Rassemblement pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix/Roscoff
le samedi 7 février 2026 à 11h30
devant la gare de Morlaix
Nous sommes tous conscients des conséquences des émissions de gaz à effet de serre sur le réchauffement et le dérèglement climatique dont plus de 30% sont dus aux transports.
Le développement du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises constitue une véritable alternative notamment si elle est coordonnée en complémentarité des autres modes.
A l’heure où cela devient une évidence, les conséquences de la loi de 2018 modifiant la structuration de l’entreprise historique SNCF et généralisant l’ouverture à la concurrence, déstructurent le système ferroviaire en le morcelant.
Mais cette mauvaise loi entraîne aussi des conséquences sur le financement du système ferroviaire et ses infrastructures qui repose de plus en plus sur les régions, les métropoles et les collectivités locales, alors que l’Etat tend à se désengager. Cela est-il pérenne ?
Car ce sont donc les contribuables, qu’ils soient usagers ou pas, qui in fine, financent le maintien et/ou le développement du réseau.
Dès lors, à l’aune de l’ouverture d’un cycle électoral déterminant à bien des égards pour l’avenir des citoyen.ne.s, salarié.e.s, retraité.e.s et privé.e.s d’emploi mais aussi pour l’industrie et l’agriculture sur notre péninsule bretonne, l’avenir et le développement du réseau ferroviaire et de son exploitation revêt un sujet de première importance.
Car si le Conseil Régional a pris des engagements sur le développement du transport voyageurs et marchandises y compris à travers le CPER sur des études d’ouverture ou de réouverture de lignes, leur concrétisation prenant du retard, conduit chaque jour à davantage dégrader notre réseau routier.
Alors que l’étude de mobilité menée en 2018 entre Morlaix et Roscoff démontre un potentiel de 230 000 voyages et que nombre d’élu.es se sont exprimé.e.s en faveur de la réouverture d’une ligne ferroviaire capable de répondre aux besoins de transport voyageurs et marchandises, nous considérons que cet axe constitue un « cas d’école » car intégrant des potentiels de complémentarité avec le transport routier et maritime, ouvrant la voie vers d’autres territoires.
C’est pour en débattre, ainsi que des autres projets ferroviaires portés par des Associations mais aussi les cheminots, que le Comité Régional CGT, le Secteur Fédéral CGT des Cheminot.e.s de Bretagne et l’Union Départementale CGT du Finistère vous invitent devant la gare de MORLAIX le samedi 07 février 2026 à 11h30.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’organisation d’Etats Généraux de l’Industrie et de l’Environnement initiée par le Comité Régional CGT en Bretagne et l’interpellation des présidents de régions par la Fédération CGT des Cheminots en juin dernier.
Au regard de l’importance de cette initiative, Thierry NIER, Secrétaire de la Fédération CGT des Cheminots et Laurent BRUN, Administrateur de la Confédération Générale du Travail et ancien Secrétaire de la Fédération CGT des Cheminots, nous ferons l’honneur de leur participation, de même que différentes associations d’usagers et citoyennes, ainsi que des élu.e.s mais aussi des candidat.e.s lors des prochains scrutins.
Une restauration sera prévue sur place et l’initiative devrait se conclure aux alentours de 15h00.
La France face à son histoire… au miroir de l’Algérie.
Des millions de français ont un lien avec l’Algérie, de près ou de loin. Cette guerre terrible de décolonisation de 8 ans a fait 28 000 morts côté français, au moins 400 000 à 500 000 côté algérien.
Ce mardi 27 janvier 2026, nous avons vécu une passionnante et précieuse conférence sur la conquête et la guerre d’Algérie, le choix de l’insoumission et du refus, la mémoire de cette guerre, de l’historien Tramor Quemeneur, président pour la partie française de la commission mixte d’historiens franco-algérienne, pour le premier des Mardis de l’éducation populaire de l’année 2026.
Le local du PCF était bien rempli avec plus de 40 participants à cette conférence- débat (malgré une publicité minimaliste de la presse). Avec pondération, sens de la nuance, sans langue de bois, l’historien Tramor Quemeneur, auteur d’une thèse remarquée sous la direction de Benjamin Stora sur l’insoumission pendant la guerre d’Algérie, nous a éclairés sur les enjeux mémoriels autour de la conquête et de la guerre de l’Algérie.
