Category: Vie du parti

Conseil départemental du 9 février – Ismaël Dupont répond à Maël de Calan sur la réforme des retraites Macron

Conseil Départemental du Finistère du 9 février – Ismaël Dupont répond à Maël de Calan sur son soutien à la réforme des retraites Macron

Entre 1:22 et 1:25 sur la vidéo de la séance plénière du Conseil Départemental du 9 février 2023

Monsieur le président, cher.e.s collègues,

J’ai été un peu surpris par rapport à l’argument que vous avez donné pour justifier votre soutien à la réforme des retraites en opposant l’argent qui manquait pour les services publics, les EHPAD, l’éducation, la santé, et la nécessité de financer ces retraites. Je voulais vous rappeler monsieur le président que ce n’était pas principalement l’Etat qui finançait les retraites des salariés mais les cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés. L’État verse ses cotisations au titre de ses fonctionnaires mais si on veut s’intéresser au déséquilibre du financement des retraites, il faut principalement se tourner du côté des baisses de montant des cotisations sociales. C’est lié au chômage qui frappe notre pays depuis les années 80, c’est lié aussi aux politiques de lutte contre le chômage d’inspiration néo-libérale qui se traduisent par des politiques de baisse des cotisations sociales notamment sur les bas salaires, c’est lié à la politique d’individualisation du rapport au travail où on préfère donner des primes plutôt que d’augmenter les salaires intégrant les cotisations sociales, et c’est lié également à des politiques qui favorisent plutôt les actionnaires des entreprises. Parce que si l’État manque d’argent pour tout comme vous l’avez dit, monsieur le président, ce qui est vrai en partie, c’est bien parce que d’un autre côté le coût du capital augmente et que depuis la période de la crise sanitaire notamment chaque année les revenus des milliardaires augmentent de 50% à 100% et c’est le cas des grands groupes du CAC 40 et des dividendes versés aux actionnaires. Il n’y a qu’à voir hier le chiffre de 17 milliards de reversement à ses actionnaires par l’entreprise Total. Cette réforme des retraites a essentiellement pour but de réduire le coût du travail pour favoriser les profits des entreprises et notamment des grandes entreprises et de nourrir la spéculation en favorisant l’émergence des fonds de pension, mais pour la grande masse de la population ça va se traduire par une baisse drastique des pensions par le jeu des décotes et c’est ce qu’ont bien compris les finistériens qui ont été présents comme jamais dans la rue depuis 1995 et 2010, et ce n’était pas 36 000 personnes qu’il y avait dans la rue le 7 février dernier dans notre département, mais bien plutôt 50 000, et 70 000 le 31 janvier. Donc je pense qu’il faut prendre la mesure de cette mobilisation. Cela fait plus de 20 ans qu’on avait pas vu 2,5 millions de personnes dans la rue dans notre pays pour des journées de mobilisations syndicales. Une réforme qui est rejetée par 75% des Français et que le gouvernement voudrait nous imposer de force via un tour d’artifice réglementaire et un raccourcissement du débat parlementaire. Sur cette réforme les Français doivent avoir la parole et il faut un référendum. On ne peut pas s’attaquer à un des piliers de notre république et de notre contrat social sans consulter les Français.

Ismaël Dupont

Intervention de Jacqueline Héré sur le soutien à l’enseignement de la langue bretonne pour le groupe Finistère et Solidaires – SÉANCE PLÉNIÈRE DU 9 FEVRIER 2023 – Conseil Départemental du Finistère

 

Intervention de Jacqueline Héré sur le soutien à l’enseignement de la langue bretonne pour le groupe Finistère et Solidaires

SÉANCE PLÉNIÈRE DU 9 FEVRIER 2023 – Conseil Départemental du Finistère

Une intervention travaillée avec Gaëlle Zaneguy, conseillère départementale du Canton de Morlaix

Depuis 15 jours nous ne cessons d’entendre des menaces de fermeture sur des postes bilingues et donc des fermetures de classes un peu partout dans le Finistère pour la rentrée de sept 23. Au total ce sont de nombreux postes qui sont menacés et de très nombreux élèves qui vont être privés d’un enseignement en breton tel qu’ils le connaissent aujourd’hui.

Les finistériens battent déjà le pavé pour d’autres combats mais qu’importe, la sauvegarde de la langue bretonne est non négociable!

Lundi 30/01, Le Ministre de l’Éducation, Mr  Pap Ndiaye devait se rendre à Rennes.

Cette visite provinciale, prévue depuis plusieurs semaines était l’occasion pour le Ministre de rencontrer les acteurs de l’enseignement de la langue bretonne. Cette rencontre n’a pas eu lieu.

Alors la question se pose : l’annulation du déplacement du Ministre à Rennes est-elle liée à la demande des acteurs de l’enseignement de la langue bretonne de le rencontrer ? Sommes-nous passivement en train d’assister à la mise à mort d’une langue régionale?

La langue bretonne se meurt et nous sommes trop peu nombreux à son chevet pour recueillir ses derniers mots et les transmettre à nos enfants.

Au-delà de ce silence assourdissant, il nous faut pour la maintenir en vie :

des  budgets spécifiques

des formations des professeurs

+ de postes

des moyens pour les ouvertures de nouvelles filières

Ces demandes sont bien sûr à mettre en lien avec les engagements de l’État dans le cadre législatif et réglementaire qui a évolué ces derniers temps :

– 2021 Loi Molac

– 2022 Convention État Région.

Alors, non, toutes ces dispositions ne sont pas de la compétence du Conseil Départemental, mais il y a quelques années lorsque Mme Solange Creignou Vice-Présidente en charge de la langue bretonne avait œuvré pour un schéma de préservation, et de développement tous les élus de cette assemblée avaient voté favorablement.

Nous espérons que votre schéma sera aussi ambitieux Mr Le Président, et nous le suivrons attentivement.

Au-delà de ce schéma, notre demande est simple, à l’image de votre prise de position qui a sauvé le poste de Roscoff l’an passé, prenez position Mr Le Président et défendez dès aujourd’hui les postes bilingues menacés pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté aux yeux des finistériens sur la valeur indéfectible d’enseignement équitable que vous souhaitez pour les élèves finistériens qu’ils soient en bilingue ou en monolingue.

31 janvier – Le MJCF Finistère engagé dans la manif de Brest à 30 000 manifestants

MJCF Finistère

31 janvier 2023 – 30 000 personnes à Brest contre la reforme des retraites. Une manifestation historique encore une fois. Les jeunes communistes étaient présent pour cette manifestation historique. MJCF BREST

Brest – 7 février, acte III – près de 25 000 manifestants battent le pavé

 

Dans la manif de Brest avec les jeunes communistes qui ont fait la superbe banderole « prolétaires de tous pays unissez-vous » et les camarades avec les photos du MJCF 29 (Jeunesses Communistes), de Marion Francès, Jacqueline Héré, Gladys Grelaud. 25 000 manifestants environ à Brest – 28 000 selon la CGT, 18 000 selon la presse

7 février: entre 8000 et 10 000 manifestants à Morlaix contre la réforme des retraites Macron

 

Contre la réforme des retraites: les communistes mobilisés pour gagner!

 

