PCF Finistère

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Non à la fermeture de la classe d’Hypokhâgne du lycée Kerichen à la rentrée 2021 !

Non à la fermeture de la classe d’Hypokhâgne du lycée Kerichen à la rentrée 2021 !

Réinventons l’école de l’équité des territoires et de la réussite pour toutes et tous !

Le recteur de l’Académie de Rennes a pris la décision de supprimer une des deux classes d’hypokhâgne du lycée de Kerichen à Brest (première année de CPGE littéraire) à la rentrée 2021.

Cette décision de l’Académie est dans la continuité de plusieurs logiques qui vont à l’encontre d’une Education Nationale de la réussite pour toutes et tous dans tous les territoires de notre République.

Ces logiques ont pour nom :

– la pénurie de moyens financiers pour les services publics, et l’Education Nationale. Le « coût constant » est invoqué par l’Etat pour délocaliser une classe de prépa en Finistère afin de l’implanter en Ille-et-Vilaine. Les fermetures de postes d’enseignants et personnels administratifs en Finistère en 2018/2019 étaient un signe avant-coureur des logiques de fermetures de classes du primaire aux classes prépa que subit notre département.

– les réformes de Parcoursup et des lycées qui, sous l’argument fallacieux de constituer des « pôles d’excellence », provoquent l’exclusion de nombreux élèves des filières qui les auraient intéressé.e.s, voire l’exclusion de nombreux jeunes des études supérieures. La réforme des lycées, en éclatant les emplois du temps des professeurs, induit des inégalités territoriales croissantes qui ne seraient mises en échec qu’à la condition de recrutements massifs de personnels.

– la métropolisation et les concurrences entre territoires, la métropole rennaise est confortée au détriment de la pointe bretonne. Cela se traduit par un déséquilibre budgétaire, que ce soit dans la carte des spécialités professorales ou le personnel administratif et territorial, dont pâtit particulièrement l’Ouest Bretagne.

Et pourtant l’argent existe pour contrer ces logiques de pénurie budgétaire et d’inégalités territoriales mises en œuvre par les politiques libérales appliquées dans notre pays depuis 30 ans et amplifiées depuis 3 ans par la présidence Macron.

Ces politiques inégalitaires, violentes et contraires à l’intérêt général peuvent être combattues et vaincues.

Les parlementaires communistes ont proposé ce mardi 22 septembre un plan de relance social, écologique et éducatif de 250 milliards d’euros. Une partie de cette manne financière sera dédiée à l’Éducation Nationale pour une école de la réussite pour toutes et tous dans tous les territoires de la République, du primaire aux lycées, des collèges aux universités, des classes prépa des grandes écoles à un soutien appuyé en faveur des « décrocheurs ».

La fédération finistérienne du PCF qui a demandé en avril 2020 un moratoire sur les fermetures de classes envisagées dans notre département, s’associe aux professeurs, parents d’élèves, élèves, citoyen.ne.s et élu.e.s qui demandent l’annulation de la fermeture de la classe prépa lettre à Kerichen-La Pérouse à travers une pétition et participeront avec elles.eux à toutes formes d’action efficaces pour obtenir le retrait de ce projet inique de fermeture de classe.

 

Réinventons l’école de l’équité des territoires et de la réussite pour toutes et tous !

Le 28 septembre 2020, PCF Fédération du Finistère

Brest, 28 septembre – Rassemblement – Journée Internationale pour le droit à l’avortement

Lundi 28 septembre sera la Journée Internationale pour le droit à l’avortement.

Chaque année, en France, entre 3000 et 5000 femmes sont contraintes de se rendre à l’étranger pour avorter. Or, le droit à disposer de son corps est un droit fondamental, socle de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Nous, femmes, sommes victimes du capitalisme qui ravage les services publics, et viole nos droits.

Pendant le confinement, pour répondre à la détresse de centaines de femmes, et en réponse à la demande des associations et des médecins, nos camarades au Sénat se sont battu.es pour l’allongement du délai d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines. Même temporaire et malgré la criante nécessité de le mettre en œuvre, les conservateurs ont rejeté cet amendement.
Au final, cette lutte acharnée n’aura permis que l’allongement du délai de 7 à 9 semaines pour les IVG médicamenteuses, mesure exceptionnelle pendant le confinement.

La lutte pour le droit à l’avortement n’est toujours pas gagnée.
Pour l’émancipation des femmes, des hommes et de tous les êtres humains, défendons ensemble ce droit fondamental !

A l’appel du Planning Familial de Brest, la section du PCF de Brest et la Commission Féministe PCF du Finistère vous invitent à rejoindre le rassemblement lundi 28 septembre à 18 h00 , place de la Liberté à Brest.

Faisons du bruit !

 

 

Sénatoriales – En Finistère, la Gauche – Notre 4 pages avec nos orientations

 

 

21/ Joséphine Pencalet, Marie Mahé, Marie Lambert : première femme élue, première femme maire, première députée dans le Finistère étaient présentées par le Parti communiste

1920-2020 – 100 ans d’engagements communistes en Finistère.

21/ Joséphine Pencalet, Marie Mahé, Marie Lambert: première femme élue, première femme maire, première députée dans le Finistère étaient présentées par le Parti communiste.

Beaucoup de gens ne le savent pas.

La première femme élue dans le Finistère (1925), la première femme maire (1945), la première femme députée (1948) dans le département étaient communistes.

Le Chiffon Rouge leur rend hommage.

A l’instar de ce qui s’est passé en Union Soviétique juste après la révolution d’Octobre, qui sonnait aussi comme la fin d’un ordre conservateur oppressif pour les femmes, le mouvement communiste au XXe siècle, même s’il était pas étranger aux préjugés du corps social en son temps, et de culture machiste et d’inégalité entre les hommes et les femmes, eut au moins le mérite d’affirmer le droit des femmes à prendre des responsabilités à égalité avec les hommes et de faire émerger, mais elles le doivent surtout à elles-mêmes, des femmes qui ont joué un grand rôle sur la scène politique et sociale, et dans l’histoire de notre région.

La première femme élue dans le Finistère (et en Bretagne) fut présentée par le Parti communiste: Joséphine Pencalet, élue conseillère municipale en 1925 à Douarnenez

Née le 18 août 1886 à Douarnenez (Finistère), morte le 13 juillet 1972 à Douarnenez (Finistère) ; ouvrière sardinière ; conseillère municipale communiste de Douarnenez (1925), la première femme élue en Bretagne et une des toutes premières de France, à chaque ces candidates étant présentées par le Parti communiste alors que les femmes n’avaient pas encore le droit de vote, au nom de l’égalité des droits.

Notice du Maitron, par Fanny Bugnon:

Fille de René-Joseph Pencalet (marin, né en 1844) et de Marie-Jeanne Celton (née en 1844). Issue d’une famille nombreuse de marins douarnenistes avec laquelle elle s’est rapidement trouvé en conflit, Joséphine Pencalet quitta la Bretagne après avoir achevé sa scolarité dans un internat catholique de Quimperlé. Elle travailla alors comme lavandière en région parisienne, où elle épousa, le 18 janvier 1908 à la mairie d’Argenteuil, un employé des chemins de fer, Léon Frédéric Le Ray, originaire d’Ille-et-Vilaine et rencontré à Douarnenez alors qu’il effectuait son service militaire dans la Marine. De cette union désapprouvée par sa famille naissent deux enfants : Léon (né en 1910) et Anna (née en 1918). Son veuvage au sortir de la Première Guerre mondiale la conduisit à revenir avec ses enfants à Douarnenez où elle est embauchée comme ouvrière dans l’une des nombreuses conserveries de poisson de la ville.
Sa participation à la grève victorieuse des sardinières de novembre 1924-janvier 1925 qui paralysa les usines douarnenistes pendant 7 semaines et qui connut un écho national, lui valut d’être sollicitée par Daniel Le Flanchec*, maire sortant élu en 1924, pour figurer sur la liste du Bloc ouvrier et paysan aux élections municipales du mois de mai 1925.

Les conditions de sa désignation sont floues : s’il n’est pas certain qu’elle ait été membre du PCF ni même du comité de grève, son veuvage aurait facilité sa candidature. La présence d’une candidate correspond aux consignes du Secrétariat féminin de Moscou de présenter des candidatures féminines aux élections, indépendamment de leur illégalité, et de la stratégie du PCF. Placée en 4e position, comme « ouvrière d’usine », elle recueillit 1283, arrivant en 24e position des suffrages. Elle fut ainsi proclamée élue au premier tour, le 3 mai, devenant ainsi la première femme élue en Bretagne. Installée le 17 mai comme l’une des premières conseillères municipales françaises, elle siégea pendant six mois au sein des commissions scolaire et d’hygiène. Parallèlement, elle exerça la fonction de secrétaire adjointe du bureau du Syndicat des Métaux de Douarnenez, affilié à la CGTU.

En vertu de l’inéligibilité des femmes et malgré l’argumentaire développé par Joséphine Pencalet devant la justice administrative à propos des ambiguïtés de la loi électorale de 1884 qui n’interdit pas explicitement les candidatures féminines et alors que les députés votèrent en faveur du suffrage municipal féminin en avril 1925, l’élection de Joséphine Pencalet fut annulée par arrêté préfectoral le 16 juin 1925, décision confirmée cinq mois plus tard par le Conseil d’État au motif qu’aucune disposition légale ne considérait les femmes éligibles. Signalons que la décision du Conseil d’Etat du 27 novembre 1925 concerna également l’annulation de l’élection de Charles Tillon* pour non-résidence à Douarnenez. Joséphine Pencalet disparut alors de la vie politique douarneniste jusqu’à sa mort, avant d’être redécouverte au tournant du XXIe siècle comme une figure de la mémoire ouvrière locale.
***
La municipalité de Douarnenez était devenue communiste en 1921, avec Sébastien Velly, premier maire communiste de France (il avait été élu conseiller municipal sous l’étiquette de la SFIO en 1919 mais son maire, Le Gouic, resté fidèle à la SFIO, avait été mis en minorité par les autres conseillers), puis à partir de 1924 Daniel Le Flanchec, qui restera maire de Douarnenez, suite à la grande grève des Penn Sardin qu’il soutient en 1924 jusqu’à la victoire sur le patronat des conserveries en janvier 1925. Douarnenez comptait à l’époque presque 5000 marins-pêcheurs et des milliers d’ouvrières travaillant en coiffes et sabots dans 21 conserveries.

Un article d’Audrey Loussouarn dans L’Humanité en 2013 raconte bien cet épisode héroïque des luttes sociales en Bretagne sous le titre « Ces sardinières qui ont su tenir tête à leurs patrons ».

http://www.humanite.fr/social-eco/douarnenez-ces-sardinieres-qui-ont-su-tenir-tete-l-546179

« (…) Les «petites filles de douze ans» prennent aussi le chemin de l’usine. Aucune législation du travail.. Si la pêche était bonne, les femmes pouvaient travailler jusqu’à soixante-douze heures d’affilée! Pour se donner du courage, elles chantaient.

«Saluez, riches heureux / Ces pauvres en haillons / Saluez, ce sont eux / Qui gagnent vos millions.»

Certaines sont licenciées pour avoir fredonné ce chant révolutionnaire dans l’enceinte de leur usine. Conditions de travail déplorables, flambées des prix, salaires de misère, c’en est trop. Le 20 novembre 1924, les sardinières de la fabrique Carnaud vont décider de se mettre en grève. Elles demandent 1 franc de l’heure, alors que le tarif de rigueur est de 80 centimes. Les patrons refusent. Trois jours plus tard, un comité de grève est mis en place. Le lendemain, ce sont les 2000 sardinières qui arrêtent le travail et marchent dans les rues de Douarnenez. Une pancarte est dans toutes les mains: «Pemp real a vo» («Ce sera 1,25 franc»). Aux côtés des femmes, Daniel Le Flanchec. Ce «personnage éloquent, tonitruant», comme le décrit Michel Mazéas, et que les sardinières appellent leur «dieu», leur «roi», accompagne le mouvement. Un meeting se tient début décembre sous les Halles. Il réunit plus de 4000 travailleurs et des élus. Le 5 décembre 1924, l’Humanité titre: «Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez».

Le journaliste raconte comment une «charge sauvage commandée par le chef de brigade de Douarnenez piétina vieillards et enfants». Ordre venant du ministre de l’Intérieur. L’élu communiste, en voulant s’interposer devant l’attaque des gendarmes, sera suspendu de ses fonctions pour «entrave à la liberté du travail». La tension monte, les patrons ne veulent toujours pas négocier, des casseurs de grève s’immiscent dans le mouvement. Dans le même temps, des représentants syndicaux et politiques de la France entière se joignent aux grévistes. C’est dans la nuit du 31décembre au 1erjanvier que tout va basculer: des coups de feu retentissent. Des cris se font entendre: «Flanchec est mort!» Il est retrouvé blessé dans la rue. La colère explose. L’hôtel des casseurs de grève est saccagé. Un chèque y sera retrouvé, signé de la main d’un des patrons d’usine. Les conservateurs, qui ont tenté d’assassiner l’élu, avoueront plus tard qu’ils voulaient «seulement combattre le communisme».

Finalement, le 8 janvier, après près de cinquante jours de bataille acharnée, les patrons céderont. Les sardinières obtiendront 1 franc horaire, avec heures supplémentaires et reconnaissance du droit syndical. Au cours de ce conflit qui a duré 48 jours à partir de la grève de la conserverie Carnaud, des dirigeants syndicaux sont accourus de toute part, et notamment parmi eux le dirigeant rennais de la CGTU, Charles Tillon, futur résistant et ministre communiste à la Libération.

Parmi les diverses répercussions attribuées au mouvement social, on peut retenir l’élection de Joséphine Pencalet (1886-1972) au conseil municipal auprès de Daniel Le Flanchec en 1925. La responsable syndicale fut l’une des dix premières femmes élues en France. Dépourvues de droit de vote, les femmes ne pouvaient pas encore être élues à cette époque, Joséphine Pencalet n’exerça donc jamais ses fonctions.

 

Congrès du PCF à Strasbourg en 1947 – Daniel Trellu, chef des FTP du Finistère, le premier à gauche: à ces côtés, Gabriel Paul, député communiste de Brest à la Libération, Pierre Le Rose, résistant à Concarneau, responsable du Front National de Libération de la France dans le Finistère, secrétaire départemental du PCF de 1953 à 56, Marie Lambert, secrétaire départementale du PCF en 1947 et députée de 1948 à 1951, puis journaliste (Photo des archives Pierre Le Rose/ PCF Finistère)

Marie Perrot-Lambert (1913 – 1981): la première femme députée du Finistère fut communiste

Née à Landerneau en 1913, entrée au Conseil Municipal de Landerneau en 1945, Marie Lambert, née Perrot, militante communiste et résistante, fut la première femme à représenter le Finistère à l’Assemblée Nationale de 1948 à 1951. Elle déposa plusieurs propositions de loi en faveur des ouvriers agricoles. Ensuite, il fallut attendre 1962 (la gaulliste Suzanne Ploux) et 1978 (la socialiste Marie Jacq) pour voir des députées finistériennes élues.
Marie Lambert, journaliste à l’Humanité en 1954, fut aussi la première journaliste a employer le mot de « guerre » pour qualifier la révolte indépendantiste en Algérie et sa répression. Le 8 novembre 1954, l’Humanité publie sous le titre « Des tortures dignes de la Gestapo », un reportage de Marie Perrot : « Les arrestations se poursuivent en Algérie et de nombreuses personnes à des sévices innommables dans les locaux de la police la bastonnade, le lavage d’estomac à l’aide d’un tuyau enfonce dans la bouche et le courant électrique ». Ces scènes lui rappelaient les tortures qu’avaient subies son premier mari en 1943. Ayant interrompu ses études précocement après le brevet, Marie Lambert parvint tout de même à acquérir une grande culture et à devenir institutrice pendant la drôle de guerre.
Résistant au Front National de Libération de la France et aux FTP, son mari Henri Lambert, le père de ses 3 enfants, est arrêté, torturé et déporté. Marie Lambert diffusait avec lui des tracts et journaux clandestins dans la région de Landerneau et servait d’agent de liaison à Daniel Trellu, le chef communiste des FTP dans le Finistère. Elle organisait aussi un groupe de femmes patriotes, ce qui lui valut d’obtenir la médaille de la Résistance à la libération.
Lors des élections législatives du 17 juin 1951, Marie Lambert , en 3e position sur la liste communiste qui obtint 20,9 % des suffrages ne fut pas réélue, le PCF ne conservant que les sièges d’Alain Signor et de Gabriel Paul. On sait qu’elle devint journaliste à l’Humanité puis à France nouvelle et directrice de Femmes nouvelles, le journal de l’UFF, chargé de la culture, ce qui lui permit de connaître le principaux artistes communiste, notamment le couple Aragon-Triolet.. Elle participa en 1955 au premier voyage de journalistes à Hanoï pour l’Humanité. Son statut de journaliste lui permit également de découvrir le Yougoslavie et la Tunisie.
Marie Perrot, vécut avec Georges Gosnat à Saint-Ouen à partir de 1950. Elle l’épousa le 30 juillet 1970 (on trouve ailleurs le 30 décembre 1970) et habita avec lui à Ivry-sur-Seine. Georges Gosnat était député d’Ivry-sur-Seine et un des principaux responsables des finances du PCF.

Portrait de Marie Mahé, maire de Kernevel en 1945, Document du congrès départemental du PCF Finistère, 1947

Parmi les 5 premières femmes maires dans le Finistère (sur 19 en France) en 1945: une communiste: Marie Mahé (1911-2000), maire de Kernevel

1945, cinq maires finistériennes sont élues sur dix-neuf en France. Leur point commun : l’histoire les a quelque peu invisibilisées. Suzanne Ploux était la plus connue. Marie Digoy a été à la tête de Saint-Renan jusqu’en 1953, Jeanne Berthelé à Ouessant, jusqu’en 1951, Marie Mahé de l’ancienne commune Kernével et Marie-Thérèse de La Grandière d’Espiès, à Langolen.