Cette conférence s’est prolongée au bout d’une heure et demi d’intervention très complète de Tramor Quemeneur, l’enfant du pays, dont c’était la première conférence à Morlaix sur son sujet de thèse et de spécialité historique, lui qui a écrit déjà pas loin de 10 livres, dont le plus connu s’est vendu à 55 000 exemplaires (Algérie, 1954-1962: Lettres, carnets, et récits des Français et des Algériens dans la guerre, aux éditions Les Arènes, écrit avec Benjamin Stora), par une heure de questions et de témoignages jusqu’à 20h30, avec notamment le témoignage de Michel Marzin qui s’engagea avec courage comme appelé du contingent contre le putsch des officiers ultras jusqu’au-boutistes de l’Algérie française, mais aussi le témoignage de plusieurs autres participants sur les traumas, les relations franco algériennes, le rôle et les mots d’ordre du PCF et du Parti communiste algérien à l’époque par rapport à la paix et l’indépendance, l’état de l’opinion pendant la guerre d’Algérie, les conséquences et prolongements politiques pour le gauche et le droite française, le rôle de l’enseignement de l’histoire de la guerre d’Algérie, de sa place dans les programmes scolaires, de séries générales, technologiques, et professionnelles, la désagrégation de notre relation à l’Algérie, les passions politiques qu’elle suscite, elle et la mémoire de cette sale guerre, etc.
Un immense merci à Tramor Quemeneur et tous les participants de ce beau et précieux moment d’éducation populaire et d’éclaircissement comme d’approfondissement d’une question douloureuse qui continue de travailler la mémoire collective.
Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos et son diaporama!
Merci à Jean-Yves Quemeneur son oncle, et à Anne Guillou de nous avoir mis en relation avec Tramor Quemeneur.
Prochaines conférences des Mardis de l’éducation populaire:
– le mardi 17 février, 18h: Greg Oxley sur la poussée de l’extrême-droite, du nationalisme et de l’autoritarisme dans le monde, notamment en occident et dans les pays anglo-saxons
– le mardi 31 mars, 18h: Morgane Le Guyader sur la Colombie du président Petro et l’expérience politique de la gauche dans ce pays
Le Parti communiste du pays de Morlaix a pris l’habitude d’organiser des ventes de légumes à prix coûtants dans différents quartiers de Morlaix. La prochaine a lieu samedi 17 janvier 2026, de 10 h à 12 h, dans le quartier Kerfraval.
400 kg de légumes seront mis en vente, provenant de producteurs de Roscoff, de Plougoulm et de l’Île-de-Batz, à des prix très modiques , indique le PCF. Sur les étals, les habitants pourront retrouver des pommes de terre charlotte, bintje, grenailles charlotte, des oignons rosés ou rouges, des échalotes, des poireaux, des carottes, des navets boule d’or, des gros choux-fleurs, des betteraves crues et cuites, du butternut… La vente est ouverte à tous.
Mardi de l’éducation populaire du PCF Pays de Morlaix » la Guerre d’Algérie. L’engrenage de la violence, le refus de la guerre, la mémoire et l’empreinte » Mardi 27 janvier à 18h avec Tramor Quemeneur, historien spécialiste de la guerre d’Algérie, de l’Algérie coloniale et de l’insoumission. Secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d’historiens (pour la partie française). Auteur d’une thèse en 2007 sous la direction de Benjamin Stora (Une guerre sans « non »? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), Tramor Quemeneur est l’auteur du « Dictionnaire de la guerre d’Algérie », de « Vivre en Algérie. Du XIXe au XXe siècle », de « La guerre d’Algérie en direct », de « Algérie : 1954-1962 – lettres, carnets et récits des français et des algériens dans la guerre ».
Guide conférencier passionné d’histoire, Greg Oxley est animateur du groupe marxiste La Riposte, militant parisien du PCF d’origine anglaise. Il est déjà venu 3 fois animer des passionnantes conférences des mardis de l’éducation populaire à Morlaix sur La Révolution française, Marx, la Commune de Paris.
Aux États-Unis, une politique internationale agressive – l’attaque contre le Venezuela et la menace d’invasion du Groenland – va de pair avec une politique intérieure autoritaire et ouvertement raciste.
Dotée d’un budget de 75 milliards de dollars, une puissante une milice nommée ICE a été envoyée dans plusieurs grandes villes, faire chasser et persécuter des « migrants », en règle ou pas. À Minneapolis, la brutalité d’ICE a coûté la vie à Renee Nicole Good, une mère de 37 ans. Partout où ICE sévit, il y a des arrestations sauvages, des blessés graves, des enfants brusquement séparés de leurs parents, des localités plongées dans le chaos. Les méthodes violentes de l’administration Trump ont provoqué ce qui est sans doute le plus grand mouvement de résistance populaire depuis l’époque du mouvement des droits civiques et de la guerre au Vietnam.
En Europe, également, nous faisons face à la montée du nationalisme, de la xénophobie et de l’autoritarisme. Le raciste notoire Nigel Farage, dont le parti est donné favori pour emporter les prochaines élections législatives au Royaume-Uni, a déclaré au lendemain du meurtre de Mme Good son intention de créer une version britannique d’ICE. En France, on risque de voir le RN au pouvoir.
