Tag: Services publics

Tribune de Fabien Roussel: Nos forêts brûlent, arrachons-les à la loi du profit!

Tribune de Fabien Roussel dans L’Humanité

Le changement climatique est une réalité. Les canicules, les sécheresses et les vents violents créent des conditions propices à des incendies d’une ampleur inédite. Mais face au feu, il faut aller plus loin et interroger une gestion forestière dictée par les exigences du capital. Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

En Gironde et dans les Landes, plus de 40 000 hectares ont brûlé et près de 220 000 personnes ont été évacuées. Je salue le courage des pompiers, des agents et des bénévoles, et assure les habitantes et habitants de toute notre solidarité. Les flammes retombées, nous refuserons les larmes officielles et l’oubli.

Déjà, lors des feux exceptionnels de 2022, je m’étais rendu sur place pour pointer du doigt le manque de moyens pour lutter contre ces incendies géants.

1 800 centres de secours supprimés en vingt ans, avec plus de 1 000 camions-citernes perdus et une flotte de vingt-trois avions, dont douze Canadair, âgée en moyenne de trente ans ! Face au feu, l’austérité désarme la République. Il faut rouvrir des casernes rurales, renforcer les SDIS, produire en France et en Europe des bombardiers d’eau et investir dans la télédétection, les points d’eau et les pistes forestières. Commençons par ouvrir une base permanente à Mont-de-Marsan pour les bombardiers d’eau.

Mais il faut aller plus loin et interroger une gestion forestière dictée par les exigences du capital.

Pourquoi cela brûle autant ?

Le changement climatique est une réalité. Les canicules, les sécheresses et les vents violents créent des conditions propices à des incendies d’une ampleur inédite.

Et le climat n’est pas seul en cause !

Le massif des Landes de Gascogne façonné par nos ancêtres, composé à 80 % de pin maritime, constitue un patrimoine écologique exceptionnel, un outil de production qui fait vivre des milliers de salariés et irrigue toute une filière économique. Mais cette monoculture dense organisée pour maximiser les prélèvements et la rentabilité rend le massif particulièrement vulnérable aux incendies. Le climat allume la mèche ; le capitalisme accumule le combustible.

Au-delà de ce seul massif, en France, 75 % de la surface forestière appartient à des propriétaires privés. Ils participent pleinement à la vie de la filière bois. Mais lorsque les conséquences des incendies concernent l’ensemble de la société, la puissance publique doit retrouver les moyens de planifier, de coordonner, de conditionner ses aides afin d’accompagner l’évolution des pratiques. D’autant qu’en dix ans, la capacité du puits forestier à stocker le carbone a été divisée par 2,5.

C’est pourquoi nous avons besoin d’un vaste chantier national associant forestiers, les salariés de la filière bois et leurs organisations syndicales, propriétaires, élus locaux, scientifiques, associations et citoyens pour organiser le changement de modèle qui permettra de relever les défis sociaux et écologiques du XXIe siècle.

Pour ouvrir le débat, le PCF propose une loi de programmation forestière et un grand service public forestier, compétent pour les forêts publiques comme privées, réunissant services de l’État, ONF, CNPF et recherche publique. En matière de lutte contre les feux de forêt, il coordonnera la prévention avec les SDIS, la Sécurité civile et les comités communaux feux de forêt. Doté des moyens nécessaires, il embauchera 2 000 agents sous statut de fonctionnaire, indépendants des intérêts économiques.

Nous proposons de créer des conférences forestières territoriales réunissant tous les acteurs pour décider d’orientations auxquelles devront se conformer les plans de gestion privés. Chaque euro d’aide ou de crédit sera conditionné à la diversification des peuplements, à la baisse des densités, au soutien à l’exploitation en forêt irrégulière, à l’encadrement des coupes et à la transformation locale. Soutenons le sylvopastoralisme et l’agriculture, qui créent des coupures de combustible. Soumettons tout projet de bois-énergie à une étude indépendante de la ressource et du bilan carbone. Un fonds national d’adaptation, financé par les grands groupes de la filière, accompagnera cette transformation.

La France peut payer les catastrophes ou décider enfin d’investir dans la prévention, le climat et la souveraineté industrielle. Le PCF choisit la maîtrise publique, la planification démocratique et le temps long. Nos forêts ne doivent plus obéir aux seuls cours du bois : elles doivent servir la vie.

Le changement climatique est une réalité. Les canicules, les sécheresses et les vents violents créent des conditions propices à des incendies d’une ampleur inédite. Mais face au feu, il faut aller plus loin et interroger une gestion forestière dictée par les exigences du capital. Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Le changement climatique est une réalité. Les canicules, les sécheresses et les vents violents créent des conditions propices à des incendies d’une ampleur inédite. Mais face au feu, il faut aller plus loin et interroger une gestion forestière dictée par les exigences du capital. Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Le changement climatique est une réalité. Les canicules, les sécheresses et les vents violents créent des conditions propices à des incendies d’une ampleur inédite. Mais face au feu, il faut aller plus loin et interroger une gestion forestière dictée par les exigences du capital. Par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Non au doublement des franchises médicales: la santé n’est pas une marchandise! – Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Mercredi 8 avril: hommage de la CGT Mines Energie et du PCF à Marcel Paul et aux 80 ans de la nationalisation du secteur de l’énergie et de la création d’EDF GDF.