Née le 15 novembre 1911 à Auray (Morbihan), morte le 18 janvier 2000 à Rosporden (Finistère), Marie Mahé, qui tenait un commerce et un café à 3km du bourg du Kernével, fut la première maire femme du Finistère, de 1945 à 1947.
Le Parti communiste du Finistère s’honore de compter Marie Mahé parmi les premières femmes élues maire depuis l’obtention dy droit de vote pour les femmes en France, acquis grâce à l’amendement d’un député communiste, résistant, Fernand Grenier.
Fernand Grenier dépose cet amendement le 24 mars 1944 à l’Assemblée consultative provisoire à Alger que le droit de vote des femmes est établi en France. L’article 17 précise « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes». Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois communiste. Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants. En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991).
En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».
Marie Mahé était résistante et sympathisante communiste , elle transportait les munitions du maquis pendant l’occupation.
A la libération, la direction du PCF milite pour la reconnaissance politique des femmes: « Les femmes viennent de plus en plus à la vie politique. Il faut les organiser et laisser de côté les préjugés encore tenaces sur l’infériorité de la femme qui ne sont pas dignes de communistes » (livret de la 10e conférence fédérale du PCF Finistère en mai 1947)

19 et 20 septembre : Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d’un rêve collectif

A l’occasion des journées européennes du patrimoine, le collectif « Brestoises pour les droits des femmes » organise un événement « Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d’un rêve collectif ».
le programme, avec tous les événements sur les 2 jours : exposition militante, exposition artistique, atelier de pratique artistique, soirée film/débat sur l’invisibilisation des femmes, chant d’ouvrières, renommage d’une place…
Plusieurs de nos illustres camarades seront mises à l’honneur : Joséphine Pencalet, Marie Lambert, les résistantes communistes notamment.

En résonance avec les Journées européennes du patrimoine les 19 et 20 septembre 2020, le Collectif des brestoises pour les droits des femmes a souhaité organiser l’évènement « MATRIMOINE ET MAISON DU PEUPLE, HISTOIRE ET HÉRITAGE DUN RÊVE COLLECTIF ».

POUR porter un regard inédit sur la Maison du Peuple et découvrir le parcours de femmes engagées brestoises ou finistériennes ayant marqué l’histoire de notre région.

POUR mettre en évidence l’apport des femmes dans le monde et plus particulièrement dans le domaine de l’art et nous interroger sur la place des femmes hier et aujourd’hui dans l’espace public !

POUR rappeler que notre héritage politique, social et culturel se construit avec notre Patrimoine (ce qui vient des pères) ET notre Matrimoine (ce qui vient des mères) !!!

Expositions, rencontres, ateliers, ACTION FEMINISTE se dérouleront sur quatre lieux :

1-LA MAISON DU PEUPLE
-> -> « REGARD INEDIT SUR LA MAISON DU PEUPLE » et EXPOSITION SUR LES FEMMES MILITANTES BRESTOISES ET FINISTERIENNES ;
Visite libre de 10h00 à 18h30.

Visites commentées à 11h00, 14h00 et 16h00 (limitée à 15 places). Sur inscription au 02.98.00.80.80 ou via le formulaire de contact : https://form.jotform.com/202362818301346

Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/617642232262100/

2-LA PLACE JACQUES PARIS DE BOLLARDIERE
-> -> ACTION FEMINISTE ;
Lancement de la démarche officielle de renommer la place Jacques Pâris de Bollardière du nom de Simone et Jacques Pâris de Bollardière.

*****RENDEZ-VOUS A LA MAISON DU PEUPLE samedi à 17h30****

3-LA SALLE DES SYNDICATS (avenue Clémenceau face au lycée de l’Harteloire, entrée sous le porche)

-> -> Exposition « NOUS QUI AVONS UNE HISTOIRE »
Visite libre samedi et dimanche de 10h00 à 18h30
Visite commentée dimanche 20 à 11h00 (limitée à 25 personnes). Sur inscription au 02.98.00.80.80 ou via le formulaire de contact : https://form.jotform.com/202374396689369
Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/1758296714336269/

-> -> Atelier pancartes « ENSEMBLE RÊVONS POUR DEMAIN »
Sur inscription (15 places) au 02.98.00.80.80 ou via le formulaire de contact :https://form.jotform.com/202362920773353
Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/679753922629509/

-> -> Rencontre « FEMMES DE L’OUEST ET D’AILLEURS, BATAILLES ET CONQUÊTES » :
Samedi 19 à 20h00. Entrée libre.
Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/361637318556623/

4- LE BELVÉDÈRE CESARIA EVORA sur le plateau des Capucins

-> -> Atelier « CHANTER LES LUTTES, EXPOSER NOS RÊVES ».
Rendez-vous dimanche 20 à 15h00.
Sur inscription (20 places) au 02.98.00.80.80 ou via le formulaire de contact : https://form.jotform.com/202524060042337
Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/774818986685094/

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-> -> Repérez les différentes propositions sur la carte interactive de Brest.fr https://www.brest.fr/fetes-et-festivals/les-journees-europeennes-du-patrimoine-2020/carte-dynamique-des-journees-du-patrimoine-2148.html

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-> -> Dès maintenant consultez le programme ici : https://www.brest.fr/culture/fetes-et-festivals/les-journees-europeennes-du-patrimoine-2020-2149.html
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-> -> Le programme détaillé à consulter ou télécharger ici : https://bit.ly/3bWJtYj !

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Ateliers et expositions sont gratuits sur réservation à partir du 10 septembre au 02.98.00.80.80 ou sur le site brest.fr.

-> -> Suivez notre page facebook pour vous tenir au courant des lieux, dates et horaires : https://www.facebook.com/collectifdesbrestoises

A TRES VITE POUR PARTAGER CES JOURNEES COMPLETEMENT FEMINISTES !
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Cet évènement est soutenu par la ville de Brest et en partenariat avec l’artothèque du musée des beaux-arts.

#collectifbrestoisespourlesdroitsdesfemmes
#matrimoineetmaisondupeuple

19, 21 et 26 septembre : Marchons pour la paix !

Les crises sanitaires, sociales, économiques, écologiques, politiques aggravent les inégalités, dégradent la planète comme les conditions de vie. Le capitalisme et ses logiques de profit et de puissance est à la base de ce monde dangereux.

La paix est la réponse politique aux exigences sociales, économiques, démocratiques, à l’urgence climatique pour bâtir des logiques de coopération, de partage, d’entraide et de solidarité.

Partout, participons massivement aux actions du 19 septembre à l’occasion de la Journée internationale de la Paix à l’appel du Collectif Marchons pour la paix !

Le comité du mouvement de la paix du Nord Finistère dans le cadre de la journée internationale de la paix organise 3 rassemblements :

19 septembre devant l’hôtel de ville de Morlaix de 10 h à à 13 h 30 avec des prise de paroles

21 septembre  à 11 heures sur le parvis des Halles de Concarneau

26 septembre  de 10 h à 13 h 30 à Brest au monument aux morts en haut de la rue de Siam

17 septembre : de l’argent pour l’emploi et les salaires, pas pour le capital !

 

700 000 jeunes entrant sur le marché du travail sont menacés de chômage et de précarité. Les plans de licenciement ont triplé par rapport à 2019 et un million de travailleurs risquent de perdre leurs emplois.

Le gouvernement a annoncé les détails du plan de relance censé permettre à la France de surmonter la crise sociale et sanitaire. Les grands gagnants sont les grandes entreprises, celles qui vont bénéficier de cet argent et licencier en même temps, sans prendre d’engagement en faveur de l’emploi, de l’environnement, de la re-localisation d l’activité ou encore en faveur de l’égalité salariale femme-homme.
L’argent public doit servir à sécuriser les emplois, développer notre industrie, nos services publics et protéger le climat !

La Fédération PCF du Finistère appelle toutes et tous à se mobiliser le 17 septembre sur tout le département aux côtés des organisations syndicales pour exiger une hausse générale des salaires et une vraie sécurisation de l’emploi.

Manifestations dans le Finistère :

Brest 10h30 place de la Liberté
Quimper 10h30 place de la Résistance
Morlaix 10h30 place de la mairie
Quimperlé 10h30 Coat Kaer
Carhaix 11h00 devant la maison des syndicats de Carhaix

Rejoignez le comité de soutien de la liste En Finistère la Gauche (PCF, Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne) pour les Sénatoriales du 27 mai 2020.

 

Photo Glenn Le Saoût – Les candidats titulaires de la liste En Finistère, la gauche: Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Isabelle Mazelin, Philippe Broudeur

Les élections sénatoriales, dans le Finistère, c’est le 27 septembre.

Les grand-e-s électeurs et électrices du Finistère vont recevoir la semaine prochaine un 4 pages avec une présentation de la liste « En Finistère, la Gauche », liste de rassemblement de la gauche soutenue par Génération.s, les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne.

Une liste pour envoyer au Sénat des sénateurs défendant l’écologie, les droits sociaux, la démocratie de proximité, le partage des richesses, les solidarités, l’égalité femmes-hommes, la paix, et les droits humains.

Vous pourrez aussi prendre connaissance de notre projet commun dans la circulaire qui sera adressée par la préfecture.

La liste est composée par:

Isabelle Mazelin, adjointe PCF à la culture au Relecq-Kerhuon

Isabelle Mazelin est une femme de caractère et de générosité, une battante engagée très tôt en politique et dans le syndicalisme étudiant. Elle est communiste, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon, ayant beaucoup fait pour le dynamisme associatif, culturel et artistique dans la commune.

Elle a 55 ans et exerce en même temps le beau métier de prof d’histoire-géo en collège à Landivisiau. Avec Isabelle, seule femme tête de liste aux Sénatoriales dans le Finistère jusqu’à présent, les élu.e.s du Finistère auront l’assurance de pouvoir compter sur une élue humble, simple, mais déterminée et pugnace pour défendre les intérêts du territoire, les communes et la démocratie de proximité, les droits des travailleurs contre le rouleau compresseur néo-libéral de la politique de Macron et ses soutiens dans la droite sénatoriale majoritaire. « En tant qu’élue, je mesure comme vous chaque jour les défaillances et l’abandon de l’État dans de nombreux domaines, et, au contraire, notre réussite d’élu.e.s de terrain lorsque nous en avons les moyens ».

Le 27 septembre, faites entrer une Finistérienne à la gauche du Sénat, dans le groupe de rassemblement CRCE (Communiste, Républicain, Citoyen, Écologiste) , le seul groupe du Sénat à être présidée par une femme : Eliane Assassi.

Les sénateurs du groupe CRCE sont les plus constants au Sénat pour défendre les droits des travailleuses et travailleurs, la lutte contre l’évasion fiscale et la défiscalisation des grosses entreprises du CAC 40 et des riches, pour les droits des chômeurs, la défense de l’hôpital public. Leur vote ne change pas avec les gouvernements, en passant de Hollande à Macron.

Ils ont un seul cap: la défense de l’intérêt général, de la justice sociale et des intérêts des classes populaires et des travailleurs.

Si elle était élue Sénatrice, Isabelle Mazelin suivrait les pas d’une autre sénatrice communiste bretonne, dans les Côtes d’Armor, dont le mandat qui s’achève a été très riche en combats pour les libertés, la solidarité internationale, les services publics, l’accueil des étrangers, l’égalité femmes-hommes: Christine Prunaud, dont nous ne pouvons que saluer son bel engagement dans son mandat de sénatrice.

Philippe Broudeur, élu à Quimper, président des Radicaux de Gauche Finistère

Philippe Broudeur, président de la fédération finistérienne du parti des Radicaux de Gauche, est en 2e position sur la liste « En Finistère, la gauche » aux Sénatoriales du 27 septembre 2020, au côté d’Isabelle Mazelin, Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Catherine Flageul et Laurent Le Treust.

Il a 50 ans, et il est chef de service à la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi qu’élu municipal et communautaire à Quimper.
Homme de terrain, ayant une très bonne connaissance du Finistère de par ses engagements associatifs et politiques, il sera un lien, un très d’union entre les citoyens, les élus, et le Sénat.

 

Sylvaine Vulpiani, Conseillère régionale Génération.s (Plouescat)

Elle est en 3e position sur la liste « En Finistère à gauche » pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020, Sylvaine Vulpiani, 56 ans, de Plouescat, juriste, conseillère régionale de Bretagne, militante associative et membre de Génération.S.

 » Du fait de mes délégations dans la santé au Conseil Régional, je mesure tout le problème des déserts médicaux. Et en tant que conseillère du salarié, je pèse les conséquences du détricotage du droit du travail et de la protection sociale ».

Sylvaine est une conseillère régionale très présente sur le territoire du pays de Morlaix. Sa générosité et ses engagements humains et sociaux bien connus en font une excellente candidate et en feraient aussi une non moins précieuse sénatrice

Bernard Pino, médecin aux Urgences (Pont L’Abbé), membre de Nouvelle Donne

En 4e position sur la liste En Finistère, la Gauche pour les Sénatoriales 2020, Bernard Pino, 64 ans, résidant à Pont L’Abbé, médecin aux Urgences de Landerneau, écologiste et adhérent à Nouvelle Donne.

« Actuellement en fonction aux Urgences, j’assiste tous les jours aux conséquences de la dégradation des services publics (santé, handicap, EHPAD, psychiatrie, etc) mise en lumière par le Covid-19: ça ne peut plus durer! »

 

Et avec pour candidats suppléants:

Catherine Flageul, militante du PCF, du Mouvement de la Paix et de la plateforme finistérienne pour le désarmement nucléaire, CIAN 29 (Rosnoën),

 

Laurent Le Treust, co-référent de Générations.S 29 (Quimper).

 

Cette liste s’est constituée sur une volonté de notre part d’unir la gauche dans le sillage des réussites enregistrées aux municipales de rassemblements sur des bases de respect de la diversité de la gauche.

Nous pensons que nous pouvons créer une belle surprise!

Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.

 

Défendre les services publics, un enjeu de l’égalité. 

Nos candidat.e.s de la liste d’union de la gauche « En Finistère, la Gauche », pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020, s’engagent, s’ils sont élus, au Parlement, à défendre les services publics, garants de l’égalité des droits.
Il faut un plan d’urgence pour les EHPAD et les hôpitaux, où il faut mettre fin à la tarification à l’activité et à la main-mise croissante du privé lucratif.
Nous voulons relancer les lignes ferroviaires de proximité et le fret ferroviaire, lutter contre la mise en concurrence et le saucissonnage et le démantèlement de la SNCF, outil d’aménagement du territoire, d’égalité devant les mobilités, et de transition écologique.
Nous nous battrons pour sauver les gares, les bureaux de poste, les trésoreries, les écoles et les classes à chaque fois que les orientations libérales et austéritaires de l’État les menacent.

Nous voulons mettre fin au sous-financement des services publics et des structures, qui prennent en charge les plus fragiles d’entre nous: les personnes âgées, les personnes ayant des handicaps.
Cette politique de solidarité et de défense des services publics ne peut être financée que dans le cadre de politique de justices fiscales et sociales: lutte contre l’évasion fiscale, rétablissement de l’ISF, rejet de la politique de baisse de la fiscalité et des cotisations sociales pour les grands groupes, réforme de la fiscalité des entreprises pour soutenir l’emploi.

L’écologie, au cœur de nos engagements.

Face aux enjeux climatiques et de la crise écologique, nous nous battrons pour une transition écologique volontariste au Parlement:
– Soutien à l‘agriculture bio et aux circuits courts.
– Transformation du modèle agricole et lutte contre les pesticides.
Soutien à la pêche artisanale respectueuse de la ressource.
– Relance du fret ferroviaire et des transports en commun pour donner des alternatives au tout-voiture et au tout-camion
– Financement des travaux de rénovation du bâti, d’isolation
– Aider à l’harmonisation vers des normes vertueuses du tri sélectif des déchets, y compris en zone rurale.

La défense de la démocratie.

Parce que la démocratie pour nous est essentielle, nous défendrons ce contre-pouvoir démocratique qu’est le Sénat face à l’ultra-présidentialisme de la Ve République aggravé encore par le président E.Macron: développement des commissions d’enquête, des missions d’information, pouvoir d’initiative parlementaire.

Nous défendrons l’autonomie fiscale des communes, leurs dotations. Nous nous opposerons aux mesures de recentralisation et d’éloignement des citoyens par rapport aux centres de décision.

Nous serons particulièrement attentifs à soutenir les communes du monde rural exposées aux conséquences de la métropolisation et de la perte des services (publics et autres).

Notre département est riche de son réseau de bourgs, de communes petites et moyennes, qu’il faut préserver, comme garant de la cohésion sociale et des solidarités, en soutenant les élus locaux.

Le 27 septembre, votez pour la liste « En Finistère, la Gauche ».

 

Si vous voulez donner votre soutien public d’élu-e, d’ancien élu, de citoyen, à la liste En Finistère, la gauche, la liste de soutien sera mise à jour régulièrement d’ici deux semaines et publiée sur les réseaux sociaux?

Dans ce cas, envoyez les informations que vous jugez utile: Nom/ Prénom/ âge (facultatif)/ Profession/ Mandat, Engagements, etc: à l’adresse dupont.ismael@yahoo.fr

https://www.facebook.com/En-Finist%C3%A8re-la-Gauche-102700228246483/

 

Liste des soutiens :

Patrick BEGUIVIN chauffeur miroitier Conseiller municipal à Plouigneau, PCF

Annie BERGOT LE CALVEZ ancienne élue pendant plusieurs mandats à Morlaix

Thierry BIGER, conseiller départemental du Finistère sur le canton de Quimper-2, 44 ans, membre des Radicaux de gauche

Véronique BLANCHET ancienne adjointe et vice-présidente d’agglomération à Pont L’Abbé, candidate sur la liste du Front de Gauche aux Sénatoriales en 2014, PCF

Anne BORGNIET-YOUÉNOU adhérente PCF Brest

Christophe BOUDROT, adjoint au sport et aux associations à Plouigneau, syndicaliste hôpital

Maéla BURLOT, élue à Morlaix, conseillère déléguée petite enfance-enfance, coordinatrice dans le secteur social

Bernard CALVEZ adhérent communiste Le Relecq Kerhuon

Jean-Paul CAM secrétaire de section PCF du Pays de Brest

Eugène CARADEC DAVILLERS, conseiller municipal à Morlaix, à l’urbanisme membre du PCF et du MJCF

Christian CARDUNER conseiller municipal à Scaër

Martine CARN, conseillère municipale à Plougonven

Anne-Catherine CLEUZIOU, conseillère municipale de la ville de Brest.

Jeannine DANIEL, élue à Scaër pendant plusieurs mandats, militante de la solidarité

Louis DEBARNOT  retraité arsenal Brest

Corentin DERRIEN, conseiller municipal à Saint Thégonnec-Loc-Eguiner, étudiant, PCF et MJCF

Ismaël DUPONT, premier adjoint à Morlaix, conseiller communautaire, PCF, tête de liste du Front de Gauche aux Sénatoriales de 2014

Henri Merlin GABA ENGABA, conseiller municipal délégué aux travaux à Morlaix, membre de Génération.s

Patrick GAMBACHE, élu à Morlaix, conseiller délégué au Personnel

Eric GUELLEC, adjoint au maire de la ville de Brest, délégué à la dynamique associative, aux relations avec les équipements quartier, les acteurs de l’éducation populaire, les associations patriotiques et les anciens combattants. Conseiller Brest métropole.

