La France face à son histoire… au miroir de l’Algérie.
Des millions de français ont un lien avec l’Algérie, de près ou de loin. Cette guerre terrible de décolonisation de 8 ans a fait 28 000 morts côté français, au moins 400 000 à 500 000 côté algérien.
Ce mardi 27 janvier 2026, nous avons vécu une passionnante et précieuse conférence sur la conquête et la guerre d’Algérie, le choix de l’insoumission et du refus, la mémoire de cette guerre, de l’historien Tramor Quemeneur, président pour la partie française de la commission mixte d’historiens franco-algérienne, pour le premier des Mardis de l’éducation populaire de l’année 2026.
Le local du PCF était bien rempli avec plus de 40 participants à cette conférence- débat (malgré une publicité minimaliste de la presse). Avec pondération, sens de la nuance, sans langue de bois, l’historien Tramor Quemeneur, auteur d’une thèse remarquée sous la direction de Benjamin Stora sur l’insoumission pendant la guerre d’Algérie, nous a éclairés sur les enjeux mémoriels autour de la conquête et de la guerre de l’Algérie.
Cette conférence s’est prolongée au bout d’une heure et demi d’intervention très complète de Tramor Quemeneur, l’enfant du pays, dont c’était la première conférence à Morlaix sur son sujet de thèse et de spécialité historique, lui qui a écrit déjà pas loin de 10 livres, dont le plus connu s’est vendu à 55 000 exemplaires (Algérie, 1954-1962: Lettres, carnets, et récits des Français et des Algériens dans la guerre, aux éditions Les Arènes, écrit avec Benjamin Stora), par une heure de questions et de témoignages jusqu’à 20h30, avec notamment le témoignage de Michel Marzin qui s’engagea avec courage comme appelé du contingent contre le putsch des officiers ultras jusqu’au-boutistes de l’Algérie française, mais aussi le témoignage de plusieurs autres participants sur les traumas, les relations franco algériennes, le rôle et les mots d’ordre du PCF et du Parti communiste algérien à l’époque par rapport à la paix et l’indépendance, l’état de l’opinion pendant la guerre d’Algérie, les conséquences et prolongements politiques pour le gauche et le droite française, le rôle de l’enseignement de l’histoire de la guerre d’Algérie, de sa place dans les programmes scolaires, de séries générales, technologiques, et professionnelles, la désagrégation de notre relation à l’Algérie, les passions politiques qu’elle suscite, elle et la mémoire de cette sale guerre, etc.
Un immense merci à Tramor Quemeneur et tous les participants de ce beau et précieux moment d’éducation populaire et d’éclaircissement comme d’approfondissement d’une question douloureuse qui continue de travailler la mémoire collective.
Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos et son diaporama!
Merci à Jean-Yves Quemeneur son oncle, et à Anne Guillou de nous avoir mis en relation avec Tramor Quemeneur.
Prochaines conférences des Mardis de l’éducation populaire:
– le mardi 17 février, 18h: Greg Oxley sur la poussée de l’extrême-droite, du nationalisme et de l’autoritarisme dans le monde, notamment en occident et dans les pays anglo-saxons
– le mardi 31 mars, 18h: Morgane Le Guyader sur la Colombie du président Petro et l’expérience politique de la gauche dans ce pays
Fille de déporté, cachée à sa naissance sous l’Occupation, la Locquénolésienne (Finistère) Lucienne Nayet, présidente du Réseau national des musées de la Résistance, est intervenue jeudi 8 janvier 2026 au lycée de Kerneuzec, à Quimperlé (Finistère). Le récit d’une enfance brisée et d’un appel aux jeunes à ne pas subir et à être vigilants pour éviter que l’histoire ne se répète.
« Ne baissez jamais la tête. Soyez vigilants et faites attention à ce qui se passe autour de vous. Surtout réagissez et n’acceptez pas l’inacceptable, parce que l’insoutenable est peut- être devant vous. » Ces quelques mots ont empli jeudi 8 janvier 2026 l’amphithéâtre du lycée de Kerneuzec à Quimperlé (Finistère) à l’issue d’une poignante leçon de résilience et d’humanité, dispensée aux cinq classes de terminale. Déclarée morte-née le 4 août 1941
Le récit de sa vie est d’abord celui d’une enfance brisée. Ses parents, juifs polonais, émigrent en France en 1930 pour fuir la montée de l’antisémitisme. Ils s’imaginent à l’abri au Pays des Lumières. Ils ouvrent une boutique de tailleur à Paris. La grande sœur de Lucienne naît en 1933. Arrive la guerre. Le 15 mai 1941, son père reçoit un billet vert de la police française. Convoqué comme 4 600 autres juifs étrangers pour une vérification de papiers, il s’y rend sans crainte, laissant sa femme, enceinte de Lucienne. C’est pour lui le début de l’enfer. Il ne reviendra pas, d’abord interné puis déporté en 1942 à Auschwitz.
Lucienne naît le 4 août 1941, à l’hôpital Rothschild. Comme beaucoup d’enfants juifs, elle est déclarée morte-née par le personnel médical, qui ainsi la protège en la faisant disparaître des radars. Ce qui scelle de facto un destin d’apatride, et une vie dans l’illégalité avec des faux papiers. On la cache à la morgue, avant le départ pour Pouzauges en Vendée, où son aînée est déjà accueillie dans une famille de fermiers. Impossible pour la mère et le nourrisson d’y trouver refuge.
Elles atterrissent dans un logement de 20 m², proposé par le curé du village. On y est resté quatre ans, avec interdiction de sortir. Il ne fallait pas faire de bruit, ni pleurer, ni parler, ni courir, ni jouer. Des gens nous apportaient à manger. Ils étaient des héros de l’ombre, parmi tant d’autres. Lucienne leur rend hommage. Il faut savoir résister. La France était aussi un pays courageux, à côté de ceux qui vous dénonçaient pour un morceau de pain.
Une inlassable passeuse de mémoire À la Libération, le retour à Paris. La clé n’ouvre plus la porte de l’appartement familial dans le XI e arrondissement. L’association le Croissant rouge leur trouve un logement dans le XX e. Trop petit pour elles trois. La priorité était que ma sœur aille à l’école. J’ai été placée dans une famille d’accueil. Des gens merveilleux , raconte Lucienne. Les déportés qui étaient rapatriés arrivaient à l’hôtel Lutetia. L’un d’entre eux a reconnu mon père sur une photo et a dit qu’il était mort. L’homme deviendra par la suite son beau-père. En résumé : l’histoire d’une jeunesse fracassée et d’un profond mal être persistant. Officiellement ni née, ni déclarée, son admission à l’école n’avait tenu qu’à l’obtention de faux papiers. J’étais infernale, très turbulente. Elle voulait savoir, posait beaucoup de questions et se heurtait au silence. Ma mère ne voulait sans doute pas partager mes souffrances. Elle n’avait qu’un seul désir que je travaille bien à l’école. Le déclic intervient à sa mort en 1988. J’ai commencé mes recherches. Jusqu’à reconstituer peu à peu le fil de son enfance, en se rendant à Pouzauges, puis en consultant les archives nationales. Recueillir des témoignages sur l’occupation n’a pas été simple. Les gens ne parlaient pas beaucoup de cette période. Il a fallu qu’en 1995, Chirac reconnaisse la responsabilité de la France pour que les bouches s’ouvrent. Présidente du réseau national des musées de la résistance, Lucienne Nayet se voit aujourd’hui en passeuse de mémoire. Elle multiplie les interventions auprès des scolaires et est ainsi intervenue jeudi à Kerneuzec, à la demande de deux professeures, Lisa Dubeau et Céline Guillemin. À l’arrivée, deux heures d’échanges, beaucoup de questions et une charge émotionnelle parfois difficilement contenue. Mais elle l’assure : Je ne suis pas là pour faire pleurer. Je ne suis pas animée par la haine ni par la vengeance. J’essaie toujours de comprendre le pourquoi des choses. L’histoire ne se répète pas, mais elle bégaie sacrément.
Ces dernières années, nous avons engagé de profondes transformations : reconversion des friches, renforcement de la gare, dynamisation du centre-ville et du centre-bourg, développement des services à la population pour toutes les générations, défense de l’économie, valorisation de l’environnement et du cadre de vie, création de logements… Convaincue que cette dynamique doit se poursuivre en associant l’expérience à de nouveaux talents, la majorité municipale présentera, lors du scrutin de mars, une liste de 31 membres composée de 16 hommes et 15 femmes. Cette liste incarne à la fois la continuité et le renouvellement, avec 10 nouveaux candidats rejoignant 21 élus (ou candidats) déjà engagés.Rassemblant la gauche citoyenne, ces femmes et ces hommes représentent de manière équilibrée Rosporden et Kernével, la diversité des générations, des parcours professionnels et des compétences. Toutes et tous partagent une même ambition pour l’avenir de la commune, fondée sur l’optimisme et de solides valeurs républicaines. Michel LOUSSOUARN sera candidat au renouvellement de son mandat de Maire et Jacques RANNOU à celui de Maire délégué de Kernével.
Dans un contexte politique troublé aux niveaux national et international, et alors que de nouvelles contraintes financières pèsent sur les collectivités, la commune et ses élus doivent rester un espace de stabilité et un pôle de confiance.
C’est le sens de notre engagement, celui de l’action et de la confiance, celui de notre liste : « Rosporden & Kernével, l’avenir en confiance ! »Malgré un contexte financier difficile et largement imprévisible en 2020, nous avons tenu la plupart de nos engagements. Durant les prochaines semaines, nous vous présenterons nos candidats et un programme concret et réaliste pour améliorer le quotidien et défendre un avenir durable !
10 candidats sont présentés par le PCF sur cette liste, adhérents ou apparentés: Jacques Rannou (PCF) Karen Le Moal (apparentée) Anita Richard (PCF) Quentin Rannou (apparenté) L Fillate (apparenté) Djelloul Benhenni (PCF) Pierrick Morvan (PCF) Françoise Nioche (PCF) I.Ravary (apparenté) R.Buenafuenté (apparenté)
Yann Foucher et Yvonne Rainero, co-secrétaires de la section de Quimper du PCF ont le plaisir de vous inviter aux vœux de notre section PCF du pays de Quimper, avec nos élu-e-s et nos candidat-e-s aux municipales sur la liste conduite par Isabelle Assih: Yann Foucher, Maud Jan, Nicolas Quéau, Patricia Corre, Fabien Tudo Deler
Gwénolé Foucher, Gérard Bal, Ismaël Dupont et Gaston Balliot à l’amicale laïque pour les vœux du PCF.