Comment expliquer que l’autoritarisme et le nationalisme gagnent du terrain et comment les combattre ?
Un peu plus d’une soixantaine de personnes ont participé à ce rassemblement à l’appel de 14 organisations ce 15 janvier.
Ismaël Dupont, Fabris Cadou, Sébastien Menes, et Pascal Roméas ont lu à plusieurs voix un texte commun du collectif d’organisation pour ce rassemblement contre l’agression du Venezuela et l’impérialisme de Trump, et pour la défense du droit international.
Photos Fabris Cadou, Ismaël Dupont, Julie Mathieu
Stop à l’agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela !
Rassemblement à Morlaix, place des Otages, 17h 30 le jeudi 15 janvier 2026
Par un communiqué commun et un appel à ce rassemblement citoyen, nos organisations ont il y a dix jours d’appeler à ce rassemblement pour prendre la mesure du danger représenté par la politique de Trump et la nécessité de défendre la Paix et le droit international, ainsi qu’une politique non alignée par rapport aux Etats-Unis qui se comportent aujourd’hui en puissance impérialiste et belliqueuse.
Ces organisations sont :
Pour les partis politiques : Le Parti communiste français, La France Insoumise, la Gauche indépendantiste bretonne, Les écologistes EELV, le Parti socialiste, Génération.S, NPA-Anticapitaliste
Pour les syndicats : La FSU, la CGT, Solidaires
Pour les associations : Le Mouvement de la Paix, Morlaix-Wavel, Morlaix-Libertés, Ligue des Droits de l’Homme.
Merci à tous d’avoir répondu à cet appel. Notre mobilisation commune par delà nos différences et le nombre de signataires de cet appel dit notre inquiétude et notre préoccupation partagée face à un climat de violence et de brutalisation des relations internationales.
Nous aurions dû nous réunir il y a une semaine, le 8 janvier, 5 jours après l’enlèvement du chef d’Etat du Venezuela Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, mais nous avons préférer annuler le rassemblement en raison de l’alerte tempête.
Du coup, ce rassemblement intervient assez tard mais nous avons tout de même décidé de le maintenir car le danger représenté par Trump et plus généralement par le renouveau des politiques impérialistes agressives est immense.
Depuis, le soulèvement populaire en Iran mériterait aussi que l’on exprime, à l’occasion d’un rassemblement pour la solidarité internationale et la paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, toute notre solidarité avec une population qui subit de nouveau de plein fouet la répression du régime islamiste, de ses services de sécurité et des milices. Avec plus de 3500 morts déjà hier, et plus de 20 000 arrestations. Nous pensons aussi aux Kurdes d’Alep agressés par le nouveau régime d’Al Jahra, et bien sûr aux Palestiniens qui vivent depuis 2 ans le martyre à Gaza et en Cisjordanie, comme au peuple ukrainien et russe englués dans une guerre d’agression terrible.
Cette année 2026 a donc commencé par un sinistre retour en arrière.
Le coup d’État militaire, les interventions pour contrôler les ressources, la mise au pas des régimes récalcitrants. L’histoire se répète, violente et sinistre. Hélas, un scénario trop familier.
Le président d’extrême-droite des États-Unis, Donald Trump, et l’armée américaine ont mené il y a 13 jours une agression militaire contre le Venezuela, accompagnée du kidnapping du président vénézuélien. Cet acte d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du droit international.
Derrière les prétextes sur la démocratie et les droits de l’Homme, la lutte contre le narco-trafic, le but de Trump est bien d’affirmer dans une logique purement impérialiste la puissance des États-Unis, notamment dans le pré carré ou la zone d’influence que constitue le continent américain où il ne peut souffrir aucune contestation de son hégémonie.
Trump veut détruire toute représentation politique qui remet en cause ou conteste cette puissance états-unienne dans son arrière-cour latino-américaine.
Il veut s’emparer des richesses du Venezuela, en excluant d’autres relations commerciales avec d’autres pays comme la Chine.
Le Venezuela est en effet un pays qui dispose dans le monde des plus riches réserves de pétrole, et qui s’est affranchi de la tutelle américaine depuis la présidence de Hugo Chavez et « la révolution bolivarienne » à la fin des années 90.
Il s’agit aussi d’imposer à terme de nouveau au Vénézuela un régime docile aux multinationales des États-Unis même si ce n’est pas fait puisque Delcy Rodríguez, la nouvelle présidente par intérim, tient un discours de résistance et est la fille d’un militant marxiste torturé à mort par la police vénézuélienne, et donc pas forcément prête à brader les combats historiques de la gauche au Venezuela.
