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décembre 2018 archive

Justice de classe : Prison ferme pour Maria et ses camarades de Valence

Le 26 décembre, le tribunal de Valence a prononcé de lourdes peines de prison de 9, 10, 12 et 18 mois, avec 6 mois de sursis et versement de dommages et intérêts. Les condamnés sont soumis à une interdiction de manifester pendant 3 ans.

Notre camarade Maria Briand est condamnée à 9 mois de prison avec 6 mois de sursis.
Les autres condamnés sont DYLAN pour 10 mois, TOM pour 12 mois et STEPHANE pour 18 mois, avec 6 mois de sursis et interdiction de manifester pendant 3 ans.

A l’issue du verdict, il n’y a pas eu de mandat de dépôt. Les condamnés n’ont pas été conduits en prison.

A noter que les 4 condamnés ont déjà fait 12 jours de prison en détention provisoire.

Dans un communiqué, STEPHANE annonce son intention de faire appel du jugement.

Les autres condamnés seront présentés au Juge d’Application des Peines pour définir les modalités d’application de leurs peines. Que va décider le JAP ?

Plus d’infos:

https://www.facebook.com/PCF.drome/

Pour une loi d’amnistie de faits commis à l’occasion de mouvements sociaux

 

https://andrechassaigne.org/

 

 

Fusion Crozon-Brest Métropole. Le point de vue des communistes

« Ni pour ni contre, mais il faut en discuter, informer la population et un maximum de transparence quant aux tenants et aboutissants du projet ». Voilà, résumée, la position des communistes de la presqu’île de Crozon et de l’Aulne maritime sur la fusion entre la CCPCAM (Communauté de communes presqu’île de Crozon – Aulne maritime) et Brest métropole.
 

« C’est logique que Brest veuille s’agrandir : c’est la plus petite des métropoles françaises », explique Christian Beaumanoir, du PCF Crozon. « Mais pourquoi se précipiter ? À quelles conditions pour les habitants ? Qu’est-ce que cela implique au quotidien ? », martèle-t-il. Inquiets, les communistes le sont, s’interrogeant notamment sur les compétences qu’impliquera le fait de passer de la comcom à la métropole en cas de fusion et « qui touchent à la vie quotidienne des habitants » : « le Scot (Schéma de cohérence territoriale) qui prend le pas sur les PLU (Plans locaux d’urbanisme), les services d’intérêt collectif comme l’assainissement ou l’eau, la collecte des ordures ménagères ou encore les transports… Ce n’est pas rien », s’exclame encore Christian Beaumanoir. Le groupe communiste milite pour des « débats publics dans toutes les communes concernées et un référendum. En l’état actuel des choses, il y a trop peu d’éléments pour se décider ».

Nombreuses dérogations évoquées

Peu convaincus par les résultats du questionnaire proposé en ligne et auquel ont répondu « 7 % de la population », ils sont également très sceptiques sur les réponses apportées, vendredi, à l’issue de la réunion de travail qui s’est déroulée à Kerdanvez, en présence du maire de Brest. « On nous annonce une neutralisation de la fiscalité pour dix ans et des dérogations sur presque toutes les compétences, détaille Christian Beaumanoir. On n’y croit pas. Les autres communes de la métropole vont-elles accepter que nous ne payions pas ? Et que se passe-t-il dans dix ans ? »

« Déni de démocratie »

D’autres questions taraudent le PCF : « Bien sûr, il faut désenclaver la presqu’île. La question des transports doit être multimodale : il faut un transrade régulier au quotidien et plus de cars pour aller à Brest. Il faut réduire notre obligation de prendre la voiture, ce qui induit une étude sur les besoins de la population en matière de transports », propose le PCF. Face à ce qu’ils considèrent comme un « déni de démocratie », les communistes souhaitent que les électeurs soient « enfin respectés et informés ». « Les citoyens sont invités à se prononcer sur le nom du futur centre culturel mais pas sur la fusion, c’est le pompon ! », s’amuse Christian Beaumanoir.

Les élus communistes brestois reçoivent Salah Hamouri en mairie annexe de Bellevue

Quel grand honneur et quelle grande joie pour le groupe des élus communistes d’avoir reçu hier, avec Claude Leostic de l’AFPS, notre compatriote et camarade franco-palestien Salah Hamouri.