Samedi 24 janvier, le PCF Finistère (Parti communiste français) présentait ses vœux en présence du maire Cyrille Le Cleach et de l’adjoint Loïc Le Fur. Ils ont rendu hommage aux grandes mobilisations des sardinières, en cette année de centenaire, ainsi qu’aux fusillés de Lesconil.
Gérard Bal, secrétaire de section du PCF Pays bigouden, a accueilli le public avant de passer la parole à Ismaël Dupont, secrétaire départemental. Il a souligné que le parti comptait 825 adhérents dans le département, dont 43 nouvelles adhésions en 2025. Il a évoqué la situation internationale et intérieure, un climat « dystopique » favorable à la montée des extrêmes. Il a également adressé une pensée aux sinistrés des intempéries, et a appelé à « réserver le pessimisme pour les jours meilleurs ».
Gwénolé Foucher, des Jeunes communistes, a appelé à la mobilisation et signalé que six jeunes se présenteront dans le Finistère pour les municipales 2026. Gaston Balliot a projeté un diaporama sur les luttes en Pays bigouden, Marie-Aline Lagadic et Clervy Rivière ont chanté les « Chants des sardinières », et la réunion s’est achevée avec un repas partagé
Voeux du PCF Finistère à l’amicale laïque de Lesconil.
Photos Jean-Philippe Deunf et Ismaël Dupont.
Voeux du PCF Finistère à Lesconil dans la salle de l’amicale laïque à l’emplacement de l’usine des sardinières qui se mirent en grève à l’été 1926, point de départ d’un conflit social de plus d’un an généralisé aux ports du pays bigouden. Un moment très chaleureux avec une soixantaine de camarades, des discours de Gérard Bal pour les sections, de moi-même pour la fédération, de Gwenole Foucher pour la JC, et une mini conférence de Gaston Balliot sur les luttes des ouvrières et pêcheurs du pays bigouden suivie d’un repas et de chansons de Marie-Aline Lagadic, autrice de l’excellent livre CD historique et ethno-musical « Le Chant des Sardinières » sur les luttes des ouvrières du pays bigouden en 1926-1927 et celles des sardinières de Douarnenez fin 1924.
Merci à tous les camarades, amis et partenaires présents.
Discours d’Ismaël Dupont – à Lesconil 24 janvier 2026
Cher.e.s amis, camarades du PCF et de la JC, partenaires de gauche,
Monsieur le maire de Lesconil,
Monsieur l’adjoint aux commémorations,
Chère Armelle Huruguen, ma collègue au conseil départemental du Groupe Finistère & Solidaires,
J’excuse Madame la responsable de l’UL CGT du Pays Bigouden
Au nom de la fédération du parti communiste du Finistère, je tiens à vous remercier tout d’abord tous de votre présence et à vous souhaiter une très belle année 2026 à vous, vos familles, vos proches, vos organisations locales, dans vos engagements et responsabilités.
2025 et ce début d’année 2026 auront été une année de bascule politique, avec une extrême-droitisation du monde et du débat public, une attaque en règle de très grandes puissances contre le droit international, l’ONU, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit des réfugiés, une montée internationale de l’impérialisme belliciste, du racisme et de la xénophobie, une offensive réactionnaire, ultra-capitaliste, et aussi souvent d’obscurantisme et de fanatisme religieux.
Pensons au génocide à Gaza, au nettoyage ethnique et à la politique d’apartheid violente en Cisjordanie, à la destruction de camps de réfugiés, à l’enlisement et à la barbarie de la guerre en Ukraine, au Soudan (une guerre dont on parle peu mais qui a déjà fait plus de 200 000 morts depuis 2 ans), à la répression sanglante du peuple iranien, aux attaques contre les Kurdes qui ont stoppé Daesh à Syrie, à la volonté des Etats-Unis et des droites oligarchiques en Amérique Latine d’abattre tous les gouvernements de gauche, au retour en force de la droite à extrême, symbolisée par la victoire de José Antonio Kast, le fils de Nazi, le sympathisant de Pinochet, contre la communiste Jeannette Jara, candidate de l’ensemble de la gauche, au Chili – il vient nommer deux avocats de Pinochet ministres de la défense et de la justice et des droits de l’homme – et aujourd’hui, les menaces que font peser les Etats-Unis contre l’indépendance du Venezuela, de Cuba, de la Colombie, du Mexique, et du Groenland.
En France, le président E.Macron, complètement marginalisé politiquement sur la scène intérieure, dont la voix ne compte plus et laisse indifférent une grande partie de la population, dont les ministres en sursis ne font plus rien qu’expédier les affaires courantes et brasser du vent, ne disposant plus d’aucun socle majoritaire, se transforme en valet du fasciste Donald Trump en applaudissant l’enlèvement de Maduro (et l’exécution de sa garde rapprochée, dont 32 cubains), et en président va-t-en guerre tenant un discours martial décalé sans réels moyens de ses prétentions contre la Russie et engageant notre pays et l’Europe sur la voie d’un réarmement et d’une escalade des tensions militaires et politiques.
Un réarmement et une escalade notamment dans les dépenses militaires, de défense, du nucléaire militaire, qui se fait au détriment d’une politique sociale, d’éducation, de santé.
Pendant ce temps les inégalités augmentent, le nombre de pauvres augmente, et leur poids d’achat diminue avec l’inflation, et la richesse des plus riches explose.
82 milliards d’euros ont été retirés aux collectivités locales par l’État en 15 ans, et 6 milliards d’euros en 2026.
La droite refuse la contribution des plus riches, la remise en cause des systèmes de fraude et d’évasion fiscale, de contournements de l’impôt, la taxe Zukman, le rétablissement de l’ISF, la taxation des revenus financiers.
500 familles concentrent aujourd’hui en France 42 % du PIB contre 6 % du PIB il y a 30 ans en 1996. Le volume de leur richesse et patrimoine a été multiplié par 7 ou 8 !!!
Selon un rapport d’Oxfam, les 53 milliardaires français sont désormais plus riches que plus de 32 millions de personnes réunies.
Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, la fortune des milliardaires français a doublé.
Le sénateur communiste Fabien Gay, élu par le magazine Challenges, Sénateur de l’année, pour son rapport sur les aides publiques généreusement accordées sans contrepartie aux entreprises, établit à 211 milliards d’euros la facture d’aide publique aux entreprises chaque année.
Et parfois, souvent, elles compriment les salaires, nourrissent les actionnaires plus que l’investissement dans le long terme, l’innovation, et l’appareil de production, quand elles ne délocalisent pas et suppriment des emplois en France.
Pendant ce temps-là les services publics ferment ou se dégradent, se raréfient, se déshumanisent à la faveur des filtres numériques, la protection sociale se dégrade, les retraites sont attaquées, comme le niveau de remboursement des dépenses de santé, 80 ans après la création de la sécurité sociale.
Cela ne peut plus durer ! La difficulté de vivre, la désillusion, colère dominent chez nos concitoyens. Beaucoup n’en peuvent plus. Mais les milliardaires, la droite et l’extrême-droite ont compris qu’il fallait trouver des dérivatifs à cette colère pour ne pas remettre en cause leurs dominations, leurs privilèges, leur petit monde oligarchique fermé sur lui-même : les musulmans, les arabes, les étrangers, les immigrés, les chômeurs, les allocataires du RSA, les fonctionnaires…
Et comme ils disposent maintenant d’un pouvoir médiatique hallucinant, entre les médias d’État aux ordres de l’agenda de droite néo-libéral et capitaliste, et les médias privés aux ordres du milliardaire d’extrême-droite Bolloré (80 % des médias sont possédés par 9 milliardaires), les idées dominantes sont plus que jamais les idées qui correspondent aux intérêts de la classe dominante, comme les orientations de l’État, comité qui gère les intérêts privés de la grande bourgeoisie, Marx est toujours et plus que jamais d’actualité.
La lutte des classes fait rage, et elle fait beaucoup de victimes parmi les damnés de la terre, ceux dont les richesses naturelles, la force de travail, les pays, sont pillés par les ultra-riches de la classe capitaliste.
Face à ça, difficile d’être optimistes en cette année 2026, surtout quand on lit des sondages, montrant que désormais il y a autant de français qui adhèrent aux idées du RN que de français qui les rejettent (42% contre 44 %, sondage Le Monde, 11 janvier) et quand on voit l’ex-droite républicaine marcher sur les plates bande du RN, ou s’allier à lui ou à Reconquête.
Mais dans ce basculement du monde et de notre société vers le pire, le volontarisme et le souci d’organisation, de construction d’alternative politique crédible, de rassemblement pour une autre répartition et production des richesses, le pari de l’espoir et de la combativité des communistes, sont des atouts pour lutter et résister. Je reprendrais à mon compte les mots très justes d’un prêtre de la théologie de la libération qui témoignent dans le film « L’évangile de la libération » de François Xavier Drouet sorti cette année : « Je réserve le pessimisme pour des jours meilleurs ». Le pessimisme est luxe que nous ne pouvons nous permettre, nous sommes le corps enfoncé jusqu’au cou dans la boue. Il nous faut trouver l’oxygène et nous sortir de ce piège !
Pour ce qui est du PCF Finistère, et de l’ensemble de la gauche, nous avons des enjeux importants devant nous avec les municipales des 15 et 22 mars 2026, pour lesquelles nous espérons une participation populaire importante comme aux législatives de 2024, et à l’occasion desquelles nous présentons au moins 88 candidats dans le Finistère, sur au moins 24 communes. Nous espérons gagner et conserver un maximum de communes à gauche et faisons le choix du rassemblement de la gauche pour être plus efficaces, et faire bloc pour mettre en échec la droite et l’extrême-droite, inverser la dynamique politique dominante. Mais surtout parce que nos citoyens et nos communes ont besoin de politiques d’égalité des droits, de progrès, de défense des services publics, de démocratie participative, de soutien au monde associatif, sportif, à la culture, et nous voyons au niveau du département du Finistère combien il en coûte au niveau social quand une collectivité de cette importance passe à Droite.
Le PCF, dans le Finistère, c’est 55 élus municipaux dans le mandat 2020-2026, 1 conseillère régionale, 3 conseillers départementaux, 12 sections, 825 adhérents, 43 adhésions en 2025 et 50 jeunes communistes, c’est 8 fêtes populaires dans l’année, dont les deux du Travailleur Bigouden, a priori le samedi 18 juillet à Lesconil et le mercredi 19 août à Loctudy pour la fête fédérale.