Nous avons rendu hommage hier au CMCAS de Brest avec la CGT mines énergie et le PCF à Marcel Paul, ministre ouvrier, chef de la résistance, déporté, ancien enfant placé de l’assistance publique, dirigeant syndicaliste cegetiste et communiste, et à son oeuvre de nationalisation d’EDF GDF, faisant de l’energie un bien public accessible à tous universellement, comme le droit à la santé et à la sécurité sociale avec Ambroise Croizat. Une œuvre titanesque portée par les gouvernements de de Gaulle issus du conseil national de la résistance et tout particulièrement leurs 5 ministres communistes à une époque où le PCF pesait 30%, 185 députés, des voix et 500 000 à un million d’adhérents directs, sans compter les sympathisants, et jetèrent les bases d’une République sociale et progressiste refondee marquée par les nationalisations et l’ambition égalitaire et de service public. Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF à Brest et membre de l’exécutif départemental du PCF Finistère a lu un texte qui résumait parfaitement la portée de l’œuvre de Marcel Paul.

Hommage à Marcel Paul et à la nationalisation du secteur de l’énergie, du gaz et de l’électricité, 80 ans après, mercredi 8 avril à Brest et Quimper à 18h: intiative conjointe de la CGT Mines-Energie et du PCF

À l’occasion du 80ᵉ anniversaire des nationalisations de l’énergie, le syndicat CGT Mines Énergie du Finistère et la Fédération du Finistère du PCF  ont le plaisir de t’inviter à un moment de célébration et de partage dédié à cet acte fondateur du service public de l’énergie, de notre souveraineté énergétique et de notre histoire industrielle.
Pour se faire nous t’attendons dans les locaux de la CMCAS le mercredi 8 avril 2026 à partir de 18h00 au 22 bis rue de l’eau Blanche à Brest ou au 9 rue Nobel à Quimper

Cette rencontre sera l’occasion de revenir sur les grandes étapes de la construction du service public de l’énergie, d’évoquer les défis actuels et de partager une vision commune pour l’avenir.
Un hommage sera rendu à Marcel PAUL à l’issue duquel un apéritif et un repas seront servis afin de célébrer cet anniversaire tous ensemble.

HOMMAGE A MARCEL PAUL www.fnme-cgt.fr

CONTACT :
Syndicat Mines Énergie Finistère
195 rue Ernestine de Trémaudan
29200 Brest
syndicatminesenergie@cgt29.bzh

RÉPONSE SOUHAITÉE AVANT LE 7 AVRIL, 12H00
via le lien suivant
https://beta.framadate.org/polls/294599e00882126fb6

Des moyens financiers pour les EHPAD publics !

Le 30 janvier, et constamment, soyons mobilisés pour une autre politique d’accompagnement du vieillissement et des EHPAD, car la situation est de plus en plus dramatique, touchant bien souvent la maltraitance institutionnelle en dépit du professionnalisme et du dévouement des personnels.

Manifestation à Quimper le mardi 30 janvier 2018.

Image en ligne

Déclaration de la Fédération du Parti Communiste Français du Finistère, jeudi 24 janvier 2018 : Assez de souffrance dans les EHPAD
 

Déclaration de la fédération du Finistère du Parti Communiste Français

ASSEZ DE SOUFFRANCES DANS LES EHPAD !

Depuis plusieurs mois les salarié-es des EHPAD ont brisé la chape de silence pesant sur les souffrances intolérables qui y sont vécues. L’insuffisance des effectifs et des financements conduit pour les personnels comme pour les résidents à une situation dramatique qui porte atteinte à la dignité humaine, jusqu’à la maltraitance, et est indigne d’un pays civilisé.

Les personnes âgées, qu’elles soient à domicile ou en maison de retraite, les salarié-es qui travaillent dans ces filières, les aidants familiaux payent un lourd tribut aux politiques menées ces dernières années et dominées par la soumission à la finance.

Avec Macron, les divers cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales au profit des plus riches et des grandes entreprises explosent, pillant le budget de l’État, l’évasion fiscale à elle seule l’ampute de 80 milliards d’euros par an.

La France devient un paradis pour les actionnaires.