Salah Hamouri, avocat , a été incarcéré durant 403 jours dans une prison israélienne sous le régime arbitraire de la détention administrative, c’est-à-dire sans aucun jugement, sans aucune inculpation. Cette procédure, renouvelable à l’infini, est contraire au droit international.

Nous devons sa libération, le 30 septembre dernier, à une mobilisation extraordinaire qui a su rassembler une diversité de personnalités, d’associations, d’élus, de citoyens.

180 élus finistériens avaient cosigné une lettre adressée au Président pour demander sa libération. Un vœu avait été voté par conseil municipal de la ville de Brest.

La mobilisation locale et nationale a payé. Aujourd’hui, il est libre !

Il faut maintenant continuer à prendre toutes les initiatives politiques nécessaires à la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et plus largement du peuple palestinien tout entier.

AFPS : http://www.france-palestine.org/

AFPS Brest : https://www.facebook.com/afps.brest/


Interview de Salah Hamouri par Gwendal Hameury, le Télégramme, Morlaix, 18 décembre 2018

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien de 33 ans, était l’invité d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, le 30 novembre, à Plourin-lès-Morlaix (29), dans le cadre du Festival des Solidarités. Il est revenu, à cette occasion, sur ses 13 mois de captivité dans une prison israélienne et sur le sort des Palestiniens dans l’État hébreu. Un témoignage qu’il renouvellera ces mercredi et jeudi, à Carhaix, Brest et Quimper (*).

Vous avez été libéré le 30 septembre, après plus d’un an de détention dans les geôles israéliennes. Comment allez-vous ?

« Ça fait vraiment du bien d’être libre. C’est un sentiment compliqué à décrire avec des mots… Cet emprisonnement a été d’autant plus difficile à vivre que ma femme, qui est française, et notre fils étaient interdits de séjour en Israël – ils le sont toujours -, et ne pouvaient donc pas me rendre visite. Une fois libéré, j’ai fait au plus vite pour venir les retrouver en France ».

Que vous reprochait Israël ?« J’ai passé 13 mois en détention administrative et je ne sais toujours pas pourquoi. La détention administrative est une loi qui a été créée sous le mandat britannique avant l’occupation de 1948, et qui permet à l’armée israélienne d’arrêter n’importe quel Palestinien et de l’emprisonner pendant plusieurs mois, par périodes renouvelables, ad vitam, sur la base d’un dossier qui reste secret. Ni moi, ni mon avocat ne savons ce qu’il contient. Je sais juste que c’est le ministre de la Défense qui a signé l’ordre de m’arrêter pour une période initiale de six mois. Et qu’on me considère comme un danger pour la sécurité d’Israël. Mais je ne suis pas le seul. Nous sommes plusieurs centaines, comme ça ».

Comment s’est déroulée cette détention ?

« Les prisons israéliennes sont faites pour briser mentalement les prisonniers politiques palestiniens. On est à l’isolement total. Collectivement. Moi, j’étais détenu à Neguev, au Sud, dans le désert, près de la frontière égyptienne. On était 1 600. Coupés du monde. Le seul lien avec l’extérieur, mais ce n’est pas valable pour tout le monde, c’est la visite de la famille très proche (père, mère, frères, sœurs), une fois par mois. On a le droit à 45 minutes au téléphone, derrière une vitre. Et tout est enregistré. On fait donc attention à ce que l’on dit, de peur que ce soit utilisé ensuite ».

Déjà en 2005, vous aviez été inculpé pour avoir projeté l’assassinat du rabbin Ovadia Yossef et pour votre appartenance présumée au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)…

« C’est une vieille histoire. J’ai été condamné à sept ans de prison pour cela. J’avais accepté un plaider coupable pour éviter une peine de 14 ans, mais il n’y avait rien de précis dans le dossier ».

Êtes-vous membre du FPLP ?

« Ce n’est pas une question à laquelle je peux répondre. Le FPLP est considéré comme une organisation terroriste. Ce n’est pas du tout comme en France où on peut dire que l’on est communiste, socialiste… Là-bas, toute appartenance à un parti politique est interdite. Je ne peux pas dire si je suis membre ou pas ».