Nous avons organisé en 2025 des grandes souscriptions pour la solidarité avec le peuple palestinien (+ de 10 000 euros récoltés), 16 ventes de légumes à prix coûtant, 15 conférences d’éducation populaire, des projections de films, des ventes et présentations de livre, nous sortons notre journal bimestriel « Rouge finistère » et le distribuons à 12000 exemplaires tous les deux mois pour faire connaître notre actualité, nos analyses, nos propositions.
Et nous allons présenter en 2026 aux élections municipales plusieurs jeunes de -25 ans et de -30 ans sur nos listes dans le haut des listes à Brest, Landerneau, où Gladys Grelaud, notre camarade, est la tête de liste « Landerneau pour tous », est notre candidate, à Morlaix, au Relecq-Kerhuon à Douarnenez et ailleurs sans doute.
Nous souhaitons bonne chance à tous nos candidats et plus généralement aux équipes de gauche qui se présentent aux municipales. Les élu.e.s communistes montrent du sérieux et de l’implication dans leurs tâches, et ils reversent leurs indemnités d’élus, ne s’enrichissent pas avec leur mandat. Il faut le rappeler !
Nous aurons aussi dans les semaines et mois à venir des échéances importantes pour préparer 2027 et travailler nos objectifs stratégiques et d’organisation, notre projet à la lumière des basculements et bouleversements du monde et de la vie politique, avec nos congrès de section et notre congrès départemental en juin, les 13 et 20 juin, notre congrès national, le 40 ème congrès du PCF, 100 ans après le 5ème congrès à Lille en 1926, à Lille en 2026.
1926, il y a 100 ans, c’est justement le point de départ des luttes des sardinières du pays bigouden de Lesconil, du Guilvinec, du Pays bigouden.
Ces femmes travaillaient de 15 à 18 h par jour, les horaires de nuit et les heures supplémentaires non majorées, le repos dominical n’était pas respecté, elles commençaient à travailler à 13 ou 14 ans pour emboîter le poisson, la sardine, quand elle arrivait. En novembre 1924, les sardinières de Douarnenez avaient donné l’exemple de la révolte, avec l’appui de leurs maris pêcheurs, de la CGT-U, du parti communiste, et de la mairie communiste de Douarnenez, manifestant et faisant grève pendant 6 semaines pour les 5 sous supplémentaires de l’heure : « pemp real ar vo ». Le 6 janvier 1925, elles ont gagné : le salaire de 8 francs pour 10 h se trouve porter à 10 francs pour 8h, soit une augmentation de 30 %, les heures de nuit sont majorées de 50 %. Les temps d’attente du poisson sont rémunérés. Le droit syndical est reconnu.
En 1926, Charles Tillon et la CGT-U vont tenter d’étendre le bénéfice de ces progrès du droit du travail et des accords du 6 janvier 1925 à l’ensemble des conserveries du littoral. Le conflit social dans le pays bigouden est moins connu mais a duré bien plus longtemps et a eu des conséquences encore plus dramatiques pour les familles et populations.
A Lesconil, au début des années 1920, 62 % de la population active dépend de la pêche et de l’industrie sardinière. Le 26 juillet 1926, alors que les Douarnenistes viennent d’obtenir 1,40 franc de l’heure pour les hommes, 1,13 franc pour les femmes, les ouvrières de Lesconil se mettent en grève. Charles Tillon arrive le 28 juillet pour soutenir les femmes de Lesconil. Le 1er août 1926, les femmes de Lesconil se rendent en cortège au Guilvinec sur des airs révolutionnaires, et les guilvinistes se joignent à elles, c’est la fameuse photo de Charles Tillon, plus tard son tableau, et l’affiche de la CGT de 1982 sur les luttes sociales en pays bigouden d’Alain Le Quernec. Les ouvrières du Guilvinec réclament 1,25 franc de l’heure. Le 2 août plus de 500 personnes sont en grève. Dans la soirée une réunion à laquelle on se rend en chantant l’Internationale et le Drapeau rouge rassemble 800 personnes aux Halles de Pont l’Abbé. Le 5 août, 1000 ouvrières et ouvriers d’usine sont en grève avant d’être rejoints par les marins.
Les patrons accordent des augmentations à Penmarc’h et Pont l’Abbé, mais pas à Lesconil et au Guilvinec, jouant la division. Le 10 août les négociations reprennent et les ouvrières sont augmentées à 1,35 franc de l’heure. Une manifestation de joie se déroule à Lesconil suivie d’un grand bal pour fêter la victoire.
Mais une répression patronale intense va s’ensuivre. Des coopératives sont créées par la CGTU et Charles Tillon pour construire du revenu pour contourner le lock-out des patrons privant de salaires les ouvrières et ouvriers, comme une coopérative de dentelle. En avril 1927, en même temps que le conflit se poursuit avec les ouvrières de Lesconil, il y aura une nouvelle épreuve de force des patrons avec les marins de Saint Guénolé. La population est réduite à la famine et la misère. Les conserveurs n’achètent plus le poisson et ferment les usines. Le conflit social du Pays Bigouden est au sujet de l’assemblée nationale, l’égoïsme et la cupidité des conserveurs, leur cynisme est dénoncé, l’Humanité lance une grande souscription pour les ouvrières et les pêcheurs et leurs familles. Mais ce combat social se traduit plutôt par une victoire des patrons des conserveries.
Lesconil c’est aussi une haute tradition de lutte antifasciste et avec mes camarades nous avons été rendre hommage au carré des fusillés et déportés du cimetière de Lesconil à nos camarades fusillés par les Allemands et déportés en camp de concentration tout à l’heure. Cette empreinte de résistance populaire a aussi beaucoup pesé dans l’influence du communisme dans la commune et le pays bigouden en général.
Jeudi 22 janvier : Jeudi Rouge à Quimperlé sur l’agroalimentaire 18h salle Isole
Vœux de Gladys Grelaud et de sa liste à Landerneau 18h
Vendredi 23 janvier : Vœux de la section de Carhaix-Huelgoat salle Paul Simon à Carhaix, 18h
Samedi 24 Janvier: 12h: Vœux de la fédération du PCF Finistère à l’Amicale Laïque de Plobannalec-Lesconil, rue du Port à Lesconil, pour les 100 ans de la grande grève des ouvrières des conserverie du Pays Bigouden. 12h. Voeux des élus communistes brestois et de la section de Brest
Mardi 27 Janvier à 18h, Morlaix au local du PCF 2 petite rue de Callac: Mardi de l’Éducation Populaire du PCF Morlaix: « Les refus de la Guerre d’Algérie » avec Tramor Quemeneur, historien spécialiste de la guerre d’Algérie
Samedi 31 janvier, 15h à Lesconil : réunion PCF Pays bigouden sur la filière halieutique avec Maxime De Lisle, auteur de la BD « On a mangé la mer »
Vendredi 13 février. 18H Repas de la section du Relecq-Kerhuon (salle Germain Bournot). Kig Ha Farz. Contact pour réservation Pierre-Yves Liziar ou Gilles Dusautiez
Samedi 14 février, 9h30 – 17h: AG des Communistes finistériens à Carhaix aux Halles de Carhaix, place des Droits de l’Homme
Mardi 17 Février à 18h, Morlaix au local du PCF 2 petite rue de Callac: Mardi de l’Éducation Populaire du PCF Morlaix, avec Greg Oxley: « La poussée du nationalisme populiste d’extrême droite en Europe et aux USA ».
Mercredi 25 février. 18h-21h30, Conseil départemental PCF 29 à la MPT de Quimerc’h
Dimanche 15 et 22 mars: élections Municipales.
Mercredi 18 mars 18h-20h30, Conseil départemental PCF 29 dans l’entre-deux tours des Municipales
28 et 29 mars 2026 – Conseil National Bilan des Municipales/ adoption de la base commune.
Le mardi 31 mars 2026 à 18h, Morlaix au local du PCF 2 petite rue de Callac:Mardi de l’Éducation Populaire du PCF Morlaix avec Morgane LE GUYADER, anthropologue: « Les luttes sociales et démocratiques en Amérique Latine avec l’exemple de la Colombie et de son président de gauche depuis 2022 Gustavo Petro »
samedi 4 avril: AG des Communistes Finistériens , bilan sur les municipales, premiers débats sur la proposition de base commune adoptée fin mars au CN, de 9h30 à 17h à la MPT de Quimerc’h
1er mai: Fêtes du PCF à Morlaix (fête du Viaduc) et Brest
3 Mai 2026 : Date limite de dépôt des textes alternatifs
9 mai 2026 : Conseil National PCF
6-7 juin 2026 : Vote des communistes sur la Base commune.
13-14 juin 2026 : Congrès de section.
Samedi 20 juin. Congrès départemental PCF 29(probablement au Relecq-Kerhuon)
4-5-6 juillet 2026 : Congrès national du PCF
Samedi 18 juillet: fête du PCF (Travailleur bigouden) à Lesconil
Mercredi 19 août: fête du PCF (Travailleur bigouden) à Loctudy
Municipales des 15 et 22 mars 2026 : le PCF engagera au moins 88 candidats dans le Finistère
La commune et les communautés de commune et d’agglomération sont des échelons essentiels pour répondre aux besoins de la population, faire vivre la démocratie de proximité, développer les services publics et encourager la vie associative, au fondement de notre cohésion sociale, de nos solidarités, de notre qualité de vie. Pourtant, alors qu’elles ont été confrontées à de fortes inflations de leurs dépenses sociales et d’énergie, de construction, de fournitures alimentaires dans les cantines, les communes qui ont perdu beaucoup d’autonomie budgétaire et fiscale avec les réformes territoriales et fiscales font face à une baisse ou une stagnation de leurs dotations d’État et transferts de fiscalité. Le PCF dénonce cette volonté des gouvernements adeptes du libéralisme économique, ceux de Macron au premier chef, d’affaiblir les communes dans leur capacité à répondre aux besoins de la population et de favoriser des politiques d’égalité sociale et d’égalité d’accès aux droits, comme de solidarité et promotion de la culture et du sport.
Le projet de loi de finances 2026 du Premier Ministre Lecornu imposé par 49.3 en est une nouvelle illustration. Des élus communistes sont une garantie pour se battre avec combativité pour les moyens financiers des communes, et leurs capacités à mener des politiques sociales.
Le PCF dans le Finistère s’apprête à présenter 88 candidats sur des listes d’union de la gauche dans au moins 24 communes du Finistère.