Contre la réforme des retraites, les communistes mobilisés pour gagner !
Résolution du conseil national du PCF – 4 et 5 février 2023
Les premières journées de mobilisation ont montré un rejet massif par les Françaises et les Français du projet de réforme des retraites du gouvernement portant l’âge légal de départ en retraite à 64 ans et allongeant la durée de cotisation.
Jours après jours, les mensonges du gouvernement ne parviennent pas à masquer la brutalité de sa réforme : ce sont les ouvrier·es, les employé·es, celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, qui exercent des métiers pénibles les plus précaires, les femmes, les jeunes, l’immense majorité du monde du travail, qui seront touché·es. Ce sont les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, qui sont frontalement attaquées.
Pour les communistes, comme pour l’immense majorité du pays, c’est inacceptable ! Nous sommes pleinement mobilisé·es aux côtés des salarié·es et de l’intersyndicale, avec l’ensemble des forces de gauche et écologistes, pour que le gouvernement retire sa réforme.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, avec les parlementaires des groupes GDR et CRCE, poursuit le travail avec tous les groupes de gauche et écologistes de l’Assemblée nationale et du Sénat pour amplifier, avec l’ensemble des communistes, l’intervention de nos forces dans cette mobilisation à l’heure de l’ouverture du débat parlementaire. Nous appelons également à faire grandir le mouvement des maires et élu·es solidaires avec le mouvement social par des appels unitaires dans tous les départements. Et nous invitons à faire connaître le contenu néfaste de la réforme des retraites en diffusant largement le numéro hors-série de L’Humanité, journal acteur de la lutte actuelle.
Rien n’impose une réforme d’une telle violence, d’autres solutions sont possibles pour garantir un système plus juste, plus solidaire et plus efficace. Ce que veut en réalité le pouvoir, c’est contraindre le pays à subir de nouveau une austérité budgétaire drastique, comme l’exigent les marchés financiers et la Commission européenne à leur service. Cette politique est chaque jour davantage rejetée par les peuples européens comme le montre, au-delà du mouvement dans notre propre pays, la puissante mobilisation des travailleuses et travailleurs britanniques.
La réalité du travail est si dure que repousser l’âge de la retraite serait insupportable pour des millions de salarié·es subissant déjà l’intensification de l’activité, des conditions difficiles pour des salaires amputés par une inflation élevée, des contrats courts et horaires décalés jusqu’à l’uberisation. La voie du progrès, c’est au contraire la transformation profonde du travail, la création d’emplois, l’augmentation des salaires et l’égalité professionnelle femmes-hommes, la formation, la prise en compte des qualifications et de la pénibilité. La voie du progrès, c’est de répondre aux immenses besoins de service public et de productions nouvelles écologiques et sociales. C’est là un vrai projet de civilisation.
Notre projet est celui d’une retraite à taux plein à 60 ans pour toutes et tous, intégrant la prise en compte des années d’études et de formation, du nombre d’enfants, de la pénibilité avec des droits au départ anticipés et une Sécurité sociale du XXIe siècle, bien commun de ses cotisant·es. Nos propositions de financement reposent sur des innovations comme la création d’une cotisation sur les revenus financiers des entreprises ; une modulation à la hausse des cotisations sociales pour les entreprises qui attaquent l’emploi, les salaires et la formation. En effet, au moment où six millions de nos concitoyennes et concitoyens sont complètement ou partiellement privés d’emploi, la sécurisation de l’emploi et de la formation n’est pas seulement une exigence puissante de nos concitoyennes et concitoyens, c’est la clé du progrès social. Elle appelle la création de nouveaux pouvoirs d’intervention des salarié·es dans l’entreprise comme dans la société.
Pour toutes ces raisons, le monde du travail n’a pas d’« effort » supplémentaire à faire. Tout appelle à transformer le travail pour lui redonner un sens. Il faut permettre à chacune et chacun de s’émanciper d’un système qui considère les êtres humains comme une simple force de travail exploitable à merci, jusqu’à ce qu’elle soit « usée ». Il est temps pour notre société d’entrer dans une nouvelle relation avec les entreprises. La priorité doit cesser d’aller à la rentabilité du capital. Elle doit aller au développement de toutes les capacités humaines.
La journée du 31 janvier a été marquée par une mobilisation historique, avec la participation de 2,8 millions de manifestant·es, à travers 258 manifestations dans toute la France. 9 travailleuses et travailleurs sur 10 rejettent la réforme et les 2 tiers de la population soutiennent ces mobilisations. Face à une telle levée en masse, l’obstination de la Première ministre à affirmer que le recul de l’âge de départ est « non négociable » est une provocation et un déni de démocratie.
En outre, nous condamnons la manœuvre visant à permettre que la motion référendaire d’extrême droite soit présentée à l’Assemblée nationale en lieu et place de celle portée par André Chassaigne, président du groupe GDR-Nupes, au nom de l’ensemble des groupes de gauche et écologistes. En agissant ainsi, le gouvernement montre que pour préserver les intérêts du capital avec sa réforme, il est prêt à prendre le risque de permettre au RN, qui défend en réalité un projet de régression pour notre système de retraite, d’apparaître comme un recours alors qu’il ne l’est en rien, bien au contraire, tant son projet antisocial, xénophobe et raciste menace gravement la République. La réalité, c’est que le président Macron craint le référendum, nous continuons de l’exiger.
Plus que jamais nous appelons à l’amplification de la mobilisation, les 7 et 11 février prochains et à la poursuite d’initiatives communes des forces de gauche et écologistes pour le retrait de la réforme et l’exigence d’une bonne retraite avec l’organisation de temps forts politiques, meetings et réunions publiques partout en France.
Paris, le 4 février 2023
Conseil national du PCF

Retraites: 2,8 millions le 31 janvier – On continue le 7 et le 11 février

7 et 11 février – Mobilisation contre la réforme des retraites: pour faire plier le gouvernement, on continue pour gagner! (PCF Finistère)

Du jamais-vu depuis 2010. Près de 70 000 manifestants dans le Finistère ! Le rejet populaire du projet de réforme des retraites Macron-Borne vient de franchir une nouvelle étape avec la journée du 31 janvier. Salarié·es, privé·es d’emploi, retraité·es, jeunes : 2,8 millions de personnes ont participé à 258 manifestations partout en France pour dire non à la retraite à 64 ans, non à l’allongement de la durée de cotisations, non à une nouvelle régression pour le monde du travail, la jeunesse,les femmes et les catégories populaires.

La fédération du Finistère du PCF appelle à assurer un succès au moins aussi grand aux journées d’action des 7 et 11 février; 
 
Ce mardi 7 février à:
 
– Brest à 10h30, Place de la Liberté
– Quimper à 10h30, Place de la Résistance
– Morlaix à 10h30, Place Puyo
– Carhaix à 10h30, Place du Champ de foire
– Quimperlé à 10h30, devant la Gare
– Ouessant à 11h30, place de la Mairie


Pour que le peuple ait la parole, là où Macron envisage un 49-3 ou une validation en catimini par une commission mixte d’une réforme des retraites rejetée par 75 pour cent des Français, nous proposons un référendum.

Nous dénonçons d’ailleurs vigoureusement la manoeuvre du président Macron et de son gouvernement qui ont préféré retenir la motion référendaire du RN plutôt que de la Nupes, présentée à l’initiative du PCF, alors que celle-ci avait été déposée auparavant.


Partout dans le pays, dans les entreprises, les services publics,dans les communes, les universités, mobilisons-nous contre leur projet brutal et travaillons toutes ensemble avec les syndicats et toutes les forces de gauche et écologistes à une bonne réforme des retraites, à 60 ans pour toutes et tous, avec des pensions au moins égales au Smic revalorisé !


Financer la retraite à 60 ANS, des pensions supérieures au Smic,pour toutes et tous, c’est possible! 

Nous proposons une bonne réforme des retraites avec des recettes nouvelles : création d’emplois, augmentation des salaires, égalité femmes-hommes, taxation des revenus financiers…

L’égalité salariale femmes-hommes, c’est 6 milliards d’euros de recettes supplémentaires.

La mise à contribution des revenus financiers des entreprises, aujourd’hui exonérés de cotisations, rapporterait près de 40 milliards d’euros.

La création de 500 000 emplois indispensables dans les services publics (hôpital, école, transports,territoriale, etc.) rapporterait plus de 6 milliards d’euros.

Une augmentation immédiate de tous les salaires augmenterait automatiquement les cotisations sociales pour financer les pensions :
– Dans le privé, 5 % de hausse des salaires rapportait 9 milliards d’euros.
-Dans le public, l’augmentation de 5 % du point d’indice de la fonction publique représenterait 1,25 milliards d’euros de cotisations retraites en plus.

La réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures et la création d’emplois équivalente (1,7 million d’emplois) rapporterait 13,6 milliards d’euros

 

Les communistes optent pour la continuité:Avec 81,92 % des voix, une majorité d’adhérents du PCF ont choisi, en vue de leur congrès, le texte d’orientation proposé par la direction actuelle emmenée par Fabien Roussel

Les communistes optent pour la continuité:Avec 81,92 % des voix, une majorité d’adhérents du PCF ont choisi, en vue de leur congrès, le texte d’orientation proposé par la direction actuelle emmenée par Fabien Roussel

Gauche Avec 81,92 % des voix, une majorité d’adhérents du PCF ont choisi, en vue de leur congrès, le texte d’orientation proposé par la direction actuelle emmenée par Fabien Roussel plutôt que la proposition alternative.

Publié le

Dimanche 29 Janvier 2023

Pas de séisme en vue au PCF. Appelés à voter ce week-end pour choisir leur texte d’orientation dans la perspective de leur congrès à Marseille début avril, les communistes se sont prononcés à 81,92 % des suffrages exprimés en faveur de la « base commune de discussion » proposée par la direction actuelle. Contrairement au dernier congrès de 2018, où trois textes alternatifs avaient été déposés et où l’un d’eux l’avait emporté pour la première fois de l’histoire de la formation, une seule proposition alternative était cette fois en lice – signé à la fois par les anciens secrétaires nationaux Pierre Laurent et Marie-George Buffet, des parlementaires comme Elsa Faucillon ou Stéphane Peu, des maires, des responsables locaux, et soutenu au total par un millier de militants. Ce texte, intitulé « Urgence de communisme – ensemble pour des victoires populaires », recueille 18,08 % face à « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux », adopté en décembre dernier par le conseil national (CN) du PCF et soutenu par son secrétaire national, Fabien Roussel. En quatre ans, la majorité du candidat à la présidentielle s’est renforcée avec le renfort de certaines fédérations importantes comme celles des Bouches-du-Rhône (87 % pour le texte du CN), de la Gironde (92 %) ou des Hauts-de-Seine (66 %) tandis que la participation au vote s’est élevée à 70,79 %.

Parmi les 42 000 adhérents à jour de cotisations qui pouvaient participer au scrutin, Eugénie Graf et Michel Cucheval ont poussé la porte du local du PCF de Lille (Nord) vendredi soir, sur le coup de 17 heures. Ici, le texte du conseil national « au regard des discussions » avait de bonnes chances d’être « majoritaire dans la fédération », selon les pronostics de la secrétaire départementale du Nord, Karine Trottein. Et c’est l’option qu’ont choisie les deux militants, qui ont glissé leur propre bulletin dans l’urne après avoir confié les neuf enveloppes de vote par correspondance collectées dans l’après-midi dans leur cellule de Lomme, commune associée à Lille. La principale motivation de leur choix ? La question stratégique, sur laquelle les deux textes ne proposaient pas la même démarche, en particulier vis-à-vis de la coalition de gauche formée aux législatives.