Vous considérez donc qu’il s’agit d’un acharnement de l’État d’Israël vis-à-vis de votre personne et des Palestiniens en général.

« Bien sûr. Depuis 1967, environ 850 000 Palestiniens sont passés par les prisons israéliennes ; il y a eu 215 morts. C’est 30 % de la société qui est touchée. Aujourd’hui, il y a plus de 5 000 prisonniers palestiniens, dont 250 enfants et 62 femmes… 80 d’entre eux sont incarcérés depuis plus de 25 ans. C’est un système destiné à faire pression. On veut clairement nous chasser de Palestine. Personnellement, j’ai déjà été détenu à quatre reprises. La première fois, j’avais 16 ans ».

Le simple fait d’être Palestinien ferait de vous un danger pour Israël ?

« Pour eux, oui. Car je refuse d’accepter la situation. Et puis je suis avocat. Je n’ai jamais caché que je voulais défendre les prisonniers politiques ».

Étiez-vous au courant qu’en France, vous étiez soutenu par le monde associatif et une partie de la classe politique ?

« Un peu seulement, grâce à ma famille. Car, contrairement à ma précédente détention, l’administration avait cette fois interdit de faire entrer des lettres. Même les livres en français m’étaient interdits ».

La diplomatie française a-t-elle fait ce qu’il fallait pour faciliter votre libération ?

« Clairement, non. Pour des Français détenus en Turquie ou au Mexique, elle est intervenue, quitte à créer un incident diplomatique. Mais pour moi, rien. Les démarches étaient trop timides, pour ne pas énerver Israël. Il ne faut jamais brusquer Israël ».

Pourquoi avez-vous accepté de venir à Plourin-lès-Morlaix, puis à Carhaix, Brest et Quimper ?

« Pour remercier tous les gens qui se sont mobilisés pour ma libération. Et je sais qu’en Bretagne, ils ont été très actifs (il a été fait citoyen d’honneur de la ville de Carhaix, NDLR). Leur combat ici est important et efficace pour la cause palestinienne. Je suis venu aussi, à la demande de l’Association France Palestine Solidarité, pour évoquer la vie des prisonniers politiques en Israël ».

Vous avez l’intention de retourner vivre en Palestine. N’avez-vous pas peur d’être de nouveau arrêté ?

« La Palestine est mon pays. J’y suis né. Bien sûr que je vais y retourner. Même si les Israéliens m’ont bien fait comprendre que j’avais tout intérêt à rester vivre en France. Mon combat va être de permettre à ma femme et à mon fils de me rejoindre. Il fait savoir qu’en tant que Palestinien de Jérusalem, je n’ai qu’une carte de résidence temporaire. Si je quitte le pays plus de six mois, je la perds. Et on ne me laissera jamais plus rentrer. Quant à une nouvelle arrestation… Ça peut arriver ».

Que pensez-vous du rôle des États-Unis dans le conflit israélo-palestinien ?

« Il faut dire clairement les choses ici. Les États-Unis se servent d’Israël, depuis sa création, comme d’une base armée avancée pour le Proche-Orient. Et ce que vient de faire Trump, en déménageant l’ambassade des USA de Tel-Aviv à Jérusalem, c’est donner le feu vert aux Israéliens pour poursuivre leur projet de colonisation et chasser les Palestiniens de Jérusalem. C’est une décision politique très dangereuse ».

Tous les Israéliens sont-ils, selon vous, en guerre contre les Palestiniens ?

« Il y a une force d’occupation et un peuple occupé. Ça, c’est la base. Ensuite, la volonté de la société israélienne se traduit lors des élections. On voit bien quel est leur choix. C’est l’extrême droite. Les Israéliens antisionistes en faveur des droits des Palestiniens sont extrêmement minoritaires. Du côté des Palestiniens, certains seulement résistent. Mais tous refusent cette colonisation ».

Remettez-vous en cause l’existence même d’Israël ?