Sur le mandat 2020-2026, nous comptions 55 élus municipaux, dont 20 adjoints, maire délégué, maires de quartier, vice-présidents d’agglomération. Nos sections locales et nos candidats s’engagent depuis des mois et des semaines dans des démarches d’union avec d’autres composantes de la gauche, sur la base de l’adoption de projets locaux de progrès pour les communes.
Notre objectif est de porter l’espoir, la construction de l’alternative politique, de résister à l’offensive de la droite et de l’extrême-droite, portée par la transformation du paysage médiatique, détenu en grande partie par quelques milliardaires, et de donner du crédit à l’engagement politique en montrant toute sa noblesse au travers de l’engagement municipal et du service aux habitants. Nous voulons garder un maximum de communes finistériennes à gauche et changer de cap dans plusieurs communes qui sont aujourd’hui gérées à droite.
A 7 semaines des élections municipales, nous pouvons dire que nous serons présents, avec des candidats renouvelés au tiers, de nombreux jeunes, et un engagement de nos militants dans les campagnes municipales et sur les listes de gauche à Brest, Quimper, Concarneau, Landerneau (avec la tête de liste d’union de la gauche, Gladys Grelaud), Morlaix, Douarnenez, Le Relecq-Kerhuon, Carhaix, Pont l’Abbé, Rosporden, Scaër, Briec, Pont-de-Buis, Plougastel-Daoulas, Plouigneau, Saint-Thégonnec, Guimaëc, Plounéour-Menez, Sizun, Saint-Frégant, Le Trehou, Plougonven, Penmarc’h, Plonéour-Lanvern, Plobannalec-Lesconil, Pont l’Abbé…
Dans d’autres communes nous continuons à travailler à des candidatures et la constitution de listes de gauche unie et apporterons notre soutien à des candidats de gauche.
Le samedi 24 janvier à l’Amicale Laïque de Lesconil rue du Port, à 12h, le PCF Finistère a présenté ses vœux à la population, ses militants, sympathisants et partenaires, en hommage au démarrage des luttes des sardinières du Pays Bigouden au même endroit il y a 100 ans, en 1926, avec l’appui de la CGT et du PCF, pour améliorer les conditions de travail et de rémunération.
Le samedi 14 février, nous réunirons nos adhérents aux Halles de Carhaix place des droits de l’homme de 9h30 à 17h pour échanger sur les municipales et la préparation de notre Congrès qui se conclura par le congrès départemental du PCF Finistère le 20 juin au Relecq-Kerhuon et le congrès national du PCF du 4 au 7 juillet à Lille.
Le Parti communiste du pays de Morlaix a pris l’habitude d’organiser des ventes de légumes à prix coûtants dans différents quartiers de Morlaix. La prochaine a lieu samedi 17 janvier 2026, de 10 h à 12 h, dans le quartier Kerfraval.
400 kg de légumes seront mis en vente, provenant de producteurs de Roscoff, de Plougoulm et de l’Île-de-Batz, à des prix très modiques , indique le PCF. Sur les étals, les habitants pourront retrouver des pommes de terre charlotte, bintje, grenailles charlotte, des oignons rosés ou rouges, des échalotes, des poireaux, des carottes, des navets boule d’or, des gros choux-fleurs, des betteraves crues et cuites, du butternut… La vente est ouverte à tous.
Pour notre repas du vendredi 13 février, nous vous accueillerons à partir de 18h30 dans la salle polyvalente de la Maison Municipale des Associations Germain Bournot au 2 rue Gay Lussac au Relecq-Kerhuon. Nous vous proposons un apéritif qui sera suivi d’un kig ha farz, préparé par Ronan Toudic, d’une glace au dessert avec vin et boissons comprises pour 15 € par personne, 8 € pour un enfant. Le règlement se fera par chèque à l’ordre de ADF PCF 29 avec possibilité de régler sur place. Il faudra s’inscrire pour le 28 janvier au plus tard auprès de Gilles 06 15 31 02 15 ou de moi-même Pierre-Yves 06 80 85 94 23.
Mardi de l’éducation populaire du PCF Pays de Morlaix » la Guerre d’Algérie. L’engrenage de la violence, le refus de la guerre, la mémoire et l’empreinte » Mardi 27 janvier à 18h avec Tramor Quemeneur, historien spécialiste de la guerre d’Algérie, de l’Algérie coloniale et de l’insoumission. Secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d’historiens (pour la partie française). Auteur d’une thèse en 2007 sous la direction de Benjamin Stora (Une guerre sans « non »? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie (1954-1962), Tramor Quemeneur est l’auteur du « Dictionnaire de la guerre d’Algérie », de « Vivre en Algérie. Du XIXe au XXe siècle », de « La guerre d’Algérie en direct », de « Algérie : 1954-1962 – lettres, carnets et récits des français et des algériens dans la guerre ».
Guide conférencier passionné d’histoire, Greg Oxley est animateur du groupe marxiste La Riposte, militant parisien du PCF d’origine anglaise. Il est déjà venu 3 fois animer des passionnantes conférences des mardis de l’éducation populaire à Morlaix sur La Révolution française, Marx, la Commune de Paris.
Aux États-Unis, une politique internationale agressive – l’attaque contre le Venezuela et la menace d’invasion du Groenland – va de pair avec une politique intérieure autoritaire et ouvertement raciste.
Dotée d’un budget de 75 milliards de dollars, une puissante une milice nommée ICE a été envoyée dans plusieurs grandes villes, faire chasser et persécuter des « migrants », en règle ou pas. À Minneapolis, la brutalité d’ICE a coûté la vie à Renee Nicole Good, une mère de 37 ans. Partout où ICE sévit, il y a des arrestations sauvages, des blessés graves, des enfants brusquement séparés de leurs parents, des localités plongées dans le chaos. Les méthodes violentes de l’administration Trump ont provoqué ce qui est sans doute le plus grand mouvement de résistance populaire depuis l’époque du mouvement des droits civiques et de la guerre au Vietnam.
En Europe, également, nous faisons face à la montée du nationalisme, de la xénophobie et de l’autoritarisme. Le raciste notoire Nigel Farage, dont le parti est donné favori pour emporter les prochaines élections législatives au Royaume-Uni, a déclaré au lendemain du meurtre de Mme Good son intention de créer une version britannique d’ICE. En France, on risque de voir le RN au pouvoir.
Comment expliquer que l’autoritarisme et le nationalisme gagnent du terrain et comment les combattre ?
Un peu plus d’une soixantaine de personnes ont participé à ce rassemblement à l’appel de 14 organisations ce 15 janvier.
Ismaël Dupont, Fabris Cadou, Sébastien Menes, et Pascal Roméas ont lu à plusieurs voix un texte commun du collectif d’organisation pour ce rassemblement contre l’agression du Venezuela et l’impérialisme de Trump, et pour la défense du droit international.
Photos Fabris Cadou, Ismaël Dupont, Julie Mathieu
Stop à l’agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela !
Rassemblement à Morlaix, place des Otages, 17h 30 le jeudi 15 janvier 2026
Par un communiqué commun et un appel à ce rassemblement citoyen, nos organisations ont il y a dix jours d’appeler à ce rassemblement pour prendre la mesure du danger représenté par la politique de Trump et la nécessité de défendre la Paix et le droit international, ainsi qu’une politique non alignée par rapport aux Etats-Unis qui se comportent aujourd’hui en puissance impérialiste et belliqueuse.
Ces organisations sont :
Pour les partis politiques : Le Parti communiste français, La France Insoumise, la Gauche indépendantiste bretonne, Les écologistes EELV, le Parti socialiste, Génération.S, NPA-Anticapitaliste
Pour les syndicats : La FSU, la CGT, Solidaires
Pour les associations : Le Mouvement de la Paix, Morlaix-Wavel, Morlaix-Libertés, Ligue des Droits de l’Homme.
Merci à tous d’avoir répondu à cet appel. Notre mobilisation commune par delà nos différences et le nombre de signataires de cet appel dit notre inquiétude et notre préoccupation partagée face à un climat de violence et de brutalisation des relations internationales.
Nous aurions dû nous réunir il y a une semaine, le 8 janvier, 5 jours après l’enlèvement du chef d’Etat du Venezuela Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, mais nous avons préférer annuler le rassemblement en raison de l’alerte tempête.
Du coup, ce rassemblement intervient assez tard mais nous avons tout de même décidé de le maintenir car le danger représenté par Trump et plus généralement par le renouveau des politiques impérialistes agressives est immense.
Depuis, le soulèvement populaire en Iran mériterait aussi que l’on exprime, à l’occasion d’un rassemblement pour la solidarité internationale et la paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, toute notre solidarité avec une population qui subit de nouveau de plein fouet la répression du régime islamiste, de ses services de sécurité et des milices. Avec plus de 3500 morts déjà hier, et plus de 20 000 arrestations. Nous pensons aussi aux Kurdes d’Alep agressés par le nouveau régime d’Al Jahra, et bien sûr aux Palestiniens qui vivent depuis 2 ans le martyre à Gaza et en Cisjordanie, comme au peuple ukrainien et russe englués dans une guerre d’agression terrible.
Cette année 2026 a donc commencé par un sinistre retour en arrière.
Le coup d’État militaire, les interventions pour contrôler les ressources, la mise au pas des régimes récalcitrants. L’histoire se répète, violente et sinistre. Hélas, un scénario trop familier.
Le président d’extrême-droite des États-Unis, Donald Trump, et l’armée américaine ont mené il y a 13 jours une agression militaire contre le Venezuela, accompagnée du kidnapping du président vénézuélien. Cet acte d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du droit international.
Derrière les prétextes sur la démocratie et les droits de l’Homme, la lutte contre le narco-trafic, le but de Trump est bien d’affirmer dans une logique purement impérialiste la puissance des États-Unis, notamment dans le pré carré ou la zone d’influence que constitue le continent américain où il ne peut souffrir aucune contestation de son hégémonie.
Trump veut détruire toute représentation politique qui remet en cause ou conteste cette puissance états-unienne dans son arrière-cour latino-américaine.
Il veut s’emparer des richesses du Venezuela, en excluant d’autres relations commerciales avec d’autres pays comme la Chine.
Le Venezuela est en effet un pays qui dispose dans le monde des plus riches réserves de pétrole, et qui s’est affranchi de la tutelle américaine depuis la présidence de Hugo Chavez et « la révolution bolivarienne » à la fin des années 90.