Pour Trump, dans son langage sommaire de brute épaisse, c’est un message clair envoyé aux ennemis de « Washington » : la soumission ou la mort.
Chacun est prié de rentrer dans le rang.
Derrière, on va fragiliser encore plus Cuba qui pouvait compter sur la solidarité financière et politique du Venezuela.
Quand on pointe les dérives réelles du régime Maduro et de la situation économique du Venezuela, il ne faut pas oublier la guerre économique menée par les Etats-Unis et leur tentative de déstabilisation continuelle d’un régime hostile et surtout la situation dans laquelle Chavez arrive au pouvoir, en 1998, succédant à un régime oligarchique sous tutelle états-unienne.
Les effets de l’abaissement des prix du pétrole, bonnes pour la vente de gaz de schiste américain, se sont aussi fait sentir sur l’économie vénézuélienne, en même temps que le blocus des États-Unis.
Quand Chavez est arrivé au pouvoir démocratiquement, l’Amérique latine crevait sous le poids de la dette et du « consensus de Washington », cette troïka composée du FMI, de la Banque Mondiale et du Trésor américain, forçait depuis dix ans les gouvernements à appliquer des mesures types directement inspirées de la pensée ultralibérale de l’école de Chicago.
Le résultat était que des pays potentiellement riches se retrouvaient peuplés d’une grande majorité de pauvres privés d’à peu près tout. Le Venezuela d’avant Chavez, que le onzième pays producteur de pétrole, avait près de la moitié de sa population sous le seuil de pauvreté, un taux d’analphabétisme et de malnutrition très fort? Avec le chavisme, le taux de pauvreté a diminué de 42,8 % à 26,5 % entre 1998 et 2011.
L’expérience de politique socialiste et progressiste de Chavez s’est exportée en Bolivie, en Équateur, en Argentine, au Nicaragua. C’est sans doute ce que les États-Unis ne lui ont jamais pardonné.
Les États-Unis ont bien contribué à déstabiliser le pays pour que la droite puisse reprendre les rènes. En soutenant des personnalités politiques comme la récente prix Nobel de la Paix, Maria Corina Machado, soutien de Trump, de Bolsonaro, de Mileï, de Netanyahou, et du parti d’extrême-droite Vox en Espagne, favorable à une intervention militaire des États-Unis au Venezuela.
Même s’il n’a pas donné le prix nobel de la paix à Trump comme réclamé, cela aurait été un scénario digne de « 1984 » de Georges Orwell, le jury du Nobel de la Paix a honteusement abdiqué devant la pression de Trump et de son administration.
Nos analyses seront sans doute différentes sur la politique de Maduro, les raisons et responsabilités de la crise au Venezuela, et aucune de nos organisations ne cherche à justifier le tout de la politique de Maduro, mais nous condamnons tous l’offensive impérialiste des États-Unis comme une attaque de plus contre la Paix, contenant les germes d’une nouvelle phase extrêmement brutales des relations internationales.
Rien ne peut justifier le recours à la force armée, aux enlèvements politiques et à la loi du plus fort pour pour tenter d’imposer des choix contraires à la souveraineté d’un peuple.
Ce qui se joue aujourd’hui révèle le visage nu de l’impérialisme contemporain.
Bombardements criminels, sanctions économiques qui frappent d’abord les populations, chantage permanent et désormais enlèvement d’un chef d’État, le néocolonialisme américain déploie l’ensemble de son arsenal.
Les États-Unis n’en sont pas à un coup d’essai. Rappelons la doctrine Monroe du « pré carré » impérial et les invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier, ou encore l’agression contre la démocratie chilienne et le gouvernement de gauche d’Allende par le coup d’état de Pinochet le 11 septembre 1973 avec l’organisation des États-Unis et de la CIA.
Depuis 1989, les États-Unis (liste non exhaustive) : ont envahi le Panama et enlevé son président Noriega 1991 : ont été les maîtres d’œuvre de la guerre en Irak. Le pays a ensuite été soumis a embargo qui a fait sans doute près d’un million de victimes et à des bombardements réguliers 1994: sont intervenus Haïti 2001 : ont envahi l’Afghanistan 2003 : ont envahi l’Irak 2011 : ont bombardé la Libye (et déstabilisé toute l’Afrique de l’Ouest) 2020 : ont été derrière un débarquement de mercenaires au Venezuela
Il faut donc rappeler qu’à travers cette attaque militaire, les États-Unis poursuivent une tradition d’intervention militaire agressive sur des théâtres étrangers sans mandat de l’ONU. Ses prédécesseurs s’étaient employés avant lui à le démanteler – coup d’États militaires orchestrés par la CIA, invasion de l’Irak, soutien actif à la guerre génocidaire d’Israël à Gaza.