Xavier HAMON Adjoint au maire à Brest, délégué à la salubrité, la sécurité dans les ERP, la gestion des risques et l’affichage municipal, membre de Génération.S

Roger HERE, premier adjoint Plouigneau, PCF

Yves HIRRIEN, adjoint à la communication et à la vie citoyenne à Plourin-les-Morlaix, Génération.s

Patrick GAMBACHE, militant communiste, conseiller municipal délégué de Morlaix

Mariane GAUTHIER-DESTABLE, élue à Plouigneau, conseillère déléguée à la communication

Jacqueline HERE, adjointe au maire de la ville de Brest en charge du quartier de Bellevue. Conseillère Brest métropole déléguée à l’urbanisme réglementaire

Bernard JASSERAND, militant communiste, adjoint au maire de Quimper en charge de la mairie annexe de Kerfeunteun

Pascal KERBORIOU syndicaliste à l’hôpital public Ancien adjoint à Plougonven

Elise KEREBEL, conseillère municipale à Morlaix, déléguée à la culture

Corentin KERNEIS, ancien maire communiste et professeur des collèges en retraite

Michèle LACROIX BOURVEN retraitée Morlaix

Fréderic L’AMINOT, ouvrier en bâtiment, adjoint aux Affaires scolaires à Morlaix, PCF

Jérémy LAINE, adjoint au maire à Guimaëc, PCF

André LAURENT, adjoint à la culture à Morlaix, membre de Génération.s

Annie-Noëlle LE BERRE, professeur de lettres de l’éducation nationale en retraite, membre du PCF, Brest.

Yves LE BERRE Professeur émérite des universités Ancien adjoint au Maire de Brest

Jean-Luc LE CALVEZ, ancien élu PCF à la ville de Morlaix

Roger Le GUENIC PCF Brest

Jean-Michel LE LORC’H, vice-président de Brest métropole en charge de la proximité territoriale. Conseiller municipal de la ville de Brest.

Sandra LE ROUX, conseillère municipale de la ville de Brest déléguée au développement du sport dans les quartiers

Michel LE ROUX PCF Brest

Glenn Le SAOUT,  candidat sur la liste de Ian Brossat aux élections Européennes dans le Finistère

Doriane LE TREUST, élue à QUIMPER, Génération.S

Pierre-Yves LIZIAR, 48 ans enseignant Conseiller municipal délégué En charge du handicap au Relecq-Kerhuon

Marie-Françoise MADEC JACOB Conseillère municipale déléguée aux Seniors à Morlaix, PCF

Marie-Christine MAHMUTOVIC, Adjointe à l’urbanisme au Relecq-Kerhuon, 2008-2014 et 2014-2020, Membre du PCF

Mathilde MAILLARD, adjointe au maire de la ville de Brest en charge de la politique du bien vieillir et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. Conseillère Brest métropole.

Juliette MANNEVY, 42 ans, infirmière cadre à l’hôpital de Morlaix

Taran MAREC, conseiller municipal de la ville de Brest délégué à la vitalité de la langue bretonne, à la charte « Ya d’Ar Brezhoneg », à l’enseignement et la signalétique bilingue.

Monique MEVELLEC SITHAMMA Professeur de lettres en retraite. Conseillère municipale déléguée en charge des associations au Relecq-Kerhuon Syndicaliste, militante dans des associations culturelles et caritatives.

Lucienne NAYET militante de la mémoire présidente du réseau Musée National de la Résistance Locquénolé

Françoise NIOCHE,  enseignante retraitée, conseillère municipale Rosporden

Maxime PAUL, Plougastel-Daoulas, dirigeant mutualiste- Ancien Vice-Président de

Brest Métropole.

Jean-Claude PERROT, retraité de la Poste, Conseiller municipal de BRIEC, Trésorier du PCF de la section de QUIMPER

Catherine PIETRI adhérente PCF Finistère

Christine PRUNAUD, sénatrice communiste des Côtes d’Armor

Piero RAINERO Ancien élu communiste à la région Bretagne et maire-adjoint à la ville de Quimper, militant internationaliste

Yvonne RAINERO, Retraitée enseignante Conseillère municipale déléguée sur la Santé Conseillère communautaire Quimper

Jacques RANNOU Maire-Délégué de Kernével commune associée à Rosporden. Conseiller Communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération (Membre du Bureau deCCA) et Vice-président du SDEF (Syndicat Energie et Equipement du Finistère).

Anita RICHARD Enseignante retraitée éducation nationale Adhérente Parti Communiste Français Conseillère municipale Rosporden Kernevel

Gisèle RICHEZ – Travailleur social Le Relecq Kerhuon

Erwan RIVOALAN Brest – syndicaliste CGT.

Katell SALAZAR, conseillère municipale à Morlaix, déléguée à la communication

Valérie SCATTOLIN Adjointe à Morlaix (Centre-ville, Commerce, Animations et tourisme), PCF

Jacques TANGUY, Brest, Lambezellec, conseiller d’orientation psychologue en retraire, adhérent PCF

Michel TANGUY adhérent PCF Finistère

Ronan TANGUY ancien adjoint PCF au Relecq-Kerhuon

Alain TASCON militant PCF FINISTERE

Pierre-Yves THOMAS, élu d’opposition à Carhaix, PCF

Catherine TREANTON, adjointe aux Affaires Sociales à Morlaix, Vice-présidente à Morlaix Communauté, co-référente Génération.S Finistère

Hugues TUPIN, conseiller municipal et conseiller communautaire à Douarnenez

Kofi YAMGNANE ancien député-maire, ancien ministre

Jocelyne VILMIN Conseillère déléguée au personnel au Relecq-Kerhuon de 2014 à 2020

En Finistère, le PCF s’engage pour une gauche rassemblée sur des bases de respect réciproque et de projet – Sénatoriales du 27 septembre 2020

COMMUNIQUE de la Fédération PCF du Finistère

Brest, le 10 septembre 2020

 

Sénatoriales dans le Finistère. Communiqué du Parti communiste en réponse à l’article « Commentaire » paru les pages départementales du Ouest-France le 8 septembre dernier:

Le PCF s’engage pour une gauche rassemblée sur des bases de respect réciproque et de projet.

Avec de belles réussites, aux municipales de mars et juin dernier, le PCF a fait le choix d’aborder toutes les élections dans le Finistère dans une dynamique d’union sur des projets allant dans le sens des intérêts des habitants des communes, du social, de la démocratie locale et de l’écologie. Ce choix nous paraît le plus à même de servir les intérêts de la gauche, de l’alternative au libéralisme économique, et des catégories populaires.  Nous souhaitons aussi l’union de la gauche aux Départementales et aux Régionales, cela nous paraît nécessaire pour garder des majorités de gauche dans le département du Finistère et à la Région Bretagne. C’est la voie du bon sens et de la raison pour la gauche.

C’est pourquoi nous avons été surpris que le PS présente une liste dès début juillet avec déjà cinq candidats socialistes positionnés sur 6, et une 4e place non éligible laissée à un partenaire. Drôle de manière d’envisager un rassemblement de la gauche.

Le PCF Finistère riche de ses 850 adhérents dont beaucoup de jeunes prend en compte la nécessité d’incarner une politique renouvelée et proche des gens pour faire reculer l’abstention et l’écœurement des citoyens, n’est pas disposé à jouer le rôle de faire-valoir.

Il est souhaite en revanche, aujourd’hui comme demain, travailler avec toutes les forces disponibles pour reconstruire une gauche rassemblée capable de tirer les leçons de ses erreurs et fautes passées.
Le choix qui a été fait de placer en 3ème position un ancien ministre plutôt que de proposer cette place à un partenaire, ne va pas dans le bon sens et ne contribue pas au nécessaire rassemblement face aux candidats de la droite.

Un accord n’a pas été possible avec les socialistes sur les Sénatoriales. Nous le regrettons.

Les communistes en ont pris acte et ont décidé démocratiquement de partir avec des partenaires avec qui des bases de dialogue constructif et de travail respectueux étaient posées: Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne.

Notre tête de liste commune Isabelle Mazelin, une élue de terrain et une salariée, grâce à cette logique d’union de la gauche, a bel et bien la possibilité réelle d’être élue sénatrice. Ce serait un atout pour le département et pour le Parlement d’avoir une sénatrice de plus pour porter la défense des travailleurs et des travailleuses, des services publics de proximité, du droit du travail, des collectivités locales et des élu-e-s locaux.

A l’heure actuelle, c’est la seule tête de liste femme dans le Finistère qui pourrait rejoindre rejoindre le seul groupe au Sénat présidé par une femme, Eliane Assassi: le groupe de rassemblement CRCE, communiste, républicain, citoyen, écologiste.

Tous les communistes finistériens, et bien au-delà de nombreux élus de gauche, sont unis derrière cette candidature et cette liste « En Finistère, la gauche » qui a ses chances car parmi les élus de gauche, nombreux sont ceux qui sont pour l’union, contre les logiques d’isolement et d’hégémonie, et qui souhaitent voir des sénateurs porter avec courage les valeurs de la gauche au Parlement.

 

A Brest, le 10 septembre 2020,

Parti Communiste Français, Fédération du Finistère.

 

Décès de notre camarade du PCF Brest, Eric Pelennec, responsable de la CGT des agents communaux à Brest.

Eric Pelennec, sur la photo l’homme au béret à l’étoile rouge, entouré de ses copains du stand du PCF 29 à la fête de l’Huma.

Nous avons eu la grande peine d’apprendre de nos camarades drestois la mort d’Eric Pelennec.
Malgré son combat face à la maladie celle-ci l’a emporté hier après-midi.

Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF à Brest, présente ainsi cet homme au grand cœur qui va nous manquer, vraiment, avec son humour et sa générosité:
« Responsable syndical de la CGT des agents communaux, militant communiste de premier plan, défenseur du journal l’Humanité , militant associatif, sportif de haut niveau Eric alliait la fraternité et la pertinence de l’analyse politique. Jusqu’au bout Eric s’est mobilisé pour son idéal. La section du Pays de Brest présente à Aline, à ses enfants et toute la famille ses condoléances fraternelles ».

C’est une nouvelle qui nous émeut beaucoup. Eric est quelqu’un que nous avons eu l’occasion de beaucoup apprécier et admirer dans son volontarisme, sa joie de vivre, son fort caractère mêlé à une vraie gentillesse, perçue notamment à la fête de l’Huma, grand moment de fraternité.
Eric s’est dépensé pour notre stand du Finistère à la fête de l’Huma Paris, réaménageant une caravane bénévole avec des copains, stand dont il était une des âmes et des piliers. Il part beaucoup trop tôt. On a l’impression que des gens comme lui sont invincibles, et pourtant!

Nous pensons fort à sa femme, Aline, à ses enfants, ses nombreux et chers amis et camarades de la CGT et du PCF.
Avec le décès d’Eric Pelennec, c’est un militant haut en couleur, très compétent, dévoué et sympathique qui nous quitte, un rassembleur et un entraîneur. Il va beaucoup manquer au stand du Finistère de la Fête de l’Huma et aussi aux Bretons de Paris, et à toute l’équipe des bénévoles bretons.

Des dons pour la recherche contre le cancer seront préférés aux fleurs

La fédération du Finistère présente à Aline , à ses enfants et toute la famille  ses condoléances fraternelles.

Les obsèques d’Eric auront lieu jeudi ,à 14 h 30 à la salle de Cérémonie du Vern à Brest.

A Cœur Ouvert – Edition Bretagne -Septembre 2020

 

A cœur ouvert – Edition Bretagne -Septembre 2020

Sommaire :

Ce n’est pas aux salarié-es et retraité-es de payer la crise !
Daniel Blache
Collectif national des retraité-es PCF

La mobilisation du Réseau Français des Fablabs1 contre la Covid 19.
Yann Le Pollotec
Responsable national du PCF en charge de la Révolution numérique.

Les combats de Marguerite Caudan – Morbihan.
Philippe Jumeau, Porte-parole du PCF Bretagne
Secrétaire Fédération PCF – Morbihan.

Le Ségur de la Santé, une propagande politique.
Dr Christian Brice, Urgentiste Centre hospitalier – Saint-Brieuc
Délégué régional de L’AMUF en Bretagne

 

A Coeur Ouvert sept 2020 – Version PDF

Pollution de l’Aulne / Déclaration de la Fédération PCF du Finistère.


L’eau du robinet n’est plus bonne à consommer dans cinquante communes du département.

L’usine d’eau potable de Coatigrac’h, à Châteaulin a relevé une concentration élevée en ammoniaque

Des résidus de méthanisation provenant de la centrale de production de biométhane de Châteaulin, exploitée par le groupe Vol-V, sont à origine de cette pollution qui touche des milliers de foyers.

La préfecture du Finistère a pris un arrêté pour restreindre l’usage de l’eau dans 50 communes dont celle de Chateaulin, Crozon, une large partie du Pays Bigouden notamment.

Les communes impactées et leurs habitants se voient dans l’obligation de se procurer pour les besoins alimentaires de l’eau en bouteille.On imagine sans peine le coût de ces achats imprévus pour les familles te les collectivités territoriales.

L’enquête diligentée permettra d’établir certainement les responsabilités dans cet invraisemblable accident

Mais dès à présent la société en charge de la centrale de méthanisation doit s’engager à prendre en charge les dépenses des particuliers et des collectivités locales liées à la pollution dont les équipements qu’elle gère sont à l’origine.

Brest, Le 21 août 2020.

Fédération PCF du Finistère

Il y a 75 ans avaient lieu les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki. Pour commémorer cette attaque, « Le mouvement de la paix » a organisé, le 6 août, une Caravane de la paix.

Les Finisteriens manifestaient le 6 août, pour le désarmement nucléaire au Ménez Hom et a Crozon a l’occasion du sinistre anniversaire des 75 ans du bombardement nucléaire américain de Hiroshima.

Le Parti communiste soutenait et appelait a ce rassemblement, comme chaque année, pour ratifier le traité de désarmement nucléaire international.

Voici quelques photos de notre camarade de Carhaix, Daniel Laporte, sur ce rassemblement avec des visages bien connus des luttes pacifistes finistériennes.

 

6 août, sommet du Menez Hom – Il y a 75 ans : Bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki.

Il y a 75 ans  –  Bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki        

Pour la PAIX et le désarmement nucléaire  

Rendez-vous le jeudi 6 août à partir  de 14h au sommet du Menez Hom

La caravane de la Paix

09h30 : Regroupement des voitures quai Quelen au FAOU

10h00 : Départ de la caravane

11h00 : Le FRET, jet de gerbes de fleurs dans la rade à la mémoire des innocents sacrifiés

12h00 : Crozon : jonction avec les jeûneurs de l’île longue

13h30 : Pique-nique à la chapelle Ste Marie du Menez-Hom

14h30 : Marche vers le sommet du Menez-Hom

 

Image prise en 1971, pendant une explosion nucleaire sur l’atoll de Mururoa • © AFP PHOTO

 

75 ans : Vite en FINIR !

Le 6 Août 1945, la bombe atomique était larguée sur Hiroshima provoquant la mort quasi instantanée de plus de 100 000 civils

« …la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie… »  écrit alors Albert Camus.

Continuer, 75 ans après, à justifier et à promouvoir l’existence de l’arme nucléaire est une aberration !

Voté à l’ONU en 2017 un traité d’interdiction des armes nucléaires est en cours de validation. Manque 10 signatures.

Arc boutée sur son dogme de la dissuasion nucléaire, la France officielle refuse de le signer. Et ceci en dépit de la dangerosité, et d’abord pour nous mêmes, de la possession d’une telle arme, des milliards dilapidés chaque année dans son entretien et de la volonté majoritaire (2/3 des français selon un sondage IFOP de 2018) de s’en séparer.

Il faut en finir avec ce déni de démocratie.

 Du haut du Menez Hom ce jeudi 6 août clamons haut et fort 

       « La France doit signer le traité d’interdiction  des armes nucléaires ! »

Déclaration du CIAN29  constitué à l’initiative du Mouvement de la Paixet de l’Université Européenne de la Paix, le Collectif29 pour l’interdiction des armes nucléaires regroupe une quinzaine d’associations et organisations syndicales et politiques.

 

Vidéo : Bernard Vasseur – Avec Marx penser et agir aujourd’hui / 2ème partie.


Les jeudis rouges : Avec Marx penser et agir aujourd’hui / 1ère partie.

Bernard Vasseur, Professeur de Philosophie

Après avoir longtemps enseigné la philosophie, Bernard Vasseur est aujourd’hui directeur honoraire du Centre de recherche et de création Elsa Triolet-Aragon à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

Le philosophe Bernard Vasseur livre sa lecture de Marx à la lumière des questions que nous nous posons aujourd’hui, dans cet utile ouvrage de référence et d’éducation populaire.

Il ne s’agit pas de disposer d’un programme clé en main que nous aurait légué Marx, mais de refuser avec lui les fausses évidences et de s’inscrire dans le mouvement d’émancipation humaine qu’exprime l’idée de communisme.
Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire, écrivait Denis Diderot en 1753. Tout un programme politique, qui laisse entrevoir une société où citoyennes et citoyens pensent par eux-mêmes et conduisent les affaires de la cité.

Loin de cette vision d’un peuple qui maîtrise la conduite de son devenir, nous entrons dans une aire politique qui tend, en permanence, à ramener le citoyen à son employabilité, à sa capacité à se « vendre », à sa parfaite adaptation à la société de concurrence, ceci au nom du prétendu principe de réalité qui coupe court à toute analyse de la société.

De la réforme des institutions, à la démolition de l’audiovisuel public en passant par la réforme de l’enseignement technique ou la peau de chagrin que devient l’enseignement de la philosophie…

Tout indique que les choix gouvernementaux conduisent à une société de plus en plus autoritaire qui laisse que peu de place à l’imaginaire, à la créativité, à la capacité collective de se projeter dans un devenir choisi.

Comprendre le monde pour le changer est plus que jamais une question d’actualité, une urgence pour sortir de ce système qui nie l’humanité et notre planète.

C’est tout le sens du travail d’éducation populaire que les communistes ont décidé de revivifier.

En cette année de centenaire de la naissance de Marx, nous avons souhaité réfléchir à l’éclairage de sa pensée pour avancer collectivement sur ce chemin de l’émancipation humaine.

Les trois conférences de Bernard Vasseur ont suscité beaucoup d’enthousiasme auprès de ses nombreux auditeurs, c’est pourquoi nous avons décidé de les publier et de faire de ce livre un outil pour poursuivre la réflexion, œuvrer à la construction consciente de notre devenir collectif.

