
Le PCF Finistère appelle à se mobiliser avec la jeunesse le 13 octobre
Le mardi 6 octobre, 400 000 personnes, essentiellement des jeunes, manifestaient partout en France, dont 12 000 dans le Finistère pour réclamer une autre politique éducative et un autre avenir pour la jeunesse ! Le mardi 13 octobre, pour l’acte V des grandes journées de mobilisation, la fédération PCF du Finistère appelle à se mobiliser avec la jeunesse, lycéens et étudiants, et l’intersyndicale de l’éducation, partout où des manifestations, des blocus, des grèves sont organisés dans le Finistère. La colère lycéenne un cri de dignité pour l’égalité républicaine. Plutôt que d’entendre et d’écouter, le gouvernement veut faire taire la jeunesse, comme il veut étouffer toute contestation sociale, des gilets jaunes aux mobilisations sur les retraites. Le gouvernement a transformé les établissements scolaires en zones de tension, les cortèges de lycéens et étudiants mobilisés pour leur avenir en cibles de répression. En fin de semaine dernière, en 3 semaines de mouvement de la jeunesse, on recensait 6 877 gardes à vue, dont 86% concernent des mineurs des mineurs. À chaque poubelle qui brûle, l’État en appelle au retour à l’ordre plutôt que de s’attaquer aux causes de la colère. Bien sûr, nous sommes contre la violence et la dégradation des biens, elles font souvent le jeu du camp réactionnaire au final et les équipements publics sont notre bien à tous, mais de quel ordre parlent l’État et les ministres du gouvernement?Celui qui condamne des générations entières à la sélection sociale dès le lycée, à Parcoursup qui trie, qui classe, qui exclut ? Celui qui sous-finance l’éducation nationale jusqu’à l’os, qui ferme des classes, qui supprime des postes, qui laisse des enseignants épuisés face à des effectifs impossibles ou des élèves sans professeurs ? La colère lycéenne n’est pas née d’un caprice. Elle est née de l’humiliation de voir son avenir privatisé, son diplôme dévalué, son orientation réduite à un algorithme froid ; des effectifs de personnel manquants ; d’être traité en suspect dès qu’on sort de sa classe pour défendre l’école publique, le droit à l’avenir, la justice sociale ou le climat.Elle est liée à l’injustice de la précarité, à l’angoisse d’un avenir livré à la crise sociale et économique, au dérèglement climatique, à la menace de la guerre. Le PCF soutient la grève et les manifestations des lycéens, des étudiants, de l’intersyndicale CGT 29, CNT, FO 29, FSU 29, SUD Éducation 29, CFDT 29 et le SUNDEP. Comme le 6 octobre, les militants communistes seront avec les jeunes, les enseignants, les personnels de l’éducation, les parents et les citoyens solidaires avec notre jeunesse en lutte pour de meilleures conditions d’éducation.Les lycéens ne sont pas des casseurs. Ce sont des citoyens et des citoyennes, des résistants en devenir. Comme leurs aînés, ils sont les héritiers des grandes grèves, des luttes pour le collège unique, pour le baccalauréat pour tous, pour l’école émancipatrice. Ils savent que l’éducation n’est pas une marchandise. Ils savent que leur colère rejoint celle des cheminots, des soignants, des ouvriers, des chômeurs, des retraités que ce pouvoir s’apprête une nouvelle fois à maltraiter avec 54 milliards d’économies. Ils savent que le même système qui les matraque dans la rue est celui qui casse les services publics et enrichit les actionnaires.La seule réponse digne, c’est d’entendre ce que ces jeunes crient : arrêtez de détruire l’école publique, arrêtez de sélectionner les pauvres. La colère lycéenne est saine. Elle est nécessaire. Elle est porteuse d’espoir. À nous, militants, élus, parents, enseignants, syndicalistes, de la soutenir. Le PCF, par la voix de Fabien Roussel, secrétaire national et candidat aux présidentielles, vient de présenter un plan de rénovation des collèges et lycées, avec le recrutement de 90 000 enseignants, une réduction du nombre d’élèves par classe, le remplacement des professeurs absents, le retour à 32 heures de cours, le rétablissement du bac pro en quatre ans, une suppression de Parcoursup et de Mon Master : des moyens à la hauteur pour faire de la jeunesse une priorité nationale.