« Non, je ne la remets pas en cause. Mais je considère que sa création a été une erreur et une injustice historiques. Le présent le démontre ». C’est un conflit entre un peuple occupé et une force occupante

Le conflit israélo-palestinien est-il un conflit religieux ?

« C’est tout sauf un conflit religieux. Avant 1948, il y avait bien des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans qui vivaient en paix en Palestine. Je le répète : c’est un conflit entre un peuple occupé et une force occupante. La religion est un prétexte. Moi, je suis né musulman mais je n’ai rien contre les Juifs en tant que Juifs. Ce ne sont pas les Juifs qui occupent nos rues, ce sont les Israéliens. Ce que les Palestiniens contestent, c’est la colonisation ».

Pensez-vous que la paix à une chance de voir le jour dans cette région du monde ?

« Elle arrivera dès lors qu’il y aura un respect des droits des Palestiniens. Sans cela, aucune chance. La solution des deux États est morte et enterrée, à cause de la colonisation. La seule qui vaille, c’est la création d’un État démocratique, laïc, qui garantisse le retour des Palestiniens. Un État où tous les habitants auront les mêmes droits ».

Interview de Salah Hamouri par Gwendal Hameury, chef de rédaction du Télégramme à Morlaix

Interview d’Ismaël Dupont, Ouest France 20 décembre

Le secrétaire départemental du PCF prépare les élections européennes et municipales. Des préparatifs qui se font dans un contexte social particulier, avec le mouvement des gilets jaunes.

 

 


 

Ismaël Dupont, comment se positionne le PCF face au mouvement des gilets jaunes ?

Ça a été une divine surprise. Au fur et à mesure de son développement, le mouvement a pris une dimension sociale très forte. Il y a une remise, au centre du jeu, des classes populaires, de la question sociale, de l’égalité… C’est très important de prendre en compte cet appel.

C’est un mouvement qui se développe sans l’aide des partis…

Si le mouvement des gilets jaunes débouche sur des revendications progressistes, c’est parce que des militants politiques l’infusent. Des militants communistes, notamment. Il y a un travail fait en profondeur, pas forcément visible, qui apparaît maintenant.

Vous êtes aussi dans la préparation des élections européennes ?

On a un chef de file, Ian Brossat, qui est adjoint au logement à la ville de Paris. C’est un candidat très brillant, qui mène une campagne intéressante sur l’Europe. Il sera à Brest le 1er février. Il va rencontrer des syndicalistes de l’industrie navale, avant un meeting à la maison des syndicats.

Pour les municipales, en 2020, vous êtes plutôt dans une stratégie d’alliance ?

Le parti pris est de ressouder la gauche. Ce qui nous importe, c’est d’avoir des élus qui pèsent sur les décisions. Sur Brest, on a un mandat à défendre avec les socialistes, dans une configuration de gauche plurielle. Dans le Finistère, il y a des villes moyennes qui ont basculé à droite et qu’il faut reconquérir, comme Morlaix, Quimper, Douarnenez, Concarneau, Plougastel… On travaille à des points programmatiques, qui sont communs à toutes les communes dans lesquelles on a vocation à présenter des candidats.

Comment se porte le PCF dans le Finistère ?

On vient de faire notre congrès départemental, le 10 novembre. On compte 850 adhérents, dont 50 nouveaux depuis le début de l’année 2018. Beaucoup de formations de gauche aimeraient avoir autant d’adhérents !

Brest : Appel à la grève à l’Harteloire jeudi 20 Décembre

Les arbitrages actuels vont au final bénéficier au privé. On est en train de démanteler le service public de l’Éducation Nationale sur Brest.
L’ Asemblée Générale a décidée de rejoindre le collectif  national anti Blanquer.
Le 15 janvier, une AG lycéens – personnels – parents est en cours d’organisation sur Brest.

Appel à la grève à l’Harteloire jeudi 20 Décembre.

Assemblée générale à 9h30

Nous venons d’apprendre que la carte académique des spécialités en première et terminale, définie dans le cadre de la réforme du lycée applicable à la rentrée 2019, ne prévoit pas l’enseignement de la spécialité NSI à l’Harteloire.

Cette nouvelle spécialité à visée scientifique (orientée vers le numérique et l’informatique) sera un enseignement en version plus approfondie de l’actuelle spécialité ISN de terminale S.