« La Nupes est certainement un bon outil entre les mains des parlementaires pour harmoniser les votes de la gauche, mais sa création ne s’est pas faite avec la population », pense Michel Cucheval. « Enclencher un mouvement majoritaire et créer un rapport de forces doit se faire avec les victimes du capitalisme, poursuit ce prof de maths à la retraite, membre du PCF depuis 1973. Cela suppose un renforcement de l’activité du parti, essentiellement pour convaincre les abstentionnistes de voter et les électeurs du RN de revoir leur position. Cela prendra du temps et de l’énergie, mais c’est la seule voie. »

De son côté, Eugénie Graf, salariée en invalidité dans un centre d’appels, voit dans la Nupes « un outil ponctuel pour l’élection »  : « Je ne tiens pas à ce que le PCF y fonde son identité. Notre projet économique est cohérent, ce que je ne retrouve pas dans d’autres formations. Le nucléaire est aussi un point de divergence. Et la valeur travail, à mon avis, est importante. Je ne suis pas contre le droit à la paresse, mais une fois qu’on a le travail. » Parmi les 87 inscrits de ce bureau, Martine Devynck, qui a longtemps travaillé à la mairie de Lille, fait à son tour son entrée. Elle vote également pour le premier texte, pas convaincue par « l’urgence » revendiquée par le projet alternatif, mais elle confie aussi quelques critiques. « Nous ne sommes pas les meilleurs, nous avons fait des erreurs. Sur le féminisme, les violences exercées contre les femmes, nous avons longtemps été à côté de la plaque. La prise de conscience vient un peu tard », estime-t-elle.

Apporter « une perspective à la colère de tous ces gens dégoûtés de la politique »

Autant de questions qui ont également traversé les échanges des communistes du 20e arrondissement parisien, réunis pour un débat de près de deux heures jeudi soir avant que sonne l’heure du vote. À la tribune improvisée, la responsable locale Raphaëlle Primet présente le texte du conseil national, qu’elle soutient, parce qu’il s’agit notamment, à ses yeux, d’être « à la fois unitaire et de mener le rapport de forces », pour apporter « une perspective à la colère de tous ces gens dégoûtés de la politique ». À ses côtés, l’ancien secrétaire national Pierre Laurent, adhérent de la section, défend la démarche d’« Urgence de communisme ». « Bien que la société se pose la question du dépassement du capitalisme, notre niveau d’influence reste bas. C’est le grand paradoxe de la période. L’idée de communisme a été abîmée par le XXe siècle, nous devons en porter une vision nouvelle et la faire vivre au présent », expose-t-il, insistant sur le rassemblement, car, à défaut, « nous risquons soit que perdure la politique de Macron, soit la victoire du RN ».

Un point qui anime le débat. Dans la salle, Boris se dit ainsi favorable au texte du conseil national notamment parce qu’il « parle beaucoup plus de comment convaincre les gens plutôt que d’alliances », celles-ci condamnant à « toujours être pris dans la logique du vote utile », selon lui. « La situation est tellement urgente qu’on n’est pas dans une configuration où on peut se payer le luxe de se poser la question d’avoir un candidat à chaque fois et faire, peut-être, 5 % », estime, pour sa part, Charlotte, qui n’a envie ni « de se faire bouffer par FI », ni « d’un repli sur nous-mêmes ».

Partisans d’un texte ou de l’autre, les militants pointent aussi des questions à approfondir. À l’instar de Nicolas, qui a choisi – comme près de 75 % des 129 votants de la section – le texte de la direction, qu’il estime porteur d’« une ambition à poursuivre avec enfin une visibilité » du PCF, mais qui voudrait voir davantage interrogé « le projet de société : quelles transformations de l’économie, quels nouveaux rapports de production, et comment on franchit le cap pour les obtenir ».

S’il affirme une orientation, le vote de ce week-end ne clôt pas les débats. La « base commune de discussion » choisie par les adhérents du PCF doit désormais être amendée d’abord dans les sections, puis les fédérations, courant mars, et enfin à Marseille début avril. D’ici là, un autre chantier doit s’ouvrir dès le week-end prochain avec un nouveau conseil national, notamment consacré à la révision des statuts du Parti.

Les adhérents communistes du Finistère choisissent la ligne de Fabien Roussel (Ouest-France, 29 janvier 2023)

Les adhérents communistes du Finistère choisissent la ligne de Fabien Roussel

Ouest-France, 29 janvier 2023

À une large majorité, les adhérents finistériens du PCF ont choisi de voter pour le texte porté par le secrétaire national Fabien Roussel et le Conseil national du PCF, « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux ».

Les 27, 28 et 29 janvier 2023, les 519 adhérents à jour de cotisation (sur 860 adhérents) de la fédération du Finistère du Parti communiste français (PCF) étaient appelés à voter pour choisir leur texte d’orientation politique dans le cadre de leur prochain congrès, prévu à Marseille du 7 au 10 avril, le congrès départemental du PCF Finistère ayant lui lieu à Pont-de-Buis le 26 mars.

Avec 85,9 % des voix exprimées, les adhérents finistériens du PCF ont choisi de voter pour le texte porté par le secrétaire national Fabien Roussel et le Conseil national du PCF, L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux. « Ce texte affirme l’actualité brûlante du projet communiste pour une civilisation nouvelle, fondée sur le développement des capacités humaines, en harmonie avec la Terre, et passant par une révolution dans l’économie pour vaincre la résistance du capital, et dans l’écologie ainsi que dans les relations entre êtres humains », décrit le PCF dans un communiqué.

Le texte alternatif L’urgence du communisme, recueille, lui, 14 % des voix exprimées dans la fédération du Finistère.

Carhaix – Le PCF appelle à manifester le jeudi 31 janvier 2023 contre la réforme des retraites Macron(revue de presse)

Résultat du vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès du PCF

Pour clôturer ce week-end de vote des Communistes sur le choix de la base commune, tu trouveras ci-dessous :
➡️ les résultats du scrutin,
➡️ le communiqué de la commission de transparence des débats qui valide le vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès,
➡️ la réaction de Fabien Roussel.

Les résultats 👇

Tu peux retrouver les résultats par fédération en cliquant ici.

Le communiqué de presse 👇

Résultat du vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès du PCF

Les 27, 28 et 29 janvier, 42 237 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 39e congrès du PCF.

29 898 de ces électrices et électeurs inscrit·es ont voté, soit 70,79 % des inscrit·es.

Il y a eu 686 bulletins blancs ou nuls, et 29 212 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux », a obtenu 23 930 suffrages, soit 81,92 % des exprimés.

Le texte alternatif « Urgence de communisme » a réuni 5 282 suffrages, soit 18,08 % des exprimés.

En application de nos statuts, le texte « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux » devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes vont désormais se saisir pour la travailler, l’enrichir de tous les débats et du mouvement social en cours, des contributions et amendements. Ce travail, nous le mènerons avec l’ensemble des communistes lors de nos congrès de sections et de fédérations jusqu’au congrès national qui se tiendra du 7 au 10 avril à Marseille.

Paris, le 29 janvier 2023.

La commission de transparence des débats du 39e Congrès du PCF.

La réaction de Fabien Roussel 👇

http://www.pcf.fr/

congres2023.pcf.fr

39ème congrès du PCF : les communistes confortent la stratégie des Jours Heureux soutenue par Fabien Roussel – Communiqué du PCF Finistère sur le vote de la base commune du Congrès