Mais un cap est franchi avec l’opération « Absolute Resolve », un raid militaire mal déguisé en opération de police, préparé par le déploiement de l’armada états-unienne dans la Caraïbe et lancé sans même un mandat du Congrès : le terrorisme d’État est assumé, les objectifs de prédation revendiqués.
L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales.
Derrière le Venezuela, ce sont l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Canada, l’Irak, qui ont les plus grosses réserves de pétrole, la moitié du total mondial, ça donne le sous-texte de la politique américaine aujourd’hui. Le Venezuela pays de 28 millions d’habitants détient les premières réserves mondiales prouvées de pétrole brut, 302,25 milliards de barils, soit un cinquième des réserves et les quatrièmes réserves en gaz naturel.
L’agression de Trump avec ses commandos Delta qui ont kidnappé le président vénézuélien et son épouse en assassinant son entourage à Caracas, 32 cubains de la garde rapprochée de Maduro notamment, est dont un séisme dont les répliques peuvent refaçonner le monde pour le pire.
Donald Trump achève de démolir le fragile édifice de légalité internationale bâti après 1945.
A la suite de son intervention il parle de faire tomber le président de gauche Petro en Colombie, le régime castriste à Cuba, de transformer le Canada en 51e état des États-Unis ou d’annexer le Groenland et Panama pour barrer la route à la Chine.
L’Europe qui s’est aplatie devant les États-Unis est aujourd’hui bien embêtée avec le désengagement financier et militaire des États-Unis de la protection européenne, et la menace d’annexion pure et simple du Groenland pour faire main basse sur le contrôle des routes maritimes, bloquer la circulation des bateaux russes, et s’emparer des richesses naturelles du sous-sol avec la fonte des glaces, notamment les métaux rares.
Quels arguments opposeront les États-Unis et ceux qui justifient leur politique, ou les nations démocratiques qui n’osent pas protester, à une annexion possible par la Russie de l’Ukraine, de la Moldavie, de la Géorgie, de Pays Baltes, ou de Taïwan par la Chine ?
Nous voulons réaffirmer notre engagement pour la paix, le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Nous dénonçons l’immixtion des États-Unis en Argentine, au Chili, au Brésil, en Colombie, au Mexique, demain, dans les élections ou ses ingérences armées pour soutenir des régimes de droite ou d’extrême-droite favorables à ses intérêts.
Nous appelons à une mobilisation large, unitaire et démocratique, et participerons à toute initiative de protestation avec l’ensemble des forces citoyennes, pacifistes et progressistes qui refuseront cette escalade guerrière.
Face à cette agression la voix de la France n’a jamais été aussi faible; comme face au génocide à Gaza, la France s’est trouvée presque complètement soumise à la politique américaine. Elle doit retrouver sa voix non alignée.
La déclaration d’Emmanuel Macron face à l’agression par Trump du Venezuela est d’une exceptionnelle gravité. En se félicitant de la chute d’un président à la suite d’une intervention militaire étrangère, en s’arrogeant le droit de parler pour le peuple vénézuélien et en prétendant designer lui-même le dirigeant légitime du Venezuela, le président de la République française légitime l’agression américaine et foule aux pieds les principes les plus élémentaires du droit international.
Quoiqu’on pense de la crise politique, économique et sociale au Venezuela et de ses causes, une intervention militaire à l’intérieur d’un État sans mandat international constitue une grave violation du droit international et du principe de souveraineté des États.
L’histoire montre que les changements de régime imposés par la force ne conduisent ni à la paix ni à la démocratie, mais au chaos et à l’instabilité durable. Ce précédent ouvre la voie à un retour dangereux à la loi du plus fort et aux sphères d’influence impériales, au mépris du droit international.
« Aussi détestables soient les gouvernements renversés, les précédents montrent que les changements de régime par une force militaire étrangère de grandes puissances ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au chaos, à la guerre civile et à la dictature. Qu’on se réfère à la situation de l’Irak ou de la Libye. » C’est Dominique de Villepin qui disait ça dans sa réaction à l’agression américaine.
S’aplatir devant le coup de force de Trump et se rejouir de voir tomber Maduro et son régime (ce n’est pas fait encore pour ce dernier), ça ne peut être la réaction de la France !
« Il y a des hommes qui se font petits pour être vus par les puissants. » écrivait Honoré de Balzac
Il faut rappeler les faits, avec gravité et précision.
Le président d’extrême droite américain Trump a annoncé, sans mandat international, sans décision des Nations unies, après l’enlèvement d’un chef d’État, que les États-Unis allaient diriger le Venezuela Ni plus. Ni moins.
Une déclaration de tutelle assumée, une négation frontale du droit international, une ligne impérialiste.