Le conseil pédagogique réuni en octobre avait décidé de demander l’attribution de cet enseignement de spécialité et les critères avancés par l’Administration à ce moment laissaient penser que le lycée de l’Harteloire pouvait légitimement en être bénéficiaire :

 

• Le lycée de l’Harteloire est l’un des premiers du bassin brestois à avoir mis en place la spécialité ISN, sous l’impulsion de M. PAUL en 2011-2012.

• L’enseignant actuel de cette spécialité ISN par sa formation possède la certification pour enseigner la nouvelle spécialité NSI, ce qui n’est pas nécessairement le cas de tous les professeurs assurant actuellement l’enseignement de spécialité ISN.

• Les petites structures, plus fragiles devaient faire l’objet d’une attention particulière… Ne sommes-nous pas l’une des plus petites structures du département ?

• Cet enseignement de spécialité est prétendument destiné à s’étendre dans le futur… Pourquoi alors détruire l’existant ?

 

Les établissement publics brestois qui bénéficieront de cette spécialité sont le lycée de l’Amiral Ronarc’h et le lycée de La Pérouse-Kerichen, c’est-à-dire que le seul établissement proposant actuellement la spécialité ISN et qui se verra privé de NSI est le lycée de l’Harteloire !

 

Les conséquences pour notre établissement nous paraissent très inquiétantes : cet enseignement peut concerner un groupe de 24 élèves, des élèves potentiellement intéressés par cet enseignement auraient donc intérêt dès la seconde à demander une affectation dans un autre établissement brestois… Sans compter les élèves qui auraient pu renforcer nos effectifs en provenance d’autres établissements.

Il est hasardeux de chiffrer la perte potentielle d’effectifs mais sur les trois niveaux, cela pourrait au bas mot constituer l’équivalent d’un groupe de 35 élèves, qui se cumule avec les pertes prévues par la prévision des effectifs pour la rentrée 2019 (perte d’un groupe en première qui se traduira à terme par la perte d’un autre groupe en terminale!) : tous les personnels seraient impactés par cette baisse programmée des effectif : enseignants, vie scolaire, agents territoriaux…

 

Les personnels de l’établissement appellent donc à un mouvement de grève jeudi 20 décembre pour protester contre ces décisions qui conduisent à une fragilisation de notre établissement et une dégradation des conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves.

 

Les personnels Région ont la possibilité de débrayer quelques heures seulement.


 

Suppression du tribunal d’instance de Morlaix. Motion Pcf.

Réforme judiciaire – suppression du tribunal d’instance de Morlaix.

Motion présentée au Conseil Municipal de Morlaix du mardi 18 décembre et au Conseil Communautaire du lundi 17 décembre.

 


Motion: Réforme de la justice, une menace pour les tribunaux d’instance.

Nous ne l’acceptons pas  et affirmons notre solidarité avec les robes noires !

Le projet de loi de réforme de la justice préparé par le Gouvernement suscite de vives inquiétudes  parmi les professionnels de la justice.

Ce texte prévoit notamment la fusion des tribunaux d’instance et des tribunaux de grande instance en une entité unique, le tribunal judiciaire, dans une logique de mutualisation des moyens et d’une refonte du système judiciaire.

Morlaix a déjà perdu son tribunal de grande instance en 2011. Ce serait un nouveau coup dur pour notre tribunal qui perdra son statut de tribunal d’instance.

Il deviendrait une simple chambre détachée du tribunal judiciaire de Brest , avec à la clef une perte d’autonomie, des possibilités de remplacement et de déplacement au pied levé pour le personnel de justice, un avenir hypothéqué pour le maintien des emplois et du service public judiciaire au tribunal, la possibilité future de supprimer des postes et des fonctions du service public de proximité de la justice.

Sept fonctionnaires de  greffe et deux magistrats sont concernés au tribunal d’instance de Morlaix, plus deux agents de greffe des prud’hommes.

Mais derrière, c’est toute une population de la région de Morlaix qui est concernée ! La crainte c’est que la justice de proximité ne disparaisse.