Communiqué du PCF Finistère – Brest, le 29 janvier 2023
39ème congrès du PCF : les communistes confortent la stratégie des Jours Heureux soutenue par Fabien Roussel
Les 27, 28 et 29 janvier, les 519 adhérent.e.s à jour de cotisation (sur 860 adhérents) de la fédération du Finistère du PCF étaient appelé.e.s à voter pour choisir leur texte d’orientation politique dans le cadre de leur prochain congrès, prévu à Marseille du 7 au 10 avril, le Congrès départemental du PCF Finistère ayant lui lieu à Pont-de-Buis le 26 mars 2023.
A 85,9% des voix exprimées, les adhérents finistériens du PCF ont choisi de voter pour le texte porté par notre secrétaire national Fabien Roussel et le Conseil National du PCF : « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux ».
Le texte alternatif « L’urgence du communisme » présenté au vote des militants du 27 au 29 janvier 2023 recueille lui 14% des voix exprimées dans la fédération du Finistère.
Les deux tiers de nos adhérents à jour de cotisation ont participé au vote.
Ce vote des communistes du Finistère se situe dans la même tendance que celle des communistes de toute la France, qui ont voté à 81,92% pour poursuivre la dynamique enclenchée par les communistes depuis 2018 et portée par Fabien Roussel lors de l’élection présidentielle, et Ian Brossat pendant l’élection européenne.
Résultat du vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès du PCF
Les 27, 28 et 29 janvier, 42 237 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 39e congrès du PCF.
Au niveau national, 29 898 de ces électrices et électeurs inscrit·es ont voté, soit 70,79 % des inscrit·es.
Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.
La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux », a obtenu 23 930 suffrages, soit 81,92 % des exprimés.
Le texte alternatif « Urgence de communisme » a réuni 5 282 suffrages, soit 18,08 % des exprimés.
Notre texte d’orientation de 45 pages sera encore développé et enrichi à des milliers de voix et avec l’ensemble des communistes pendant les deux mois à venir.
Notre base commune « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux » affirme la nécessité d’un parti communiste volontariste, populaire et capable d’initiatives et de propositions indépendantes et originales comme de constructions de rassemblements majoritaires pour gagner et défendre les conquêtes sociales, engagé dans la défense des services publics, la réduction des inégalités, pour les salaires et les retraites, les droits des femmes, l’écologie qui ne peut que tourner le dos aux logiques du capitalisme, la solidarité internationale et internationaliste pour la paix et le refus de toutes les discriminations et du racisme.
Ce texte affirme l’actualité brûlante du projet communiste pour une civilisation nouvelle, fondée sur le développement des capacités humaines, en harmonie avec la Terre, et passant par une révolution dans l’économie pour vaincre la résistance du capital, et dans l’écologie ainsi que dans les relations entre êtres humains.
La fédération du Finistère du PCF se félicite de la qualité du débat démocratique et des arguments échangés au parti communiste, dans un climat serein de respect et de fraternité.
De manière unie et rassemblée, nous serons capables de relever le défi d’être une force militante active et motrice pour la gauche et l’ensemble du pays, afin de combattre la réforme des retraites de Macron, sa réforme de l’assurance chômage et son projet néo-libéral qui ne bénéficie pas d’une adhésion majoritaire dans le pays à l’heure où les prix flambent et où de plus en plus de français vivent dans la précarité, la difficulté à se nourrir, à se loger, à se chauffer et se déplacer.
27-28-29 janvier 2023. Vote au PCF Finistère sur la base commune du 39e Congrès du Parti communiste:
515 cotisants (sur 860 adhérents)
345 votants (67%)
3 blancs – 1 nul
341 exprimés (98,84%)
293 voix pour le projet de base commune présenté par le Conseil National du PCF « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux »: 85,9%
48 voix pour le texte alternatif « Urgence de communisme »: 14,07%
TEXTES PRESENTS sur le site:
congres2023.pcf.fr

Décès de notre camarade du Pays Bigouden Maxime Le Brun: ses obsèques auront lieu à Quimper le lundi 30 janvier 2023

 

Nous avons eu la tristesse d’apprendre le décès il y a quelques jours de notre camarade Maxime Le Brun.

Un hommage aura lieu lundi 30 janvier, à 13h30, au crématorium de Quimper.

Maxime Le Brun qui milite depuis ses 14 ans au Parti Communiste. C’est un ancien marin-pêcheur, qui a été aussi éducateur. Né en résistance. car son père, Jean Le Brun, ancien maire du Guilvinec, était à l’époque un résistant très actif. il organisa des transmissions radios avec Londres, allant chercher le poste émetteur avec sa femme et son fils, Maxime, né en 41…
Maxime était un bébé de la Résistance: la direction clandestine sachant que son père était un radio venu chercher un émetteur à Paris au retour les allemands contrôlent les identités à Quimper heureusement ses parents avaient caché l’appareil dans le landau sous Maxime.

Jean Le Brun a contribué de sauver du four crématoire Marcel Dassault, aussi l’un de ses fils vient régulièrement chez Maxime.
La fédération du PCF Finistère exprime sa peine par rapport au décès de notre camarade, sa sympathie pour sa famille, ses amis, ses proches, et sa reconnaissance pour son engagement au service des idées communistes de partage et de justice sociale.
Sur la photo en pièce jointe à droite Maxime Le Brun (au côté de Claude de Lunardo le 23 février 2019 au Banquet du PCF Pays Bigouden au Guilvinec)

 

Maxime Le Brun, à droite, qui milite depuis ses 14 ans au Parti Communiste, ancien éducateur spécialisé, ancien marin-pêcheur, né en résistance. Son père, Jean Le Brun, maire du Guilvinec jusqu’en 1983, fut radio sur les cargos. Communiste, il aida à acheminer des armes à l’Espagne Républicaine et avec un poste émetteur remis par la France Libre, il organisa des transmissions radios avec Londres, allant chercher le poste avec sa femme et son fils, Maxime, né en 41, alors tout bébé. Dénoncé, Jean Le Brun fut déporté à Buchenwald où il intégra la résistance du camp. On lui doit notamment d’avoir protégé et sauvé Marcel Bloch (Marcel Dassault) selon la décision prise par le Parti communiste clandestin pour la reconstruction de la France.
Jean Le Brun, animateur du journal Le Travailleur Bigouden avec Jean Kervision et Gaston Balliot, fut, aux dires mêmes du maire actuel du Guilvinec, de droite, un super maire, très humain, très respecté pour ses valeurs, sa proximité, son exemplarité, en plus d’être un héros de la résistance.

2 millions de personnes dans la rue contre la réforme des retraites -Tous ensemble jusqu’au retrait – Communiqué du PCF – 19 janvier 2023

 

Tous et toutes ensemble jusqu’au retrait !
Plus de 2 millions de personnes ont déferlé dans toute la France ce 19 janvier en participant aux manifestations contre la réforme des retraites.
Le PCF salue les organisations syndicales qui ont organisé cette mobilisation historique qui marque un immense succès pour cette première étape dans la riposte au projet du gouvernement.
Emmanuel Macron a mis le pays au défi. La réponse des Français·es est puissante et claire : « Nous ne voulons pas de cette reforme des retraites ! »
Les salariés n’ont pas besoin de davantage de pédagogie, ils ont compris la nocivité et l’inefficacité de cette réforme.
Le PCF appelle le Président de la République à retirer son projet dès maintenant ou à le soumettre à referendum. Il appelle les Français·es à amplifier la mobilisation jusqu’à ce que le message du pays soit entendu en participant à la journée d’action du 23 janvier et à la nouvelle journée de manifestations du 31 janvier. Et notre parti fera de la semaine du 23 janvier une semaine de déploiement des communistes dans tout le pays pour révéler le contenu du projet qui sera presenté au Conseil des ministres, porter nos propositions alternatives pour une retraite à 60 ans à taux plein et mobiliser le plus grand nombre pour les manifestations du 31 janvier. Et il poursuivra partout en France l’organisation de réunions publiques et de meetings avec toutes les forces de gauche et écologistes pour faire grandir un front social et politique inédit !
Paris, le 19 janvier
Parti communiste français.
Pétitions à signer 👇
➡️ Pour un grand débat national
➡️ Retraites : non à cette réforme injuste et brutale ! (intersyndicale)

Asile et immigration : Pourquoi une nouvelle loi ? – par Cécile Dumas, PCF

 

Asile et immigration : Pourquoi une nouvelle loi ?

Cela fait maintenant quelques mois que le gouvernement Borne, par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur, Gérard Darmanin, annonce une nouvelle loi sur les politiques migratoires, la 30e loi en 40 ans.

Cette loi contenant 26 articles est actuellement étudiée par le Conseil d’État avant de faire l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale début février.Les objectifs de cette loi seraient, d’après les auteurs, de contrôler l’immigration et d’améliorer l’intégration. La traduction de ce titre dans la réalité est la suivante « comment réduire le droit d’asile et utiliser les personnes migrantes dans les métiers en tension ».

Toutes les lois depuis 1980 ont eu le même objectif : réduire les droits des étrangers. Celle-ci arrive en plus dans une période où l’on voudrait nous faire croire que les murs, les barbelés empêchent les mouvements de population et cela en niant la « mondialisation » des phénomènes de migrations et les effets des dérèglements climatiques à ce sujet.

Alors oui, cette loi va certainement favoriser quelques régularisations de travailleurs « sans-papiers » dans les métiers en tension mais il faudra veiller qu’ils puissent avoir des visas « travail-vacances » qui leur permettent à la fois de travailler dans différents domaines et de voyager. Elle parle aussi de l’installation d’un nouveau type de visa pour le personnel soignant.

Ce qui reste très inquiétant dans cette loi, c’est la volonté de mettre un nouveau coup au droit d’asile. Pour ce gouvernement, contrôler l’immigration passe par la réduction drastique du droit d’asile et la multiplication des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Cette partie de la loi nous montre l’influence idéologique de l’extrême droite depuis les dernières élections présidentielle et législatives.

Nous constatons depuis plusieurs années que la protection des personnes menacées ou persécutées, mineures ou majeures, en métropole ou en outre-mer ne sont plus la priorité de la politique d’asile de notre pays ou de l’Europe. De multiples associations constatent que le droit d’asile est régulièrement bafoué aux frontières françaises et européennes et restent très inquiets de ce qui restera du droit d’asile après cette nouvelle loi.

Alors que tout le monde s’accorde à dire que les dernières lois ont détérioré les conditions d’accueil des demandeurs d’asile, privés de droit au travail, en difficulté d’hébergement et dans l’incapacité d’accéder à la santé, à l’éducation ou à vivre dignement.

Pourquoi de nouveau durcir l’accès au droit d’asile alors que la France n’accepte que 30% des demandes faites ?