Cette société nouvelle, de femmes et d’hommes libres, associé.es et égaux, qui frappe à la porte.

Préface de Nathalie Simonnet, Secrétaire départementale de la Fédération de la Seine Saint -Denis du PCF, membre de l’exécutif national.
Bernard Vasseur, Avec Marx, penser et agir aujourd’hui, Éditions PCF 93, Pantin, 2018, 168 pages, 5€, ISBN 978-2-9565722-0-6

Textes de Marx : https://www.marxists.org/francais/index.htm

Maison Triolet Aragon : https://www.maison-triolet-aragon.com/

Derniers ouvrages parus:

Communiste avec Marx

Avec Marx, penser et agir aujourd’hui

Aragon stalinien ? Mythe et réalité

La démocratie anesthésiée

Émancipation, mode d’emploi

Cette conférence est organisée par le réseau d’initiatives « partage des savoirs » du PCF en Bretagne sud. Comprendre, Agir, Riposter
Contact : pcfpaysdequimperle@gmail.com

Quimper-01 juillet : Stop à l’annexion des territoires palestiniens !

Militants associatifs, citoyens, présents hier à Quimper à l’appel d’un collectif dont fait partie le PCF pour dire Stop à l’annexion des territoires palestiniens par Israël au mépris du droit international.
Yves Jardin président du groupe du pays de Cornouaille de l’AFPS prit la parole.

La nouvelle de l’arrestation de Salah Hamouri pour qui la Cornouaille s’était déjà fortement mobilisée dans le passé vint s’ajouter aux motifs d’interpeller le gouvernement français bien silencieux quand il s’agit de défendre les droits des Palestiniens.

Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables en toute transparence – Déclaration de la Fédération du Finistère du Parti Communiste Français et de la commission Maritime PCF 29.

Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables  en toute transparence.

La pêche bretonne a été très affectée par la crise sanitaire, avec des volumes de vente réduits de plus de 50 % en moyenne depuis mi-mars, et jusqu’à 90 % durant les plus mauvaises semaines.

Comme les autres secteurs d’activité, les outils de l’État et des collectivités se sont déployés pour aider les entreprises à passer le cap, en particulier sous la forme de prêts bancaires en trésorerie garantis par la puissance publique. Si à court terme les dommages sont limités, lorsque les premières échéances de ces prêts devront être remboursées début 2021, la situation de nombreux armateurs risque de se dégrader fortement.

Le 31 décembre est également la date à laquelle le Brexit prendra son jour le plus concret avec la fin de la « période de transition » qui a maintenu en vigueur les règles de la politique commune des pêches et du commerce entre l’Union européenne à 27 et le Royaume-Uni.

A ce jour, les progrès des négociations apparaissent faibles, sans compromis apparents entre le Gouvernement britannique et l’UE. La pêche fait partie des points durs, avec des positions de négociations parfaitement antagonistes. L’Union plaide pour le statu quo et met en jeu l’accès des produits britanniques au marché communautaire. Le Gouvernement britannique demande de son côté une révision de ses quotas pour les stocks partagés avec l’UE et souhaite mettre en œuvre un régime d’accès contrôlé à ses eaux tout en ménageant un large accès de ses produits au marché de l’UE.

Si l’issue des négociations est encore incertaine pour de longs mois, il y a tout lieu de penser que le Brexit ne peut pas être sans effet demain en matière de pêche. Répartition des quotas (revus à la baisse sur des stocks convoités par les navires britanniques tels le cabillaud, le merlan et l’églefin en mer celtique, ou la cardine et le lieu noir en Ouest Écosse)  et conditions d’accès (licences annuelles payantes? Obligation de débarquement dans des ports britanniques ?) changeront.

C’est dans ce contexte particulier que la proposition, en son nom propre, du Président du Conseil régional de Bretagne, de création de fonds d’investissements pour les entreprises menacées de difficultés prend son sens.

Cette proposition a beaucoup de chemin à accomplir pour devenir réalité. Mais elle est très positive, car elle est susceptible d’ouvrir la voie à une intervention directe des pouvoirs publics dans la gestion des entreprises concernées.

Dans la pêche, la première menace avec le Brexit est la faillite d’armements, la vente des navires par les patrons pêcheurs et la fuite des quotas hors de Bretagne. Cette menace n’a rien d’irréaliste pour tous les observateurs de ce secteur depuis les crises liées à la surpêche dans les années 1990 : disparitions d’armements (Dhellemmes, Arcobreizh) et prises de contrôles par des capitaux étrangers (CFTO, Compagnie des pêches de St Malo, Armement La Houle…).

La prise en main des entreprises est nécessaire et doit éviter cette fuite des quotas pour maintenir les apports qui font vivre les mareyeurs, conserveurs et transformateurs bretons. Un emploi à mer génère deux emplois à terre dans la filière.

Les communistes ont toujours affirmé leur attachement à ce que les pouvoirs publics jouent pleinement leur rôle dans l’économie. Une telle intervention massive, coûteuse et de longue durée dans la pêche n’est souhaitable que si elle engage la flotte dans sa transition énergétique (nouvelles propulsions hybrides ou hydrogènes), l’amélioration de ses pratiques de pêche (sélectivité, diversification et évitement des espèces qui ne sont pas au RMD…), et son versant social (amélioration des conditions de travail et de vie à bord, de conciliation de la vie familiale et professionnelle, recrutement local, participation à la formation continue et des jeunes, promotion sociale et renouvellement des générations).

Les critères de l’intervention et les résultats de l’intervention publique dans la gestion des entreprises appellent débat, transparence et rendu-compte.

A ces conditions, le Président de Région peut être assuré du soutien des communistes du Finistère.

 

Le 01 juillet 2020,

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français .

Commission Maritime PCF 29.

 

 

Bilan des Municipales pour les communistes dans le Finistère: des communes gagnées et conservées à gauche, une cinquantaine d’élus.

Pour conserver ou gagner des villes à gauche, y mener des politiques sociales, écologiques, démocratiques ambitieuses, servir les intérêts de la population, défendre les services publics, le secteur associatif, des politiques de solidarité, les sections PCF du Finistère ont cherché à s’inscrire dans dans une volonté de rassemblement à gauche pour ces élections municipales, et, partout où elles avaient la capacité de le faire, elles ont cherché à présenter des candidats communistes sur des listes d’union pour s’inscrire pleinement dans ce premier échelon de la démocratie locale qu’est la commune.  

Nos communes sont une grande richesse pour une démocratie vivante. Les élus municipaux sont de vrais porteurs d’un engagement au service de l’intérêt général et de la collectivité.

Le Parti communiste français, fort de sa richesse collective de 900 adhérents sur le Finistère, présentait au 1er tour du 15 mars 2020 des élections municipales 80 candidats adhérents PCF ou apparentés dans une vingtaine de communes du Finistère qui couvraient ensemble 321 000 habitants, soit un tiers de la population du Finistère environ.: Brest, Quimper, Morlaix, Concarneau, Landerneau, Douarnenez, Le Relecq-Kerhuon, Pont L’Abbé, Carhaix, Briec, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Sizun, l’Ile de Batz, Saint Thégonnec Loc-Eguiner, Loctudy, etc.

Nous n’avons pas réalisé tous nos objectifs…

Nous avons eu la déception de ne pas pouvoir reconquérir Douarnenez à gauche où la tête de liste de « Douarnenez Terre Citoyenne » était sympathisant communiste, Hugues Tupin (44% au 2nd tour), malgré une campagne de très haut niveau. Le résultat ne récompense pas la qualité de cette campagne et de cette liste. Nous avons eu aussi des déceptions à Scaër et Plougonven, où des têtes de liste communistes de liste de rassemblement à gauche n’ont pas été en mesure de reprendre ces communes à la droite. Nous remercions ces camarades pour leur engagement courageux et tout leur travail. A Landerneau, dans une ville plus conservatrice par tradition, et face à la forte adversité du maire sortant, une belle campagne de gauche d’une tête de liste militant de la CGT avec nos camarades sur une liste citoyenne aurait mérité de connaître un sort plus favorable aussi. A Pont L’Abbé, aussi, la liste de gauche a été battue dès le premier tour. A Loctudy aussi, une tête de liste de sensibilité proche des communistes n’a pas été en mesure de faire gagner la gauche dans la commune.

Mais dans l’ensemble, ces élections municipales auront permis au PCF d’enregistrer aussi de très beaux succès au 1er et au 2nd tour.

Ainsi nous avons aussi fort heureusement dans le même temps de très grandes satisfactions sur ces élections municipales:

– Celles d’avoir conservé Rosporden-Kernevel (7780 habitants) à gauche dès le premier tour (majorité sensibilité divers gauche – PS-PCF), mais surtout d’avoir réussi de très bons résultats à Brest et au Relecq-Kerhuon pour conserver ces villes à gauche, ainsi que la métropole brestoise bien sûr. A Rosporden-Kernevel, nous aurons 8 élus communistes avec le maire délégué de Kernevel (PCF) Jacques Rannou, 2 adjoints, 2 conseillers communautaires. A Brest (140 000 hab), la liste fusionnée « Brest au cœur » menée par François Cuillandre PS-PCF-BNC-écolos a fait 49,69% au second tour contre 36 % à Malgorn pour la droite LR, et 13% au transfuge Coatanea pour la LREM. Le PCF aura 7 élu-es à la ville (+3 par rapport au début du mandat précédent ) et 4 élu-es métropolitain-es (+1). Au Relecq-Kerhuon (11 500 hab), où la liste PCF-PS issue de la majorité sortante et menée par Laurent Péron a fait 46% contre 27% aux Verts et 26 % à la LREM, nous aurons  8 élus apparentés PCF, dont 6 adhérents.

– Celles d’avoir gagné plusieurs villes à gauche reprises sur la droite. A Quimper (64 000 hab), où la liste « Quimper Ensemble » conduite par Isabelle Assih où étaient candidats 5 camarades du PCF a réalisé une magnifique performance au second tour en reprenant la ville chef lieu du Finistère au très droitier maire Ludovic Jolivet. C’est un soulagement intense et une respiration démocratique et sociale pour cette ville. Nous aurons 3 élus communistes dans la municipalité de gauche. Et 2 autres non loin de là à Briec, dans la majorité de gauche aussi.

Morlaix (14500 hab), nous avons eu l’immense joie de gagner après 12 ans de mandat de droite avec la liste « Morlaix Ensemble » conduite par Jean-Paul Vermot (Alliance PS-PCF-Génération.S, citoyens engagés (50 % de la liste), soutenu par les Radicaux, Place Publique) avec une avance confortable au second tour de 55% contre 45% à la maire sortante Agnès Le Brun. Le PCF fait élire 8 élus apparentés dans la nouvelle majorité dont 5 adhérents.

Plouigneau (5000 hab), nous avons réussi à faire gagner la gauche au premier tour dans la commune après 40 ans de gestion de doite dans une commune votant plutôt à gauche aux élections nationales, grâce à une liste d’union de la gauche, citoyenne, et PS-PCF. Nous avons 6 élus PCF, dont 3 adjoints (2 adhérents et un sympathisant), 1 conseiller communautaire.

Dans le pays de Morlaix, nous avons aussi un adjoint à Guimaëc, un conseiller municipal de 18 ans à Saint-Thégonnec Loc-Eguiner dans la majorité de gauche plurielle, une élue d’opposition à Plougonven, soit 17 élus en tout dans le Pays de Morlaix.

Nous avons aussi un élu d’opposition à Carhaix, n°2 sur la liste d’union de la gauche qui a été battu au premier tour, un élu à Scaër dans l’opposition, des élus sympathisants à BerrienDouarnenez (opposition), un sympathisant candidat à Plomeur, une élue sympathisante à Loctudy dans l’opposition.

En tout, le PCF aura donc un peu plus de 50 élus apparentés dans le Finistère, dont une quarantaine d’adhérents, soit une progression significative par rapport à 2014 où nous avions un peu moins de 30 élus adhérents, et une quarantaine en comptant les sympathisants (nombre d’élus ayant soutenu par exemple la campagne de Ian Brossat aux Européennes sur notre département).

Parmi ces élus, il faut signaler que plusieurs sont des nouveaux élus, à plus de 70%, et que plusieurs sont jeunes, la vingtaine d’années ou la trentaine d’années, le signe d’un parti qui a une vraie dynamique militante sur le territoire finistérien, ce dont nous nous félicitons.

Merci à tous nos candidats pour leur investissement dans ces campagnes municipales. Merci aussi à nos militants qui ont consacré du temps et de l’énergie pour défendre nos idées.  Et surtout un grand merci à tous nos électeurs!!!

Nous devons aussi remercier tous nos partenaires de ces listes d’union de la gauche avec lesquels nous avons mener de belles campagnes, qui ont été victorieuses dans plusieurs communes.

Et maintenant, au travail, pour les intérêts des citoyens et de l’application des idées et programmes sur lesquels nous avons été élus!

Municipales : déclaration de la section PCF du Pays de Brest.

Les communistes du Pays de Brest se félicitent de la belle victoire de la liste Brest au Cœur! qui rassemble les forces de gauche et les écologistes . Plus largement ils se réjouissent des succès des listes de gauche tant dans le Finistère qu’en Bretagne et au plan national.
Là où les forces de progrès ont su s’unir pour mettre en oeuvre un programme social et écologique, elles enregistrent des succès.
La démarche de rassemblement des communistes reçoit ainsi le soutien du peuple de gauche.

Sur Brest le PCF avec 7 élu-es à la ville (+3 par rapport au début du mandat précédent ) et 4 élu-es métropolitain-es (+1) conforte ses positions qui seront autant de points d’appui pour développer une politique sociale et écologique au plan local et défendre les services publics face aux attaques du gouvernement. Le groupe communiste et citoyen ,deuxième groupe de la majorité  jouera ainsi un rôle pivot pour travailler au rassemblement des forces de gauche et des citoyens et construire une alternative politique répondant aux urgences sociales et climatiques .

Les élu-es communistes sont:
Eric Guellec conseiller à la ville et à la métropole

Mathilde Maillard conseillère à la ville et la métropole

Jacqueline Héré  conseillère à la ville et la métropole

Jean-Michel Le Lorc’h conseiller à la ville et à la métropole

Sandra Le Roux  conseillère à la ville

Taran Marec conseiller à la ville

Anne Catherine Cleuziou conseillère à la ville

 

Municipales : Déclaration des élu-e-s communistes de Quimper.

Déclaration des élu-e-s communistes de Quimper.

Ce dimanche 28 juin, avec un score important et sans appel, les électrices et électeurs quimpérois ont confié à Isabelle Assih et à la liste Quimper Ensemble la responsabilité de construire avec les habitants l’alternative indispensable pour répondre aux urgences sociales, démocratiques, écologiques.

Ce résultat signe l’échec du maire sortant, de sa gouvernance et de sa politique municipale : élu en 2014 avec près de 57 % des suffrages il n’en recueille cette fois que 39 %. La « Ludomobile » n’a pas convaincu les Quimpérois de continuer avec Ludovic Jolivet!

Quant à la représentante officielle du parti de Macron,  la députée Annaïg Le Meur, qui chute encore de 4 % par rapport au 1er tour et ne recueille que 9 % des suffrages, elle est lourdement sanctionnée pour son soutien à la politique présidentielle.

Les électeurs ont jugé sur les actes.

Les Quimpérois ont choisi une maire de gauche, une maire écologiste.

Et pour la première fois de l’histoire de leur ville, une femme pour les représenter !Les communistes se félicitent de cette victoire qui est celle de la convergence de la gauche, de l’écologie, des citoyen-ne-s, celle d’un engagement collectif, celle d’un projet construit et mis en débat avec la population, à laquelle ils ont participé.Cette confiance donnée par les Quimpérois est une force mais aussi une exigence d’un mieux-vivre ensemble, d’un souffle démocratique, d’une ville solidaire, écologique

Engagé-e-s au sein de la nouvelle majorité pour les droits sociaux, les services publics, la démocratie, le vivre-ensemble, la culture, les biens communs, les élu-e-s communistes prendront toute leur part du travail collectif de l’équipe de la maire de Quimper, Isabelle Assih.

Yvonne Rainero, Bernard Jasserand, Ronan Sinquin

élu.e.s de la nouvelle majorité municipale.

 

Palestine : appel aux rassemblements du 01/07.

La Fédération du Finistère  du PCF se joint à l’Association France Palestine Solidarité et appelle aux rassemblements le 01/07 à 18 h place de la Liberté  à Brest et  à 18 h place Terre-au-Duc à Quimper pour dénoncer le plan Trump-Netanyahou d’annexion de la vallée du Jourdain en Palestine occupée.

De toute évidence, le Covid-19 n’entrave pas le projet colonial israélien. L’agressivité israélienne et la répression contre les Palestiniens ne faiblissent pas. L’armée et les colons profitent de la situation: assassinats en Cisjordanie, intervention violente à Jérusalem-Est, destruction de maisons tandis que les incursions militaires dans la bande de Gaza n’ont jamais cessé.
Depuis l’annonce du plan Trump, l’annexion de la vallée du Jourdain et d’une partie des territoires de la Cisjordanie se profile. Après l’accord de gouvernement entre B. Netanyhou et B. Gantz, le processus devrait débuter le 1er juillet contribuant à un regain d’instabilité et de tensions avec les pays voisins et notamment la Jordanie. Un nouvel embrasement régional s’annonce.

Le Parti Communiste Français dénonce avec force cette politique d’annexion et d’apartheid rendue possible par le non respect des résolutions internationales, le soutien inconditionnel des États-Unis et la complaisance des États de l’Union Européenne.

Le PCF exige la fin de tous les accords de coopération économique avec Israël. La paix dans la région ne reviendra pas sans la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien à disposer d’un État dans le cadre des frontières de 1967.

Les périls sont chaque jour grandissants pour les Palestiniens. Partout la mobilisation doit grandir pour que la France et l’Union européenne condamnent le plan Trump et toutes perspectives de nouvelles annexions.

Le 30 juin 2020,

Fédération PCF du Finistère.

 

A Brest, on se prépare pour le 16 juin !

La section de Brest est sur le pont pour la grande Manif du 16 juin.

DE L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !









sdgdg

Le PCF soutient les manifestations contre le racisme et les violences policières.

Émotion et détermination le 13 juin, à Quimper place St Corentin pour le rassemblement contre le racisme et les violences policières, à l’initiative de la LDH. Plus de 200 personnes ont observé une minute de silence genou à terre et poing levé en hommage à George Floyd ».

À Quimper, 200 personnes étaient réunies en honneur de George Floyd, appel lancé par la LDH 29 et relayé par le PCF, et des organisations syndicales.