Grâce à ces professionnels, des citoyens peuvent avoir accès à des services de justice de proximité. C’est important car ce sont souvent les plus fragilisés qui y ont recours. Ainsi, le tribunal d’instance qui arbitre les situations d’endettement, les demandes d’expulsion locative ou de tutelle, travaille avec des personnes âgées, handicapées, précarisées. Vont-ils pouvoir faire 60 km pour se rendre à Brest si les services de petits litiges à Morlaix ne sont pas maintenus à terme alors que beaucoup d’entre eux n’ont pas de voiture ? Le tournant des procédures numérisées est lui-même excluant pour ces citoyens fragilisés qui ont recours à la justice, d’autant que les moyens de la justice en matière d’équipement et de numérique sont loin d’être au rendez-vous.

Notre crainte c’est que la justice de proximité ne disparaisse alors que c’est ce qui faisait la spécificité des tribunaux d’instance (qui fonctionnaient d’ailleurs plutôt bien et avec de bons délais de traitement des procédures).

Ainsi, les élus de la Ville de Morlaix tiennent à affirmer leur attachement au maintien du statut et des fonctions de tribunal d’instance pour le tribunal de Morlaix, leur solidarité avec les personnels de justice et les justiciables, leur volonté de défendre la justice de proximité contre une réforme qui risque d’éloigner les citoyens de leur institution judiciaire

Salah Hamouri à Brest et à Quimper, 19 et 20 décembre.

Brest

MERCREDI 19 DECEMBRE à 20h

Salle de la Maison du Peuple, place Edouard Mazé à Brest

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien détenu illégalement en Israël (statut de la détention administrative, sans charge ni procès) entre août 2017 et septembre 2018 nous fait l’immense plaisir de venir à Brest à notre rencontre, pour nous remercier de notre soutien et parler de la situation des prisonniers politiques palestiniens.

Nous l’avions soutenu, venez le rencontrer, MERCREDI 19 DECEMBRE A 20h, salle de la Maison du Peuple, place Edouard Mazé à Brest .

Quimper

Jeudi 20 décembre 20h30

MPT de Penhars

39 Bd de Bretagne

 

 

 

 

 

MERCI DE RELAYER AUTOUR DE VOUS !

Pour rappel, Salah Hamouri avait déjà été emprisonné 7 ans par Israël qui avait monté un dossier de toute pièce contre lui. Il avait été libéré en 2011 après un silence assourdissant des autorités françaises et était alors devenu le porte drapeau des prisonniers politiques palestiniens en France. Il avait notamment contribué à lancer la campagne de parrainage des prisonniers politiques palestiniens qui avait eu un fort écho. Après sa sortie de prison, il avait suivi des études de droit et est devenu avocat au barreau palestinien en août 2017. Les autorités israeliennes avaient pourtant tout fait pour le dissuader, lui interdisant l’accès à la Cisjordanie, et donc à l’université ou il étudiait. Ils ont également interdit à sa femme Elsa, alors enceinte, l’entrée en Israel,  pour l’empecher d’accoucher à Jerusalem. Salah était alors séparé de sa femme et de son fils et poussé à aller s’installer en France. Mais il n’a rien laché et est allé au bout de ses études pour devenir avocat. Il a été arrêté juste après, sans charge et placé en détention admnistrative. Malgré le silence des autorités françaises, un fort soutien populaire a oeuvré pour la libération de Salah. Notamment dans le Finistère ou de nombreuses collectivités et élus ont demandé sa libération, dont la Ville de Brest qui a voté un vœu en ce sens.


ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE

Maison de l’International
50 Esplanade de la Fraternité – 29200 Brest
Adresse postale:
245, Cours Aimé Césaire – 29200 Brest
Permanence Mensuelle:
2ème mardi du mois – 18h-19h
le Mouton à 5 pattes – rue Navarin, Brest

Intervention de Vincent Boulet à Logonna Quimerc’h

On peut utiliser certaines brèches pour passer à un autre système.

 

L’Union Européenne est un outil du capital. Le PCF fait campagne contre les traités européens. L’union européenne crée des marchés de toute pièce comme celui de l’électricité ou du transport. Elle impose le pacte de stabilité et de croissance ainsi que le pacte budgétaire.

