteaubriant. En1943, il partira à Londres représenter le parti communiste clandestin auprès du Général de Gaulle. Il décédera en 1992 à Saint-Denis ».

Ce bonheur Là, de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous », Fernand Grenier, Éditions sociales, 1974

Fernand Grenier, à l’origine du droit de vote des femmes

La question du vote des femmes fut posée au mois de mars 1944 par le député Fernand Grenier. Se référant aux déclarations du général de Gaulle pendant la guerre, Fernand Grenier souhaitait que l’Assemblée Consultative reconnaisse le droit de vote et d’éligibilité des femmes « afin que nous lui manifestions notre solidarité et notre volonté de ne plus la traiter en mineure, en inférieure ».

Cependant, malgré la volonté affichée par le Général de Gaulle dès 1942, un grand nombre de réticences virent le jour lors des débats sur le vote de l’amendement défendu par le député Grenier du 24 mars 1944 à l’Assemblée consultative provisoire.

Les interventions de Monsieur Paul Giacobbi « Pensez-vous qu’il soit très sage dans une période aussi troublée que celle que nous allons traverser que de nous lancer ex abrupto dans cette aventure que constitue le suffrage des femmes ? » ou encore de Monsieur Bissagnet : « L’amendement Grenier amènera un déséquilibre très net, car il y aura deux fois plus de femmes que d’hommes qui prendront part au vote. Aurons-nous donc une image vraie de l’idée du pays ? En raison de ce déséquilibre, je préfère que le suffrage des femmes soit ajourné jusqu’à ce que tous les hommes soient rentrés dans leurs foyers, et c’est pourquoi je voterai contre l’amendement » étaient représentatives des positions de certains des membres de cette Assemblée Consultative provisoire.

On entendit beaucoup d’arguments spécieux de procédure pour faire obstacle aux droits de vote et d’éligibilité des femmes. Heureusement, le courage et la détermination d’autres délégués permirent de contrebalancer ces résistances.

« Quand il s’agit de jeter les femmes dans le creuset de la guerre, est-ce que nous attendons ? Sera-t-il dit toujours que l’on exigera de nos compagnes l’égalité devant l’effort de la peine, devant le sacrifice et le courage, jusque devant la mort sur le champ de bataille et que nous mettrons des réticences au moment d’affirmer cette égalité ». (Robert Prigent, syndicaliste chrétien, membre du parti démocrate populaire)

L’amendement sur le droit de vote et d’éligibilité fut fermement défendu par le député Grenier et grâce à sa ténacité, l’article 16 de l’amendement fut adopté le 24 mars 1944 à la majorité de 51 voix contre 16 sur 67 votants et devient l’article 17 de l’ordonnance du 21 avril 1944 signée par De Gaulle.

Eva Golgevit – La résistante et l’enfant – Mardi de l’éducation populaire le 29 avril à 18h, Ciné-conférence avec Jean Golgevit au local du PCF Morlaix

[MARDIS DE L’ÉDUCATION POPULAIRE]
Découvrez LA RÉSISTANTE ET L’ENFANT, le film documentaire de Jean Barat sur Eva Golgevit.
Une projection – conférence animée par son fils Jean Golgevit.
Un Mardi de l’éducation populaire vibrant, touchant, essentiel, plus que jamais ouvert à toutes et tous, et comme toujours gratuit.
Mardi 29 avril, 18h.
au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac. 
Mardi de l’éducation populaire ouvert à toutes et tous, entrée gratuite

Distribution du Viaduc, journal du PCF Morlaix pour la fête du 1er mai et vente de l’Humanité magazine le 19 avril 2025 sur le marché de Morlaix

Nos camarades du PCF Morlaix Pascal Pouillet, Lucienne Nayet, Rémy Joly, Martine Carn, Jean-Luc Le Calvez, Roland Bagnis, Annie Bergot Le Calvez sur le marché de Morlaix ce samedi 19 avril pour distribuer le Viaduc, le journal du PCF Morlaix présentant la 59e fête du viaduc à Ploujean le 1er mai et vendre l’Humanité magazine du week-end. 

Beaucoup de monde, beaucoup d’échanges et une joyeuse ambieuse de militantisme fraternel.

Photos de Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez

LES ENJEUX DE LA RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE PALESTINE  – par Francis Wurtz

« LES ENJEUX DE LA RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE PALESTINE 
Ainsi donc, la France s’apprête-t-elle à reconnaître l’Etat de Palestine.
La « patrie des droits de l’homme » sera le 149ème État du monde (sur 193) à prendre cette décision, 37 ans après la proclamation de la « Déclaration d’indépendance de l’Etat de Palestine » par l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), alors présidée par Yasser Arafat, à Alger (15 novembre 1988).
On ne peut que regretter l’attentisme et le perpétuel renvoi à un hypothétique « bon moment » manifesté à cet égard par nos dirigeants successifs.
Pour autant, plutôt que de s’appesantir sur les regrets, il est plus productif d’examiner les dynamiques positives pouvant découler de cette initiative diplomatique, « a priori » bienvenue.
️Le premier enjeu à prendre en considération me semble être l’appropriation de la signification politique de cet acte solennel par les citoyennes et les citoyens français comme par l’opinion publique internationale.
En faisant ce choix, la France réaffirme officiellement qu’il existe, en droit international,
– une autorité politique palestinienne -« l’Autorité palestinienne »-;
– un territoire palestinien -la Cisjordanie, Jérusalem Est et la bande de Gaza-;
– enfin, une population sur ce territoire : le peuple palestinien.
Cela paraît banal, sauf qu’il s’agit précisément de réalités essentielles battues en brèche par l’occupant israélien, qui prétend depuis des lustres qu’il « n’a pas d’interlocuteur avec qui négocier », qui a annexé Jérusalem, colonise la Cisjordanie et prétend expulser les Gazaouis de leur territoire anéanti et les déporter hors de Palestine !
Décider, pour la France, d’entrer officiellement en relation avec l’État de Palestine doit donc comporter l’engagement d’expliciter en toute clarté, nationalement et internationalement, la portée politique de sa prise de position. Et, à plus forte raison, faut-il cesser de traiter en quasi-délinquants celles et ceux qui se mobilisent pacifiquement pour le respect des droits fondamentaux des Palestiniens.
️Un autre enjeu, qui découle de ce qui précède, est l’action que va entreprendre la France pour contribuer à passer du slogan de « la solution à deux États » à sa concrétisation.
Cela passe par le refus de l’insoutenable impunité dont bénéficie sans discontinuité le pouvoir israélien, fût-il dirigé par un criminel de guerre frappé d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale .
À cet égard, on est en droit d’attendre de Paris, dans ce nouveau contexte, qu’il use de son influence au sein de l’Union européenne, pour que celle-ci opère un véritable tournant dans ses relations avec Tel-Aviv, en suspendant jusqu’à nouvel ordre l’ « accord d’association » ultra-privilégié dont Israël est le seul pays au monde à bénéficier.
️Enfin, si le but à atteindre est bien d’arriver à une situation où les deux États, souverains, vivant côte à côte et en sécurité, soient mutuellement reconnus par tous les États de la région, la condition de cette normalisation diplomatique est la conclusion d’un accord de paix entre Israël et l’Etat palestinien.
Nous en sommes loin !
Que signifient, dès lors, ces propos sibyllins d’Emmanuel Macron, accolant à son initiative de juin prochain avec l’Arabie saoudite le projet de « finaliser le mouvement de reconnaissance réciproque par plusieurs pays » ?
Cela ressemble furieusement aux « Accords d’Abraham » lancés
par Donald Trump 1…pour priver les Palestiniens de leur dernier
atout : sans État palestinien, pas de porte ouverte pour Israël sur toute la région !
Troquer la reconnaissance de l’Etat de Palestine contre la relance du plan Trump auprès des dirigeants arabes constituerait un sommet d’hypocrisie ! Espérons qu’il n’en sera rien. »