Nous nous devons de combattre le racisme sous toutes ces formes et dans toutes conditions. #BlackLiveMatters

Le 10 juin à Brest, les communistes présents au rassemblement pour dire non au racisme et aux violences policières, oui à l’égalité des droits, à la justice et à la démocratie.

16 Juin : DE L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL ! – Lieux et Horaires.

 

L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !

Un « Ségur » bien mal parti !… Il faut un plan d’urgence pour les hôpitaux et les EHPAD !

La crise sanitaire que nous venons de vivre prouve s’il en était besoin la nécessité d’un système de santé de grande qualité. Ce que les professionnel·le·s de santé, avec leurs organisations syndicales, disaient depuis plusieurs années est brutalement validé. Pas assez de lits, pas assez d’emplois, pas assez de financement dans les hôpitaux.

Le président Macron dit « s’engager » pour un « Ségur » de la Santé.
Mais ce « Ségur » de la santé est vraiment bien mal engagé !

On nous explique que tout est ouvert et que nous partons d’une page blanche. Mais, le Premier ministre, pour sa part, révèle le pot aux roses et articule la discussion sur la base du projet de loi « Ma santé 2022 » voté l’an dernier et qui prévoit la mise à mal de 300 hôpitaux de proximité en leur supprimant la chirurgie, la maternité et les urgences. Avec cette loi, c’est la poursuite de la destruction du maillage sanitaire de notre pays. Cette loi nous emmène dans le mur et Édouard Philippe nous
demande… d’accélérer !
Pourquoi poursuivent-ils cette politique catastrophique malgré l’évidence ? Parce que les enjeux sont énormes. Le capitalisme est en crise. Avec la politique de création monétaire massive des banques centrales depuis la crise de 2008, des suraccumulations de capitaux cherchent à se rentabiliser, à se créer de nouveaux marchés, à marchandiser toutes les activités humaines.

La France, avec son système de sécurité sociale, étonnant et anormal pour les libéraux, devrait se plier à leur logique. Nous ne mesurons pas assez l’aberration que représente ce système pour l’idéologie néolibérale. Pour un budget de l’État de 390 milliards d’euros, la Sécu, c’est 500 milliards d’euros de cotisations sociales… que les capitalistes rêvent de s’accaparer.

C’est maintenant que la démocratie doit s’imposer à tous les niveaux. Les hospitalier·e·s, les syndicats, les élu·e·s, les associations, seul·e·s ont fait acte de responsabilité, de prises d’initiatives et de compétences pour faire face au désastre sanitaire. ENSEMBLE, elles et ils sont seul·e·s qualifié·e·s pour faire des propositions à la hauteur des besoins et de l’intérêt général.

Les plans régionaux de santé sont disqualifiés : ils doivent être remis à plat et élaborés démocratiquement, à partir de la réalité d’aujourd’hui, dans toutes les régions et les bassins de vie.
Le gouvernement vient de faire adopter une loi de finance rectificative de 110 milliards d’euros au bénéfice de la seule de la croissance financière, de même pour ce qui concerne la BCE au plan européen.
Dès à présent, des mesures urgentes doivent être prises pour un plan de créations de 100 000 emplois dans les hôpitaux et, dans les Éhpad, 100 000 pour aller vers les 300 000 postes à créer en 3 ans, l’augmentation de tous les quotas de formation, des augmentations de salaires équivalent à 300€ mensuel, pour un moratoire sur toutes fermetures et restructurations des hôpitaux, pour un pôle public du médicament…

Les organisations syndicales des personnels hospitaliers, les collectifs de défense du service public hospitalier, ENSEMBLE, appellent à une journée d’action mardi 16 juin.

Ces actions se dérouleront:

►A Brest, une chaîne humaine est prévue à partir de 18h00 autour de l’hôpital Morvan et de la
Mairie et pot de l’amitié
►A Brest, rassemblements à l’Ehpad de La Source (rue Marguerite Duras) à 8h30; à l’Ehpad de
Keraudren (rue Ernestine de Trémaudan) à 10h30;
►A Quimper, un rassemblement aura lieu devant le centre hospitalier (CHIC) à 14h30
►A Morlaix, barbecue à midi et rassemblement à partir de 14h30 à l’hôpital (chaîne humaine)

Les organisations syndicales CGT et Solidaires de l’Hôpital de Morlaix

– organisent un pique-nique devant le bâtiment administratif de l’hôpital à partir de 12 h.

– appellent les personnels à un débrayage de 14 h 30 à 16 h 30

– organiseront, à cette occasion, « un encerclement » par une chaine humaine du bâtiment administratif

►Maison Accueil Spécialisée Genêts d’or, rassemblement à 14h00 à Ploujean,
►A Douarnenez, rassemblement à 14h30 devant l’hôpital
►A Lesneven, rassemblement à 14h00 devant l’hôpital
►A Lannilis, rassemblement à 14h00 devant l’Ehpad des Abers …
►A Quimperlé, rassemblement à 11h00 devant l’hôpital
►A Carhaix, rassemblement à 18h30 devant l’hôpital
►Sur les sites de Perharidy et de Ty Yann de 12h00 à 14h00 pour un pique-nique revendicatif

La fédération du Finistère du PCF appelle toutes et tous à y participer massivement. Elle mettra en débat les propositions du PCF pour un plan d’urgence pour les hôpitaux publics et les Ehpad.

Fédération du PCF Finistère,

A Brest, le 11 juin 2020

 

Nos propositions : 

Plan d’urgence pour l’hôpital et les EPHAD.

 

 

Marine Le Pen n’est pas la bienvenue à l’Ile de Sein-Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF.

Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF  pour la venue de Marine Le Pen le 18 juin à Sein

Marine Le Pen présidente du RN sera présente sur l’Ile de Sein le 18 juin. La présidente du mouvement d’extrême droite revendique ainsi l’héritage de l’homme de l’appel du 18 juin. La véritable héritière du maître du château de Saint-Cloud feint ainsi d’oublier que le parti dont elle est la dépositaire légale est précisément né d’un ­antigaullisme primaire et viscéral, comptant parmi ses fondateurs des anciens de l’OAS et autres nostalgiques de l’Algérie française.

Il est vrai que cette extrême droite est habituée aux détournements d’héritage. Le changement de nom du Front National ne fera pas oublier non plus que celui ci comptait parmi ses fondateurs Léon Gaultier qui fut secrétaire général à l’Information du gouvernement du maréchal Pétain ,  chroniqueur à  » Radio Vichy « , et fut l’un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l’uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer, il commanda une unité française sur le Front de l’Est durant l’été 1944.

La Bretagne terre de résistance ne permettra pas à la porte parole de la haine de parader et de réviser l’histoire. La jeunesse qui manifeste massivement contre le racisme ne le permettra pas non plus.

Les communistes appellent tous ceux qui ont au cœur l’héritage du Conseil National de la Résistance à s’unir et se mobiliser contre cette provocation. Ils seront notamment présents au rassemblement à l’embarcadère d’Audierne dès 8 h du matin pour montrer à la présidente du Rassemblement National qu’elle n’est pas la bienvenue.

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français,

13 juin 2020

 

 

La SECURITE SOCIALE c’est vital !

Tract securite sociale version PDF

« A Cœur Ouvert » Juin 2020

« A Cœur Ouvert » numéro 5 / Juin 2020 réalisé par l’ Atelier Citoyen Santé Bretagne du PCF » <croizat.pcf@gmail.com>.

Version PDF : A Coeur Ouvert JUIN 2020

 

 

 

Brest-16 juin : Il faut un plan d’urgence pour les hôpitaux et les EHPAD !

Un « Ségur » bien mal parti !… Il faut un plan d’urgence   pour les hôpitaux et les EHPAD !

La crise sanitaire que nous venons de vivre prouve s’il en était besoin la nécessité d’un système de santé de grande qualité. Ce que les professionnel·le·s de santé, avec leurs organisations syndicales, disaient depuis plusieurs années est brutalement validé. Pas assez de lits, pas assez d’emplois, pas assez de financement dans les hôpitaux.

Le président Macron dit « s’engager » pour un « Ségur » de la Santé.
Mais ce « Ségur » de la santé est vraiment bien mal engagé ! On nous explique que tout est ouvert et que nous partons d’une page blanche. Mais, le Premier ministre, pour sa part, révèle le pot aux roses et articule la discussion sur la base du projet de loi « Ma santé 2022 » voté l’an dernier et qui prévoit la transformation de 300 hôpitaux de proximité en « mouroir » en leur supprimant la chirurgie, la maternité et les urgences. Avec cette loi, c’est la poursuite de la destruction du maillage sanitaire de notre pays. Cette loi nous emmène dans le mur et Édouard Philippe nous
demande… d’accélérer !

Pourquoi poursuivent-ils cette politique catastrophique malgré l’évidence ? Parce que les enjeux sont énormes. Le capitalisme est en crise. Avec la politique de création monétaire massive des banques centrales depuis la crise de 2008, des suraccumulations de capitaux cherchent à se rentabiliser, à se créer de nouveaux marchés, à marchandiser toutes les activités humaines.

La France, avec son système de sécurité sociale, étonnant et anormal pour les libéraux, devrait se plier à leur logique. Nous ne mesurons pas assez l’aberration que représente ce système pour l’idéologie néolibérale. Pour un budget de l’État de 390 milliards d’euros, la Sécu, c’est 500 milliards d’euros de cotisations sociales… que le capitalistes rêvent de s’accaparer.

C’est maintenant que la démocratie doit s’imposer à tous les niveaux. Les hospitalier·e·s, les syndicats, les élu·e·s, les associations, seul·e·s ont fait acte de responsabilité, de prises d’initiatives et de compétences pour faire face au désastre sanitaire. ENSEMBLE, elles et ils sont seul·e·s qualifié·e·s pour faire des propositions à la hauteur des besoins et de l’intérêt général.
Les plans régionaux de santé sont disqualifiés : ils doivent être remis à plat et élaborés démocratiquement, à partir de la réalité d’aujourd’hui, dans toutes les régions et les bassins de vie.

Le gouvernement vient de faire adopter une loi de finance rectificative de 110 milliards d’euros au bénéfice de la seule de la croissance financière, de même pour ce qui concerne la BCE au plan européen.

Dès à présent, des mesures urgentes doivent être prises pour un plan de créations de 100 000 emplois dans les hôpitaux et, dans les Éhpad, 100 000 pour aller vers les 300 000 postes à créer en 3 ans, l’augmentation de tous les quotas de formation, des augmentations de salaires équivalent à 300€ mensuel, pour un moratoire sur toutes fermetures et restructurations des hôpitaux, pour un pôle public du médicament.

Les organisations syndicales des personnels hospitaliers, les collectifs de défense du service public hospitalier,ENSEMBLE, appellent à une journée d’action mardi 16 juin.

Ces actions se dérouleront:

Ces actions se dérouleront:
 
►A Brest, une chaîne humaine est prévue à partir de 18 h 00 autour de l’hôpital Morvan et de la Mairie
►A Brest, rassemblements à l’Ehpad de La Source (rue Marguerite Duras) à 8h30; à l’Ehpad de Keraudren (rue Ernestine de Trémaudan) à 10h30;
►A Lesneven, rassemblement à 14h00 devant l’hôpital
►A Lannilis, rassemblement à 14h00 devant l’Ehpad des Abers …
 
La section du Pays de Brest du PCF appelle toutes et tous à y participer massivement. Elle mettra en débat les propositions du PCF pour un plan d’urgence pour les hôpitaux publics et les Ehpad.

 

Disons merci aux soignants en étant à leurs côtés mardi 16 juin ! Déclaration de la section PCF du pays de Quimper.

Déclaration de la section PCF du pays de Quimper.

Disons merci aux soignants en étant à leurs côtés mardi 16 juin !

 

À Quimper comme partout en France les personnels hospitaliers avec leurs syndicats appellent les citoyens qui les ont encouragés pendant la pandémie à prolonger ce soutien lors de leur journée d’action de mardi prochain. Les communistes du pays de Quimper leur apportent tout leur appui et invitent toutes et tous à les rejoindre ce mardi 16 juin à 14h30 à Quimper devant le centre hospitalier Laënnec dans le respect des gestes sanitaires.

Bien avant la crise du Covid, salarié-e-s, médecins, collectifs, dénonçaient les logiques de marchandisation de la santé et le joug que les politiques d’austérité faisaient peser sur l’hôpital au détriment du soin et de l’humain.

Si notre hôpital public, abîmé, diminué,  et autour de lui notre système de santé, a tenu bon, c’est grâce à l’engagement  exceptionnel de ses personnels, malgré le manque cruel de lits, d’effectifs, d’équipements et de moyens de protection et de dépistage. Équipements qui ont manqué aussi dans les Ehpad et ont fait défaut à l’ensemble des acteurs très mobilisés de la santé et du social, et au-delà à celles et ceux dont le travail  a permis à l’ensemble de la population d’accéder à  des services vitaux. Et notre Sécurité sociale, bien que fortement attaquée elle aussi depuis sa création il y a 75 ans par le ministre communiste Ambroise Croizat, a permis l’accès aux soins essentiels.

Alors que le pic de cette crise est derrière nous, que tant de Français sont dans la douleur d’avoir perdu un proche, d’avoir été séparés de leurs anciens, dans la longue reconstruction après la maladie, dans l’angoisse de perdre leur emploi, leurs revenus, il nous faut prendre soin de notre système de santé et particulièrement de nos hôpitaux publics et de nos Ehpad si nous voulons pas revivre de tels drames.

Déjà des signaux d’alerte nous interpellent, comme cette journée critique du 2 juin à l’hôpital de Quimper qui a vu des patients, des ambulanciers bloqués plusieurs heures en pleine chaleur sur la rampe d’accès aux urgences faute de pouvoir y accéder.

Il ne suffira pas de discours creux non suivis d’actes, de primes, de médailles, de pseudo-concertation, pour permettre à notre hôpital public de répondre aux besoins de la population et à ses personnels de travailler dans des conditions dignes et sereines, avec des salaires à la hauteur de leur utilité sociale. Faute de quoi la situation risque encore de s’aggraver avec le départ de médecins, d’infirmières et d’autres personnels…

Il faut sortir de ce cycle infernal, et ce n’est pas le chemin que prennent E. Macron et son gouvernement, car pendant le Ségur de la santé les annonces de suppressions de lits, de services, continuent, la loi santé 2022 prévoit des « hôpitaux de proximité » sans urgences, sans chirurgie, sans maternité, et la Sécurité sociale qui doit faire face à une hausse importante de ses dépenses en raison du Covid se voit délestée par Macron d’une bonne part de ses recettes par le biais des exonérations de cotisations des entreprises sans contrepartie !

Au côté des personnels hospitaliers, des syndicats, des collectifs citoyens, les communistes et leurs élu-e-s portent d’autres choix, en rupture avec la course folle à la croissance financière, et se prononcent pour un plan de création de 100 000 emplois dans les hôpitaux et, dans les Ehpad, de 100 000 postes pour aller vers les 300 000 à créer en 3 ans, pour l’augmentation de tous les quotas de formation dès la rentrée 2020, pour des hausses de salaires équivalant à 300€ mensuel, pour un moratoire sur toutes les fermetures et restructurations des hôpitaux, pour la reprise de la totalité de la dette hospitalière refinancée auprès de la Banque Centrale Européenne, pour un pôle public du médicament.

L’argent existe pour financer ces mesures alors que la BCE prévoit 1000 milliards d’euros pour soutenir les valeurs boursières, et que, en France comme dans le monde, les plus grandes fortunes se sont encore accrues pendant la pandémie !

Quimper, le 12 juin 2020.

 

 

Pleinement solidaire d’Inès Léraud – Déclaration de la Fédération du Finistère et de la Commission Mer et Littoral PCF 29.

Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF et de la Commission Mer et Littoral PCF 29.

Pleinement solidaires d’Inès Léraud

En juin 2019, l’album « Algues vertes, l’histoire interdite » d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, fruit de 3 ans d’enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l’agro-business et la bienveillance étonnante des services de l’État.

Inès Léraud accordera un entretien sur ce sujet au quotidien L’Humanité le 5 août 2019.

La BD connaît un succès incontestable, puisque 46 000 exemplaires ont été vendus à ce jour. Chaque signature donne lieu à des files d’attente interminables et à chaque rencontre le public apporte de nouveaux témoignages.

Le lobby agro-industriel est en émoi et Inès Léraud, comme d’autres avant elle, est l’objet de tentatives d’intimidation, de menaces.

Depuis le début 2020 la journaliste indépendante est traînée devant la justice par le groupe Chéritel, un des magnats du secteur. Toute parole n’est pas bonne à dire !

Le travail d’Inès Léraud pour intéressant qu’il soit sur le fond et sur la forme, n’apporte rien de très nouveau sur l’origine des marées vertes intrinsèquement liées à l’agriculture et aux élevages industriels. Les impacts sur la qualité de l’eau sont bien connus: asphyxie des milieux marins, appauvrissement de la biodiversité, interdiction des plages et fermetures des zones conchylicoles vivrières… Merci à Inès Léraud de rappeler la  dangerosité pour l’environnement, les êtres vivants dans leur ensemble, et l’omerta qui entoure cette question aux conséquences environnementales, mais aussi économiques et sociales, graves!

Depuis plusieurs décennies des associations telles « Bretagne Vivante », « Eaux et Rivières de Bretagne », « Halte aux marées vertes alertent, documentent, proposent et se heurtent comme Inès Léraud au mur de l’agro-business, protégé au-delà du raisonnable par les pouvoirs publics. Et si bon an, mal an on note quelques avancées, elles sont bien minces et les volontés de remise en cause sont légion.

Mais les faits sont incontestables et têtus, les preuves s’accumulent, les accidents parfois mortels participent du même constat.

La bande dessinée d’Inès Léraud confirme brillamment ce que nous savions et pointe certains aspects du dossier oubliés ou minorés.

Pourtant la crise sanitaire qui frappe la planète depuis la fin de l’année 2019, et dont la France a pleinement pris conscience en mars 2020, ne doit rien au hasard.

Elle nait de la manière dont le capitalisme a organisé la production mondiale, a façonné à son unique profit les territoires jusqu’à l’échelle locale.

En première ligne on trouve l’explosion, depuis le tournant des années 1970, de la production d’animaux d’élevage et l’industrialisation de l’agriculture.

« Nous avons organisé des systèmes qui font tout pour engendrer puis accélérer ce genre d’épidémies », conviennent Philippe Grandcolas et Jean-François Guégan, directeurs de recherche au CNRS et à l’INRAE.