Face à une telle rupture, une seule attitude était possible pour la France : la condamnation claire, ferme, immédiate.
Non par posture, mais par fidélité à notre diplomatie : l’indépendance des nations, la souveraineté des peuples, le refus de la loi du plus fort, le droit sacré d’un peuple à disposer de lui-même.
Or c’est l’inverse qui s’est produit.
En s’alignant sur la position de Donald Trump, Emmanuel Macron a validé, par son silence d’abord puis par son positionnement, une logique de domination qui aurait dû être combattue.
Cette faute constitue une tache indélébile dans l’histoire diplomatique française.
La déclaration d’Emmanuel Macron, qui se félicite de l’enlèvement du Président Vénézuélien, est indigne d’un Président de la République française. Le gouvernement de Donald Trump a violé toutes les règles du droit international et la souveraineté d’un pays reconnu par la communauté internationale. La France ne peut pas soutenir une telle entreprise.
Monsieur Macron s’est totalement aligné sur Donald Trump, qui s’est d’ailleurs empressé de relayer le communiqué du Président français.
Après cette agression et ce kidnapping, où s’arrêteront les États-Unis, si la communauté internationale ne fait pas bloc ? Ils menacent déjà d’envahir le Groenland et tout État qui s’opposerait à la puissance de l’Amérique.
En prenant cette position, Monsieur Macron insulte notre pays, sa mémoire, et sa volonté de respecter le droit international dans les interventions militaires.
Des dirigeants du monde, Monsieur Macron, est celui qui fait l’allégeance la plus totale à Donald Trump. Il se retrouve en charmante compagnie, avec Benjamin Netanyahu, Javier Milei, et Giorgia Meloni, tous d’extrême-droite.
Le respect du droit international et la souveraineté des peuples ne peuvent être niés pour des intérêts capitalistes. Face à cette situation, nous réaffirmons notre attachement à la souveraineté des États, au règlement pacifique des conflits et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La France et l’Europe doivent porter une parole claire et agir pour que le droit prime sur la force.
En recourant à la force sur le territoire d’un État souverain, ce sont les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies et de la sécurité collective qui sont mis en cause.
A l’appel de plusieurs organisations notamment la LFI, le PCF, le NPA anticapitaliste, manifestation de solidarité samedi 17 janvier à 15h à Morlaix devant la mairie pour exprimer notre solidarité avec le peuple iranien et son combat pour la liberté et contre la dictature islamiste et sa répression abominable:
Ci-joint, un communiqué du PCF cette semaine:
Solidarité avec le peuple iranien !
Depuis fin décembre, des manifestations d’ampleur secouent l’Iran dans presque toutes les provinces. Parties des commerçants contre l’hyperinflation et la vie chère, elles rassemblent aujourd’hui largement face à un régime autoritaire à bout de souffle.
La répression est brutale : morts, arrestations massives, Internet coupé, presse muselée. Mais malgré la terreur, le peuple iranien reste debout. Femmes, jeunesse et travailleurs contestent un système qui nie les droits fondamentaux et étouffe toute liberté.
Dans la continuité de Femmes, Vie, Liberté, cette lutte est celle de l’émancipation contre l’obscurantisme et la domination. Elle n’a pas besoin de bombes ni d’ingérences étrangères, mais de solidarité internationale, de pressions politiques et d’un soutien clair aux forces démocratiques.
Le combat du peuple iranien est universel. C’est au peuple iranien, et à lui seul, de décider de son avenir après qu’il aura fait chuter cet odieux régime islamiste. Nous refusons le silence et affirmons notre solidarité avec celles et ceux qui risquent leur vie pour la liberté.