Ce système accélère et aggrave le fossé entre les blocs de pays européens avec d’un côté des pays riches comme la France et l’Allemagne et de l’autre des pays comme la Grèce ou l’Italie.

La crise de 2008 a vu ses effets amplifiés en Europe par le système même des règles adoptées. L’UE décide alors d’aller encore plus loin et de renforcer  le pacte budgétaire : lutte contre la dépense publique excessive ; appel à la réforme du système éducatif pour l’adapter au marché du travail ; approbation de la réforme des retraites …

Face à cela, une sortie de l’euro et de l’UE n’implique en rien une sortie du capitalisme et des logiques en œuvre au sein de l’UE.  On doit s’attaquer à la classe dominante européenne et nationale en s’appuyant sur les forces concrètes européennes.

 

 

Contexte politique en Europe

L’environnement politique en Europe est défavorable au progrès. En effet il y a très peu de gouvernements de gauche et la Grèce est un échec. Syriza s’est retrouvé face à l’ensemble des classes dirigeantes et la gauche européenne a été incapable de soutenir le gouvernement grec. La Grèce a servi d’exemple avec le chantage de la sortir de la zone euro, qui aurait été synonyme pour elle de chaos.

Au Portugal, le parti socialiste minoritaire gouverne avec une alliance comprenant le PC Portugais et le Bloc de gauche. C’est ce rapport de force qui permet d’avoir des avancées politiques progressistes. Le Portugal applique des réformes en restant actuellement dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance.

Le piège tendu par cette classe dominante à travers Macron est de ne présenter que deux voies possibles. Une voie pro européenne libérale et une autre nationaliste qui serait la seule alternative. Le PCF défend une voie progressiste de gauche.

Quand à l’extrême droite européenne, elle mènera une campagne basée sur le slogan « on est chez nous ». Elle obtiendra vraisemblablement en ¼ et 1/3 des sièges au parlement européen.

Suite au Brexit, Macron et la classe dirigeante européenne essayent de remettre en place un imagier européen. Mais le gouvernement Allemand est en crise et Macron qui était érigé comme un modèle  de remplacement de Merkel par la classe dominante se trouve aujourd’hui avec la crise des gilets jaunes devant une crise politique importante.

La sociale démocratie européenne se trouve elle aussi dans une grave crise, comme le montre les cas Allemand et Français. Les seuls pays où la sociale démocratie se maintient sont ceux où il y a un virage à gauche : Portugal, Angleterre, Espagne.

 

La souveraineté des peuples

Pour le PCF,  la politique européenne doit être basée sur le principe de la souveraineté des peuples.  Ainsi les peuples doivent choisir les projets de coopération sur lesquels ils veulent participer.

Il est aussi urgent de remettre en cause l’indépendance de la BCE. BCE qui est indépendante du contrôle démocratique, mais totalement dépendante des marchés financiers.  Cela doit être complété avec un fond d’investissement européen.

 

 

 

L’idée qui guide le PCF et qui doit guider les forces progressistes est de créer une brèche. Le parlement européen est codécisionnaire des réformes européennes. Ainsi la libéralisation des chemins de fer a été adoptée avec seulement 24 voix d’avance sur 750. Le parlement européen vote aussi des déclarations sur lesquelles on peut s’appuyer comme la reconnaissance de l’Etat Palestinien.

Rapport du PCF avec les PC européens

Le PCF appartient à la GUE qui comprend 21 partis politiques et du PGE qui comprend 31 partis (1 parti = 1voix).  Les approches européennes des différents partis  communistes peuvent être très différente les une des autres selon les situations nationales. Le PGE n’est pas un Komintern. Les partis communistes européens ne sont pas tous dans la GUE ou le PGE.

Le PCF au Parlement européen

Le PCF appartient au groupe de la GUE qui a actuellement 54 députés sur 750 parlementaires. Ce groupe a une importance particulière. Ainsi la lutte contre la libéralisation des ports et des docks a été engagée et gagnée par le combat des parlementaires de la GUE.