Éditorial de l’Humanité-  État palestinien, maintenant, vraiment Fabien Gay, 20 avril 2025

Éditorial de l’Humanité-  État palestinien, maintenant, vraiment
Fabien Gay, 20 avril 2025
Dans l’avion qui le ramenait de son voyage diplomatique au Proche-Orient, Emmanuel Macron a déclaré vouloir reconnaître l’État de Palestine. Le « moment venu »plusieurs fois évoqué par le locatairede l’Élysée serait doncproche. La conférence internationalesur la Palestine qui se tiendra au siège del’ONU en juin, coorganisée par la France et l’Arabiesaoudite, formaliserait cet acte de reconnaissance.
Grande victoire ! 
À « l’Humanité », au sein du mouvement communiste et, au-delà, parmi tous les progressistes et démocrates attachés au droit international, cette reconnaissance par la France serait un événement. À l’été 2024, plusieurs États européens entraînés par l’Espagne avaient reconnu l’État palestinien, soulignant d’autant le rendez-vous manqué de la diplomatie française. 
Aujourd’hui, si la déclaration présidentielle est un signe positif, il nous faut être attentifs à son contenu : une reconnaissance… mais sous conditions. Emmanuel Macron émet même des contreparties qui douchent déjà notre espoir. En effet, le président de la République appelle les États du Golfe, dont l’Iran, à reconnaître l’État israélien. Or il sait que cette position n’est pas acceptable en l’état. Les tensions entre Tel-Aviv et Téhéran sont vives, comme en témoignent les actes d’hostilité réciproques. Pourquoi poser une condition irréaliste comme postulat de départ ?
Nous pourrions croire qu’Emmanuel Macron prépare déjà l’argument de son impuissance, renvoyant son inaction à l’irresponsabilité des autres. S’il s’agit de faire des accords d’Abraham version 2, en amenant l’Arabie saoudite et le Koweït à une reconnaissance bilatérale avec les Israéliens, mais sans perspectives pour les Palestiniens, cela serait vain. La crise actuelle l’a démontré : on ne peut dénier le droit inaliénable du peuple palestinien à exister. Mais, si la diplomatie consiste à ouvrir des voies de dialogue, il y a aussi des actes forts qui sont possibles et qui envoient un signal aux autres. 
Reconnaître l’État de Palestine, en conformité avec les résolutions onusiennes, en fait partie. Il n’est plus temps de tergiverser. L’heure est grave. Alors qu’il était à quelques kilomètres de Gaza, Emmanuel Macron a pu constater par la voix des secouristes français l’horreur des bombardements israéliens à Gaza. Il sait aussi que le champ de ruines de cette bande de terre palestinienne est déjà le lieu de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, avec un risque génocidaire avéré et demain l’éventualité d’un nettoyage ethnique d’ampleur, avec le projet indécent et excentrique de Donald Trump d’en faire la Riviera du Proche-Orient. Ce projet immobilier, on le sait, consiste surtout à recoloniser Gaza quand la Cisjordanie serait, elle, littéralement annexée.
L’idée d’un projet national palestinien est en péril. Nous ne pouvons pas faire comme si les bombes tombaient du ciel sans commanditaire. La paix avec les Israéliens est une nécessité, mais il faut cesser de donner carte blanche au premier ministre israélien, qui aurait dû être arrêté par les autorités françaises quand il a survolé le territoire national pour se rendre à Washington. Nombre de sanctions à disposition de la diplomatie française et européenne, comme l’accord d’association UE-Israël, peuvent également contribuer à faire pression sur Tel-Aviv pour qu’il cesse ses projets coloniaux.
Paris doit être du bon côté de l’histoire. La France a une voix qui porte et qui peut entraîner d’autres États, notamment en Europe. En parallèle des discussions diplomatiques, les forces populaires doivent faire résonner le message d’une France aux côtés des peuples et d’une paix juste et durable.

59 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix le 1er mai 2025 à Morlaix – Demandez le programme!

 

Printemps de la Palestine avec l’AFPS centre-Bretagne: demandez le programme

Le PCF Carhaix-Huegoat appelle au rassemblement pour l’état de droit du 12 avril 2025

 

Solidarité concrète: 6e vente de légumes du PCF Morlaix en 6 mois à La Vierge Noire ce 5 avril 2025

Solidarité concrète: manger sainement et local à petit prix

Notre 6e vente solidaire en 6 mois de bons légumes du GAEC terroirs de Roscoff de Gilles et Ronan Cabioch dont les champs et les serres sont basés à Roscoff et Plougoulm. Des légumes sains et de qualité à prix très doux, et à prix coûtant!

On vous attend rue Camille Langevin à la Vierge noire samedi 5 avril de 10h à 12h. 400 kg de légumes seront commandés et disponibles.

L’équipe du PCF Pays de Morlaix

Découvrez les noms des 10 premiers artistes et groupes programmés à la Fête de l’Humanité 2025, la 90e, les 12-13-14 septembre à la base 217 du Plessis-Pâté/ Bretigny-sur-Orge (Essonne)

LES PREMIERS NOMS DE LA FÊTE DE L’HUMANITÉ 2025 ️
Pour la 90ème édition, nous avons le plaisir d’accueillir l’icône punk américaine Patti Smith en format quartet, les mélodies sensibles d’Eddy de Pretto, les beats enragés d’ascendant vierge, mais aussi le rappeur engagé Fianso, l’émouvante Hoshi, la fanfare techno MEUTE, l’éclectique Adé, la poésie d’Aliocha Schneider, la formation exceptionnelle des Ogres de Barback & La Rue Kétanou et le collectif jordano-palestinien 47Soul.
Offre de lancement disponible jusqu’au 17 avril https://fetehumanite.seetickets.com/content/billetterie
Places à vendre 45 euros pour les 3 jours auprès des militants communistes et sections communistes du Finistère.