Devons-nous rappeler au gouvernement l’article 33 de la convention de Genève qui garantit le principe de non-refoulement à la frontière et qui impose un examen individuel, raisonnable et objectif de leur potentielle demande d’asile ?

Les insécurités humaines sont multiples et les pays du nord ont la responsabilité d’une nouvelle solidarité, d’une politique ouverte et accueillante et de sécurisation des parcours migratoires. La migration ne constitue pas un délit et elle nécessite le retour à une culture de paix dans une société accueillante et solidaire respectant le droit international et les droits des personnes étrangères.

Cécile Dumas
responsable adjointe du secteur international chargée des questions migratoires

PCF Quimper – Rencontre-débat avec Patrick Le Hyaric ce vendredi 20 janvier aux Halles Saint-François pour parler de la guerre en Ukraine

Ce vendredi 20 janvier, au lendemain d’une forte mobilisation qui a mis dans les rues pour le droit à la retraite 15 000 manifestants à Quimper, plus de 50 000 dans le Finistère, la section du pays de Quimper du PCF avait invité Patrick Le Hyaric pour parler des déterminants et des enjeux de la guerre en Ukraine, et au-delà de la question de la sécurité humaine globale, sujet de son dernier livre qu’il a dédicacé à la fin de la séance.
Assistance diversifiée de près de 30 personnes, pour ce sujet grave, des communistes, des militants associatifs, des citoyens
C’était la 2ème conférence-débat du cycle « Les conférences de Quimper rouge/ Prezegennou Kemper ruz » qui a débuté avec Amar Bellal sur le climat et l’énergie, et se poursuivra avec Bernard Vasseur et l’actualité du communisme, Gérard Le Puill et la transition agricole, et une conférence sur les luttes des ouvrières sardinières du pays bigouden par Marie-Aline Lagadic, qui interprète depuis des années avec sa fille Klervi leurs chants de travail et de lutte et leur a consacré un très bel album « Le chant des sardinières » accompagné de deux CD.
Yvonne Rainero, secrétaire de section PCF de Quimper et élue communiste à Quimper

400 personnes mobilisés pour le rassemblement et le défilé à Roscoff pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff ce samedi 21 janvier 2023

+ 400 personnes à la mobilisation pour la défense de la ligne Morlaix-Roscoff ce samedi 21 janvier de 14h30 à 17h30.

Et un très beau rassemblement organisé par le collectif pour la ligne Morlaix Roscoff suivi d’un défilé en musique (encore merci à Joël et Dominique Corre et à la fanfare Hej Da Ru qui ont rendu la marche dans Roscoff sous un grand soleil d’hiver encore plus agréable au son de la musique bretonne)

Un très beau rassemblement unitaire soutenu par la municipalité de Roscoff et sa maire Madame Thubert Montagne que nous remercions pour sa présence et son soutien tout au long de la mobilisation

5 conseillers régionaux, 3 conseillers départementaux, les maires de Roscoff, Taulé, Henvic, Plounéour-Menez, plusieurs maires et parlementaires excusés, de nombreux élus locaux, des militants politiques, syndicalistes, membres de l’APMR.

Roger Héré, au nom de Morlaix-Communauté, Gladys Grelaud, au nom de la Région Bretagne, Ismaël Dupont au nom du groupe Finistère et Solidaires au Département et du collectif, sont les élu.e.s PCF qui ont pu intervenir, et Christian Beaumanoir aussi ancien syndicaliste cheminot et un des animateurs avec Gilbert Sinquin et Gladys Grelaud de notre collectif régional sur les mobilités et mobilités ferroviaires en Bretagne. De nombreux camarades du PCF étaient présents, de la section de Morlaix-Roscoff, de Lanmeur, de Brest, de la cellule de Landerneau, de Crozon-Châteaulin. Merci à eux tous d’avoir fait le déplacement

Des photos de Pierre-Yvon Boisnard, Ismaël Dupont

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Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff- 21 JANVIER 2023

RASSEMBLEMENT POUR LA LIGNE MORLAIX ROSCOFF

PRISE DE PAROLE DU COLLECTIF POUR LA LIGNE MORLAIX-ROSCOFF

UN GRAND MERCI à toutes et tous d’être présents pour ce nouveau Rassemblement pour la réouverture de la ligne Morlaix Roscoff après celui du 2 mars 2019 à l’initiative de l’AMPR en gare de Roscoff, celui du 22 janvier 2022 à l’initiative de l’UDB, ceux de mai 2018 et juin 2021 à Morlaix à l’initiative des Cheminots, et notamment de la CGT Cheminots.

C’est aujourd’hui une nouvelle étape, et décisive de la mobilisation, après les pétitions de l’APMR, qui a réuni déjà + 9000 signatures, et celle de la CGT Cheminots, pour exiger la réouverture de la ligne, après le travail d’argumentation auprès des politiques et des acteurs économiques et du territoire réalisés par l’AMPR, les Cheminots (notamment de la CGT) mais aussi par de nombreuses forces politiques qui se retrouvent aujourd’hui dans le Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff.

Ce Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff a été créé en novembre 2022, s’est déjà réuni 3 fois, a distribué 10 000 tracts pour appeler à ce rassemblement, en étant présent sur 6 marchés, et dans une dizaine de communes, et en réalisant une conférence de presse commune et de nombreux interviews dans les médias pour faire de cet évènement un succès populaire.

Ce Collectif pour la Ligne Morlaix-Roscoff n’a pas de vocation à se substituer au travail des organisations existantes mais à s’y ajouter et à fédérer sur des initiatives communes qui nous permettent d’agir ensemble et d’être encore plus efficaces à un moment charnière où la question de la modernisation et de la réouverture de la ligne Morlaix – Roscoff se repose à l’occasion d’une nouvelle étude financée par la Région et les communautés d’agglomération de Morlaix-Communauté et du Haut-Léon Communauté, pour un coût de 500 000€, et où l’État et la Région renégocient le contrat de plan Etat Région, le fameux CPER.

Ce collectif est composé pour l’heure, mais il peut encore s’élargir : d’adhérents de l’APMR, de la CGT Cheminots, de la CGT Marins et de la CGT tout court, de Solidaires, du PCF, de la France Insoumise, du PS, d’Europe Ecologie Les Verts, de l’UDB, de Génération.S, de la Gauche Indépendantiste, d’Ensemble.

Et depuis 2 mois et demi, nous travaillons très bien ensemble.

Pour manifester notre rassemblement et notre désir de travailler ensemble, nous allons d’ailleurs lire ce texte, qui sera d’ailleurs résumé par Philip Plouzané en breton , à plusieurs voix.

Notre travail commun se concrétise aujourd’hui par une banderole commune, des autocollants communs, réalisés par nos camarades de l’APMR, une exposition sur l’histoire de la ligne Morlaix-Roscoff réalisés par nos camarades de la CGT Cheminots, et par une résolution à continuer le travail de mobilisation de la population sous diverse forme :

– Relance et actualisation de la pétition de l’APMR

– Travail de synthèse de nos arguments et revendications pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff afin d’être encore plus convaincants pour l’État, la région, les collectivités.

– Mise en réseau de nos élu.e.s et acteurs associatifs et syndicaux pour faboriser la relance de cette ligne Morlaix Roscoff.

Nous avons invité aujourd’hui la population du pays de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon, Roscoff, et tous les défenseurs du ferroviaire et des lignes ferroviaires de proximité, les élus et acteurs économiques du territoire à se mobiliser nombreux pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff

Merci en particulier à tous les élu.e.s qui ont fait le déplacement.

Dans un premier temps, après la prise de parole unitaire du Collectif, nous allons donner la parole à la maire de Roscoff, Odile Thubert Montagne, puis à Roger Héré, qui représentera Jean-Paul Vermot, en déplacement officiel en Allemagne pour l’anniversaire du Traité de l’Elysée à Wurselen, commune jumelée avec Morlaix et d’autres communes des environs de Morlaix , et qui le représentera en tant que vice-président Transports Mobilités de Morlaix Communauté.

Pour les autres prises de parole, d’élus, de militants associatifs et syndicaux, d’acteurs du territoire, de défenseurs du ferroviaire, nous vous proposons de nous retrouver au retour du défilé dans Roscoff si vous le voulez bien, vers 16h-16h15, à l’espace MATHURIN MEHEUT que nous avons réservé grâce à l’appui de la MUNICIPALITE DE ROSCOFF que nous remercions, et tout particulièrement Madame La Maire, Odile Thubert Montagne.

Merci à tous les bénévoles et militants qui ont œuvre pour ce rassemblement, en distribuant nos 10 000 flyers, et le préparant dans toutes ses composantes.

Merci à vous tous d’être présents.

Merci aux musiciens de la Fanfare Hej Da Ru et à Dominique et Joël Corre d’accompagner bénévolement en musique notre rassemblement, notre défilé et cette mobilisation pour y mettre de la joie et du dynamisme.

Réouvrir et moderniser la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, c’est l’intérêt du territoire et de ses habitants !

C’est un enjeu écologique, social, économique, d’aménagement du territoire important !

Nous en sommes convaincus et nous voulons en convaincre aussi bien un maximum de citoyens du territoire pour les rendre acteurs de cette bataille, que l’Etat, la SNCF, et la Région et tous les élus du territoire.

Pourquoi est-il nécessaire de relancer la ligne Morlaix-Roscoff ?