Il s’agit aussi d’imposer à terme de nouveau au Vénézuela un régime docile aux multinationales des États-Unis même si ce n’est pas fait puisque Delcy Rodríguez, la nouvelle présidente par intérim, tient un discours de résistance et est la fille d’un militant marxiste torturé à mort par la police vénézuélienne, et donc pas forcément prête à brader les combats historiques de la gauche au Venezuela.
Pour Trump, dans son langage sommaire de brute épaisse, c’est un message clair envoyé aux ennemis de « Washington » : la soumission ou la mort.
Chacun est prié de rentrer dans le rang.
Derrière, on va fragiliser encore plus Cuba qui pouvait compter sur la solidarité financière et politique du Venezuela.
Quand on pointe les dérives réelles du régime Maduro et de la situation économique du Venezuela, il ne faut pas oublier la guerre économique menée par les Etats-Unis et leur tentative de déstabilisation continuelle d’un régime hostile et surtout la situation dans laquelle Chavez arrive au pouvoir, en 1998, succédant à un régime oligarchique sous tutelle états-unienne.
Les effets de l’abaissement des prix du pétrole, bonnes pour la vente de gaz de schiste américain, se sont aussi fait sentir sur l’économie vénézuélienne, en même temps que le blocus des États-Unis.
Quand Chavez est arrivé au pouvoir démocratiquement, l’Amérique latine crevait sous le poids de la dette et du « consensus de Washington », cette troïka composée du FMI, de la Banque Mondiale et du Trésor américain, forçait depuis dix ans les gouvernements à appliquer des mesures types directement inspirées de la pensée ultralibérale de l’école de Chicago.
Le résultat était que des pays potentiellement riches se retrouvaient peuplés d’une grande majorité de pauvres privés d’à peu près tout. Le Venezuela d’avant Chavez, que le onzième pays producteur de pétrole, avait près de la moitié de sa population sous le seuil de pauvreté, un taux d’analphabétisme et de malnutrition très fort? Avec le chavisme, le taux de pauvreté a diminué de 42,8 % à 26,5 % entre 1998 et 2011.
L’expérience de politique socialiste et progressiste de Chavez s’est exportée en Bolivie, en Équateur, en Argentine, au Nicaragua. C’est sans doute ce que les États-Unis ne lui ont jamais pardonné.
Les États-Unis ont bien contribué à déstabiliser le pays pour que la droite puisse reprendre les rènes. En soutenant des personnalités politiques comme la récente prix Nobel de la Paix, Maria Corina Machado, soutien de Trump, de Bolsonaro, de Mileï, de Netanyahou, et du parti d’extrême-droite Vox en Espagne, favorable à une intervention militaire des États-Unis au Venezuela.
Même s’il n’a pas donné le prix nobel de la paix à Trump comme réclamé, cela aurait été un scénario digne de « 1984 » de Georges Orwell, le jury du Nobel de la Paix a honteusement abdiqué devant la pression de Trump et de son administration.
Nos analyses seront sans doute différentes sur la politique de Maduro, les raisons et responsabilités de la crise au Venezuela, et aucune de nos organisations ne cherche à justifier le tout de la politique de Maduro, mais nous condamnons tous l’offensive impérialiste des États-Unis comme une attaque de plus contre la Paix, contenant les germes d’une nouvelle phase extrêmement brutales des relations internationales.
Rien ne peut justifier le recours à la force armée, aux enlèvements politiques et à la loi du plus fort pour pour tenter d’imposer des choix contraires à la souveraineté d’un peuple.
Ce qui se joue aujourd’hui révèle le visage nu de l’impérialisme contemporain.
Bombardements criminels, sanctions économiques qui frappent d’abord les populations, chantage permanent et désormais enlèvement d’un chef d’État, le néocolonialisme américain déploie l’ensemble de son arsenal.
Les États-Unis n’en sont pas à un coup d’essai. Rappelons la doctrine Monroe du « pré carré » impérial et les invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier, ou encore l’agression contre la démocratie chilienne et le gouvernement de gauche d’Allende par le coup d’état de Pinochet le 11 septembre 1973 avec l’organisation des États-Unis et de la CIA.
Depuis 1989, les États-Unis (liste non exhaustive) : ont envahi le Panama et enlevé son président Noriega 1991 : ont été les maîtres d’œuvre de la guerre en Irak. Le pays a ensuite été soumis a embargo qui a fait sans doute près d’un million de victimes et à des bombardements réguliers 1994: sont intervenus Haïti 2001 : ont envahi l’Afghanistan 2003 : ont envahi l’Irak 2011 : ont bombardé la Libye (et déstabilisé toute l’Afrique de l’Ouest) 2020 : ont été derrière un débarquement de mercenaires au Venezuela
Il faut donc rappeler qu’à travers cette attaque militaire, les États-Unis poursuivent une tradition d’intervention militaire agressive sur des théâtres étrangers sans mandat de l’ONU. Ses prédécesseurs s’étaient employés avant lui à le démanteler – coup d’États militaires orchestrés par la CIA, invasion de l’Irak, soutien actif à la guerre génocidaire d’Israël à Gaza.
Mais un cap est franchi avec l’opération « Absolute Resolve », un raid militaire mal déguisé en opération de police, préparé par le déploiement de l’armada états-unienne dans la Caraïbe et lancé sans même un mandat du Congrès : le terrorisme d’État est assumé, les objectifs de prédation revendiqués.
L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales.
Derrière le Venezuela, ce sont l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Canada, l’Irak, qui ont les plus grosses réserves de pétrole, la moitié du total mondial, ça donne le sous-texte de la politique américaine aujourd’hui. Le Venezuela pays de 28 millions d’habitants détient les premières réserves mondiales prouvées de pétrole brut, 302,25 milliards de barils, soit un cinquième des réserves et les quatrièmes réserves en gaz naturel.
L’agression de Trump avec ses commandos Delta qui ont kidnappé le président vénézuélien et son épouse en assassinant son entourage à Caracas, 32 cubains de la garde rapprochée de Maduro notamment, est dont un séisme dont les répliques peuvent refaçonner le monde pour le pire.
Donald Trump achève de démolir le fragile édifice de légalité internationale bâti après 1945.
A la suite de son intervention il parle de faire tomber le président de gauche Petro en Colombie, le régime castriste à Cuba, de transformer le Canada en 51e état des États-Unis ou d’annexer le Groenland et Panama pour barrer la route à la Chine.
L’Europe qui s’est aplatie devant les États-Unis est aujourd’hui bien embêtée avec le désengagement financier et militaire des États-Unis de la protection européenne, et la menace d’annexion pure et simple du Groenland pour faire main basse sur le contrôle des routes maritimes, bloquer la circulation des bateaux russes, et s’emparer des richesses naturelles du sous-sol avec la fonte des glaces, notamment les métaux rares.
Quels arguments opposeront les États-Unis et ceux qui justifient leur politique, ou les nations démocratiques qui n’osent pas protester, à une annexion possible par la Russie de l’Ukraine, de la Moldavie, de la Géorgie, de Pays Baltes, ou de Taïwan par la Chine ?
Nous voulons réaffirmer notre engagement pour la paix, le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Nous dénonçons l’immixtion des États-Unis en Argentine, au Chili, au Brésil, en Colombie, au Mexique, demain, dans les élections ou ses ingérences armées pour soutenir des régimes de droite ou d’extrême-droite favorables à ses intérêts.
Nous appelons à une mobilisation large, unitaire et démocratique, et participerons à toute initiative de protestation avec l’ensemble des forces citoyennes, pacifistes et progressistes qui refuseront cette escalade guerrière.
Face à cette agression la voix de la France n’a jamais été aussi faible; comme face au génocide à Gaza, la France s’est trouvée presque complètement soumise à la politique américaine. Elle doit retrouver sa voix non alignée.
La déclaration d’Emmanuel Macron face à l’agression par Trump du Venezuela est d’une exceptionnelle gravité. En se félicitant de la chute d’un président à la suite d’une intervention militaire étrangère, en s’arrogeant le droit de parler pour le peuple vénézuélien et en prétendant designer lui-même le dirigeant légitime du Venezuela, le président de la République française légitime l’agression américaine et foule aux pieds les principes les plus élémentaires du droit international.
Quoiqu’on pense de la crise politique, économique et sociale au Venezuela et de ses causes, une intervention militaire à l’intérieur d’un État sans mandat international constitue une grave violation du droit international et du principe de souveraineté des États.
L’histoire montre que les changements de régime imposés par la force ne conduisent ni à la paix ni à la démocratie, mais au chaos et à l’instabilité durable. Ce précédent ouvre la voie à un retour dangereux à la loi du plus fort et aux sphères d’influence impériales, au mépris du droit international.
« Aussi détestables soient les gouvernements renversés, les précédents montrent que les changements de régime par une force militaire étrangère de grandes puissances ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au chaos, à la guerre civile et à la dictature. Qu’on se réfère à la situation de l’Irak ou de la Libye. » C’est Dominique de Villepin qui disait ça dans sa réaction à l’agression américaine.
S’aplatir devant le coup de force de Trump et se rejouir de voir tomber Maduro et son régime (ce n’est pas fait encore pour ce dernier), ça ne peut être la réaction de la France !
« Il y a des hommes qui se font petits pour être vus par les puissants. » écrivait Honoré de Balzac
Il faut rappeler les faits, avec gravité et précision.
Le président d’extrême droite américain Trump a annoncé, sans mandat international, sans décision des Nations unies, après l’enlèvement d’un chef d’État, que les États-Unis allaient diriger le Venezuela Ni plus. Ni moins.
Une déclaration de tutelle assumée, une négation frontale du droit international, une ligne impérialiste.
Face à une telle rupture, une seule attitude était possible pour la France : la condamnation claire, ferme, immédiate.
Non par posture, mais par fidélité à notre diplomatie : l’indépendance des nations, la souveraineté des peuples, le refus de la loi du plus fort, le droit sacré d’un peuple à disposer de lui-même.
Or c’est l’inverse qui s’est produit.
En s’alignant sur la position de Donald Trump, Emmanuel Macron a validé, par son silence d’abord puis par son positionnement, une logique de domination qui aurait dû être combattue.
Cette faute constitue une tache indélébile dans l’histoire diplomatique française.
La déclaration d’Emmanuel Macron, qui se félicite de l’enlèvement du Président Vénézuélien, est indigne d’un Président de la République française. Le gouvernement de Donald Trump a violé toutes les règles du droit international et la souveraineté d’un pays reconnu par la communauté internationale. La France ne peut pas soutenir une telle entreprise.