Réunion des élu.e.s communistes du Finistère ce samedi 29 mars 2025 à Brest

Réunion des élu.e.s communistes du Finistère cet après-midi rue Henri Moreau à Brest au local de la fédération PCF.

Nous étions une douzaine de présents ce samedi 29 mars, et de nombreux élu.e.s étaient excusé.e.s.

Nous comptons dans le Finistère 60 élu.e s communistes, 20 adjoints et vice-présidents d’agglomération, 1 maire d’une commune associée, 1 maire de quartier et un maire adjoint de quartier, 3 conseillers départementaux, et une conseillère régionale, et des partages d’expérience sur nos mandats, ainsi qu’une projection sur les prochaines municipales dans les communes finistériennes, et les élu.e.s communistes tout comme la fédération du PCF Finistère veulent une gauche unie dans sa diversité pour réussir les prochaines échéances municipales de mars 2026 et répondre aux besoins de la population.

Prochaine réunion des élu.e.s communistes finistériens le mercredi 4 juin à 14h30 suivie d’une conférence de presse à 16h30.

Avec Gildas Priol, conférence sur Missak et Mélinée Manouchian et la Résistance brestoise ce mardi 25 mars à 18h – dans les locaux du PCF rue Berger à Brest

Inauguration de la rue « Mélinée et Missak Manouchian, résistante et résistant » à Brest samedi 22 mars

Inauguration de la rue « Mélinée et Missak Manouchian, résistante et résistant » à Brest samedi 22 mars
RDV à l’angle du 15, rue Coat ar Gueven
Samedi 22 mars 2025 à 11h
Hommage à ces combattants antifascistes, FTP-MOI, morts pour la liberté. Leur mémoire est un combat d’aujourd’hui.

Mobilisation générale pour combattre le racisme et l’extrême-droite, conquérir l’égalité, manifestons dans le Finistère le samedi 22 mars! – PCF

Le racisme divise, la lutte rassemble – le MJCF 29 et l’UEC Finistère appellent à participer aux manifestations contre l’extrême-droite et le racisme le samedi 22 mars

Le racisme divise, la lutte rassemble !
Le libéralisme n’est qu’un marche pied de l’extrême droite et de ses idées. Plus que jamais, l’état de droit est menacé.
Né.e d’ici ou d’ailleurs, il ne suffit pas de ne pas être raciste, il faut être anti raciste. Une seule solution, un antiracisme de classe 
Soyons nombreuses et nombreux dans la rue ce samedi 22 mars. Face à l’extrême droite, on s’organise, on répond, et on gagne

Nos camarades de la section de Crozon-Châteaulin-Pont de Buis présents sur le marché de Pleyben ce samedi 15 mars

5 de nos camarades du PCF, section de Crozon-Chateaulin-Pont de Buis sur le marché de Pleyben ce matin avec vente de l’humanité et distribution d’un tract. Avec Christian Beaumanoir, Michèle Lemesle, Catherine Flageul…

Conseil départemental du Finistère du 6 mars 2025: interventions des conseillers départementaux communistes

 

Depuis juillet 2021, il y a 3 élu.e.s communistes dans le groupe Finistère et Solidaires au Conseil départemental du Finistère: Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais, Ismaël Dupont. Voici nos interventions au Conseil départemental du 6 mars 2025 sur le vote du budget.

Intervention Séance Plénière du 6 mars – Sport – Isabelle Maugeais, élue départementale du Canton de Pont-de-Buis (intervention travaillée avec Jacqueline Héré, élue départementale du canton de Morlaix)

M le Président , chers collègues,

Comme les années précédentes notre groupe ne peut se satisfaire de votre manière de distribuer les subventions de 5 euros par adhérent aux clubs sportifs.

Saupoudrer le soutien départemental uniquement au regard du nombre d’adhérents est une solution simpliste qui ne tient aucun compte de la réalité de la vie des clubs, qui ne fait pas levier pour développer les pratiques sportives.

Nous nous répétons : comment développer la pratique des femmes ? des Finistériens en situation de handicap ? des personnes en insertion ?

Nous sommes à mi-mandat, il est possible de faire évoluer le soutien du Département au sport.

Notre Proposition : Développer une politique sportive construite autour de trois piliers :

la solidarité,

l’inclusion et

l’éco-responsabilité,

une politique sportive également en faveur de l’égalité Femmes Hommes,sensibilisant autour des incivilités et de la prévention des violences dans le sport.

Nous avions proposé lors du DOB que l’aide soit par exemple doublée pour le handisport et le sport adapté, d’étendre l’aide aux actions de sport santé : qu’en est-il ?

Les études montrent que les politiques publiques permettant de développer la pratique sportive sont des investissements, qui préviennent d’autres dépenses publiques.

Le sport est un enjeu de société et mérite mieux que des subventions versées simplement au nombre d’adhérents.

 

Depuis juillet 2021, il y a 3 élu.e.s communistes dans le groupe Finistère et Solidaires au Conseil départemental du Finistère: Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais, Ismaël Dupont. Voici nos interventions au Conseil départemental du 6 mars 2025 sur le vote du budget.

Intervention Séance Plénière du 6 mars – Sport – Isabelle Maugeais, élue départementale du Canton de Pont-de-Buis (intervention travaillée avec Jacqueline Héré, élue départementale du canton de Morlaix)

M le Président , chers collègues,

Comme les années précédentes notre groupe ne peut se satisfaire de votre manière de distribuer les subventions de 5 euros par adhérent aux clubs sportifs.

Saupoudrer le soutien départemental uniquement au regard du nombre d’adhérents est une solution simpliste qui ne tient aucun compte de la réalité de la vie des clubs, qui ne fait pas levier pour développer les pratiques sportives.

Nous nous répétons : comment développer la pratique des femmes ? des Finistériens en situation de handicap ? des personnes en insertion ?

Nous sommes à mi-mandat, il est possible de faire évoluer le soutien du Département au sport.

Notre Proposition : Développer une politique sportive construite autour de trois piliers :

la solidarité,

l’inclusion et

l’éco-responsabilité,

une politique sportive également en faveur de l’égalité Femmes Hommes,sensibilisant autour des incivilités et de la prévention des violences dans le sport.