Ainsi la concentration d’animaux en batterie, qu’il s’agisse de porcs, de volailles, de bovins, menace l’environnement, la biodiversité, mais aussi la sécurité sanitaire, l’indépendance alimentaire, la sécurité des salarié·e·s et de la population toute entière.

Il n’est plus question d’ignorer les méfaits d’un modèle qui doit changer.

Nous, communistes, affirmons que les choix de politiques agricoles, régionales, nationales et européennes, doivent pouvoir être mis en débat. Toutes les opinions comptent, pas seulement celles des organisations professionnelles et des pouvoirs économiques.

Pour ce faire, plus que jamais, nous avons besoin que la presse, en toute indépendance, joue pleinement son rôle, à l’abri des pressions et des menaces.

Les communistes du Finistère apportent le soutien le plus résolu à Inès Léraud.

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français,

13 juin 2020

Contact du comité de soutien à Inès Léraud : comitedesoutien-inesleraud@laposte.net

Lien Pétition : https://www.asso-henri-pezerat.org/soutien-a-ines-leraud/

https://inesleraud.fr/

A Ecouter : 
Journal breton – saison 2
13 ÉPISODES (15 DISPONIBLES) :

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire interdite | Inès Léraud et Pierre Van Hove | La revue dessinée | Delcourt En juin 2019, l’album « Algues vertes, l’histoire interdite » d’Inès Léraud et Paul Van Hove, fruit de 3 ans d’enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l’agro-business et la bienveillance étonnante des services de l’État.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Répression du mouvement social contre la réforme des retraites: notre camarade lycéen des JC Enzo de Gregorio témoigne.


Photo Enzo de Gregorio – Archives Vincent Mouchel Ouest-France

Voici un témoignage poignant de notre camarade des Jeunesses Communistes du pays de Morlaix, Enzo de Gregorio, sur la brutalité policière et gouvernementale, qu’il a subi comme animateur du mouvement lycéen contre la réforme des retraites à Concarneau et Quimper:

« A l’heure où les témoignages de violences policières ce multiplient sur la toile.
A l’heure où nous réclamons justice pour toutes les victimes, je vais témoigner de mon vécu du 16 Janvier 2020 à Quimper.
Mais avant tout, je tenais à ne pas mettre tout les policiers dans le même sac, deux notamment (ils se reconnaîtrons) à qui je porte un immense respect.

C’était un Jeudi de janvier 2020, comme chaque jour de manifestation, je partais de mon lycée seul. Seul physiquement mais pas mentalement, je savais qui m’attendrais à Quimper.
Ce jeudi là avait un goût particulier, cela devait être ma dernière manifestation contre les retraites. Après, cela serait un fond pour le Bac 2020 et mon orientation.

Arrivé à Quimper, je pris la direction (à pied) du siège du MEDEF, après avoir attendu quelque instant, les premiers camarades de la CGT arrivent puis l’ensemble des manifestants du jour (800 personnes).
Comme à l’habitude, les discours intersyndicaux sont scandés à la sono de la CGT puis direction le Géant de Quimper.

Décision est prise, nous le bloquerons, avec mes camarades lycéens, GJs et SUD, nous prenons une bretelle dangereuse.

Après qu’une voiture nous ait foncé dessus, nous plaçons des branchages sur la routes.

Quelques instants plus tard, les premiers véhicules de la PN de Quimper et les policiers équipés comme des CRS, viennent vers nous, la matraque à la main.
Nous avons donc rejoint les autres camarades afin de faire front, les policiers charge, nous partons quelque minutes après, pensant que tout était fini.

Il est 13h30-14h, les policiers de la BAC de Quimper arrêtent violemment un jeune camarade, quelque instant plus tard cela fut mon tour.

J’ai toujours à cet instant l’image de Krissa et Denis, qui tout comme moi ne comprennent pas.

Direction donc le commissariat, sirène hurlante, et à des vitesses excessives.
C’est parti pour 6h00 de Garde à vue, 6h à se faire insulter, à se faire aboyer dessus.
6 longues heures, je me souviendrai à vie des mots de la commissaire envers nous.

Je me souviendrai également d’avoir chanté « L’Internationale » dans ma cellule ainsi que « ON EST LÀ » durant mon interrogatoire.

Chaque heure de chaque jour, j’ai l’image de cette Garde à vue, les mots de ces policiers.

Ces visages me hanteront à jamais, la peur de cette police me suivra jusqu’à la mort.

Cette journée là a détruit une partie de moi ».

Enzo De Gregorio

 

Précisions.

La manifestation du 16 janvier devant le siège quimpérois du Medef puis aux entrées de Géant, à laquelle nous avions apporté notre soutien, avait lieu à l’appel de l’intersyndicale qui s’était constituée contre la réforme des retraites.

Nous avons tous participé au blocage des entrées de Géant, décision collective.

A la dislocation, qui s’est faite à partir des différents points de blocage où nous étions présents, la police a visiblement ciblé les deux jeunes lycéens Enzo et Matéo, Enzo étant évidemment particulièrement repéré car c’est lui qui prenait la parole avec talent au nom des lycéens aux côtés des organisations syndicales dans les manifs.

Leur interpellation a été particulièrement brutale, mais seule une partie des manifestants a vu ce qui s’était passé et ont alerté les orgas participantes, moi j’ai eu l’info par la CGT et je suis allée rejoindre les syndicalistes présents devant le commissariat, nous étions plusieurs dizaines dont des camarades de la section dans l’après-midi.

Garde à vue très longue, en plus il s’agissait de mineurs. L’autre jeune avait 15 ans…

Devant le tribunal le 19 février, en plein après-midi il y avait pas loin de 150 personnes pour soutenir Enzo et Matéo convoqués devant le procureur, j’y étais aussi avec plusieurs camarades. Sandrine avait imprimé pour l’ul Cgt une affichette « Je suis Enzo et Matéo » « Nous étions en manif le 16 janvier devant le Géant » que tous brandissaient car effectivement la police, et le préfet, ont voulu faire un exemple en s’attaquant à ces 2 jeunes qui ont écopé d’un rappel à la loi alors que nous avions tous participé à cette action.

Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF Quimper – membre de la direction départementale du PCF.

Vidéo : Avec Marx penser et agir aujourd’hui / 1ère partie. Bernard Vasseur.


Les jeudis rouges : Avec Marx penser et agir aujourd’hui / 1ère partie.

Bernard Vasseur, Professeur de Philosophie

Après avoir longtemps enseigné la philosophie, Bernard Vasseur est aujourd’hui directeur honoraire du Centre de recherche et de création Elsa Triolet-Aragon à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

Le philosophe Bernard Vasseur livre sa lecture de Marx à la lumière des questions que nous nous posons aujourd’hui, dans cet utile ouvrage de référence et d’éducation populaire.

Il ne s’agit pas de disposer d’un programme clé en main que nous aurait légué Marx, mais de refuser avec lui les fausses évidences et de s’inscrire dans le mouvement d’émancipation humaine qu’exprime l’idée de communisme.
Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire, écrivait Denis Diderot en 1753. Tout un programme politique, qui laisse entrevoir une société où citoyennes et citoyens pensent par eux-mêmes et conduisent les affaires de la cité.

Loin de cette vision d’un peuple qui maîtrise la conduite de son devenir, nous entrons dans une aire politique qui tend, en permanence, à ramener le citoyen à son employabilité, à sa capacité à se « vendre », à sa parfaite adaptation à la société de concurrence, ceci au nom du prétendu principe de réalité qui coupe court à toute analyse de la société.

De la réforme des institutions, à la démolition de l’audiovisuel public en passant par la réforme de l’enseignement technique ou la peau de chagrin que devient l’enseignement de la philosophie…

Tout indique que les choix gouvernementaux conduisent à une société de plus en plus autoritaire qui laisse que peu de place à l’imaginaire, à la créativité, à la capacité collective de se projeter dans un devenir choisi.

Comprendre le monde pour le changer est plus que jamais une question d’actualité, une urgence pour sortir de ce système qui nie l’humanité et notre planète.

C’est tout le sens du travail d’éducation populaire que les communistes ont décidé de revivifier.

En cette année de centenaire de la naissance de Marx, nous avons souhaité réfléchir à l’éclairage de sa pensée pour avancer collectivement sur ce chemin de l’émancipation humaine.

Les trois conférences de Bernard Vasseur ont suscité beaucoup d’enthousiasme auprès de ses nombreux auditeurs, c’est pourquoi nous avons décidé de les publier et de faire de ce livre un outil pour poursuivre la réflexion, œuvrer à la construction consciente de notre devenir collectif.

Cette société nouvelle, de femmes et d’hommes libres, associé.es et égaux, qui frappe à la porte.

Préface de Nathalie Simonnet, Secrétaire départementale de la Fédération de la Seine Saint -Denis du PCF, membre de l’exécutif national.
Bernard Vasseur, Avec Marx, penser et agir aujourd’hui, Éditions PCF 93, Pantin, 2018, 168 pages, 5€, ISBN 978-2-9565722-0-6

Textes de Marx : https://www.marxists.org/francais/index.htm

Maison Triolet Aragon : https://www.maison-triolet-aragon.com/

Derniers ouvrages parus:

Communiste avec Marx

Avec Marx, penser et agir aujourd’hui

Aragon stalinien ? Mythe et réalité

La démocratie anesthésiée

Émancipation, mode d’emploi

Cette conférence est organisée par le réseau d’initiatives « partage des savoirs » du PCF en Bretagne sud. Comprendre, Agir, Riposter
Contact : pcfpaysdequimperle@gmail.com

Hop ! Morlaix : un scandale !

Un scandale!!!

Air France empoche des milliards du gouvernement Macron-Philippe qui lui demande d’augmenter sa rentabilité.

Traduction, la multinationale d’origine française, anciennement publique, sacrifie les dessertes régionales et Hop! qu’elle avait absorbée.

Ben Smith et ses actionnaires n’en ont rien à faire de l’aménagement du territoire.

Tout sera concentré dans le hub de l’aéroport Charles de Gaulle.

Et tant pis pour les millions d’euros investis par les collectivités comme Morlaix et Morlaix Communauté, la Région Bretagne, pour faciliter l’installation, le développement et le maintien des activités aéronautiques (entretien et amélioration de l’aéroport de Morlaix-Ploujean, gestion subventionnée de l’aéroport avec une DSP en déficit, filière aéronautique de Tristan Corbière pour les métiers de l’aéro, simulateur de vol, installations de maintenance …)!

Avec l’ensemble des salarié-e-s, la population, les élus, et avec nos deux futures élues de gauche salariées chez Hop! – Valérie Scattolin, représentante nationale UNSA au niveau de l’ensemble de l’entreprise et militante du PCF à Morlaix, élue sortante de l’opposition de gauche à Morlaix, et Nathalie Barnet Tanzilli, toutes deux sur la liste de Morlaix Ensemble, nous allons nous battre pour sauvegarder les 280 emplois concernés a Morlaix, ville mère de Brit Air, sans compter les emplois induits.

Ismaël Dupont



Valérie Scattolin, Arnaud Hue et Christel Gélébart, représentants de l’intersyndicale Hop ! Morlaix, restent combatifs malgré les grosses incertitudes qui planent sur l’avenir du site breton de la filiale d’Air France. (Photo Laurent Aquilo)

Communiqué de l’intersyndicale de Hop! la semaine dernière:

Air France se recentre à Paris et abandonne la province aux low-costs! –

Communiqué de l’intersyndicale HOP!

Accorder un prêt de 7 milliards d’euros à Air France pour la sauver de la crise est une chose, abandonner la desserte des régions et des lignes intérieures aux low-costs en est une autre!

Le Groupe Air France veut se reconstruire autour du Hub de Charles de Gaulle, quand dans le même temps les dessertes d’Orly et de la province porteraient le modèle économique Transavia. Cela veut dire que que les nombreuses liaisons dites inter-régionales seraient dans un avenir proche abandonnées, voire supprimées!

Mais Transavia en province ne pourra pas se substituer à Hop! sur la totalité du réseau.

En effet, les modules de nos compagnies ne sont pas comparables avec d’un côté des avions de 72/100 sièges et de l’autre des aéronefs de 189 sièges. Il est illusoire de penser qu’un avion de 189 sièges pourrait remplacer un module plus petit et parfaitement adapté au réseau Transrégional!

Transavia en province c’est pour effectuer des vols « soleil » pour aller à Ibiza, Djerba, Tamanrasset.. Mais certainement pas pour faire des liaisons du type Bordeaux-Lyon ou Strasbourg-Nantes! Les modules low-cost sont adaptés pour effectuer des vols avec un taux de remplissage de l’ordre de 95% sinon ils ne sont pas rentables!

La nouvelle stratégie de Benjamin Smith, c’est l’abandon du maillage hexagonal! Le Hub de Charles de Gaulle est vital pour Air France avec les vols intercontinentaux. Air France décide de sacrifier la province sous prétexte de non rentabilité et sous prétexte des consignes départementales.

Pourtant demain les vols Province-Orly seront réduits à la portion congrue…

Les avions de HOP! sont pourtant mieux adaptés puisque plus petits, plus légers, moins gourmands en kérosène et leur impact carbone est bien moins élevé que les Airbus d’Air France ou les Boeing de Transavia!

Benjamin Smith dans sa nouvelle stratégie mise tout sur Paris et abandonne la province!

Comment les élus de la nation, les contribuables Français, pourraient accepter une telle stratégie, basée uniquement sur la rentabilité et financée avec ses propres deniers.

L’intersyndicale de Hop! CFDT, CGT, CGC-CFE, SNPL, FUC, SPL, UNAC, SNGAF, SNPNC, UNSA

 

 

Des milliers de salariés des compagnies HOP et Air France sont directement menacés de perdre leurs emplois suite aux restructurations envisagées sur le court-courrier.

Le gouvernement, par la voix de Mr Bruno Le Maire, ministre de l’économie, a clairement imposé à Air France, de ne plus opérer de vols sur des lignes accessibles en moins de 2H30 en train uniquement au départ de l’aéroport d’Orly et de Lyon. Condition péremptoire à l’octroi de deux prêts d’un montant de 7 milliards d’euros.

L’Etat réclame la suppression de nombreuses lignes d’Air France, opérées en majorité par sa filiale HOP ! par soucis d’écologie et de rentabilité.

L’Etat appelle chaque partie à prendre ses propres responsabilités.

l’Intersyndicale de HOP ! ( CFE-CGC, CFDT, CGT,  FUC, SNPL, SPL,SNGAF, SNPNC, UNAC, UNPNC, UNSA ) demande au gouvernement de prendre ses responsabilités en appliquant les mêmes contraintes environnementales et les mêmes conditions d’exploitation, par le biais d’une législation, à toutes les compagnies aériennes notamment aux compagnies low-cost étrangères positionnées sur le réseau domestique.

Le site « HOP MORLAIX » est particulièrement menacé, site qui regroupe 276 emplois.

L’intersyndicale appelle à signer la pétition « POUR LA PRÉSERVATION DES EMPLOIS, POUR LA SURVIE DES TERRITOIRES »

 
Pour en savoir plus et pour signer, c’est ici:
 

Elections Guimaëc : Jérémy Laine réélu adjoint PCF.

Félicitations à notre camarade du PCF Jérémy Laine réélu adjoint au maire à Guimaëc dans l’équipe de Pierre Le Goff.

27 mai 2020 – Place Rol-Tanguy à Morlaix, le PCF Pays de Morlaix salue l’engagement des résistants et l’esprit du CNR.

Photo Le Télégramme, 27 mai 2020

Le Télégramme 27 mai 2020, Morlaix

Un hommage appuyé aux Résistantes

En cette journée Nationale de la Résistance du 27 mai, plusieurs cérémonies commémoratives ont permis de rendre hommage aux Résistants, et plus encore aux Résistantes. A 11h, les participants au dépôt de gerbe, place Rol-Tanguy, devant la gare de Morlaix, ont salué la mémoire de cet ancien homme politique mais également celle de sa compagne, Cécile Rol-Tanguy, disparue en début de mois, tout comme une autre militante communiste rescapée du camp d’Auschwitz (Paulette Sarcey).

Le Conseil national de la Résistance en 1943

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Parti communiste français pour le Finistère, est revenu sur l’historique de l’engagement et le courage, dès les premières heures, des Résistants bretons. Il a aussi rappelé que, alors « le pays, mis à l’arrêt par la pandémie, est à reconstruire », que cette journée a valeur de symbole, de par la célébration de la création du Conseil National de la Résistance en 1943, en plein conflit de la seconde guerre mondiale. A noter qu’à 11h45, une autre cérémonie attendait les participants, cette fois square de la Résistance à Morlaix.

Discours lu par Ismaël Dupont place Rol-Tanguy à Morlaix le 27 mai 2020 pour la Journée Nationale de la Résistance.

Réunis ce jour en cette place, quasiment un an après notre hommage du 12 juin 2019 le jour anniversaire des 111 ans de la naissance de Henri Tanguy, futur Rol-Tanguy, dirigeant de la CGT, du PCF, des Brigades Internationales et de la Résistance, en gare de Morlaix, nous avons une pensée émue pour sa compagne, Cécile Rol-Tanguy, décédée le 8 mai 2020 à 101 ans, tout un symbole pour cette grande résistante communiste, issue de la famille bretonne des Le Bihan, militante CGT, du Secours Rouge International, de la solidarité avec l’Espagne Républicaine, membre de l’Organisation Spéciale du Parti communiste pendant l’Occupation, agent de liaison des F.T.P, Francs Tireurs et Partisans. Nos camarades brestois à la même heure lui rendent hommage place Rol-Tanguy devant la gare de Brest.

Nous pensons aussi fort à Paulette Sarcey cette rescapée d’Auschwitz, militante communiste juive parisienne de la FTP-MOI, compagnon d’arme sous l’Occupation d’Henri Krasucki, décédée à l’âge de 96 ans en début de mois.

Ces femmes résistantes ont longtemps été tenus en lisière de la mémoire de la Résistance et des hommages, des honneurs officielles, et pourtant, dans le Finistère comme ailleurs, elles étaient très nombreuses.