Tout d’abord, c’est le moment du volontarisme écologique pour faire face à la crise climatique

Nous vivons une période charnière en matière d’écologie et toute décision engageant l’aménagement du territoire ou des choix d’investissements sur l’avenir devrait en tenir compte.

Sur l’axe Morlaix Roscoff, on parle de plusieurs millions de voyages à l’année (5 millions), tout mode de transports confondus. Les transports représentent plus du quart des émissions carbonées et les stations balnéaires, desservies par la route seule, connaissent des problèmes d’embouteillage.

Sur Morlaix/Roscoff, à l’heure du réchauffement climatique et en raison de l’importance du trafic routier (9000 véhicules/jour en basse saison et 13 000 en été selon les données de 2015), pourquoi vouloir renoncer à cette voie ferrée et la supprimer, alors qu’elle nécessiterait quelques millions de travaux que l’on consent facilement pour la route ou pour subventionner des équipements qui ne profitent qu’au transport routier?

Pourquoi délaisser les lignes ferroviaires de proximité et de desserte du territoire alors qu’on est prêt à mettre des milliards d’euros pour gagner quelques minutes sur les LGV ou pour la LNOBPL (projet ferroviaire de liaisons nouvelles Ouest Bretagne – Pays de la Loire).

Nous en sommes convaincus : le train dans ce contexte de changement climatique devrait être l’épine dorsale des mobilités sur ce territoire en complémentarité des autres moyens de transport (bus, vélo…).

En raison de la crise écologique et climatique tout d’abord: les transports qui produisent le moins de CO2, les transports durables, ce sont les transports en commun, et d’abord les trains.

Or, la France a plus d’un train de retard dans l’investissement sur les mobilités ferroviaires: on y consacrait en 2021 : 45 euros par habitant, chiffre à comparer aux 103 euros par habitant en Italie, 124 euros par habitant en Allemagne, ou 271 euros par habitant en Autriche.

Sur 9000 km de voie ferrée, 1200 km sont en Bretagne, mais de nombreuses lignes sont en voie d’être abandonnées au profit du seul TGV ou des lignes les plus rentables.

3500 personnes vivent à Roscoff à l’année et 3500 y travaillent.

Cette ligne Morlaix-Roscoff a une vraie raison d’être.

D’autant qu’on voit que en Bretagne les trajets TER se sont beaucoup développés.

La ligne Morlaix Roscoff est unatout économique et un moyen de cohésion sociale

Au niveau économique, cette ligne ferroviaire est importante en raison du poids de l’enseignement supérieur à Roscoff, de la station biologique, de Perharidy et de la fondation Ildys, mais aussi des travailleurs et stagiaires de l’AFPA, du GRETA, des lycéens et étudiants qui pourraient se déplacer quotidiennement sur cette ligne, mais aussi du potentiel pour le fret ferroviaire.

Nous pensons que pour les transports du quotidien, pour les transports réguliers domicile-travail, ou plus occasionnels, le train et les lignes ferroviaires de proximité sont l’avenir.

Et le train est un transport d’avenir également en raison de la crise sociale, de l’inflation qui touche nos concitoyens, touchant notamment les carburants, le prix des voitures et des voitures d’occasion, mais aussi des inégalités devant la mobilité, qui touchent particulièrement les ruraux, les jeunes, les personnes âgées, les moins fortunés.

Un abonnement TER, pris en charge à 50 % par les employeurs, c’est beaucoup moins cher que de prendre sa voiture tous les jours en faisant le plein d’essence ou de gasoil. Et cette tendance ne va faire que se renforcer. 

Cette ligne Morlaix Roscoff a une valeur et ne représente pas simplement un coût

Cette ligne a été inaugurée le 10 juin 1883, à l’issue d’un chantier long de trois ans, construction du viaduc enjambant la Penzé comprise.

Jusqu’en 1971, les trains de voyageurs quittaient Morlaix et s’arrêtaient dans les haltes ou gares suivantes : Taulé, Taulé-Henvic, Henvic-Carantec, Plouénan-Kerlaudy, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff (et, une fois par an, à l’occasion des courses hippiques de, le train s’arrêtait en face de l’hippodrome saint-politain).

Vous le savez que trop bien, cette ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff est abandonnée depuis juin 2018 suite à un éboulement localisé sur la zone de Sainte-Sève.

Pour certains, cette pluie d’orage est tombée à pic puisque SNCF Réseau avait prévu dans le cadre d’une politique de délaissement des lignes secondaires de desserte du territoire au profit du plus rentable l’abandon de la ligne en janvier 2019 . D’ailleurs, rien n’a été fait pour réparer la voie endommagée à Sainte-Sève alors qu’on s’est précipité à renforcer les fondations du pont routier.

Avant 2018, l’attractivité de la ligne avait été minimisée par la réduction du nombre de trains et de la vitesse. Seule l’opération A fer et à flot avait permis de lui redonner une belle actualité en saison touristique.

Cet abandon n’est que la suite d’une chronique amorcée par l’épisode de gestion du réseau par Réseau ferré de France qui qualifiait les petites lignes de « sans avenir » et d’une époque où on substituait les besoins de maintenance de la voie par des limitations de vitesse justifiées par la sécurité, mais expliqués réellement par les défauts de maintenance, qui rendaient le transport ferroviaire plus lent et moins attractif.

Pourtant, on ne demande pas de refaire une infrastructure, elle existe depuis bien longtemps : il y a juste les rails, les traverses et le ballast à changer.

Concernant le pont de la Penzé, l’étude nous dira s’il faut réhabiliter le pont de la Penzé ou le refaire.

Une véritable réfection de la ligne Morlaix-Roscoff, pour un coût de plusieurs dizaines de millions d’euros (entre 40 et 50 millions probablement, en intégrant les gares, cela reste à déterminer par la nouvelle étude en fonction des scénarios), nous engagerait sur les 50 ans à venir.

En amortissement, cela représenterait 1 million d’euros par an, ce n’est vraiment pas insurmontable pour un financement croisé entre l’État, la SNCF, la région, voire les collectivités locales de référence.

La ligne Morlaix-Roscoff, ce n’est pas qu’un coût, c’est aussi une valeur. Cette ligne a une valeur patrimoniale, financière, touristique, économique, sociale.

Elle a coûté de l’argent, beaucoup d’argent, beaucoup d’efforts humains.

On ne peut pas laisser ce patrimoine se dégrader et être ruiné ou détruit sans réagir parce que l’État ne jouerait plus leur rôle d’aménageur du territoire et d’investissement dans les infrastructures, pour leur entretien et leur modernisation, parce qu’il ne se concentrerait plus que sur le développement des infrastructures dans les métropoles. La SNCF n’a plus d’argent pour investir mais l’État n’utilise pas à leur vraie destination les 10 milliards de taxes qu’il perçoit fléchés sur les infrastructures de transport, mais la SNCF a fait plus de 2 milliards de bénéfice cette année, avec son principal actionnaire, l’État.

La possibilité de développer une activité de fret ferroviaire

Les investissements sur la ligne Morlaix-Roscoff auront d’autant plus de sens économiquement et écologiquement s’ils incluent la possibilité d’une relance du fret ferroviaire.

Entre 1957 et 1981, des centaines de wagons, par jour, quittaient la gare de Saint-Pol-de-Léon pendant la saison des primeurs (choux-fleurs, artichauts et oignons) à destination des autres régions de France, mais aussi vers l’Allemagne. Saint-Pol-de-Léon était la première gare légumière de France, voire d’Europe. Dans les années 60-70, la ligne employait une centaine de personnes.

En janvier 1984, la suppression de l’annexe B ter est notifiée (il s’agissait de réductions de l’ordre de 15 à 20 % consenties aux clients fret dans le cadre général d’une politique de désenclavement de la Bretagne). En septembre 1990, la SNCF annonce la fin du trafic marchandises sur la ligne à partir du 28 janvier 1991 et laisse planer … une forte menace sur l’avenir du trafic voyageurs.

C’est le résultat et le lourd héritage des politiques d’abandon successives, laissant la part belle à la concurrence routière.

Pour nous, le port de Roscoff qui prétend à une dimension européenne, d’être intégré dans le réseau des Ports européens, doit s’accompagner d’une desserte ferroviaire. Il n’y a pas de port d’importance sans raccordement ferroviaire.

C’est facile à faire pour les Voyageurs allant ou sortant des ferrys en prévoyant un arrêt voyageurs au Bloscon, c’est concevable aussi pour les containers de marchandises.

La rénovation de cette voie ferrée permettrait ainsi également de ménager l’avenir en cas de renouveau du fret ferroviaire, renouveau que la Britanny Ferries envisage pour ses ports de Cherbourg et Bayonne, qui s’observe aussi sur le port de Brest.

Nous savons aussi SICA a une des plateformes de primeurs parmi les plus importantes d’Europe, et il serait absurde de se résigner à ce qu’elle ne soit que reliée par camion. Pour nous, il faut prévoir la possibilité d’un accès par le ferroviaire au port et à cette plateforme de la Sica.

L’enjeu est de taille, aujourd’hui, en raison du choix de la route, des réformes successives de la SNCF et du ferroviaire, seulement 1 % seulement du trafic marchandises se fait par voie de rail (contre 20 % dans les années 90), 4 % par les ports, 94 % par la route.