Nous avions proposé lors du DOB que l’aide soit par exemple doublée pour le handisport et le sport adapté, d’étendre l’aide aux actions de sport santé : qu’en est-il ?

Les études montrent que les politiques publiques permettant de développer la pratique sportive sont des investissements, qui préviennent d’autres dépenses publiques.

Le sport est un enjeu de société et mérite mieux que des subventions versées simplement au nombre d’adhérents.

 

Depuis juillet 2021, il y a 3 élu.e.s communistes dans le groupe Finistère et Solidaires au Conseil départemental du Finistère: Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais, Ismaël Dupont. Voici nos interventions au Conseil départemental du 6 mars 2025 sur le vote du budget.

Intervention Séance Plénière du 6 mars – Sport – Isabelle Maugeais, élue départementale du Canton de Pont-de-Buis (intervention travaillée avec Jacqueline Héré, élue départementale du canton de Morlaix)

M le Président , chers collègues,

Comme les années précédentes notre groupe ne peut se satisfaire de votre manière de distribuer les subventions de 5 euros par adhérent aux clubs sportifs.

Saupoudrer le soutien départemental uniquement au regard du nombre d’adhérents est une solution simpliste qui ne tient aucun compte de la réalité de la vie des clubs, qui ne fait pas levier pour développer les pratiques sportives.

Nous nous répétons : comment développer la pratique des femmes ? des Finistériens en situation de handicap ? des personnes en insertion ?

Nous sommes à mi-mandat, il est possible de faire évoluer le soutien du Département au sport.

Notre Proposition : Développer une politique sportive construite autour de trois piliers :

la solidarité,

l’inclusion et

l’éco-responsabilité,

une politique sportive également en faveur de l’égalité Femmes Hommes,sensibilisant autour des incivilités et de la prévention des violences dans le sport.

Nous avions proposé lors du DOB que l’aide soit par exemple doublée pour le handisport et le sport adapté, d’étendre l’aide aux actions de sport santé : qu’en est-il ?

Les études montrent que les politiques publiques permettant de développer la pratique sportive sont des investissements, qui préviennent d’autres dépenses publiques.

Le sport est un enjeu de société et mérite mieux que des subventions versées simplement au nombre d’adhérents.

PCF Finistère : 104 adhésions en 2 ans, entre 2023 et 2024

 

Il y a eu en 2024 47 adhésions au PCF Finistère

Et en 2023, année de la bataille contre la réforme des retraites, 57 adhésions.

soit 104 adhésions entre 2023 et 2024

Depuis le 1er janvier 2025, nous en sommes à 13 adhésions en 3 mois!

On continue la bataille du renforcement.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF et Jean-Paul Cam, membre de l’exécutif départemental chargé de l’organisation et de la relation aux nouveaux adhérents.

Le 20 mars, les retraité.e.s se mobilisent pour la reconquête de la sécurité sociale à Pontivy

La fédération du PCF du Finistère appelle les retraité.e.s et retraitables à se mobiliser jeudi 20 mars et à participer à la manifestation régionale à l’appel de neuf organisations syndicales et associations de retraités.

La situation sociale des retraité-e-s se dégrade fortement depuis plusieurs décennies en raison du travail de sape mené par les gouvernements successifs. La pauvreté se développe et se posent les questions de santé, de logement, d’accès aux soins et aux services publics. Une opposition systématique est entretenue entre jeunes et retraité-e-s, retraité-e-s et salarié-e-s et même entre retraité-e-s car il y aurait des retraité-e-s aisé-e-s avec une pension mensuelle de 2000 €.
Nous constatons également que depuis des mois, les retraité-e-s sont accusé-e-s de tous les maux, responsables d’une grande partie de la dette du pays et du prétendu « déficit de la Sécurité sociale».
Cela revient à oublier rapidement les milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, ainsi que les aides publiques massivement versées à ces mêmes entreprises, sans aucune contrepartie en termes d’emploi, de formation professionnelle ou de revalorisation des salaires.
Rappelons que 60% des retraité-e-s perçoivent une pension inférieure au SMIC, 31% des retraité-e-s reçoivent moins de 1 000 € par mois;
Nous ne devons qu’au vote de la motion de censure que les pensions aient été enfin revalorisées de 2.2% au 1er janvier, mais les retraités sont sous la menace de la suppression des 10% d’abattement pour le calcul de nos impôts et de l’alignement du taux de CSG sur celui des actif·ves


Une réforme pour une bonne retraite est possible et nécessaire

Les communistes appellent à agir pour  l’augmentation immédiate de 10 % de toutes les pensions et pour une loi pour rétablissant  la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75 % du revenu net d’activité

Des déplacements en car sont prévus , inscrivez vous auprès des Unions locales des syndicats

À Brest : départ à 8 h de la Maison du Peuple, 2, place Edouard-Mazé, passages au Géant (arrêt de bus Villeneuve), puis Leclerc Plougastel-Daoulas, passage à Châteaulin – Le Pouillot à 8 h 45.

À Morlaix : départ à 8 h 40, arrêt de bus Carrefour Saint-Martin-des-Champs, passage à Huelgoat 9 h 10, zone de covoiturage de Menez-Braz et Carhaix, maison des syndicats, à 9 h 35.

À Quimper : départ du parking Penvillers à 9 h. Inscriptions/contact : usrcgt29@orange.fr ; tél. 02 98 44 37 55.

 

 

Le 20 mars, les retraité·es se mobilisent pour la reconquête de la sécurité sociale
Toutes et tous à Pontivy, le 20 mars à 11h ! Départ collectif à 9h30 de Carhaix. Maison des Syndicats
Pour le développement de notre protection sociale
Pour la revalorisation de 10% immédiatement des pensions,
+ 300€ pour les petites pensions

 

 

Communiqué du PCF Finistère: 22 mars, combattre le racisme, conquérir l’égalité: Manifestons dans tout le Finistère.