Le Chiffon Rouge et la Fédération du PCF du Finistère leur ont rendu hommage en cette année centenaire du PCF : Marie Lambert, résistante brestoise, députée du Finistère à la Libération, Corentine Tanniou et Denise Firmin-Larnicol, résistantes du Pays Bigouden, Denise Lazul-Goyat, résistante quimpéroise, Jeanne Goasguen-Cariou, dite Tante Jeanne, une des dirigeantes de la résistance communiste brestoise, membre du triangle de direction à Brest, et tant d’autres : Raymonde Vadaine, déportée, Marie Le Cam-Salou , déportée, Angèle Le Nédellec, déportée, Yvette Castel Richard, Aline de Bortoli, Simone Moreau, Virginie Bénard, Marie Miry, Germaine Le Lièvre, Francine Poulichet et Rosine Kersulec de Scaër…

Nous voulons aussi avoir une pensée d’hommage pour Ernest Mazé, résistant communiste brestois né au Relecq-Kerhuon, décédé ce week-end à Douarnenez, à l’âge de 97 ans, et dont Syndicaliste, comme le frère Édouard Mazé a été tué à Brest d’une balle en pleine tête lors d’une manifestation à Brest en 1950 à l’âge de 26 ans, en pleine guerre froide. Une histoire racontée par René Vautier dans le documentaire « Un homme est mort », puis dans la BD de Chris et Davodeau.

Nous voulons simplement rappeler ce que notre pays, notre liberté et nos droits sociaux doivent à ces résistants et à ces femmes et hommes communistes, prêts à sacrifier leur vie, leur confort et leur sûreté pour leur idéal de générosité humaine et de justice sociale !!! Et qui l’ont fait tout naturellement, sans trop se poser de questions.

Ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, célèbre la création du Conseil National de la Résistance.

Né en 1943, en pleine guerre, il réunit, sous la direction de Jean Moulin, huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales. Le PCF y était représenté pour le Front National de Libération de la France par Pierre Villon (dont le vrai nom est Roger Ginsburger, juif alsacien, fils de rabbin et communiste depuis 1932) et Fernand Grenier qui le 21 avril 1944 déposera l’amendement accordant enfin le droit de vote aux femmes, après deux siècles de suffrage universel tronqué en régime républicain.

Cette journée rend hommage, aussi, à toutes celles et ceux qui ont combattu et à celles et ceux morts durant cette guerre : 50 à 70 millions de personnes.

La Bretagne a été avec des régions comme le Dauphiné, le Nord, le Limousin, la banlieue parisienne, une grande terre de résistance. On estime à 35 000 le nombre de FFI en activité après le 6 juin 1944 en Bretagne. On compte 3743 déportés dans la Bretagne à 5 départements (à l’époque, avec la Loire-Inférieure) dont la moitié périrent, autour de 2700 résistants bretons fusillés, des milliers de tués au combat. Dans le Finistère, plus de la moitié du millier de déportés est morte dans les camps nazis (549 sur 1091 déportés) après d’indicibles souffrances et tortures. Rien qu’à Morlaix, on compte à la fin des tristes années de la guerre une centaine de déportés dans les camps nazis, dont moins de la moitié reviendront de Buchenwald, Flossenburg, Ravensbruck, Bergen Belsen, Mathausen, Dachau, Auschwitz qui sont devenus les symboles de la barbarie nazie.

Parmi ces combattants de la résistance, une grande diversité d’opinions, de classes sociales, d’itinéraires personnels, d’idéologies, une même France courageuse et déterminée, qui dit « non » à l’envahisseur, qui refuse l’abjection de la collaboration et du régime de Vichy, qui dit « oui » à la Liberté. Ils ont refusé le caractère irrévocable de la défaite, la servitude, l’humiliation et le pillage systématique imposés par l’ennemi, le racisme, l’antisémitisme d’Etat, un régime obscurantiste de Réaction, de persécution, de corruption profonde des valeurs derrière un vernis de « moralisme chrétien ».

Au sein de cette diversité, les communistes et la classe ouvrière en général ont joué un rôle déterminant dans la résistance intérieure, l’action de propagande patriotique et la lutte armée, un rôle que beaucoup tendent à effacer aujourd’hui.

Dans la région de Morlaix, le village de Trédudon-les-Moines, en Berrien, dans les Monts d’Arrée, témoigne de la force de cette résistance populaire. Nous nous y rendrons cet après-midi à 16h avec la section de Carhaix-Huelgoat. Un village comme Berrien a payé un très lourd tribut à la libération de la France et sa résistance, très forte, animée principalement par des communistes, sera lourdement réprimée: 22 résistants fusillés, 16 déportés, 11 résistants tués au combat dans ce village rouge des Monts d’Arrée.

« Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée », a dit l’écrivain catholique François Mauriac » dans le Cahier noir en août 43 aux éditions de Minuit. L’opinion de Pierre Mendès France en 1943, résistant, condamné et évadé, clandestin sous de faux papiers, observateur de la France occupée, est la même.

Et pourtant, les autorités officielles, le discours médiatique meanstream ont tendance à minimiser le rôle de la résistance communiste. Pour des raisons de bataille idéologique et de lutte des classes évidentes. Et cela ne date pas d’hier !

Pas un seul résistant communiste, pas un seul ouvrier au panthéon, par exemple, et pourtant les personnalités emblématiques de manquent pas : Marie-Claude Vaillant-Couturier, Danielle Casanova, Martha Desrumaux, Lucie Aubrac, Charlotte Delbo, Madeleine Riffaud, Rol Tanguy, le libérateur de Paris, chef des FFI lors du soulèvement dans la capitale, Missak Manouchian fusillé le 21 avril 1944, le poète arménien chef de la FTP-MOI, rescapé du génocide, Guy Moquêt, Ambroise Croizat, le créateur de la Sécurité Sociale dans le gouvernement d’union issu du Conseil National de la Résistance, Charles Tillon, l’auteur du Premier Appel à la résistance le 17 juin 1940, Georges Guingouin, le libérateur du Limousin et de Limoges, à la tête d’une véritable armée populaire chassant les Allemands…

L’esprit de la Résistance… Une France courageuse et déterminée, qui dit « non » à l’envahisseur et « oui » à la Liberté. Le 18 juin 1940, alors qu’une partie de notre pays est occupée par les Allemands, le Général de Gaulle lance depuis la BBC son appel à la Résistance.

La veille, à Draguignan, le rennais Charles Tillon, un des organisateurs des grèves des sardinières de Douarnenez et du Pays Bigouden en 1925, membre de la direction du PCF, lançait lui aussi contre le fascisme hitlérien et ses valets en France son appel au « peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, les commerçants, les artisans, les intellectuels, les soldats, les marins, les aviateurs encore sous les armes à s’unir dans l’action ». « Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et Mussolini l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie, et maintenant ils livrent la France, ils ont tout trahi »…

Contrairement à ce que prétendent les révisionnistes, l’entrée dans la résistance des communistes n’a pas commencé avec l’invasion de l’URSS à l’été 1941. A Brest, par exemple, et dans le Pays Bigouden, elle commence dès l’été 40.

Des centaines de militants communistes, femmes et hommes, souvent très jeunes, d’une vingtaine d’années, vont s’engager dans la résistance dans le Finistère dès 1940-1941-1942, s’engageant dans des attentats, des sabotages, des actions armées directes contre l’occupant et les collaborateurs dès le printemps 1941.

Ainsi, André Guéziec, d’une famille protestante de Tremel, peintre, membre du PCF clandestin dans les Côtes-du-Nord. En octobre 1940, il travaillait à l’aérodrome de Morlaix situé sur la commune de Ploujean contrôlé par les Allemands. Arrêté le 22 janvier 1941, il fut condamné à mort le 14 avril 1941 à Brest par les Allemands (K 752 de Quimper) « pour intelligence avec l’ennemi et pour avoir favorisé l’ennemi ». Il est fusillé à 19 ans le 12 mai 1941 à Brest.

En octobre 42, une vague de répression menée notamement par la SPAC, une unité spéciale anti-communiste de la police française et la préfecture s’abat contre la résistance communiste. Jean Kerautret, 24 ans, tapissier, responsable de la CGTU et du Parti communiste dans la région brestoise, et Vincent Guivarc’hbrestois de 24 ans, soudeur à l’Arsenal de Brest, membre des FTPF du Parti communiste clandestin, sont fusillés à Morlaix le 14 octobre 1942.

Ces Résistants communistes, fusillés par les Allemands, sont souvent d’abord traqués, arrêtés et torturés, par des policiers français, avant d’être livrés aux Allemands. Cela aussi, nous ne l’oublions pas !

De la prison Jacques Cartier de Rennes, Albert Rannou, dont nous avons eu en possession une quinzaine de lettres manuscrites confiées par Jacques Guivarc’h, le marbrier de Saint Martin des Champs, ancien militant communiste comme son père, Jean, résistant, Albert Rannou, arrêté en octobre 1942 et qui sera fusillé le 17 septembre 1943 au Mont Valérien avec 18 autres camarades communistes finistériens, originaire de Guimiliau, ouvrier maçon, né le 5 mars 1914, écrit à ses parents :

 

Albert Rannou qui écrit le jour de son exécution de la Prison de Fresnes le 17 septembre 1943

 

Cher Papa et chère Maman

Il est 11 heures moins le quart, on vient de nous prévenir qu’on va être fusillés à 16 heures. Je vais donc donner ma vie à la France, pour ma patrie que j’ai toujours aimée et pour laquelle j’ai combattu. Je meurs content car mon sacrifice (j’en ai la certitude) n’aura pas été vain. J’ai lutté durant ma courte existence pour le bonheur des travailleurs et pour que la paix règne en ce monde.

Mes chers parents, vous savez que je vous ai toujours aimés et que vous me le rendez bien ainsi qu’Yfic. Ça me fait une peine immense de vous quitter à jamais. Je ne sais comment vous exprimer toute ma gratitude pour ce que vous avez fait pour moi. Vous m’avez choyé depuis mon enfance jusqu’à ma dernière heure. Si quelquefois je vous ai fait de la peine, vous m’avez pardonné. Je n’oublie pas non plus ma belle-sœur. Grand-mère et toute la famille auxquels vous voudrez bien envoyer mes amitiés dernières. Je pense à vous tous en ce moment qui est plus pénible pour vous que pour moi. Je viens de voir l’aumônier, j’ai refusé la communion. Donc aucun service religieux à mon intention. Mes amitiés aussi à tous les voisins et camarades, qu’ils sachent que j’ai fait mon devoir de Français et de communiste.

Papa, Maman, ma dernière pensée sera pour vous et pour mon frère. Je vous embrasse tous dans un même élan.

Soyez courageux.

Adieu tous.

Votre fils Albert.

Vive la France, Vive le parti communiste

Paix- Liberté- Justice »

 

Ces résistants sont l’orgueil de notre peuple qui ne plie pas devant l’abominable.

Ce 27 mai 2020, nous voulons célébrer la naissance du Conseil National de la Résistance et l’incroyable défi que se sont fixés des hommes et des femmes d’imaginer la France dans laquelle ils rêvaient de vivre pour restaurer la République des Lumières, pour créer une France nouvelle, plus juste, plus égalitaire.

Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures, complétant les conquêtes, quelques années plus tôt, du Front populaire : les femmes votent pour la première fois le 29 août 1945, la Sécurité sociale est inventée et mise en place, tout comme notre système de retraite par répartition, le gouvernement nationalise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail. Le droit à l’éducation et à la culture pour tous est instauré.

Manifestant l’unité profonde des réformes accomplies par les gouvernements néo-libéraux en France depuis le milieu des années 1980, avec une accélération dans les années 2000-2010, Denis Kessler, n°2 et idéologue du MEDEF (au côté d’Ernest-Antoine Seillières) de 1994 à 1998, écrivait dans un éditorial du journal Challenge (04/10/2007) :

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…

A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

L’actualité du Conseil National de la Résistance et de son programme de réformes sociales et démocatiques, signé le 15 mars 1944, à l’unanimité des membres du Conseil national de la Résistance, c’est celui d’un effort créateur et de rassemblement pour imaginer un avenir de société vivable par-delà la noirceur du temps présent, c’est celui d’un retour à l’esprit du Front Populaire pour assurer le bonheur et la sécurité dans la vie de tous et abattre les féodalités économiques.

Oui il est temps de relancer un effort de rassembler des bonnes volontés et des forces politiques progressistes pour faire face aux défis du temps.

Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui:

– Parce que l’idéologie de l’extrême-droite revient en force en France, en Europe et dans le monde.

– Parce que la progression et la diffusion des idées des partis qui s’en réclament et en héritent est de plus en plus banalisée, normalisée.

– Parce que notre démocratie est de plus en plus dénaturée et minée par l’influence des puissances financières et des milliardaire, souvent exilés fiscaux, qui possèdent ou guident les hommes et les partis politiques,la bourgeoisie d’Etat des technocrates inspirant les gouvernements, les médias audiovisuels, de presse écrite, du numérique, les principales entreprises, tout en faisant jouer à l’interventionnisme d’Etat un rôle de défenseur de leurs intérêts privés capitalistes, comme au bon vieux temps du 19e siècle.

– Parce que nous avons plus que jamais besoin d’une inspiration de rassemblement, et de création politique, d’une force d’espoir pour conjurer les menaces très fortes auxquelles notre société est exposée et la reconstruire sur des bases plus justes et durables.

A l’heure ou tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire nos pays, mis à l’arrêt par la pandémie, fragilisé par des années de politiques néo-libérales et capitalistes qui ont battu en brèche l’héritage du Conseil National de la Résistance, et affaibli notre pays dans sa capacité à faire face à des défis comme celui de l’épidémie du coronavirus.

Car cette pandémie que nous continuons d’affronter, dans toute sa brutalité, met elle aussi au cœur du débat le choix de société dans lequel nous voulons vivre, en portant l’exigence de traiter en profondeur les racines du mal. Elle révèle au grand jour les conséquences de ce modèle économique sur nos vies; un modèle dédié à la finance qui a misé sur la course au profit, l’exploitation des êtres humains, des ressources naturelles, choisissant d’affaiblir le rôle des États et de ses services publics.

Parole à Corentin Derrien, 18 ans, élu communiste à Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec.

A l’issue de ces municipales 2020, Corentin Derrien sera sans doute un des élus les plus jeunes de France et de Bretagne.

Corentin Derrien est un jeune très mature, un amoureux de la nature et de la Bretagne. Au bout de 15 jours passés loin de son Finistère, il a le mal du pays. A 18 ans, étudiant brillant, il finit sa première année de Sciences Politiques à Rennes, tout en revenant tous les week-end et les vacances dans le Finistère.

Il a adhéré en 2019 au PCF et au MJCF, après une participation à la fête de l’Humanité sur le stand du Finistère en 2018 (il avait fait la course à pied de l’Humanité avec son père), et a déjà participé à l’université d’été du Parti communiste en août 2019 à Aix-en-Provence, une très belle expérience qu’il est prêt à renouveler dès cette année si la crise du Covid-19 permet d’organiser à nouveau notre Université d’été, prévue à Marseille. Pour quelqu’un qui ne prise guère les vacances dans le Sud et qui craint la chaleur, cela témoigne de l’intérêt qu’il a trouvé à la rencontre des camarades de toute la France, des intellectuels et universitaires du parti ou sympathisants, des ateliers théoriques et pratiques sur le militantisme, la société, l’économie, l’histoire, la philosophie, l’art. Corentin est déjà très cultivé et est venu au Parti communiste par un choix réfléchi et intellectualisé. Lecteur du Manifeste du Parti communiste et des textes historiques de Marx, comme de Schopenhauer et de Nietzsche, il a l’habitude de prendre du recul sur les faits sociaux et est très bien informé. Ce qui n’empêche cet intellectuel d’être aussi un sportif accompli. Sa passion est la plongée et la « promenade sous-marine », pour la contemplation autant que pour la tâche, l’été comme l’hiver dans la Manche auprès de la maison de ses grands-parents maternels à Plouguerneau. Il adore aussi marcher et courir en forêt, sur les sentiers dans la campagne du Léon et des Monts d’Arrée, et participe régulièrement à des courses à pied et des trails, tout en continuant en s’entraîner au tir à l’arc, même s’il n’a plus le temps de prendre des cours et de faire de la compétition.

Corentin se décrit comme assez casanier et l’idée de s’engager durablement pour sa commune à 18 ans, d’y revenir toutes les semaines pour assumer ses responsabilités de conseiller municipal, est pour lui toute naturelle.

Corentin, comment as-tu occupé tes deux mois de confinement?

J’avais du travail pour préparer mes partielles, rendre des devoirs, lire les cours dans le cadre d’une continuité pédagogique qui a été bien assurée à Sciences-Po Rennes? J’ai fait des lectures historiques – La République de Maurice Agulhon, Platon, etc. Je me suis aussi beaucoup promené dans la nature.

A quel moment tu as pensé à t’engager dans la campagne des municipales à Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec?

Vers la fin octobre. La section PCF de Morlaix m’a proposé de m’investir dans cette campagne. J’ai rencontré Solange Creignou en mairie en novembre et le courant est bien passé. On avait de nombreuses convergences dans notre façon de voir la politique locale et la commune. J’ai participé à du porte-à-porte, à des réunions de construction du programme, à la réunion publique de Saint-Thégonnec. Nous avons fait une vraie campagne comme si une liste concurrente était présentée. C’est important de respecter les électeurs, de communiquer sur les réalisations du mandat précédent, de faire connaître le programme, de le montrer. J’ai rencontré des citoyens contents de nous voir, ouverts sur la discussion. Au centre de notre projet, il y a 3 axes:

– L’attention à la place de l’humain au sein de tous les projets

– La transition écologique

– La démocratie participative

Il y avait assez peu de candidats affiliés politiquement sur notre liste: un ou deux au PS, dont le maire, Solange Creignou, un militant écologiste, Josselin Boireau, et moi, au PCF. Nous avons fait notre première séance d’installation du Conseil Municipal, principalement consacrée à la gestion de la crise sanitaire et de la crise économique, sociale, humaine qu’elle engendrera et dont nous devons limiter les effets. Cet enjeu aura une grande importance dans les années à venir. On s’est aussi penché sur la sortie du confinement des écoles. L’installation des commissions se fera au conseil municipal du 4 juin. Je vais m’engager sur la commission transition écologique, développement durable, une thématique transversale à tout notre projet, et sur le projet « Territoire zéro chômeur de longue durée ». Je serai aussi à la commission bâtiment et patrimoine historique.

On va s’appuyer sur la formation, la mise en contact des demandeurs d’emplois avec les employeurs. Le Conseil municipal est composé de deux tiers d’anciens ayant déjà un ou quelques mandats au compteur et d’un tiers de nouveaux. L’ambiance de travail est très bonne. La fusion entre Saint Thégonnec et Loc-Eguiner est réussie aux yeux de tous. Françoise Raoult et Solange Creignou s’entendent bien. Il y a 5 km entre les deux bourgs mais la fusion de communes profite à tous. Des investissements sont réalisés sur les bâtiments.

Qu’est-ce que cela change pour toi d’être élu à Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, à 18 ans?