Monsieur Macron s’est totalement aligné sur Donald Trump, qui s’est d’ailleurs empressé de relayer le communiqué du Président français.
Après cette agression et ce kidnapping, où s’arrêteront les États-Unis, si la communauté internationale ne fait pas bloc ? Ils menacent déjà d’envahir le Groenland et tout État qui s’opposerait à la puissance de l’Amérique.
En prenant cette position, Monsieur Macron insulte notre pays, sa mémoire, et sa volonté de respecter le droit international dans les interventions militaires.
Des dirigeants du monde, Monsieur Macron, est celui qui fait l’allégeance la plus totale à Donald Trump. Il se retrouve en charmante compagnie, avec Benjamin Netanyahu, Javier Milei, et Giorgia Meloni, tous d’extrême-droite.
Le respect du droit international et la souveraineté des peuples ne peuvent être niés pour des intérêts capitalistes. Face à cette situation, nous réaffirmons notre attachement à la souveraineté des États, au règlement pacifique des conflits et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La France et l’Europe doivent porter une parole claire et agir pour que le droit prime sur la force.
En recourant à la force sur le territoire d’un État souverain, ce sont les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies et de la sécurité collective qui sont mis en cause.
A l’appel de plusieurs organisations notamment la LFI, le PCF, le NPA anticapitaliste, manifestation de solidarité samedi 17 janvier à 15h à Morlaix devant la mairie pour exprimer notre solidarité avec le peuple iranien et son combat pour la liberté et contre la dictature islamiste et sa répression abominable:
Ci-joint, un communiqué du PCF cette semaine:
Solidarité avec le peuple iranien !
Depuis fin décembre, des manifestations d’ampleur secouent l’Iran dans presque toutes les provinces. Parties des commerçants contre l’hyperinflation et la vie chère, elles rassemblent aujourd’hui largement face à un régime autoritaire à bout de souffle.
La répression est brutale : morts, arrestations massives, Internet coupé, presse muselée. Mais malgré la terreur, le peuple iranien reste debout. Femmes, jeunesse et travailleurs contestent un système qui nie les droits fondamentaux et étouffe toute liberté.
Dans la continuité de Femmes, Vie, Liberté, cette lutte est celle de l’émancipation contre l’obscurantisme et la domination. Elle n’a pas besoin de bombes ni d’ingérences étrangères, mais de solidarité internationale, de pressions politiques et d’un soutien clair aux forces démocratiques.
Le combat du peuple iranien est universel. C’est au peuple iranien, et à lui seul, de décider de son avenir après qu’il aura fait chuter cet odieux régime islamiste. Nous refusons le silence et affirmons notre solidarité avec celles et ceux qui risquent leur vie pour la liberté.
Belle séance de porte-à-porte pour présenter le bilan de l’équipe d’Isabelle Assih. Des échanges riches et francs. Pendant que la droite locale se déchire, nous sommes sur le terrain, à votre rencontre, chaque jour. On continue ! Avec sur la photo Yann Foucher, co-secrétaire de la section de Quimper du PCF, Mathieu Stervinou et Marie-Pierre Jean-Jacques, conseillers départementaux, respectivement adjoint affaires sociales et vice-présidente mobilités à QBO.
Petite pause amicale et fraternelle ce vendredi 16 janvier au local du PCF, salle Nathalie Le Mel (héroïne de la Commune de Paris née à Brest et ayant tenu une librairie à Quimper rue Kéréon) et échange autour de pizzas entre nos 5 candidats sur la liste Quimper Ensemble 2026 , et des camarades de la section dont nos benjamins 17 et 18 ans et des anciens, des JC (dont plusieurs n’ont pas encore l’âge du vote), et 2 élus sortants.Renouvellement total de nos candidats et rajeunissement assuré (moyenne d’âge 47 ans) !Tous nos vœux les accompagnent !
Accord commercial UE-Mercosur : refusons le hold-up du capital sur notre agriculture
Malgré l’opposition de la France, de l’Irlande, de la Pologne, de l’Autriche et de la Hongrie, l’Union européenne s’apprête à signer l’accord commercial tant décrié avec les pays membres du Mercosur. Le volte-face italien montre bien que l’extrême droite au pouvoir sert les intérêts du capital et ne fait rien pour défendre le revenu des agriculteurs et agricultrices.
Bien qu’Emmanuel Macron et Annie Genevard aient mis du temps à s’opposer clairement à l’accord, ils affichent aujourd’hui leur refus. Mais les communistes ne sont pas dupes. Ils contestent des déclarations de circonstance, car la France aurait pu s’employer plus tôt à construire honnêtement et réellement une minorité de blocage pour éviter la ratification de cet accord.
Les producteurs de viande bovine, de betterave sucrière, de volaille et de miel seront, une fois de plus, les grands perdants d’une mondialisation débridée. Depuis les années 1990, le capital, soutenu par des institutions acquises au néo-libéralisme, s’évertue à intégrer l’agriculture dans le jeu du commerce international pour transformer les biens agricoles en commodités standardisées et produites en masse. L’objectif est clair, la mise en concurrence internationale entre agricultures doit permettre la baisse des prix à la production. Que va donc devenir le revenu des éleveurs de vaches allaitantes français, espagnols et irlandais quand on sait que, d’après l’Institut de l’élevage, les coûts de production des élevages de bovins viande du Mercosur sont inférieurs de 40% ?
Cette compression du prix payé au producteur sert inexorablement les intérêts du capital. D’une part, depuis le début des Trente Glorieuses, le prix de l’alimentation et la part de ce poste de dépenses dans le budget des ménages suit une baisse tendancielle pour justifier la stagnation des salaires, pensions et traitements dans le reste du système économique. D’autre part, l’industrie agroalimentaire, la grande distribution et les chaînes de restauration pilotent l’agriculture. Il est alors dans l’intérêt du complexe agro-industriel de s’approvisionner à bas prix auprès des agriculteurs pour conforter ses profits. Les producteurs sont donc victimes du libre-échange de marchandises au même titre que les consommateurs.
Dans le même temps, comment tendre vers la plus haute exigence environnementale et sanitaire si l’UE importe des denrées agricoles qui ne respectent pas la même règlementation ? Malgré des garanties sur l’importation de produits sans OGM ou sans hormones, l’Institut de l’élevage nous apprend qu’en 2020, un quart des substances actives utilisées au Brésil étaient interdites en Europe. Le risque est grand d’un nivellement vers le bas des normes sanitaires et environnementales. Les laboratoires phytopharmaceutiques et les firmes semencières profiteront assurément des nouvelles perspectives de développement d’un modèle agro-exportateur totalement dépendant aux intrants chimiques.
Et ce sont toujours les intérêts du capital qui priment quand l’UE s’apprête à brader des pans entiers de son agriculture pour conforter les profits dans d’autres secteurs d’activité. Ce sont d’abord les constructeurs automobiles, les fabricants de machines-outils, les grands groupes de BTP, de téléphonie et d’assainissement ou encore l’industrie pharmaceutique situés en Europe qui profiteront d’un accord qui prévoit de supprimer plus de 90% des droits de douane entre l’UE et les pays du Mercosur. Du fait de processus biologiques compliquant la division du travail, l’agriculture, bien moins lucrative que ces activités, n’est autre chose qu’une dot pour conforter les exportations de biens et services offrant de plus fortes espérances de profit.
Le Parti communiste français dénonce des intérêts capitalistes qui attaquent la souveraineté alimentaire, à savoir le droit fondamental des peuples à produire par eux-mêmes leur propre alimentation. L’heure est plus que jamais au refus de la concurrence généralisée entre peuples et territoires. Prônons un internationalisme passant par la planification démocratique de la production, l’intervention publique sur les prix et la construction de nouvelles coopérations entre peuples. Il s’agirait notamment de bâtir des partenariats scientifiques et techniques pour relever collectivement les immenses défis posés par la lutte contre la faim, le dérèglement climatique ou, de manière plus hédoniste, en faisant vivre l’amitié entre les peuples autour du partage des cultures culinaires.
Opposé de longue date aux accords de libre-échange tels que le CETA et le TAFTA, le PCF refuse la ratification du traité entre l’UE et le Mercosur, comme il toujours dénoncé l’intégration des biens agricoles dans les accords commerciaux.
Les communistes exigent dans le même temps la construction d’un service public de la traçabilité et du contrôle de la qualité pour tous les produits agricoles en imposant l’obligation de la mention d’origine des produits alimentaires pour tous les produits bruts ou transformés, qu’ils soient importés ou produits sur le sol européen. De même, le PCF propose de créer une police de la sécurité alimentaire européenne dotée de vrais moyens de contrôle aux frontières pour un contrôle large et réel de la qualité des produits agricoles commercialisés.