Communiqué du PCF Finistère:
22 mars, combattre le racisme, conquérir l’égalité
Manifestons dans tout le Finistère.
Brest 14 h 30 Place de la Liberté.
Crozon 10 h 30 Place de la Mairie.
Morlaix 14 h Place de la Résistance
Quimper 15 h Place St Corentin
Venu·e·s d’ailleurs, l’égalité des droits c’est pour toutes et tous ! » :
c’est le mot d’ordre qu’ont choisi les associations antiracistes, de défense des droits humains et les organisations syndicales pour appeler à des manifestations ce samedi 22 mars dans tout le pays.
Cet appel s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale (21 mars) qui marque l’anniversaire du massacre de Sharpeville en Afrique du Sud, quand la police tua 69 personnes lors d’une manifestation contre l’apartheid.
C’était en 1960.
Aujourd’hui en France, les paroles et les actes racistes sont en forte augmentation, et vont de pair avec la persistance d’un haut niveau de discrimination, notamment à l’embauche et au travail.
Nous saluons à ce titre l’initiative inédite des huit grandes organisations syndicales qui lanceront le 21 mars une grande campagne unitaire contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie en direction du monde du travail.
La xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et les discriminations sont des armes de division massive qui alimentent les fractures et permettent aux idéologies identitaires et à l’extrême droite de progresser partout. Une progression aujourd’hui largement permise par la parole même du Premier ministre, quand il évoque la « submersion migratoire », ou par les actes du ministre de l’Intérieur dont la circulaire dangereuse doit être abrogée.
Fabien Roussel déclarait récemment : « Quand tout est fait pour nous diviser en fonction de notre couleur de peau, de notre religion, de notre lieu d’habitation – urbains versus ruraux –, quand certains à gauche ne proposent rien d’autre que le chaos, le travail doit être le socle du rassemblement. »
Nous inscrivons ainsi notre lutte contre le racisme dans une perspective indissociable du combat de classe pour la justice sociale et intimement liée à la bataille universaliste pour l’égalité. Elle est celle de la République qui refuse de distinguer les êtres humains, quelle que soit leur nationalité, en fonction de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur religion.
Nous combattons le racisme et la xénophobie qui demeurent des ressorts majeurs de la progression de l’extrême droite en alimentant le rejet des immigrés et en portant le principe de « priorité nationale », clé de voûte du programme du RN. Nous combattons avec autant de force la haine antijuive, qui a conduit dans notre pays à l’affaire Dreyfus et à la collaboration avec le génocide hitlérien. Et parce que nous savons que la dynamique de l’extrême droite et des idéologies identitaires se nourrit de la crise économique et sociale, nous voulons remettre la question du travail au centre de la bataille politique et amplifier notre mobilisation pour une nouvelle industrialisation et pour le développement des services publics.
Samedi 22 mars, soyons très nombreux aux côtés des victimes du racisme, avec les associations et les syndicats, et les autres partis politiques de gauche, pour conquérir l’égalité !
Fédération du Finistère du PCF, 
 
Communiqué du 17 mars 2025

Intervention d’Ismaël Dupont au Conseil National du PCF le 15 mars 2025

Intervention d’Ismaël Dupont au Conseil National du PCF le 15 mars 2025

Mon intervention au Conseil National du PCF samedi 15 mars 2025, dans l’échange du matin suite au rapport de Fabien Roussel sur la situation internationale.
Ismaël Dupont (membre du cn PCF, secrétaire de la federation du Finistère):
Le débat est intéressant et je partage notamment le contenu des propos d’Ozer, de Hoël, de Nathalie, Amar et Cécile.
Je voudrais soulever trois points dans mon intervention.
Pour le premier, je me fais le porte-voix d’un camarade du Finistère qui interroge le sens de la présence du parti et de ses porte-paroles et militants sur le réseau social X détenu par le milliardaire d’extrême-droite Elon Musk, principal soutien de Trump. Je n’ai pas de réponse définitive et catégorique à la question mais il faut se la poser: Peut-on combattre l’extrême-droite en s’exprimant sur les médias de l’ennemi? Est-ce nous qui les utilisons ou eux qui nous utilisent? Ne les légitime t-on pas en même temps qu’on espère progresser dans le rapport de force politique en s’exprimant dessus parce qu’ils sont suivis? Cela vaut aussi pour interroger notre expression dans les médias de Bolloré ou d’autres milliardaires d’extrême-droite.
Le deuxième point concerne le projet de déclaration du PCF sur la situation internationale. Je suis en accord avec celle-ci globalement mais je trouve qu’on ne va pas assez fort, qu’on ne laisse pas assez de place, qu’on ne va pas assez loin, à la hauteur de ce qui se passe actuellement, sur l’écrasement des aspirations nationales et du droit à l’existence du peuple palestinien.
Pourquoi ne dénonçons-nous pas clairement le projet israélien d’annexion de la Cisjordanie? On a assisté il y a quelques jours à l’évacuation complète en quelques heures, sous la menace de la mort, de 40 000 réfugiés dans 3 camps de réfugiés à Tulkarem, Nur Shams, Jénine, pour que l’armée israélienne puisse détruire à son aise les infrastructures et les maisons, une fois de plus, le but étant de briser la résistance morale de la jeunesse palestinienne et de rendre la vie dans les camps de réfugiés et en Cisjordanie proprement invivable. Demain ce sera probablement Jalazone, Balata, El Arroub, ou d’autres camps de réfugiés avec lesquels nos communes françaises ont des jumelages, des partenariats de solidarité, souvent initiés par l’AJPF et des élus communistes ou progressistes. Et on en parle pas. Depuis octobre 2023, en dehors des dizaines de milliers de morts à Gaza et de la destruction complète de l’enclave palestinienne, c’est près d’un millier de jeunes qui ont été tués en Cisjordanie, majoritairement dans les camps de réfugiés. Le nettoyage ethnique de la Palestine, c’est aussi l’expulsion des bédouins de Cisjordanie, dans la vallée du Jourdain et au sud d’Hébron. C’est la torture systématisée et documentée contre les prisonniers politiques palestiniens, détenus arbitraires et sans procès équitable le plus souvent. C’est l’hallucinant projet de l’administration américaine qui après avoir détruit Gaza en livrant en continu ses armes de mort à Netanyahou ambitionne de transformer Gaza en Riviera de la Méditerranée orientale, avec il y a deux jours une proposition abjecte faite à des pays africains pour déporter la population palestinienne de Gaza au Soudan ou en Somalie. Dans ce contexte, il y a une vraie nécessité d’élever la voix, de soutenir la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanction contre Israël et son gouvernement de criminels de guerre et l’objectif d’arrestation et de jugement par la Cour Pénale Internationale de Netanyahou et de son état-major génocidaire.
Enfin, un troisième point. Dans le texte de déclaration il manque, je pense, et je rejoins ce qui a été dit sur la Françafrique battue en brèche, et il n’y a pas à le regretter, une référence à nos liens à restaurer avec les pays francophones, anciens peuples colonisés. Il faut retrouver une ambition forte pour la francophonie, des partenariats et des coopérations, la restauration de liens culturels et politiques, d’échanges universitaires, d’accès facilité au territoire, notamment avec les pays d’Afrique, et notamment avec l’Algérie. Nous devons dénoncer l’hystérie anti-algérienne portée par la droite, le gouvernement, et l’extrême-droite, comme l’a fait Ian Brossat dans un bon discours au Sénat, la menace de remise en cause des accords de 1968, ce discours de phobie de l’Algérie et des Algériens qui renvoie au refoulé colonial, au passé des crimes coloniaux qu’une partie de la société française ne veut pas voir en face. Nous avons une histoire singulière avec l’Algérie, plus grand pays francophone d’Afrique, un pays voisin, et des millions de citoyens qui ont une double origine et appartenance entre notre pays et l’Algérie… Nous ne pouvons laisser le conflit s’installer et se renforcer durablement entre nos deux pays.