Pendant longtemps, c’est l’activité marchandises qui équilibrait les comptes de la SNCF et d’une ligne comme Morlaix-Roscoff.

Cette ligne rapportait d’ailleurs des centaines de milliers de francs de taxes aux collectivités chaque année. C’était loin de n’être qu’un coût, c’était aussi une manne (pour exemple, en 1989, 531 335 francs payés par la SNCF aux collectivités sur la ligne Morlaix Roscoff, à St Martin des Champs, Taulé, Ste Sève, Henvic, Plouénan, St Pol de Léon, Roscoff)

Un potentiel de trafic voyageurs important

L’étude socio-économique de 2018 a révélé un potentiel de 230 000 voyages annuels (quotidien, étudiants, occasionnels et touristiques). A cela s’ajoute que dans les grandes métropoles françaises 1/3 des habitants ne possèdent pas de voiture. Et ce phénomène risque de s’accentuer car il est prévu la fin de la vente des véhicules à carburant fossile d’ici 2040 voire avant pour favoriser l’achat de véhicules électriques. Véhicules électriques chers à l’acquisition et qui de surcroît ne résoudront pas la problématique des encombrements sur la route…

L’attractivité de la voie ferrée Morlaix Roscoff serait forte pour le trafic voyageurs avec la liaison avec la desserte TGV et l’attractivité du littoral léonard, surtout avec une augmentation de la vitesse du train à 80 ou 100 km pour mettre Roscoff à 20-25 mn de Morlaix.

Il faut aussi concevoir un usage omnibus de cette ligne Morlaix Roscoff avec des arrêts à Taulé, Plouénan, Henvic, Saint-Pol-de-Léon, afin de favoriser le transport quotidien des lycéens, des étudiants et scolaires, des jeunes et des personnes âgées, et aussi, c’est important des travailleurs.

On peut aussi imaginer des trains spéciaux orientés pour le tourisme en haute saison avec des arrêts nombreux, une plus faible allure privilégiant les points de vue.

Si ce territoire veut garder ses activités économiques et de services, notamment Saint-Pol-de-Léon et Roscoff, il est important de rétablir le fonctionnement de cette ligne ferroviaire. Cela donne une dimension supérieure à l’attractivité de ce territoire et donc une qualité d’accessibilité, argument majeur pour des territoires nationaux en concurrence.

Une réouverture de ligne ferroviaire bien conçue amènerait des nouveaux usages d’autant plus que Morlaix/Saint-Pol-de-Léon/Roscoff est touristique.

Il s’agit de concurrencer le temps de trajet par la route : par le train réhabilité à 22 mn-25 mn en tenant compte d’un arrêt supplémentaire au Port de Bloscon et envisager une exploitation économe en navette. Rien à voir avec l’exploitation précédente.

Le télétravail s’est développé en cette période de Covid.

Le tout télétravail a montré ses limites. Un panachage entre télétravail et présentiel est certainement la voie à suivre. On peut envisager que ce territoire soit particulièrement attirant pour de nombreux cadres ou employés et leurs familles, mais à condition que les liaisons avec le siège de l’entreprise situé à Paris ou dans les métropoles soient attractives.

Le train et la proximité d’une gare seront alors des éléments essentiels de leur choix. Nombreuses seront les résidences secondaires qui pourraient ainsi devenir à court et moyen terme, résidences principales. Il est donc impératif que les liaisons ferroviaires soient adaptées à cette nouvelle demande.

Tout comme le TGV a rapproché Morlaix de Paris en 3 heures, revitaliser la ligne ferroviaire Morlaix/Roscoff contribuerait à conserver l’arrêt TGV en gare de Morlaix tout aussi profitable pour les territoires du Léon et Morlaix Communauté.

C’est bien de soutenir la LGV Paris-Rennes-Brest mais quand les collectivités locales auront à la financer : il ne faut pas oublier les lignes de desserte de territoire, les lignes de proximité, les lignes dites secondaires qui alimentent aussi la fréquentation des TGV.

Il y a également un risque pour la gare de Morlaix d’avoir des suppressions d’arrêts de TGV s’il n’y a pas de raccordement ferroviaire au littoral et à Roscoff et aux communes du Léon.

Tout comme la ligne Guingamp-Paimpol rénovée récemment, la ligne Morlaix-Roscoff dessert une île, l’île de Batz.

Il est important de rappeler la fréquentation de la gare de Morlaix en 2021 700 000 passagers (chiffres SNCF), l’existence d’une navette électrique de la Gare vers le Centre-ville : la réhabilitation de la circulation voyageurs sur Morlaix/Roscoff entrerait dans cette dynamique qui ne demande qu’à se poursuivre pour rejoindre les objectifs de la SNCF d’accroître ses résultats.

Rétablir la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff c’est aussi permettre à des usagers du TGV ou du TER de ne pas simplement se garer en gare de Morlaix, mais aussi à Roscoff, St Pol de Léon, Taulé, etc.

Autre argument : rétablir une bonne desserte des communes de notre territoire, de leurs liens avec la métropole de Brest et autres métropoles, sans lesquels l’accès aux services de santé, d’éducation et administratifs seront insuffisants.

Les 8.5 milliards dégagés pour baisser les taxes sur les carburants laissent penser que dégager la moitié de cette somme pour les investissements ferroviaires supplémentaires n’est pas irréaliste. Actuellement, l’État n’utilise pas pour l’investissement dans les infrastructures ferroviaires la totalité des 10 milliards de taxes qu’il prélève pour ces infrastructures.

Et surtout bien souvent il privilégie l’investissement routier, comme les collectivités locales d’ailleurs, sur l’investissement ferroviaire.

Et dans les investissements ferroviaires, ou d’infrastructures de transports publics, on peut remarquer que les Métropoles sont bien mieux servies que le réseau des petites et moyennes villes qui participent pourtant de la cohérence territoriale.

C’est le cas en Bretagne où il ne faudrait pas que tous les investissements soient concentrés sur l’est métropolitain de la Bretagne, l’axe Rennes-Nantes, et le littoral sud. L’ouest de notre péninsule mérite aussi qu’on lui garantisse un avenir et des services et infrastructures de qualité pour la vie quotidienne des habitants et le dynamisme économique.

Merci encore à tous d’être présents et, après la traduction résumé de Philippe Plouzané en breton, place aux propos de Madame La Maire de Roscoff, et de Monsieur le Vice Président Transports-Mobilité de Morlaix Communauté, Roger Héré. 

Le programme après ces prises de parole, c’est de partir tout de suite dans les rues de Roscoff derrière la Banderole commune du collectif selon un trajet que nous avons étudié avec le Collectif et la Municipalité, connu par la gendarmerie, et de revenir ensuite vers 16h – 16h15 pour nous retrouver salle Mathurin Méheut pour une collation, un temps d’échange et et de prises de parole complémentaires, jusqu’à 7h-17h30.

Gilbert Phelep : « La justice sociale, je l’ai en moi depuis tout jeune » (Le Télégramme, 18 janvier 2023)

Photo de Gilbert Phelep – Le Télégramme, Marin du Coëdic

Gilbert Phelep : « La justice sociale, je l’ai en moi depuis tout jeune »

Publié par Hélène Caroff le 18 janvier 2023 

 

À bientôt 65 ans, Gilbert Phelep compte 46 ans de syndicalisme dont neuf en tant que responsable de l’union locale quimpéroise de la CGT. Engagé toujours, responsable de la section retraités, il sera dans les rangs de la manifestation, ce jeudi 19 janvier.

Quel est votre parcours ?

Je vais avoir 65 ans. Je suis retraité de France Télécoms, j’étais agent des lignes. J’y ai travaillé pendant 41 ans. Je suis permanent à la CGT de Quimper depuis 1992, j’ai été responsable de l’union locale pendant neuf ans et, désormais, je suis responsable de la section retraités.

De quand date votre engagement syndical ?

J’ai adhéré à la CGT à 19 ans. J’étais parti de Lanvéoc, avec un ticket de métro en poche, pour travailler à Paris. Le collègue CGT m’a directement demandé : « Le Breton, tu dors où ? ». Et quand il a vu, après quelques jours, que je ne mangeais plus à la cantine car je n’avais plus d’argent, il m’a prêté des sous. Cette aide, j’en suis encore ému. Ça m’a fait me syndiquer. J’avais envie d’aider, de travailler pour des personnes en difficulté.

Était-ce là vos premiers contacts avec le monde syndical ?

Non mais c’est ce qui m’a fait sauter le pas. La justice sociale, je l’ai en moi depuis tout petit. J’ai perdu mon père à 9 ans, ma mère nous a élevés seule, ma sœur et moi, je l’ai vue laver le linge des riches au lavoir. Maintenant, j’arrive à 65 ans et mon objectif est, toujours, de pouvoir aider. Je suis aussi bénévole au Secours populaire et à la Banque alimentaire de ma commune, et membre de Finistère Habitat. C’est un engagement de tout temps. Il y a tellement d’individualisme, aujourd’hui. Il n’y a que le collectif qui peut aider à changer les choses, en ces temps où il y a de l’argent pour certains, de la galère pour d’autres et des gens au milieu qui se disent qu’ils ne s’en sortent pas trop mal.