Cela change l’emploi du temps. Pendant la campagne, j’ai réussi à tenir les deux bouts, en me déplaçant souvent entre Rennes et Saint-Thégonnec. Mes activités d’étudiant à Sciences-Po et d’élu local vont se nourrir mutuellement. Je vais apporter l’expérience de la politique locale et de ses contraintes dans mes études politiques et l’expérience de la connaissance des institutions dans ma pratique d’élu. Je suis le plus jeune de l’équipe, le plus jeune après moi à une trentaine d’années. Ce que je peux apporter à 18 ans, c’est aussi un contact direct avec les jeunes et leurs attentes. Ayant fait mon début de collège à Saint-Thégonnec, je connais un certain nombre de jeunes de ma génération dans ma commune. Nous voulons créer un conseil des jeunes, dans la continuité d’un axe directeur de notre équipe qu’est la consultation citoyenne. Dans une petite commune comme Loc-Eguiner Saint-Thégonnec, les élus sont naturellement proches des habitants et à l’écoute de leurs préoccupations. Même en dehors d’une institutionnalisation de la démocratie participative. Vis-à-vis de moi et de mon jeune âge, j’ai senti d’abord de la bienveillance dans l’équipe. Je connaissais déjà plusieurs élus, comme Olivier Le Bras, un ami de mon père dans sa jeunesse, avec lequel j’ai fait des courses à pied. Il y a une grande diversité sociale et professionnelle dans cette liste: des agriculteurs, des professeurs, des cadres, des ouvriers. En tant qu’étudiant, je participe de cette diversité. J’ai hâte de commencer le travail. Je pense pouvoir m’organiser avec des conseils municipaux tous les un mois et demi, deux mois. Je ne vais pas faire passer le travail d’élu local derrière mon travail d’étudiant. Je pense pouvoir avoir droit à des dispenses administratives à Sciences Po. Ce serait un paradoxe qu’on ne puisse exercer correctement un mandat d’élu dans cette enceinte?

Comment décrirais-tu ta commune?

C’est une commune en grande partie rurale, avec un très beau bourg, une église, un enclos paroissial et un calvaire magnifique, un beau patrimoine architectural en général. Nous avons aussi un beau patrimoine rural et agricole, des bois. La commune a également pris une dimension péri-urbaine, avec beaucoup d’habitants qui travaillent le long de la RN12, à Morlaix, Brest, Landivisiau, Landerneau.

Quel sont les rôles de l’action municipale et de l’échelon communal pour toi?

Ils sont essentiels, particulièrement en ces temps de crise, devant les défaillances de l’Etat. Les politiques néo-libérales menées depuis des années ont fragilisé les capacités d’intervention planificatrice et régulatrice de l’État, les communes ont pallié à toutes ses carences comme elles l’ont pu. En même temps, on a vu aussi à l’œuvre le plus mauvais de la centralisation dans cette crise du Covid-19 comme quand l’État interdisait pour tous les territoires, mêmes ruraux, l’accès aux sentiers de randonnée, aux plages, aux bois, l’interdiction de faire du vélo pour compenser par un surcroît de restriction de liberté son imprévoyance et la casse des outils de santé publique.  On a vu dans cette crise du coronavirus une accumulation de décisions déconnectées du terrain. On aurait pu avoir des décisions plus rationnelles, plus efficaces, plus proches de la réalité à l’échelle locale. Quoi de commun dans ce contexte entre les problèmes posés dans les grandes métropoles et à Paris, dans les villes moyennes, et dans les petites communes? Les maires et élus des collectivités locales peuvent avoir une approche plus pragmatique, même si on a aussi besoin d’un État plus efficace dans la planification, ce que j’appellerai une forme de socialisme au meilleur sens du terme, celui de la gestion collective des biens communs.

Propos recueillis par Ismaël Dupont – 28 mai 2020

Parole à Eugène Davillers Caradec, 22 ans, possible futur élu communiste à Morlaix.

Eugène Davillers Caradec a 22 ans. Après son collège au Château, son lycée à Tristan Corbière et des études d’anglais à l’UBO de Brest, il est actuellement service civique en collège. Sa mère est morlaisienne, mais il est né à Nogent-sur-Marne dans le 94. Il arrive à Morlaix, il y a douze ans. Passionné de musique, guitariste, s’intéressant aussi au cinéma et à toutes les formes d’art, aux sciences, à la philosophie, et à la littérature, ses grands livres du moment sont « Sur la route » de Jacques Kerouac, « Le Roi des Aulnes » de Michel Tournier, « Crime et châtiment » et « L’Idiot » de Dostoïevski, et « L’Étranger » d’Albert Camus.  Eugène est militant communiste et candidat sur la liste de Morlaix Ensemble.

Eugène, pourquoi tu as adhéré au Parti communiste?

La recherche de justice, d’équité dans la répartition des richesses. Les communistes portent depuis toujours des valeurs dont je me sens proche, et qui s’incarnent dans les gens et leurs actes. Je pense notamment à ces grands noms qui ont porté des réformes telles que la mise en place du système des retraites par répartition, la sécurité sociale. Je me sens proche aussi des valeurs socialistes d’avant-guerre qui ont construit un monde de solidarités et de biens communs que l’on est en train de casser méthodiquement aujourd’hui. Il y a quelque chose qui me plaît dans le PCF, c’est la stabilité temporelle. On sait à qui et à quoi on a affaire. Ce n’est pas un parti volatile, hétéroclite, d’intrigues pour le pouvoir. Il est ancré dans des valeurs saines. Il y a de nombreux partis nouveaux à l’identité hybride, qui se cherchent, sont subordonnés à des ambitions individuelles, minés par les conflits. Ce n’est pas le cas du PCF. Je me reconnais dans l’image de la politique que peuvent véhiculer Ian Brossat ou Fabien Roussel. Je déteste l’identification du PCF au stalinisme, c’est tellement énorme comme raccourci, tellement oublieux des riches personnalités qui ont apporté plein de choses à la société française. Je ne suis pas là par hasard, les valeurs de mes parents, mon arrière-grand père communiste, un grand-père socialiste bon teint, partisan de la laïque. Lors de la première réunion du PCF à laquelle j’ai assisté comme nouvel adhérent, j’avais la boule au ventre. C’était il y a 2 ans. J’avais 19 ans. Mais on ne m’a jamais mis dans une case « jeune branleur », mais j’ai rencontré des gens à l’écoute, attentifs aux idées nouvelles, mais si ils ont de l’expérience et des bases solides. Les gueules du PCF à Morlaix sont bien connues, présentes à toutes les manifestations, elles se définissent dans leurs actes. Beaucoup de ces militants sont engagés aussi dans le monde associatif, la solidarité. Ils ont un souci formateur sans vouloir nous modeler à leur image. Il y a la possibilité d’être libre dans cette organisation qui pousse à s’émanciper intellectuellement. Les gens ont l’impression que l’engagement partisan rime avec contraintes de pensée, de choix, d’actes, alors que c’est complètement l’opposé si j’en croie mon expérience.  Conseils, dialogue, bienveillance. J’ai voté FI en 2017 mais j’ai été séduit depuis par la stabilité temporelle, l’expérience, l’absence de culture de la personnalité au PCF.

Pourquoi as-tu accepté d’être candidat sur la liste de Morlaix Ensemble?

Je suis d’un naturel curieux, cela m’intéressait de vivre cette aventure collective de l’intérieur. Morlaix Ensemble m’apparaît comme un groupe très divers, avec des connaissances et des expériences complémentaires dans des domaines différents (l’écologie, le social, l’économie, la gestion de la mairie), un groupe où les gens sont humains avant tout, pas étrangers à eux-mêmes et à leurs valeurs. Derrière l’engagement politique, il y a les vies quotidiennes, les difficultés sociales, la communauté, les intérêts. Le but n’est pas que de gagner sur une élection. Gagner, pourquoi, à quelles fins, voilà ce qui compte, et surtout réaliser ce sur quoi on s’est engagé. Faire des choses pour les plus démunis notamment, penser la ville comme un tout, un organisme. Morlaix Ensemble, pour moi, c’est un ensemble de personnes engagées dans l’associatif, le social, avec un souci de l’humain et du respect de l’autre inhérent à ce groupe. La vraie victoire, elle se connaîtra au bout de 6 mois de mandat. L’important, c’est de gagner le cœur des habitants.

Jean-Paul Vermot, c’est un bon gars, un mec qui est calé en gestion et en économie, qui est prêt à gérer la mairie, a le respect des habitants. Je me fais fort de dire qu’il ne va pas tromper nos attentes. C’est quelqu’un d’agréable, il a l’oreille, les yeux, le sourire. Il ne prend pas les gens de haut.

Quelles doivent être les priorités du mandat si on gagne les élections à Morlaix pour toi?  

– La jeunesse. On a une jeunesse qui se perd un peu à Morlaix. Il faut les aider à trouver un emploi, un logement, des études.

– Ploujean. Le bourg est en train de mourir. Cela me paraît super important de mettre en œuvre une politique volontariste pour le revitaliser.

– La bonne gestion économique de la ville. Assurer sur l’essentiel: transport en commun, infrastructures, écoles. Le projet de rénovation intégrale du musée a un coût énorme pour la ville. Il y avait peut-être d’autres priorités. Il faut en finir avec des investissements qui ne visent qu’à améliorer la vitrine, à attirer le tourisme.

Que révèle pour toi la crise du Covid?

Qu’on est incapables de gérer nos relations avec mère-nature. Les virus viennent de la destruction des habitats naturels, de la mise en contact avec des milieux que l’on a pas connu habituellement. Ils risquent de se multiplier avec la destruction de la biodiversité, les abattoirs et élevages industriels.. La preuve que l’effet papillon existe.

Quels sont pour toi les défis du 21e siècle?  

– L’accès à l’énergie, le nerf de la guerre. D’ici 2050, il n’y aura presque plus de pétrole. D’ici 10 ans, Canada et Brésil vont déterrer jusqu’à 40% de la production mondiale d’hydrocarbures. Derrière cela, il y a des questions scientifiques et technologiques – comment trouver de nouvelles sources d’énergie? – des questions sociales, économiques et écologiques.

– L’éducation. Il n’y a jamais eu de révolution dans un domaine quelconque sans révolution d’abord dans l’éducation. Il y a des modèles éducatifs qui permettent de développer les potentiels créatifs, intellectuels et humains des enfants et des jeunes sans tout miser sur la compétition, en développant la coopération.

– La limitation de la course aux armements

De quoi rêves-tu pour toi?

Depuis mes douze ans, cela n’a pas changé: être une rock star!

Propos recueillis par Ismaël Dupont, 29 mai 2020

Félicitations à Joëlle Huon, Roger Héré, et la gauche unie à Plouigneau, avec le nouveau conseil municipal installé le 27 mai 2020

oëlle Huon – nouvelle maire de Plouigneau (photo Le Télégramme – 27 mai 2020)

C’était l’installation du nouveau conseil municipal de Plouigneau le 27 mai. 

Félicitations à Joëlle Huon, la nouvelle maire de Plouigneau, à Roger Heré, le 1er adjoint PCF, à Christophe Boudrot, Mariane Gauthier Destable, Patrick Beguivin, Julie Hamon, etc, et tous les colistiers et artisans de cette victoire historique de la gauche unie à Plouigneau, une victoire qui, comme celle de la liste de centre-gauche à Carantec, en appelle une autre sur le territoire.

Morlaix, qui vote à 56 % à gauche au premier tour des municipales, ne peut rester sous la direction de la droite de l’équipe d’Agnès le Brun. Surtout si cela devait prolonger encore pendant 6 ans l’incohérence des directions prises et la guéguerre politicienne stérilisante entre la majorité de Morlaix et Morlaix communauté.

C’est maintenant! Le moment de mettre fin a une parenthèse de gestion de droite de 12 ans à Morlaix qui n’ont pas fait que du bien à la ville… C’est un euphémisme.

A Plouigneau, cela faisait 40 ans qu’une commune votant à gauche aux élections nationales était gérée par la droite. Et quelle droite! Une campagne particulièrement violente animée par le 1er adjoint et élu droite de la droite Bernard Le Vaillant.  Une aberration auxquels a mis fin la belle équipe de la liste conduite par Joëlle Huon et Roger Héré.

Vidéo : Sans Domicile Fisc » Alain et Eric Bocquet à l’assault de l’évasion fiscale.


Quimper, 5 avril 2017.

Voilà deux parlementaires qui font honneur à la politique et à l’engagement communiste, de grands pédagogues appuyés sur la longue enquête et le travail de rencontres.
Pendant deux heures, Alain et Eric Bocquet ont fait le travail de porter à connaissance du public, avec beaucoup d’anecdotes truculentes et d’humour malgré le caractère sombre et plus qu’inquiétant du sujet, le fonctionnement du capitalisme financiarisé en tant qu’il repose, sur l’évasion fiscale et le pillage des nations.Pour Alain Bocquet, « Sans domicile fisc » est un « livre de combat afin de ramener cette finance folle à la raison ».Pour Eric Bocquet, il est la preuve que « l’argent du monde nouveau existe« .

Ce livre constitue, selon Jean Ziegler, « une arme formidable dans la phase paroxystique de la lutte des classes que les oligarchies du monde financier globalisé livrent aux peuples du monde ».

 

Pays Bigouden, 27 Mai – Hommage à la résistance.

A l’occasion de la Journée Nationale de la Résistance, deux manifestations se sont déroulées dans le Pays Bigouden, l’une organisée par la Municipalité nouvellement élue de Plobannalec-Lesconil devant le Monument aux Morts de la Commune, et l’autre à l’initiative de la section du Pays bigouden du Parti communiste français au Monument des Fusillés de Poulguen sur la commune de Penmarc’h.

Pour cette première manifestation – restreinte – pour tenir compte des contraintes liées à la pandémie, le drapeau du PCF était présent pour souligner le lourd tribut payé par le PCF pendant l’Occupation à Lesconil.

Une vingtaine de personnes ont participé à la cérémonie de Poulguen à Penmarc’h, portant un masque et respectant les règles de distanciation physique : les drapeaux, appel aux Morts, Chant des Partisans, allocution, dépôt de gerbe et Marseillaise…

Toutes les informations historiques sur la Résistance en Pays bigouden son peuvent êtres consultées sur le site https://bigouden1944.wordpress.com/

Allocution de Philippe Moreau, secrétaire de la section PCF du Pays bigouden

Merci à vous tous chers amis, chers camarades d’avoir répondu à notre invitation pour célébrer ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, journée également consacrée aux valeurs portées par le programme du Conseil National de la Résistance, né en 1943 en pleine guerre.

Cette journée rend hommage à celles et à ceux qui ont combattu, à celles et à ceux qui sont morts durant cette guerre, selon l’estimation la plus répandue entre 50 et 70 millions, soit plus de 2% de la population mondiale à cette époque.

Avec près de 26 millions de morts, dont une majeure partie de militaires de l’armée rouge, l’Union soviétique a payé le tribut humain le plus élevé de la Seconde Guerre mondiale.

Le paroxysme de la barbarie nazi est atteint quand tuer l’ennemi ne suffit plus. Il faut l’exterminer, le rayer de la carte, au nom d’une insupportable théorie de la race supérieure.

Dans les camps de la mort l’horreur se répand, parce qu’ils sont juifs, 6 millions d’entre eux y furent exterminés, tziganes, communistes, socialistes, syndicalistes, homosexuels ou handicapés ; des hommes, des femmes et des enfants sont éliminés méthodiquement.

C’est face à cette idéologie délirante qu’une certaine France s’est levée.

Une France courageuse et déterminée, qui dira « non » à l’envahisseur et « oui » à la Liberté. Le 18 juin 1940, alors qu’une partie de notre pays est occupée par les Allemands, le Général de Gaulle lance depuis la BBC son appel à la Résistance.

La veille, à Draguignan, Charles Tillon, membre de la direction du Parti Communiste Français, lançait lui aussi son appel au « peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, les commerçants, les artisans, les intellectuels, les soldats encore sous les armes à s’unir dans l’action ».

Dès lors, de nombreux hommes et femmes de confessions politiques, syndicales ou religieuses différentes se sont mobilisés pour combattre le nazisme, les armes à la main au péril de leur vie. C’est à eux qu’il nous faut penser aujourd’hui.

Parmi eux de nombreux communistes et d’antifascistes, qui avaient refusé le putsch de Franco et la capitulation de Munich, ceux-là se sont engagés dans les « Francs-tireurs et partisans » (les FTP) crée par la direction nationale du Parti Communiste pour défendre la classe ouvrière et le bonheur commun.

Dans ce combat beaucoup y ont laissé leur vie comme ici à Poulguen où 35 patriotes presque tous communistes furent enfouis dans le sable après avoir été fusillés par les bourreaux hitlériens. Ce qui frappe en lisant leur âge sur ce monument c’est leur jeunesse, si l’on met à part le doyen le docteur Nicolas qui aurait pu être le père ou même le grand-père de beaucoup d’entre eux.

La plupart sont Finistériens, certains sont de l’Ille-et-Vilaine, d’autres de l’Eure-et-Loir et de la Région parisienne.

Le nom d’un Républicain espagnol y est aussi gravé. Il a sacrifié sa vie pour son pays d’accueil, au nom d’un idéal partagé, celui de la liberté et de la République. Dix de ses camarades du groupe de résistant espagnole « Los Deportistas » ont été déportés à Dachau.

Y figurent également quatre anonymes – terrible de ne pouvoir mettre un nom sur des victimes de la bête immonde – qu’ils demeurent à jamais le symbole de tous les mouvements de pensée qui ont combattu le nazisme.

Ils sont tous l’orgueil de notre peuple qui ne plie pas devant l’abominable.

Ce 27 mai 2020, nous voulons aussi célébrer la naissance du Conseil National de la Résistance ; et l’incroyable défi que se sont fixés des hommes et des femmes, d’imaginer la France dans laquelle ils rêvaient de vivre, pour restaurer la République des Lumières.

Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures, complétant ainsi les conquêtes établies quelques années plus tôt par le Front populaire :

Les femmes votent pour la première fois le 29 août 1945, la Sécurité sociale est inventée et mise en place, tout comme notre système de retraite par répartition, le gouvernement nationalise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail. Le droit à l’éducation et à la culture pour tous est instauré.

Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui. A l’heure où tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire son pays mis à l’arrêt par la pandémie.

Car cette pandémie que nous continuons d’affronter, dans toute sa brutalité, met également au cœur du débat le choix de société dans lequel nous voulons vivre, en portant l’exigence de traiter en profondeur les racines du mal.

Elle révèle au grand jour les conséquences de ce modèle économique sur nos vies ; un modèle dédié à la finance qui a misé sur la course au profit, l’exploitation des êtres humains et des ressources naturelles, qui a choisi d’affaiblir le rôle des États et de ses services publics.