Hommage à Mélinée et Missak Manouchian le samedi 22 mars à 11h à Brest – dévoilement de la plaque de la rue à Brest

Hommage à Mélinée et Missak Manouchian

Nous vous invitons au dévoilement de la plaque en hommage à Mélinée et Missak Manouchian, figures emblématiques de la Résistance.

 Samedi 22 mars
 À partir de 11h
15, rue Coat ar Gueven


Missak Manouchian, chef du groupe des FTP-MOI, et son épouse Mélinée, résistante et survivante, incarnent le combat pour la liberté et la justice. Leur engagement ne doit jamais être oublié.

Venez nombreux leur rendre hommage !

Ce même samedi 22 mars, la section communiste de Brest organise une conférence d’éducation populaire à 18h 6 rue Berger à Brest avec l’historien de la Résistance Gildas Priol sur la résistance communiste. 

Venez nombreux!

Groupe des élu.e.s communistes de Brest et Brest Métropole

Marche unitaire contre le racisme à Morlaix le samedi 22 mars à 14h place de la Résistance

 

Marche unitaire contre le racisme et l’extrême-droite Morlaix 22 mars 2025

Stoppons l’extrême droite et ses idées !
Partout dans le monde, l’extrême droite défend un projet raciste et ultralibéral. Dans les sommets internationaux auxquels participe le Rassemblement National, comme dans les discours d’Elon Musk, les saluts nazis sont de retour alors qu’on les croyait disparus à jamais.
En France, Le Pen et Bardella surfent sur le racisme pour combattre les difficultés économiques, lutter contre la précarité et assurer la domination des puissants. En Bretagne, leur présence dans les urnes et la sphère publique est de plus en plus forte et inquiétante. Leurs idées excluantes contaminent le gouvernement Bayrou, au sein duquel Retailleau ou Darmanin sont coutumiers des thèses frontistes. Ils s’appuient sur une offensive médiatique impulsée par les médias du groupe Bolloré et bénéficient d’une expression toujours plus grande dans la totalité des médias de grande écoute.
La violence de l’extrême droite est impunie. Retailleau comme Darmanin multiplient les sorties racistes et xénophobes mais ne disent rien quand des néonazis poignardent un homme en plein Paris, ne disent rien quand un élu est agressé par des fascistes à Cintré près de Rennes, ne disent rien quand les milices d’extrême droite du club le 1988 tabassent des jeunes en plein centre de Rennes.
Ça suffit !
Nous voulons vivre dans une société humaniste, solidaire et égalitaire, contre le racisme, l’exclusion et l’exploitation.
Mobilisons nous pour construire une riposte unie face à la menace de l’extrême droite.
Nous appelons toutes les citoyennes et citoyens à se rassembler contre l’extrême droite et ses ideées à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le racisme, le samedi 22 mars à 14h à Morlaix square de la Résistance.
Organisations signataires de l’appel :
Comité local NFP du Léon-Trégor, la Gauche indépendantiste, Génération s, les Ecologistes, la France Insoumise, PCF, MJCF, PS, UDB, UL CGT, UL Solidaires, Force Ouvrière 29, FSU, LDH, Morlaix Libertés, MNCP, les les Inemployables, l ‘AFPS du Pays de Morlaix, Morlaix Antifasciste, L’Amarrée, la Batouk, la Ral’Ko à l’Ouest…

André Chassaigne, « un monument de l’Assemblée et un militant » – Aurelien Soucheyre – L’Humanité, 15 mars 2025

André Chassaigne, « un monument de l’Assemblée et un militant »

Figure centrale du PCF et de l’Assemblée nationale, le chef de file des députés communistes a été élu vendredi 14 mars maire-adjoint, à Saint-Amand-Roche-Savine, dans son Puy-de-Dôme natal. Il prévoit de rendre fin mars son mandat parlementaire. Portrait d’un combattant de l’intérêt général.

Vendredi 7 mars 2025 à 10h45: Hommage à Pierre Sémard en gare de Brest

Ce vendredi 7 mars 2025 à 10h45 devant la stèle de la gare de Brest  aura lieu la traditionnelle commémoration d’hommage à Pierre Sémard.
 Livré par Vichy aux nazis, qui l’ont fusillé le 7 mars 1942 à la prison d’Évreux. Il a été Secrétaire Général de la fédération CGT des cheminots, et Secrétaire Général du Parti Communiste Français de 1924 à 1929.
Le devoir de mémoire et de transmission de la connaissance des faits est indispensable pour lutter contre l’oubli et les révisions de l’Histoire, qui marquent  aujourd’hui notre actualité politique et sociale.

A l’heure où l’extrême-droite progresse dangereusement en Europe et dans le monde, les communistes appellent à combattre  le racisme et la xénophobie qui demeurent des ressorts majeurs de sa progression  .