Les attaques libérales continuent en essayant de passer outre les institutions démocratiques. Pour exemple, les accords du CETA s’appliquent de façon provisoire suite au refus du parlement de Wallonie de le ratifier. Il s’appliquera de façon définitive quand tous les parlements l’auront ratifié.

 

La réponse à l’injonction d’une politique libérale européenne ne se situe pas dans un choix entre moins ou plus d’Etat mais dans des coopérations européennes.  

 

Le PCF a des propositions prioritaires :

  • Les dépenses sociales ne doivent pas être comptabilisées comme de la dépense publique.
  • Il faut stopper la paupérisation des travailleurs pauvres en Europe passant de 7 à 10% alors que le PIB européen ne cesse de croitre passant de 15 000 milliards à 17 000 milliards.
  • Interdiction des délocalisations intracommunautaires.
  • Renforcer les droits des travailleurs détachés.
  • Lutter efficacement contre l’évasion fiscale avec un prélèvement à la source des profits.
  • Transformation de la PAC
  • Rénovation énergétique
  • Question de la paix et du désarmement. Refus d’une défense européenne intégrée et de porter à 2% du PIB le budget de l’armée. Désengagement de l’OTAN avec une conférence pan européenne large comprenant des pays hors UE comme la Russi , portant sur la paix et la sécurité en Europe.

La condition de la représentation du PCF au parlement européen est la suivante : avec 5% des voix, le PCF obtiendra entre 4 et 5 députés. En dessous de 5% des voix, le PCF n’aura aucun député.

https://twitter.com/IanBrossat?lang=fr

Non à la fusion de Poullaouen et Locmaria-Berrien

 le Parti communiste de Carhaix-Huelgoat revient sur la décision du préfet d’acter la fusion des communes de Poullaouen et Locmaria-Berrien en créant une commune nouvelle à compter du 1er janvier 2019 : « Redoutant une forte mobilisation le 1er décembre à la manifestation au bourg de Locmaria-Berrien, ce qui s’est avéré, le représentant de l’État a précipité sa décision.

Que va apporter Poullaouen, qui économiquement ne possède quasiment rien, aux habitants de Locmaria-Berrien ?

Le préfet décide que la commune nouvelle sera dans le giron de Poher Communauté. Quel rôle a joué Poher Communauté dans cette affaire ?  Cette décision, outre le fait que la commune perd son nom et son histoire sociale, met en danger l’existence de Monts d’Arrée communauté, mais n’est-ce pas le but inavoué ? Au risque de voir des petites communes perdre leurs âmes.

Face à la contestation, il serait sage et démocratique que les deux conseils municipaux reviennent sur leurs délibérations et que le préfet annule son arrêté du 1er décembre. Plus de démocratie « à tous les étages », être écouté dans sa petite commune ainsi que par la capitale, c’est une demande dans l’air du temps que les communistes partagent, l’occasion est à saisir », conclut le PCF.

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/fusion-le-parti-communiste-evoque-une-decision-precipitee-10-12-2018-12157760.php

Pétition de soutien à Anisa et sa famille, menacés d’expulsion

Brest le 8 décembre 2018

Lien vers la pétition:

https://www.change.org/p/soutien-anisa

Nous venons d’apprendre que la famille d’Anisa, élève de 3ème dans notre établissement, la cité scolaire de l’Harteloire à Brest, est menacée d’expulsion.

Nous sommes profondément choqués par cette nouvelle.

Anissa est un modèle d’intégration. En France depuis 6 ans, elle  maîtrise parfaitement le français; grâce à son sérieux et à son application, elle obtient de très bons résultats. C’est, en outre, une camarade exemplaire qui est toujours volontaire pour aider les autres. Nous avons toute confiance en l’adulte qu’elle va devenir.

Déracinée une première fois à 7 ans, elle a su s’adapter. Il serait inhumain de la faire une seconde fois. La France est devenue son pays.

Nous ne parlons pas de l’incompréhension des nombreux amis qu’elle a pu se faire en six ans. Comment leur expliquer que la France, terre d’accueil, puisse décider renvoyer en Albanie une famille exemplaire ?

Comment peut-on envisager de renvoyer cette famille dans un pays où sa sécurité et son avenir sont incertains ?

Le collectif de soutien à Anisa et sa famille