Déclaration du PCF Morlaix – 6 janvier 2026: Vous avez dit indignité? Trois élus de droite de la majorité départementale, Alain Le Grand, Véronique Bourbigot, Didier Guillon se sont crus autorisés de dénoncer dans la presse régionale le 5 janvier une prétendue « indignité » du PCF qui condamnait ce week-end, par la voix de la section PCF de Morlaix, l’agression du Venezuela par les États-Unis pour s’approprier ses ressources en pétrole et favoriser l’intérêt de ses multinationales en supprimant un régime qui avait nationalisé le secteur des hydrocarbures et tenter d’endiguer la pauvreté et les inégalités, endémiques avant l’élection de Chavez. Indignité ? Le mot est fort et injurieux. Nous ne sommes pas étonnés, l’invective, la violence politique et la malhonnêteté intellectuelle des amalgames sont dans l’ère du temps et font partie de la palette d’une droite qui bien souvent lorgne vers le populisme. Mais au fait… N’y a t-il pas plutôt une « indignité » à applaudir ou à laisser faire Trump dans sa politique brutale d’agression qui bafoue le droit international et assume une logique impériale et de droit de la force brutale? Aujourd’hui, c’est le Venezuela, demain ce sera Cuba, l’Iran, et même le Canada et le Groenland, partie du Danemark, qui seront les cibles des appétits de puissance du sinistre clown d’extrême-droite fasciste et obscurantiste qui dirige les États-Unis. Faut-il croire que ces mêmes élus départementaux de droite auraient applaudi pareillement au coup d’État de Pinochet avec l’appui de la CIA et d’escadrons de la mort et de tortionnaires nazis contre Allende et la gauche chilienne en 1973 ? Par ailleurs, à aucun moment dans son communiqué du samedi 3 janvier ou dans le communiqué commun à 15 organisations de gauche, syndicales et associatives, d’appel au rassemblement du jeudi 8 janvier pour défendre la souveraineté du Venezuela et le droit international, dénoncer le coup de force de Trump, le PCF n’a prétendu justifier tous les aspects de la politique de Nicolas Maduro ni minimiser la crise politique et économique traversée par le Venezuela, à laquelle le blocus et les pressions exercés par les états-unis pour faire tomber le gouvernement de gauche ne sont pas étrangers. A aucun moment le PCF, qui n’est pas une organisation d’extrême-gauche, mais une organisation de gauche, au cœur de la gauche, et un parti de gouvernement républicain, démocrate, et humaniste, présent dans de nombreuses collectivités, et au Département du Finistère, n’a justifié, contrairement à plusieurs personnalités de droite et d’extrême-droite, la politique de Poutine en Russie ou de Bachar Al-Assad en Syrie, et leurs violations des droits humains, d’ailleurs autrement plus considérables que celles imputées au régime Maduro au Venezuela. Par contre nous refusons les logiques impérialistes et colonialistes, nous considérons que Trump qui a fait envahir le Capitole et viole les droits humains quotidiennement en étant responsable de la mort de milliers de migrants sur la frontière avec le Mexique, n’a aucun titre à se prétendre plus démocrate que Maduro, et que même s’il avait été moins autocrate et violent, il n’aurait aucune légitimité à renverser un gouvernement élu représentant un peuple et un État étranger par la force militaire. Par ailleurs, tout le monde sait que la vraie motivation de Trump n’est aucunement la démocratie, la morale, ou la lutte contre le trafic de drogue mais l’appropriation des réserves de pétrole du pays qui en compte le plus au monde. Et il ne va pas s’arrêter là. Indignité ? Nous aurions aimé que la droite départementale mette la même énergie à défendre les droits humains pour condamner la politique génocidaire d’Israël et de Netanyahou à Gaza alors qu’elle a plutôt cherché à délégitimer tous ceux qui cherchaient à faire stopper la guerre à Gaza et l’épuration ethnique de la Palestine par des assimilations malsaines du type « solidarité avec les palestiniens = antisémitisme » Or, c’était bien les États-Unis qui ont soutenu ces crimes contre l’Humanité et crimes de guerre contre les Palestiniens en armant les Israéliens sans limite et en les soutenant politiquement contre l’application du droit international, les décisions de l’ONU et du Tribunal Pénal International. Le PCF Pays de Morlaix – 6 janvier 2026
Nous avons accueilli hier, vendredi 12 décembre, en début de réunion du PCF Morlaix Said et Camille de l’AJPF. Said, né à Balata et en contact avec de nombreux comités populaires et leurs responsables dans les camps de réfugiés de Cisjordanie, nous a exposé la dure situation des réfugiés des camps palestiniens, largement aggravée depuis le 7 octobre 2023. Un bel élan de solidarité porté par le PCF Morlaix et Morlaix Wavel AJPF ont permis de réunir déjà 1800 euros d’aide d’urgence au profit du comité populaire de Jalazone pour la population palestinienne du camp de Jalazone, environ 15 000 habitants comme Morlaix, avec lequel Morlaix et Morlaix co entretiennent des liens de partenariats étroits, comme l’AFPS Morlaix avec le centre dignité Al Karama et plusieurs missions de solidarité (c’est aussi avec Jalazone que l’Afps Nord-Finistère et la ville de Brest ont leurs partenariats solidaires).
Nous allons tâcher de continuer à déployer cet élan citoyen de solidarité concrète avec le peuple palestinien et Jalazone dans la région de Morlaix car les besoins sont immenses et c’est aussi une manière de manifester notre soutien politique pour la Palestine. Nos militants sont aussi investis pour le camp palestinien du Liban de Wavel et pour la campagne un million d’oliviers pour la Palestine pour laquelle le PCF Finistère avec ses sections et ses militants, la fédération, les dons citoyens ont réuni 8000 euros depuis 6 mois, autant d’aide directe à l’agriculture palestinienne pour la plantation d’oliviers et d’outils de résistance à la colonisation.