Alors qu’il coule dans les veines du continent européen un venin de couleur brune comme si aucune leçon n’avait été retenue de l’histoire, la section du pays de Brest du PCF appelle à rendre hommage à ceux qui se sont battus contre le fascisme et pour la paix.
Pierre SEMARD, fusillé le 7 mars 1942.
Pierre Sémard est né le 15 février 1887 à Bragny-sur- Saône dans une famille de cheminots. Devenu cheminot lui-même, Pierre Sémard s’engage activement dans le syndicalisme. Il devient le secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT en juin 1921, de la Fédération des cheminots CGTU après la scission, puis de nouveau avec la CGT réunifiée en 1936.
La famille Pierre Sémard habitait au 65 avenue Secrétan dans le 19èarrondissement où se trouve aujourd’hui un nouvel immeuble des HLM.
En 1939, à la déclaration de guerre, Pierre Sémard est réquisitionné comme cheminot et doit s’installer avec sa famille à Loches en Indre et Loire. C’est dans cette ville qu’il est arrêté, en octobre 1939, par le gouvernement de l’époque en vertu d’un décret qui interdit le Parti Communiste Français.
Alors que l’armée allemande envahit le pays, Pierre Sémard est maintenu en détention au camp de Gaillon dans l’Eure d’où les autorités de Vichy le livreront plus tard comme otage à l’occupant.
Durant sa captivité, Pierre Sémard, malgré son internement, réussit à garder le contact avec les syndicats clandestins, il sera un personnage-phare dans la mobilisation des Cheminots contre les nazis.
Il apporte ses conseils, rédige des appels au combat et dans sa dernier lettre avant d’être fusillé, il lance un ultime appel à ses amis cheminots :  » Je meurs avec la certitude de la libération de la France. Dites à mes amis cheminots qu’ils ne fassent rien qui puisse aider les nazis. Les cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront. Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà des vaincus et que la France saura poursuivre le bon combat ».
Les cheminots joueront un rôle considérable dans ce qu’on a appelé “la bataille du rail”.
Le 6 mars 1942, Pierre Sémard est transféré à la prison d’Évreux et remis le lendemain aux autorités allemandes pour être fusillé comme otage, le lendemain.
Juliette, l’épouse de Pierre Sémard, fut elle aussi arrêtée le 7 août 1941, elle avait assuré durant l’internement de son mari la liaison avec la direction clandestine des cheminots. Jugée le 5 janvier 1942, elle fut condamnée à 8 ans de travaux forcés. Déportée à Ravensbrück, elle fut rapatriée le 24 juin 1945.
Avec la complicité de son épouse, Pierre Sémard avait, jusqu’à son exécution, tenu une place considérable dans la direction de la Résistance cheminote. Cette place lui a été reconnue officiellement au titre de la Résistance Intérieure Française. Pierre Sémard est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Communiqué de la section PCF du Pays de Brest pour le 8 mars et la manifestation à 15h place de la liberté à Brest

La Journée internationale de lutte pour les droits des femmes nous rappelle les combats passés, présents et futurs pour l’égalité. Si des combats politiques ont permis des prises de consciences sociétales et des avancées sociales, l’égalité reste une utopie et peine à se réaliser concrètement. La reconnaissance des droits n’entraîne pas mécaniquement leur application effective.

La section du Pays de Brest du PCF appelle donc à la mobilisation la plus large de nos concitoyennes et concitoyens, des salarié·es, à l’occasion de cette journée de mobilisation et de grève féministe pour gagner l’égalité réelle ! Les communistes appellent toutes et tous à participer à la manifestation qui partira à 15 h samedi 8 mars de la place de Strasbourg .

Emplois mal rémunérés et dévalorisés, temps partiels imposés, difficile conciliation de la vie professionnelle et familiale, manque de structures de garde : le salaire des femmes reste inférieur d’un quart à celui des hommes, leur retraite de 40%.

Cette journée doit être l’occasion de porter fortement l’exigence de l’abrogation de la réforme des retraites. L’égalité salariale entre les femmes et les hommes, pourvoyeuse de près de 10 milliards d’euros de cotisations supplémentaires, permettrait de non seulement de financer l’abrogation de la réforme des retraites mais de contribuer au financement d’un droit à la retraite à 60 ans à taux plein à taux plein avec une pension à 75% du revenu net d’activité.

Preuve que, quand les femmes gagnent des droits, la société tout entière en bénéficie !

Premières employées et usagères des services publics, les femmes compensent les carences de l’État auprès des enfants, des personnes âgées ou en situation de handicap, au détriment de leur travail et de leur santé. En détruisant volontairement les services publics, les politiques libérales ont dégradé la vie des femmes.

À plus de 80%, elles assument seules la responsabilité des familles monoparentales, dont près de la moitié, en plus d’être stigmatisées, vivent sous le seuil de pauvreté.

Pathologies souvent considérées comme « psychologiques » ou devant être acceptées comme inhérentes à la condition féminine, errance médicale : leur santé est ignorée.

Leur droit fondamental à la sécurité n’est pas assuré : en danger permanent, justice ne leur est que rarement rendue. Violées, réfugiées, déplacées, emprisonnées, elles subissent les conséquences mortifères des guerres.

Au cours de l’Histoire, leur participation est déterminante dans les domaines culturels, scientifiques et artistiques. Pourtant, elles sont ignorées dans la mémoire collective. Nous devons leur rendre la place qui leur est due.

Nous refusons l’illusion d’une égalité acquise et appelons à une large mobilisation le samedi 8 mars prochain pour protéger des droits qui, nous le savons, ne sont pas acquis pour toujours et restent théoriques faute de moyens et de services publics.

Mobilisons-nous pour exiger des politiques publiques à la hauteur des enjeux féministes, comme la création d’un service public de la petite enfance pour permettre aux femmes de ne plus renoncer à leur travail, et donc à leur salaire ; ou encore la création d’un réel statut du foyer monoparental pour permettre à ces familles de vivre dignement.

 

TOUTES ET TOUS MOBILISÉ-ES À QUIMPER LE 8 MARS ! MARCHE AU DÉPART DE LA PLACE DE LA RÉSISTANCE À 15H. PCF Pays de Quimper

Ci-dessous l’appel de la section du PCF du pays de Quimper pour les mobilisations du 8 mars, avec de nombreuses initiatives à Quimper ce samedi, dont le rassemblement à 11h place St Corentin à l’appel de la CGT et la marche des syndicats et associations féministes qui partira à 15h de la place de la Résistance.

