Projet de financement de la Sécurité sociale 2027 – le PCF dit non!

Projet de loi de financement de la sécurité sociale: on dit non! 
Les capitalistes s’attaquent depuis 50 ans aux principes et à l’universalité de ce trésor « communiste » créé par Ambroise Croizat, ministre communiste du travail qu’est la Sécurité sociale. Tout est bon pour réduire la part des cotisations sociales et du prélèvement des richesses produites par les travailleurs dans le financement de la Sécu. Le gouvernement actuel ne fait pas dans la demi-mesure au moment du débat sur le PLFSS. Dès le 1er octobre il a ordonné une hausse des franchises médicales, augmentation du ticket modérateur à la charge des malades, le remboursement à seulement 15% de certains médicaments, la fin de la prise en charge de trajets en taxi vers l’hôpital, la réduction de la durée d’indemnisation des arrêts de travail pour des affections de longue durée, et la réduction des indemnités journalières pour accident du travail et maladie professionnelle. Le gouvernement veut en outre geler les allocations familiales et les retraites, opéré de nouveaux transferts de remboursement vers les complémentaires santé (pour 5 milliards d’€), différencier les services selon les capacités de sa carte bancaire. Pourtant, les assurés sociaux ne sont pas responsables de la dette publique. La Sécurité sociale, c’est 40% des dépenses publiques et seulement 17% du déficit public. Si l’État compensait intégralement les exonérations de cotisations auxquelles il a lui-même fait cadeau aux entreprises, le déficit de la Sécu serait réduit de 40%. Encore plus grave, le président de la République semble vouloir satisfaire le vœu du MEDEF de supprimer les cotisations patronales maladies et famille (60 milliards d’euros). Ce serait un nouveau cadeau fait au capital alors qu’en 30 ans les sommes distribués aux actionnaires des entreprises ont été multipliées par 1000 en euros constants là où les salaires n’ont augmenté que de 12%. A l’inverse du gouvernement Lecornu et du président de la République, nous pensons que la seule solution pour assurer l’équilibre de la Sécurité sociale est d’augmenter les recettes en s’attaquant au coût du capital et en faisant contribuer davantage les profits et revenus financiers des entreprises. Il faut moduler les cotisations patronales des entreprises en fonction de leur politique d’emploi et de salaires.  Sans quoi on s’oriente de plus en plus vers un accès à la santé à plusieurs vitesses et un détricotage complet de la Sécurité social au profit des financiers à l’affût et de l’assurance privée à but lucratif.  

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