Ci dessous la composition de la liste La Gauche unie pour Brest soutenue par le PS, Les écologistes, le PCF, l’UDB le PRG ……. 8 candidats présentées par PCF le PCF parmi les 55 candidats de la liste conduite par François Cuillandre, le maire sortant, et parmi eux: Taran Marec, en 5e position, 27 ans, Alexiane Messager, 22 ans, en 12e position; Eric Guellec, 57 ans, en 17e position, Sandra Le Roux, 50 ans, en 34e position, Camille Mongin, 22 ans, en 42e position, Jacqueline Héré, 72 ans, en 50e position, Cyrille Frey, 46 ans, en 51e position, et Bruno Guigourese, 58 ans, en 53e position sur la liste « Liste La Gauche Unie pour Brest « 1. François Cuillandre, 70 ans, maire ; 2. Gaëlle Morvan, 54 ans, psychologue clinicienne ; 3. Glen Dissaux, 41 ans, directeur d’association ; 4. Émilie Kuchel, 45 ans, éducatrice populaire ; 5. Taran Marec, 27 ans, développeur informatique ; 6. Sandrine Perhirin, 55 ans, chargée de ressources humaines, CHRU ; 7. Tristan Foveau, 35 ans, consultant ; 8. Manon Galle, 34 ans, responsable de projet numérique ; 9. Fragan Valentin-Leméni, 43 ans, enseignant ; 10. Tifenn Quiguer, 55 ans, urbaniste géographe ; 11. Yann Guével, 52 ans, ingénieur ; 12. Alexiane Messager, 22 ans, étudiante en philosophie ; 13. Yohann Nédélec, 47 ans, marin ; 14. Marion Maury, 43 ans, cadre de l’insertion professionnelle ; 15. Gwendal Quiguer, 38 ans, facteur ; 16. Karelle Hermenier, 52 ans, directrice d’hôpital ; 17. Éric Guellec, 57 ans, Enseignant spécialisé ; 18. Marielle Chaumien, 38 ans, Cadre de la fonction publique territoriale ; 19. Florian Hug-Fouche, 38 ans, ingénieur en agronomie ; 20. Annaïck Chauvet, 55 ans, adjointe technique de Laboratoire ; 21. Quentin Hénaff, 33 ans, directeur des ressources humaines, CHRU ; 22. Camille Tabeling, 41 ans, enseignante ; 23. Fortuné Pellicano, 70 ans, dirigeant d’entreprise retraité ; 24. Sylvie Jestin, 65 ans, assistante familiale retraitée ; 25. Arzhel Younsi, 37 ans, ingénieur en informatique ; 26. Sterenn Le Nedellec, 31 ans, chargée de la vie étudiante ; 27. Bertrand Audren, 47 ans, avocat au barreau de Brest, ancien bâtonnier ; 28. Sandrine Migerel, 44 ans, monitrice éducatrice ; 29. Jules Raillard, 42 ans, producteur de cinéma ; 30. Alexandra Miossec, 45 ans, avocate au barreau de Brest ; 31. Axel Fachus, 21 ans, étudiant ; 32. Magali Taragna, 57 ans, agent territorial ; 33. Aurélien Lea, 45 ans, consultant-formateur ; 34. Sandra Le Roux, 50 ans, assistante maternelle ; 35. Fred Le Duff, 58 ans, instituteur ; 36. Karine Coz-Elleouet, 52 ans, directrice des opérations adjointe, SPL Eau du Ponant ; 37. Patrick Appéré, 72 ans, retraité de la navale ; 38. Pauline Kerscaven, 38 ans, cheffe d’entreprise, chargée de communication ; 39. Kévin Créach, 36 ans, ambulancier ; 40. Michèle Queroué, 65 ans, retraitée de la fonction publique territoriale ; 41. Christian Bucher, 70 ans, cadre de la fonction publique à la retraite ; 42. Camille Mongin, 22 ans, étudiante en économie et gestion de l’environnement ; 43.Hubert Bruzac, 68 ans, retraité de l’industrie hôtelière ; 44. Marine Kerguenou, 39 ans, urbaniste ; 45. Ronan Pichon, 55 ans, informaticien ; 46. Frédérique Bonnard, 55 ans, coach professionnelle ; 47. Tarek Hamed, 61 ans, enseignant ; 48. Catherine Dolou, 60 ans, sophrologue ; 49. Konwal Perrot, 25 ans, assistant d’éducation ; 50. Jacqueline Héré, 72 ans, fonctionnaire retraitée ; 51. Cyrille Frey, 46 ans, cheminot ; 52. Nathalie Chaline, 61 ans, chargée de projet ; 53. Bruno Guigourese, 58 ans, retraité de l’arsenal ; 54. Béatrice Le Bel, 67 ans, cadre administrative à la retraite ; 55. Kévin Faure, 37 ans, ingénieur au CMB. Bonne campagne à toutes et tous!!!
Depuis fin décembre, des manifestations d’ampleur secouent l’Iran dans presque toutes les provinces. Parties des commerçants contre l’hyperinflation et la vie chère, elles rassemblent aujourd’hui largement face à un régime autoritaire à bout de souffle.
La répression est brutale : morts, arrestations massives, Internet coupé, presse muselée. Mais malgré la terreur, le peuple iranien reste debout. Femmes, jeunesse et travailleurs contestent un système qui nie les droits fondamentaux et étouffe toute liberté.
Dans la continuité de Femmes, Vie, Liberté, cette lutte est celle de l’émancipation contre l’obscurantisme et la domination. Elle n’a pas besoin de bombes ni d’ingérences étrangères, mais de solidarité internationale, de pressions politiques et d’un soutien clair aux forces démocratiques.
Le combat du peuple iranien est universel. C’est au peuple iranien, et à lui seul, de décider de son avenir après qu’il aura fait chuter cet odieux régime islamiste. Nous refusons le silence et affirmons notre solidarité avec celles et ceux qui risquent leur vie pour la liberté.
Communiqué de la section du pays de Brest du PCF .
Depuis le 28 décembre l’Iran fait face à une mobilisation inédite et l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979. Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants dénonçant l’inflation et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours.
À l’intérieur de la république islamique, le décompte des morts « officiel » est en complet décalage avec les associations sur place, dont certaines dénombraient ce matin « au moins 192 morts », rapporte l’AFP. Hier soir, des iraniens ont défilé en nombre à Téhéran scandant des slogans hostiles au pouvoir malgré les craintes grandissantes de répression brutale. Ce dimanche matin, la police annonçait d’« importantes » arrestations.
Les origines immédiates de cette irruption populaire sont dues à la politique économique et sociale du régime des mollahs : inflation à plus de 40 %, diminution du pouvoir d’achat, corruption des milieux dirigeants. S’y ajoute la colère devant les effets des sanctions imposées par l’impérialisme étatsunien et ses alliés. Mais, plus profondément, c’est une puissante aspiration à la démocratie, déjà exprimée avec force par le mouvement « Femmes-Vie-Liberté », qui resurgit avec force à l’occasion de cette mobilisation.
Donald Trump prend prétexte de ces manifestations pour menacer d’une intervention militaire afin de recomposer la région à sa main. Cela exposerait le peuple iranien et l’ensemble des peuples de la région à de nouvelles catastrophes et au chaos. C’est au peuple iranien, et à lui seul, de décider de son avenir après qu’il aura fait chuter cet odieux régime islamiste.
Le Parti communiste français est solidaire du mouvement de protestation du peuple iranien contre la dictature théocratique. Il exprime son plein soutien à nos camarades du Parti Tudeh d’Iran, qui agissent afin que les mouvements de protestation en cours puissent se transformer en vaste mouvement populaire pour la libération du peuple d’Iran et pour un avenir démocratique du pays, fondé sur la souveraineté populaire.
La section du Pays de Brest du PCF soutient l’appel de l’association AZADI ( = Liberté ) et du collectif des iraniens qui organisent un rassemblement en soutien aux femmes et au peuple iranien, le mardi 13 janvier à partir du 18h30 et le samedi 17 janvier à 18h30 Place de la liberté.
Portrait d’une des 5 premières maires femmes du Finistère dans le Télégramme du week-end, et une des 19 premières maires femmes de France, présentée par le parti communiste à la Liberation, à Kernevel. Marie Mahé est honorée à Rosporden dans le Télégramme le 3 janvier
Save the date – Relocalisation de l’industrie en Bretagne avec les entrepreneurs et travailleurs
Landivisiau – Espace Yves Quéguiner
Lundi 19 janvier 2025
18h30
Aux côtés de Gladys Grelaud et Loïc Hénaff, conseillers régionaux de Bretagne, entrepreneurs et représentants des salariés échangeront sur les enjeux industriels pour notre Région : Marie Kieffer, directrice générale de l’ABEA, Michel Le Bot, CFDT Agri-agro du Finistère, Claude Le Martelot, délégué syndical CGT Kerlys (Agro Mousquetaires), et Olivier Le Bras, conseiller régional et ancien syndicaliste à GAD. Cette réunion sera placée sous le signe de l’échange et du dialogue. Un temps important sera consacré aux débats entre les intervenants et les participants, afin que chacun puisse s’exprimer et contribuer à la réflexion collective sur l’avenir industriel de la Bretagne.
Déclaration du PCF Morlaix – 6 janvier 2026: Vous avez dit indignité? Trois élus de droite de la majorité départementale, Alain Le Grand, Véronique Bourbigot, Didier Guillon se sont crus autorisés de dénoncer dans la presse régionale le 5 janvier une prétendue « indignité » du PCF qui condamnait ce week-end, par la voix de la section PCF de Morlaix, l’agression du Venezuela par les États-Unis pour s’approprier ses ressources en pétrole et favoriser l’intérêt de ses multinationales en supprimant un régime qui avait nationalisé le secteur des hydrocarbures et tenter d’endiguer la pauvreté et les inégalités, endémiques avant l’élection de Chavez. Indignité ? Le mot est fort et injurieux. Nous ne sommes pas étonnés, l’invective, la violence politique et la malhonnêteté intellectuelle des amalgames sont dans l’ère du temps et font partie de la palette d’une droite qui bien souvent lorgne vers le populisme. Mais au fait… N’y a t-il pas plutôt une « indignité » à applaudir ou à laisser faire Trump dans sa politique brutale d’agression qui bafoue le droit international et assume une logique impériale et de droit de la force brutale? Aujourd’hui, c’est le Venezuela, demain ce sera Cuba, l’Iran, et même le Canada et le Groenland, partie du Danemark, qui seront les cibles des appétits de puissance du sinistre clown d’extrême-droite fasciste et obscurantiste qui dirige les États-Unis. Faut-il croire que ces mêmes élus départementaux de droite auraient applaudi pareillement au coup d’État de Pinochet avec l’appui de la CIA et d’escadrons de la mort et de tortionnaires nazis contre Allende et la gauche chilienne en 1973 ? Par ailleurs, à aucun moment dans son communiqué du samedi 3 janvier ou dans le communiqué commun à 15 organisations de gauche, syndicales et associatives, d’appel au rassemblement du jeudi 8 janvier pour défendre la souveraineté du Venezuela et le droit international, dénoncer le coup de force de Trump, le PCF n’a prétendu justifier tous les aspects de la politique de Nicolas Maduro ni minimiser la crise politique et économique traversée par le Venezuela, à laquelle le blocus et les pressions exercés par les états-unis pour faire tomber le gouvernement de gauche ne sont pas étrangers. A aucun moment le PCF, qui n’est pas une organisation d’extrême-gauche, mais une organisation de gauche, au cœur de la gauche, et un parti de gouvernement républicain, démocrate, et humaniste, présent dans de nombreuses collectivités, et au Département du Finistère, n’a justifié, contrairement à plusieurs personnalités de droite et d’extrême-droite, la politique de Poutine en Russie ou de Bachar Al-Assad en Syrie, et leurs violations des droits humains, d’ailleurs autrement plus considérables que celles imputées au régime Maduro au Venezuela. Par contre nous refusons les logiques impérialistes et colonialistes, nous considérons que Trump qui a fait envahir le Capitole et viole les droits humains quotidiennement en étant responsable de la mort de milliers de migrants sur la frontière avec le Mexique, n’a aucun titre à se prétendre plus démocrate que Maduro, et que même s’il avait été moins autocrate et violent, il n’aurait aucune légitimité à renverser un gouvernement élu représentant un peuple et un État étranger par la force militaire. Par ailleurs, tout le monde sait que la vraie motivation de Trump n’est aucunement la démocratie, la morale, ou la lutte contre le trafic de drogue mais l’appropriation des réserves de pétrole du pays qui en compte le plus au monde. Et il ne va pas s’arrêter là. Indignité ? Nous aurions aimé que la droite départementale mette la même énergie à défendre les droits humains pour condamner la politique génocidaire d’Israël et de Netanyahou à Gaza alors qu’elle a plutôt cherché à délégitimer tous ceux qui cherchaient à faire stopper la guerre à Gaza et l’épuration ethnique de la Palestine par des assimilations malsaines du type « solidarité avec les palestiniens = antisémitisme » Or, c’était bien les États-Unis qui ont soutenu ces crimes contre l’Humanité et crimes de guerre contre les Palestiniens en armant les Israéliens sans limite et en les soutenant politiquement contre l’application du droit international, les décisions de l’ONU et du Tribunal Pénal International. Le PCF Pays de Morlaix – 6 janvier 2026
NON A L’AGRESSION IMPÉRIALISTE DES ÉTATS-UNIS DE TRUMP CONTRE LE VENEZUELA !