Bien solidairement,

Yvonne Rainero

TOUTES ET TOUS MOBILISÉ-ES À QUIMPER LE 8 MARS !
MARCHE AU DÉPART DE LA PLACE DE LA RÉSISTANCE À 15H.
C’est en 1910 à Copenhague que la militante révolutionnaire et féministe allemande Clara Zetkin lança l’idée d’une journée internationale pour les droits des femmes, journée fixée par la suite au 8 mars. Pour celle qui fut en 1918 l’une des fondatrices du parti communiste allemand et participa en 1920 à la naissance du parti communiste français au Congrès de Tours, la cause des femmes et celle des travailleurs se rejoignaient dans le combat pour l’émancipation humaine.
Plus d’un siècle plus tard, les luttes ont fait progresser les droits des femmes, mais beaucoup reste à faire dans les têtes et dans les actes pour l’égalité réelle, tandis que l’arrivée au pouvoir de Trump fait peser une ombre sinistre sur les droits et libertés.
Emplois mal rémunérés et dévalorisés, temps partiels imposés, difficile conciliation de la vie professionnelle et familiale, sont toujours le lot de beaucoup de femmes.
Le salaire des femmes reste inférieur d’un quart à celui des hommes, leur retraite de 40 %.
Les premières victimes des politiques d’austérité, des contre-réformes des retraites, de la dégradation des services publics, ce sont elles.
Pour elles aussi à 80 % la responsabilité des familles monoparentales, dont près de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté. Ce sont elles encore le plus souvent qui compensent les carences de l’État auprès des enfants, des personnes âgées ou en situation de handicap, au détriment de leur travail et de leur santé.
Leur droit fondamental à la sécurité n’est pas assuré et, trop souvent, justice ne leur est pas rendue.
Cette journée doit être l’occasion de porter fortement l’exigence de l’abrogation de la réforme des retraites et d’une nouvelle loi pour le retour à la retraite à 60 ans à taux plein; de la revalorisation des statuts et des salaires des métiers à prédominance féminine ; de services publics de qualité ; d’un réel statut du foyer monoparental ; d’une loi cadre et un budget de 3 milliards d’euros pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes.
Quand les femmes gagnent des droits, c’est la société tout entière qui en bénéficie !
La section du parti communiste du pays de Quimper apporte son soutien à toutes les initiatives prises à l’occasion du 8 mars et appelle à se mobiliser pour leur réussite, et à se retrouver nombreuses et nombreux dans la marche organisée par les syndicats et associations féministes qui partira à 15h samedi 8 mars de la place de la Résistance à Quimper.

Communiqué du PCF Finistère : Mobilisation étudiante à Brest: pour le dialogue et la prise en compte des revendications

AG du PCF Finistère à Kernevel le 1er mars 2025 – Les communistes se souviennent de Marie Mahé (Ouest-France, 3 mars 2025)

Ouest-France, 3 mars 2025 – article suite à notre AG du PCF finistère à Kernevel samedi 1er mars. Les communistes se souviennent de Marie Mahé, première femme élue maire dans le Finistère, à Kernevel, il y a 80 ans, à Kernevel, en 1945, et elle était résistante et communiste.

Belle AG du PCF Finistère à Kernevel ce 1er mars en présence de + 60 camarades ce samedi 1er mars 2025 (Photos Daniel Laporte, Hervé Ricou)

Belle AG du PCF Finistère à Kernevel ce 1er mars en présence de + 60 camarades ce samedi 1er mars. 

Un excellent débat de fond, profond et fraternel introduit par la présentation de la feuille de route des communistes adoptée lors de la conférence nationale du 14 décembre dernier et de ses dix axes de travail.

Des débats très riches sur la bascule du monde et de l’Europe vers le fascisme, les responsabilités de rassemblement du Parti communiste, la résistance à l’extrême-droite, l’internationalisme et la politique de paix et de défense, sur le travail, la culture, et l’éducation populaire, l’efficacité de nos campagnes politiques en direction des classes populaires et du monde du travail, la défense des services publics, de l’accessibilité ferroviaire, de l’école publique, la préparation des municipales, la Région Bretagne et le Département du Finistère, la vie de nos collectivités et de nos sections.

Photos Daniel Laporte et Hervé Ricou

Contre la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme, gagnons l’égalité des droits ! – PCF, 3 mars 2025

 

Alors que depuis trois décennies, la tolérance à l’égard des « minorités » n’a cessé d’augmenter dans la société française, le dernier rapport annuel sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de la CNCDH révèle une inquiétante montée de l’intolérance et même de la haine à l’égard de nos concitoyens juifs et musulmans tout particulièrement.

Sur les deux dernières années, les actes et paroles antisémites n’ont jamais été aussi importants depuis la Deuxième Guerre mondiale. Dans le même temps, la très forte augmentation des actes racistes va de pair avec la persistance d’un haut niveau de discriminations, notamment au travail (à l’embauche, dans l’exercice des missions, dans l’évolution de carrière…). Phénomène nouveau : l’utilisation croissante des logiciels d’IA dans la sélection des candidatures et l’« ubérisation » du travail alimentent la discrimination dans le monde du travail.

La xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et les discriminations font partie de ces armes de division massive qui alimentent les fractures et permettent aux idéologies identitaires et à l’extrême droite de progresser partout. Cette progression est aujourd’hui largement permise par la parole même du Premier ministre, quand il évoque la « submersion migratoire » ou par les actes du ministre de l’Intérieur dont la circulaire dangereuse doit être abrogée.

Nous inscrivons résolument notre bataille contre le racisme dans une perspective indissociable de notre combat pour la justice sociale et intimement liée à la bataille universaliste pour l’égalité. Elle est celle de la République qui refuse de distinguer les êtres humains, quelle que soit leur nationalité, en fonction de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur religion.

Nous combattons le racisme et la xénophobie qui demeurent des ressorts majeurs de la progression de l’extrême droite en alimentant le rejet des immigrés et en portant le principe de « priorité nationale », clé de voûte du programme du RN. Nous combattons avec autant de force la haine antijuive, qui a conduit dans notre pays à l’Affaire Dreyfus et à la collaboration avec le génocide hitlérien. Et parce que nous savons que la dynamique de l’extrême droite et des idéologies identitaires se nourrit de la crise économique et sociale, nous voulons remettre la question du travail au centre de la bataille politique et amplifier notre mobilisation pour une nouvelle industrialisation et pour le développement des services publics.

Fabien Roussel déclarait récemment : « Quand tout est fait pour nous diviser en fonction de notre couleur de peau, de notre religion, de notre lieu d’habitation – urbains versus ruraux –, quand certains à gauche ne proposent rien d’autres que le chaos, le travail doit être le socle du rassemblement ».

Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité active à toutes les forces qui luttent contre le racisme et l’antisémitisme, contre les discriminations, pour l’égalité des droits et soutient l’appel « Né.e.s ici ou venu.e.s d’ailleurs, l’égalité des droits c’est pour toutes et tous ! Uni.e.s contre le racisme ! », initié par les associations antiracistes et de défense des droits humains, avec les organisations syndicales. Nous appelons à participer partout aux initiatives, rassemblements et manifestations, organisées dans ce cadre le samedi 22 mars 2025, pour la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

À cette occasion, nous exigeons :

  • La régularisation de tous les travailleuses et travailleurs sans-papiers ;
  • L’inéligibilité systématique des personnes condamnées pour racisme et antisémitisme ;
  • Des pouvoirs nouveaux pour les salariés et des moyens renforcés pour l’inspection et la médecine du travail, pour leur permettre de lutter efficacement contre toutes les formes de racisme et de discriminations dans les entreprises et les administrations ;
  • Des moyens renforcés pour la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) ;
  • Une réelle prise en compte et mise en œuvre des recommandations de la CNCDH.

Paris, le 3 mars 2025
Parti communiste français