L’argent public va à la rente du capital et manque pour répondre aux besoins humains et sociaux les plus essentiels, parmi lesquels l’accompagnement du vieillissement et la prise en charge de la perte d’autonomie.

allonnes-le-personnel-de-soins-de-l-ehpad-crie-son-ras-le-bol

Vieillir dans une société où l’argent prime sur l’humain s’accompagne d’angoisse et de difficultés : prélèvements sur les retraites, notamment la hausse de la CSG, insuffisance et coût des services d’aide à domicile, manque de places dans les maisons de retraite, reste à charge très important pour les résidents et leurs familles, accès aux soins plus difficile, services publics qui désertent les territoires ruraux et les quartiers populaires…

Et pour celles et ceux qui ne peuvent poursuivre leur vie à domicile, c’est trop souvent une maltraitance institutionnelle, des soins dégradés, des contacts humains réduits à leur plus simple expression car les personnels en nombre insuffisant sont débordés, épuisés, traumatisés de ne pouvoir accorder à chacun-e des résident-es un peu de temps, d’attention.

Selon la ministre de la Santé, il n’y a pas de problème d’effectifs ou de budget dans les EHPAD, c’est juste une question de « management », car pour elle ce sont des entreprises, pas des lieux de vie.

La réalité, selon la mission parlementaire qui a enquêté, c’est un sous-effectif généralisé, des conditions de travail particulièrement difficiles, l’absence d’infirmier-ère de nuit, une tarification qui accentue les inégalités territoriales…

Dans le Finistère, département vieillissant, 124 EHPAD publics ou privés offrent 11 300 places, soit 115 places pour 1 000 habitants de plus de 75 ans. Ce nombre stagne, quant aux places en foyers-logements, elles diminuent. C’est insuffisant pour répondre aux demandes..

Encore plus insuffisants les effectifs des personnels : le ratio devrait être d’un professionnel par résident, il est moitié moindre.

Le taux d’équipement en soins infirmiers et aide à domicile est inférieur à la moyenne bretonne.

En 2017 on comptait dans le budget départemental plus de 100 millions d’euros versés pour l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) mais seulement 38 millions compensés par l’État !

Derrière ces chiffres il y a des réalités humaines insupportables.

Et ils sont encore plus alarmants au regard de l’évolution démographique : la proportion des plus de 75 ans dans le Finistère devrait passer de 10,9 % à plus de 18 % en 2050.

Parce que l’humain est au cœur de leur projet, les communistes mettent en débat d’autres choix : création d’emplois qualifiés sur la base d’un salarié par personne âgée, mise en place d’un grand service public de santé de proximité, d’un pôle public départemental de l’autonomie ; formation de soignants ; suppression du numerus clausus en médecine ; suppression des restes à charge pour les familles ; financement de l’hôpital public à hauteur des besoins.

Ils proposent un financement solidaire à 100 % par la Sécurité Sociale, une cotisation supplémentaire sur les revenus financiers, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, la suppression de la CSG, l’obligation pour l’État de compenser les dépenses des départements pour l’APA et la PCH (prestation de compensation du handicap).

La fédération du Finistère du PCF s’inscrit dans ce combat pour une société solidaire et apporte tout son soutien à la journée de mobilisation organisée par la CGT, la CFDT, FO, l’UNSA, la CFTC. Elle appelle à participer en grand nombre à la manifestation départementale qui aura lieu le mardi 30 janvier à 15h place de la Résistance à Quimper. Nous sommes toutes et tous concerné-es !

Ismaël Dupont secrétaire départemental du PCF.

Yvonne Rainero membre de sa commission nationale santé-protection sociale.

Mardi 10 à Brest, Quimper et Morlaix tous dans la rue pour défendre les services publics !

pcf_1

Communiqué du PCF Finistère : appel à la mobilisation pour la journée d’action dans la Fonction Publique le 10 octobre au côté des syndicats, personnels et usagers des services publics.

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agents de la fonction publique (gel de la valeur du point indice, retour à la journée de carence, menace de 120 000 suppressions d’emploi…). Ces mesures vont dégrader le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents publics et fragiliser les services publics rendus aux usagers.

quandonestdegauche

La Fédération du Finistère du Parti communiste se félicite que que l’ensemble des syndicats soient tombés d’accord pour contrer ces mesures régressives.

Pour le PCF il faut, à l’inverse de ce que fait le gouvernement du président Macron, un service public répondant aux besoins de la population. Cela passe obligatoirement par la remise en cause de l’austérité budgétaire, le renforcement du maillage territorial, en particulier en secteurs suburbains et ruraux, et des plans d’investissement pour assurer l’ensemble des missions de service public dans les fonctions publiques d’état, territoriale et hospitalière (formation, création de postes sous statut et la titularisation des personnels précaires…)

cgt

Pour ces raisons la fédération du Finistère du PCF appuie pleinement les initiatives d’action menées par les agents des services publics et leurs syndicats, et entend contribuer activement au succès des manifestations qui auront lieu dans le département le mardi 10 octobre, à 10h30 : à Brest, place de la Liberté ; à Quimper, place de la Résistance et à Morlaix, place des Otages.

À Brest le 5 octobre 2017

Fédération du PCF du Finistère – 5 rue Henri Moreau – 29200 Brest