
Le 17 octobre, mobilisons-nous! Le PCF Finistère Parti Communiste Français du FinistèreLes 17 octobre, 5 novembre, face à l’explosion des prix, les salaires bloqués, les attaques tout azimut contre les services publics, la protection sociale, les budgets des collectivités locales, les libertés publiques, mobilisons nous pour vivre dignement de notre travail, notre jeunesse ou la retraite.Le PCF Finistère appelle les finistériennes et finistériens à rejoindre les différentes mobilisations organisées le 17 octobre pour prolonger et amplifier le mouvement lycéen par une mobilisation citoyenne contre la vie chère, l’augmentation des carburants, la politique de Macron et de Lecornu qui asphyxie la population, le pouvoir d’achat, les services publics. Le 13 novembre, nous étions encore 480 000 dans la rue, 6000 dans le Finistère et les militants communistes ont joué tout leur rôle avec les lycéens et étudiants. Nous avons été amené à dénoncer l’arrestation d’un de nos jeunes camarades à Quimper, Albric Jaouen, auprès de la préfecture: « Incompréhension du PCF Finistère – Un jeune militant de la JC arrêté à QuimperAvec le Parti Communiste Français du FinistèreUn lycéen de Pont l’Abbé, Albric Jaouen, membre des Jeunesses Communistes, né en 2009, mineur, animateur du mouvement lycéen de Pont-l’Abbé, a été arrêté aujourd’hui vers 13h30 par des policiers en civil et mis en garde à vue. Il a été relâché 7 h plus tard.Il participait au rassemblement intersyndical et lycéen avec plusieurs centaines de personnes sur les quais de l’Odet à Quimper.Nous sommes scandalisés par ces méthodes de répression face à des jeunes non violents, et par cette criminalisation de notre jeunesse qui lutte simplement pour avoir de meilleures conditions d’éducation dans les lycées publics.Selon les témoignages de lycéens rapportés par les journalistes, il était simplement assis par terre, en train de manger, dans une ambiance festive, quand il a été arrêté.L’ambiance de la manifestation, d’abord festive jusqu’à 13h, a subitement basculé vers 13h10 quand la police a chargé le cortège pour dispersion en faisant usage de gaz lacrymogène et de gel au poivre. Cette intervention policière a fait des blessés et suscité de vives incompréhensions car la manifestation était calme et bon enfant.Nous souhaitons vivement que les agents de l’État respectent l’État de droit et le droit à l’expression et à la manifestation de notre jeunesse, de nos futurs citoyens.Nous demandons que cessent les violences et les intimidations contre nos jeunes mobilisés.Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la fédération du Finistère du Parti communiste Français » Albric Jaouen devrait être jugé le 15 décembre et le PCF et le MJCF seront là pour le soutenir devant le tribunal »Depuis trois semaines, les lycéennes et les lycéens refusent de baisser la tête. Ils demandent des professeurs devant chaque classe, des établissements dignes et la fin de Parcoursup. Rien d’extravagant. Simplement les moyens d’étudier, de choisir leur avenir et de contribuer à celui du pays. Leur colère n’est ni passagère ni isolée. Les Jeunes Communistes ont été à l’initiative de plus de 300 blocus et présents dans des centaines d’autres établissements. Les cahiers de doléances ont fait remonter des milliers de témoignages.Une même réalité apparaît : l’école de la République abandonne une partie de sa jeunesse. Le gouvernement, lui, mise sur le pourrissement. Quelques annonces sur les remplacements, beaucoup de mépris, puis l’attente. Il espère que la fatigue et les vacances feront ce que la répression n’a pas réussi à faire : refermer la brèche. Et, comme toujours, il nous explique que l’État n’a plus les moyens. Vraiment ? Cette année, 6,4 milliards d’euros supplémentaires doivent être consacrés aux armées. Le budget de la Défense atteindrait ainsi 63,4 milliards d’euros, deux fois plus qu’en 2017. Les caisses ne sont vides que lorsqu’il s’agit de recruter des enseignants, de rénover les établissements ou de garantir une formation à chaque jeune.L’argent existe. Ils ont simplement choisi le réarmement, les marchés financiers et les dividendes. Les classes surchargées, les heures de cours perdues et les jeunes abandonnés par Parcoursup ne relèvent pas de la fatalité. Ils sont le résultat d’un choix de classe. Mais ce choix frappe bien au-delà des lycées. Depuis la rentrée, énergéticiens, pompiers, pêcheurs, professeurs et tant d’autres se mobilisent. À chacun, le pouvoir adresse la même injonction : faire davantage avec moins, renoncer à ses droits et accepter que son travail ne permette plus de vivre dignement. Derrière la diversité des métiers et des colères, il y a donc un même combat. Celui de celles et ceux qui font vivre le pays contre un système qui comprime les salaires, détruit les services publics et soumet nos vies aux exigences de rentabilité. Les Français ne peuvent plus et ne veulent plus subir le diktat du capital.Le 17 octobre doit permettre de poursuivre et d’élargir la mobilisation lycéenne. Mais préparons dès maintenant le 5 novembre. Cette journée appelée par l’intersyndicale doit faire se rencontrer la jeunesse et le monde du travail, devant les lycées, dans les entreprises, les services publics et dans la rue. Notre responsabilité de communistes est là : faire grandir la conscience de nos intérêts communs et transformer toutes ces colères en une force organisée. Multiplions les rencontres, les assemblées et les initiatives communes. Portons partout l’exigence de salaires dignes, d’emplois utiles, de services publics renforcés et d’un véritable avenir pour la jeunesse. Le gouvernement cherche à nous isoler et à nous épuiser. Faisons exactement l’inverse. Unissons nos forces, faisons front et, le 5 novembre, faisons-les céder !Le PCF Finistère, le 15 octobre 2026