La prochaine conférence des « Mardis de l’Education Populaire » se tiendra le mardi 27 Janvier 2026 à 18h au local du PCF 2 petite rue de Callac.
Le thème : Les refus de la Guerre d’Algérie . Elle sera animée par Tramor QUEMENEUR, historien spécialiste de la guerre d’Algérie, élève de Benjamin Stora, conseiller mémoire de l’Algérie auprès de la présidence de la République, Chargé de cours en histoire contemporaine, Membre du Conseil d’orientation du Musée national d’histoire de l’immigration
le mardi 17 Février 2026 avec Greg OXLEY. La poussée du nationalisme populiste d’extrême droite en Europe et aux USA.
le mardi 31 mars 2026 avec Morgane LE GUYADER, anthropologue – Les luttes sociales et démocratiques en Amérique Latine avec l’exemple de la Colombie et de son président de gauche depuis 2022 Gustavo Petro
Ensuite encore, le mardi 14 avril fort probablement, on recevra Alain RUSCIO, historien spécialiste de la décolonisation, de la guerre d’Algérie et de la guerre d’Indochine, sur la guerre d’Algérie, pour parler de l’Algérie et de son histoire coloniale.
D’autres conférences sont en préparation pour mai et juin: Franck MARSAL est professeur de mathématiques et militant communiste, auteur d’un livre sur la Chine (Quand la France s’éveillera à la Chine), Pierre Barbancey…
Quatre repreneurs potentiels viennent de se manifester pour reprendre l’entreprise moribonde.
Sur les 200 salariés restants, seulement 25 à 55 au mieux seraient conservés par un repreneur s’il y en avait !
On s’oriente donc clairement vers la situation de prédateurs sagement installés au pied de l’arbre attendant la chute d’un fruit devenu trop mûr, comme nous l’avions indiqué il y a plusieurs mois !
Dans tous les cas ce sont les salariés qui vont trinquer et faire les frais de l’inertie dont ont fait preuve les dirigeants de Tilly Sabco Bretagne depuis la reprise de l’affaire il y a bientôt deux ans.
Au mois de mai dernier nous écrivions : « assiste-t-on à une deuxième partie de poker menteur, qui vient d’être entamée entre la CCI de Morlaix et MS Foods après une première qui avait conduit à l’élimination de la société OLMIX ? »
C’est totalement insupportable ! L’inertie de la direction met clairement en péril l’activité de l’entreprise, qui n’en avait vraiment pas besoin.
Il est grand temps de tout mettre sur la place publique ! L’argent public appartient à l’ensemble des citoyens !
On ne peut pas laisser le sort de 200 salariés, de l’activité agroalimentaire sur le pays de Morlaix entre les mains de capitalistes sans scrupules qui s’en moquent bien ».
La CCI de Morlaix et ses responsables et la direction de l’entreprise TSB portent une lourde part de responsabilité dans la situation actuelle.
Si la compétence se mesure aux résultats obtenus, on peut légitimement se poser des questions sur celle de ces dirigeants !
Depuis 2 ans les salariés n’ont réellement travaillé qu’une seule journée par semaine (voire deux dans le meilleur des cas) au service de l’entreprise. Le reste du temps ils ont été, soit en formation professionnelle, soit au chômage partiel, c’est-à-dire en fait rémunérés pour l’essentiel au moyen de fonds publics.
Il y a un an, le 7 novembre 2015 dans une lettre ouverte à M. Chapalain, président de la CCI de Morlaix, la section de Morlaix du PCF constatait qu’un an après la reprise acceptée par le tribunal de commerce les engagements pris par la direction, SAS Tilly Sabco Bretagne dans son ensemble, n’avaient pas été respectés, et que l’on ne voyait se dessiner aucune perspective sérieuse de réorientation de l’activité.
Fort de sa superbe, le président de la CCI n’avait pas daigné répondre à cette demande.
De son côté, Ismaël Dupont, conseiller PCF-Front de Gauche, interpellait le président de Morlaix communauté lors d’un conseil communautaire fin 2015 pour alertersur la situation préoccupante de l’entreprise et lui demander des explications.
Là encore la réponse qui lui a été faite était de dire, certes la question qu’il posait était importante, que ça irait mieux demain et en lui faisant comprendre que son inquiétude était injustifiée.
Il faut noter à cet égard qu’au cours de ces deux dernières années, aucune autre organisation ou mouvement politique que le PCF et le Front de Gauche, à quel niveau que ce soit, ne s’est manifestée voire même simplement émue du sort de l’activité de Tilly Sabco Bretagne et de ses conséquences sur l’économie locale, et d’abord sur celui de ses salariés. Scandaleux !