Suite à l’annulation du rassemblement du 8 janvier pour cause de tempête, nous vous donnons rendez-vous le jeudi 15 janvier car ce n’est pas qu’une question d’actualité, car il est de notre cohérence et de notre responsabilité politique de condamner le coup de force impérialiste de Trump sur le long terme, car la menace mise à exécution au Venezuela plane sur Cuba, le Mexique, la Colombie et le Groenland.
RASSEMBLEMENT À MORLAIX – Place des Otages JEUDI 15 JANVIER à partir de 17h30
La liste des signataires:
Parti communiste français, France Insoumise, Gauche indépendantiste bretonne, Les écologistes – EELV, Parti socialiste, NPA- l’anticapitaliste, Génération.s, CGT, FSU, Solidaires, Mouvement de la Paix, Morlaix-Wavel, LDH, Morlaix-Libertés
L’année 2026 commence par un sinistre retour en arrière. Le coup d’État militaire, les interventions pour contrôler les ressources, la mise au pas des régimes récalcitrants. L’histoire se répète, violente et sinistre. Hélas, un scénario trop familier. Le président des États-Unis, Donald Trump, et l’armée américaine viennent de mener une agression militaire contre le Venezuela, accompagnée du kidnapping du président vénézuélien. Cet acte d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du droit international, une atteinte intolérable à la souveraineté d’un État et une mise en danger directe de la population civile. Derrière les prétextes sur la démocratie et les droits de l’Homme, la même logique impérialiste. S’emparer des richesses du Venezuela et imposer un régime docile aux multinationales. La loi du plus fort, le mépris du droit international. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette offensive impérialiste. Rien ne peut justifier le recours à la force armée, aux enlèvements politiques et à la loi du plus fort pour pour tenter d’imposer des choix contraires à la souveraineté du peuple vénézuélien. Ce qui se joue aujourd’hui révèle le visage nu de l’impérialisme contemporain. Bombardements criminels, sanctions économiques qui frappent d’abord les populations, chantage permanent et désormais enlèvement d’un chef d’État, le néocolonialisme américain déploie l’ensemble de son arsenal. L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales. Il s’agit ni plus ni moins d’une guerre capitaliste, impérialiste et coloniale que nous dénonçons avec vigueur tant elle rappelle les pires moments de la doctrine Monroe et des invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier, ou encore l’agression contre la démocratie chilienne et le gouvernement de gauche d’Allende par le coup d’état de Pinochet le 11 septembre 1973 avec l’organisation des États-Unis et de la CIA. Nous voulons réaffirmer notre engagement pour la paix, le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous dénonçons l’immixtion des États-Unis en Amérique Latine dans les élections ou ses ingérences armées pour soutenir des régimes de droite ou d’extrême-droite favorables à ses intérêts. Nous appelons à une mobilisation large, unitaire et démocratique, et participerons à toute initiative de protestation avec l’ensemble des forces citoyennes, pacifistes et progressistes qui refuseront cette escalade guerrière. Nous appelons les citoyens, les forces de gauche et de progrès à dénoncer ce coup de force, et à pousser notre président de la République à saisir le conseil de sécurité en urgence. Nous appelons les citoyens du pays de Morlaix à un rassemblement unitaire à Morlaix devant la mairie de Morlaix pour dénoncer cette agression d’un État souverain et cette nouvelle violation du droit international, mais aussi la réaction « complice » de la présidence de la République et de la diplomatie française qui refusent de condamner le coup de force de Trump.
Tout le monde m’appelle Jacqueline » : à Brest, joli tour de piste de la maire du bas des tours de Bellevue
Jacqueline Héré, maire adjointe, est fière de son quartier. Bellevue, 17 000 habitants, change de visage avec l’arrivée de la deuxième ligne de tramway à Brest (Finistère). L’élue de 72 ans, également conseillère communautaire et conseillère départementale, a vu la rénovation urbaine redessiner les rues, casser des immeubles et impliquer les habitants. Elle raccroche après trente ans de politique locale.
Jacqueline Héré, maire adjointe du quartier de Bellevue, à Brest : « Tout est fait pour donner envie de rester ici, dans ce quartier multiculturel et solidaire. J’y habite, j’y vis, j’y fais mes courses : ici, on partage. »
Jacqueline Héré, maire adjointe du quartier de Bellevue, à Brest : « Tout est fait pour donner envie de rester ici, dans ce quartier multiculturel et solidaire. J’y habite, j’y vis, j’y fais mes courses : ici, on partage. » |
« Je suis élue depuis 1995 ! Faut savoir s’arrêter, j’ai quand même 72 ans. » Un raisonnement qui n’est pas celui de tout le monde en politique. Jacqueline Héré, maire adjointe du quartier de Bellevue, à Brest (Finistère) ne repart part aux prochaines élections municipales, en mars 2026. Cette élue tout terrain, arrivée à Brest en 1980, fait son dernier tour de piste.« Ici, tout le monde m’appelle Jacqueline, dit-elle. Un élu n’est pas fait pour rester dans sa mairie, au contraire. Aller au contact des gens quand ça va bien et surtout quand ça va mal, c’est mon rôle. »
Cette militante communiste, depuis 1975, est également conseillère départementale, élue avec Kevin Faure sur le canton de Brest-1, et conseillère communautaire. Disponible, elle a toujours donné la priorité aux rapports humains : « Je suis là pour porter la parole des habitants. »« C’est eux l’avenir du quartier »Au lendemain du meurtre d’un jeune homme de 21 ans, le 14 novembre 2025, elle était dans la rue pour rassurer et resserrer les liens après le drame. Manifestations, inaugurations, célébrations…
Jacqueline Héré ne manque aucun rendez-vous qui ponctue la vie du quartier. « On est là pour écouter les gens, quelles que soient les circonstances. Et c’est pas toujours triste. Quand on a fêté la fin des travaux du pont neuf, on a choisi de mettre les écoliers de Quizac à l’honneur. Ils ont écrit et chanté une chanson rigolote sur Bellevue. C’est eux l’avenir. »[Jacqueline Héré, militante communiste, a trente ans de politique locale à Brest à son actif. Elle raccroche aux prochaines élections municipales.]
Jacqueline Héré, militante communiste, a trente ans de politique locale à Brest à son actif. Elle raccroche aux prochaines élections municipales. | Fière de voir son quartier rajeunir, l’élue se souvient de son arrivée à la mairie, en 2001 : « La patinoire venait d’être aménagée. La laisser au milieu des tours et des habitations était un signe politique fort. J’ai de la chance : le quartier est prioritaire. La nouvelle ville, comme on l’appelait à l’époque, porte bien son nom. Avec l’arrivée de la 2e ligne de tramway, on va avoir de nouveaux espaces verts, une nouvelle place Napoléon III, un nouveau centre social pour 2028. La boucle est bouclée. »
« Les gens étaient tout étonnés »Et pour redessiner Bellevue, 17 000 habitants dont 7 000 sont concernés par l’opération de renouvellement urbain, la Ville a consulté ceux qui y vivent. Les premiers ateliers ont démarré en 2017. « Je ne peux pas compter combien il y a eu de réunions, c’est énorme, affirme Jacqueline Héré. Au départ, les gens étaient tout étonnés de voir qu’on tenait compte de leurs remarques. On a vraiment tout pensé avec eux. Et ce n’est pas fini, puisque le chantier va s’étaler jusqu’en 2030 ».
Le nouveau tram est une chance : il jouera un rôle d’ambassadeur en sillonnant des rues et avenues peu fréquentées par les nombreux Brestois qui vont à la Cavale-Blanche. Avec les rails, de nouvelles places, de nouvelles zones de jeux ont été pensées pour les bébés, les mamans et les mémés. « Les citoyens ont leur mot à dire. Pas de politique de la ville sans eux », martèle l’élue.
Fin novembre, les gamins du centre social ont planté dix-sept pommiers et poiriers, dont les essences ont été choisies par les habitants de Kerbernier. Cette graine de citoyens entend récolter les fruits : le parc a été aménagé avec des jeux, des équipements pour faire du sport, des tables et bancs où s’asseoir pour papoter. La réussite de ce quartier, c’est que tout est fait ensemble, de manière collective, avec des partenaires aussi variés que la mairie, le centre social, la médiathèque, des photographes, le service des archives, des associations de mamans et… les gens d’ici.« Tout est fait pour donner envie de rester dans ce quartier multiculturel, lance-t-elle. J’y habite, j’y vis, j’y fais mes courses : à Bellevue, on partage. Des liaisons douces sont aménagées pour descendre vers la Penfeld, un poumon vert avec ses rues bordées de pavillons. À un jet de pierre, sur la dalle, les immeubles en béton sont en hauteur ou en barres, mais à Bellevue, pas de tour d’ivoire. »
La lettre de décembre des députés communiste. Nos camarades députés communistes et ultramarins progressistes membres du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée Nationale publient chaque mois une lettre d’information destinée à rendre compte de leur action et de nos positions.
Bientôt distribué sur les marchés et les quartiers du Finistère, le Rouge Finistère de janvier février 2026 vient d’être finalisé. Le journal bimestriel du PCF Finistère
L’État nous sanctionne pour avoir présenté « trop de femmes aux législatives de juin et juillet 2024». 70 000 € retirés au PCF.
Mais nous, on ne plie pas. Le peuple nous finance.
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