
Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF.Menaces sur le financement des Maisons des adolescents (MDA).Dans la préparation frénétique du budget 2027, la santé est particulièrement dans le viseur du gouvernement.Il ne se contente pas de s’en prendre brutalement au droit à la santé en augmentant le reste à charge pour les malades, il vise aussi des politiques publiques essentielles.Alors que la santé mentale est proclamée pour la 2ème année consécutive grande cause nationale, les discours ministériels et présidentiels ont du mal à s’accorder avec les faits.En cette période de rentrée scolaire et universitaire, source de préoccupations pour les jeunes et leurs parents, vient s’ajouter la menace de non-reconduction en 2026 et 2027 des financements perçus en 2025 par les Maisons des adolescents.La Ministre de la Santé invoque la nécessité de « concilier l’ensemble des priorités » dans « un cadre budgétaire contraint ».Sauf que ce cadre budgétaire apparaît beaucoup moins contraint dès lors qu’il s’agit des cadeaux au multinationales ou de l’explosion des dépenses militaires !Il est clair que la santé mentale des jeunes ne fait pas partie de ces priorités gouvernementales.Et pourtant… Toutes les enquêtes convergent, les signaux d’alerte se multiplient.De plus en plus de jeunes éprouvent des symptômes anxieux ou dépressifs qui se nourrissent de l’inquiétude devant la situation internationale, les bouleversements climatiques, de la crainte pour leur avenir personnel, études, entrée dans l’emploi…Un tiers des 11-24 ans déclarent un mal-être psychique. Chez les filles âgées de 10 à 14 ans, les tentatives de suicide ont augmenté de 118 % en cinq ans. Les hospitalisations en psychiatrie des adolescents ont, elles aussi, fortement progressé. C’est dans cette situation que le gouvernement envisage de réduire les financements des Maisons des adolescents (MDA).Elles constituent pourtant un dispositif précieux, permettant aux jeunes de 12 à 25 ans de trouver gratuitement, près de chez eux, un lieu d’accueil, d’écoute, de prévention, d’orientation et d’accompagnement pluridisciplinaire.Les Maisons des adolescents sont au nombre de deux dans le Finistère, rattachées à nos hôpitaux publics : l’une à Quimper à l’EPSM du Finistère Sud, l’autre à Brest au CHU.À elles deux, elles accueillent plus de mille jeunes et adolescents chaque année.Elles fonctionnent en réseau avec les autres accueils répartis sur le territoire du département.Cet accueil précoce, professionnel et bienveillant, de proximité, permet souvent de rassurer, de prévenir l’aggravation du mal-être et d’éviter l’entrée dans un parcours de soins plus lourd. Mais aussi d’orienter vers le soin quand cela paraît nécessaire.Au contraire des choix austéritaires du gouvernement, les communistes, très attachés aux politiques de santé publique, proposent la pérennisation et le renforcement des financements des Maisons des adolescents, avec des financements pluriannuels permettant aux équipes de travailler et de développer leur présence sur l’ensemble du territoire.Nous voulons aussi renforcer les CMP (centres médico-psychologiques) et CMPP (centres médico-psycho-pédagogiques), développer les équipes mobiles, la prévention et le repérage précoce, garantir à chaque jeune un accès rapide et gratuit aux soins, indépendamment de son lieu de vie et des ressources de sa famille.Madame la Ministre, il faut choisir entre la priorité annoncée pour la santé mentale et les décisions austéritaires qui menacent sa prise en charge et notamment le financement des Maisons des adolescents !Le bien-être des jeunes doit être une préoccupation majeure.La santé, et la santé mentale, est au cœur de la vie, en prendre soin dans nos politiques publiques c’est agir pour le bien-être de toutes et tous, ce n’est pas un coût mais un atout et une richesse pour notre société.