Quels sont les mouvements sociaux qui vous ont marqué ?

Il y en a plusieurs. Il y a eu 1995, une année très forte avec le plan Juppé.

Il y a eu 2006, contre le CPE et le CNE, où tout le monde était dans la rue, ensemble. Il y avait entre 8 000 et 10 000 personnes à Quimper, ça n’est pas rien. Il a eu aussi le 1er mai 2002, où plus de 10 000 personnes ont marché dans les rues de Quimper, en protestation contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle mais aussi en hommage aux personnes tuées au conseil municipal de Nanterre.

Que pensez-vous du mouvement du 19 janvier ?

Les jeunes ne se sentent pas concernés par la réforme des retraites, ils se disent qu’ils n’auront pas de retraite. Pourtant, ils le sont. Demain (jeudi, NDLR) il y aura du monde dans la rue pour défendre leurs droits, pas que des retraités ou futurs retraités. Il faut leur redonner confiance. Il y a eu plusieurs journées d’action en 1995, en 2006. On a mis Juppé par terre, on a mis Villepin par terre, on mettra Borne et Macron par terre. Rien n’est venu tout seul. Tous les acquis, les congés payés, les 35 heures, nous les avons obtenus grâce à l’action sociale et populaire. On peut inverser la tendance, on peut faire reculer le gouvernement.

Croyez-vous sincèrement que l’on peut inverser la tendance?

Oui. Demain, après-demain et dans les jours à venir.

 

 

Vote sur la base commune de discussion du Congrès du PCF les 27, 28, 29 janvier à voter pour choisir la « Base Commune » du 39ème congrès du PCF prévu en avril à Marseille

Brest, le 17 janvier 2023
                Cher-e camarade,
Les 7, 8 et 9 avril 2023 se tiendra le 39ème congrès du Parti communiste français à Marseille. Ce congrès national sera précédé par les congrès départementaux. Pour le Finistère le congrès  départemental, préparé déjà par deux Assemblées Générales départementales (13 novembre et 7 janvier), devrait se tenir le dimanche 26 mars à Pont de Buis les Quimerc’h, salle François Mitterrand. Les congrès des sections PCF du Finistère auront lieu aux environs des 4-5 mars, et 11-12 mars. D’ici là, les communistes sont appelés les 27, 28, 29 janvier à voter pour choisir la « Base Commune » qui servira de point de départ aux discussions, amendements, de Congrès. La « Base Commune » ce sera le texte, après ce vote, sur lequel les communistes seront appelés à débattre et qu’ils seront amenés à enrichir.
Un courrier est parti aux adhérents cotisants du PCF Finistère avec les journaux du Congrès présentant les textes soumis au vote des adhérents les 27, 28, 29 janvier.
Deux textes sont proposés au vote.
•    Le projet de base commune adopté par le Conseil National du PCF les 4 et 5 décembre :  « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux »
•    Un texte alternatif « Urgence de communisme » que des camarades, qui ne se retrouvent pas dans cette proposition de base commune, ont souhaité présenter à la réflexion et au vote des adhérent·es, comme le prévoient nos statuts
Les 27, 28 et 29 janvier prochains, il reviendra donc aux adhérent·es de choisir l’orientation sur laquelle elles et ils souhaitent travailler pour préparer leur congrès. Tu trouveras ici le livret du congrès https://assets.nationbuilder.com/pcf/pages/14411/attachments/original/1673277794/le-journal.pdf?1673277794 dans lequel figurent les deux textes soumis au vote ainsi que le bulletin de vote.
Nous espérons une forte participation de adhérents communistes finistériens à ce vote important pour commencer à fixer la feuille de route du Parti communiste pour les prochaines années.  Ne pourront voter que les adhérents « à jour de cotisation » mais il est possible de régulariser sa situation peu avant le vote ou même le jour même du vote.
Vous pourrez voter auprès de vos sections qui vont organiser des Assemblées Générales, des débats et des permanences et des points de vote pendant les 3 jours de vote : vendredi 27, samedi 28, dimanche 29 janvier jusqu’à 13h. Il est possible aussi de voter par correspondance à la fédération du PCF Finistère en envoyant en début de semaine ton vote à l’adresse suivante : PCF Finistère – 5 rue Henri Moreau – 29 200 BREST
Dans ce cas voici la marche à suivre :
1. Sur le bulletin cocher une case. 2. Glisser le bulletin dans une première enveloppe sans rien inscrire sur celle-ci. 3. Glisser cette première enveloppe dans une seconde enveloppe. 4. Si tu n’es pas à jour de tes cotisations de 2022/2023, n’oublie pas de glisser aussi ton chèque à l’ordre de l’ADF-PCF 29 dans cette seconde enveloppe. 5. Pour valider ton vote, il faut inscrire au dos de la seconde enveloppe : nom, prénom, le nom de la section et la signer.
De nombreuses AG de section et permanences de vote sont d’ores et déjà prévues:
– la section du pays de Quimper fait une AG avec vote le vendredi 27 janvier de 17h30 à 20h aux Halles St François
– une réunion des communistes du pays de Quimperlé le 19 janvier à 17h. Nouvelle réunion pour discuter des propositions de base commune du Congrès le 26 janvier à Mellac. Vote le samedi 28 janvier au Coat Kaer salle Isole de 15h à 18h
– une AG des communistes de Douarnenez le mercredi 25 janvier
– la section PCF de Rosporden se réunira le Jeudi 26 janvier à 18h pour échanger sur les textes. Le vote sur la base commune de discussion sera organisé le samedi 28 janvier de 16h à 18h.
– une AG à Brest pour la section PCF de Brest le jeudi 19 janvier et une AG de la section de Quimperlé le jeudi 19 janvier
– une AG vendredi 20 janvier, 17h30-20h, au local du PCF Pays Bigouden, et permanence de vote le samedi 28 janvier de 9h à 11h
– une AG à Morlaix pour la section PCF de Morlaix-Roscoff le vendredi 27 janvier à 18h avec vote et des permanences de vote les samedi 28 janvier 2023 de 10h30 à 12h et le dimanche 29 janvier de 10h30 à 12h au local du PCF Morlaix 2 petite rue de Callac
– un vote pour la section de Lanmeur le vendredi 27 janvier l’après-midi
– la section de Lanmeur prévoit d’organiser le vote le vendredi 27 janvier, après-midi
– une AG à Carhaix salle Paul Simon pour la section PCF de Carhaix-Huelgoat le samedi 28 janvier à 10h
– une AG de section pour la section de Crozon le 28 janvier à partir de 9h30
– Vote le samedi 28 janvier de 10h à 12h30 à la section PCF du Relecq Kerhuon
D’autres réunions de section et permanences de vote sont en cours de préparation et de finalisation.
Vous avez aussi la possibilité de donner procuration à un camarade pour voter en votre nom. Il faut que cette procuration soit clairement établie. Par contre, par décision nationale, nous ne pourrons accepter de votes par mail ou par téléphone. Les résultats des votes dans les sections et en fédération seront compilés à 13h le dimanche 29 janvier et transmis dans l’après-midi.
                Fraternellement,
        Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la fédération PCF Finistère

2ème réunion du collectif Retraites du Pays de Morlaix au local du PCF Morlaix le jeudi 18 janvier

2e réunion du collectif Retraites du pays de Morlaix à la veille d’une mobilisation qui s’annonce extrêmement forte et puissante, avec des taux de grévistes très importants dans de nombreux secteurs d’activité – privé et public – et pour préparer une réunion publique sur et contre cette réforme des retraites qui prévoit de nous faire travailler deux à trois ans de plus le mercredi 8 février -mercredi 18 janvier au local du PCF Morlaix, après notre précédente réunion le 3 janvier 2023. De très bons échanges et une détermination commune à travailler ensemble pour faire échec au nouveau projet de régression de Macron et Borne. Tous à la manif intersyndicale demain à 11h place des otages! Étaient présents à cette réunion des représentants de la France Insoumise, de Ensemble, du NPA, de Génération.S, du PS, de la Gauche indépendantiste, du PCF, de la CGT et de Solidaires, du Mouvement National Chômeurs et Solidaires (MNCP – Comité de Chômeurs) tandis que l’UDB et EELV étaient excusés. Nous avons prévu de réaliser des flyers communs à destination de la jeunesse et de tous les publics qui seront distribués à partir des 28 et 29 janvier, avec une conférence de presse commune de nos mouvements de gauche, progressistes, écologistes et régionalistes, et des militants associatifs et syndicaux qui composent le collectif le mercredi 1er février, une semaine avant la Réunion Publique. Un communiqué commun sera envoyé dès aujourd’hui.

 

INVITATION À UNE CONFÉRENCE-DÉBAT « LES ENJEUX DE LA GUERRE EN UKRAINE » AVEC PATRICK LE HYARIC VENDREDI 20 JANVIER 18 H HALLES SAINT- FRANÇOIS QUIMPER

INVITATION À UNE CONFÉRENCE-DÉBAT

« LES ENJEUX DE LA GUERRE EN UKRAINE »

AVEC PATRICK LE HYARIC

VENDREDI 20 JANVIER 18 H

HALLES SAINT- FRANÇOIS QUIMPER

Dans le cadre du cycle des « conférences de Quimper rouge, Prezegennou Kemper ruz« , la section du Pays de Quimper du PCF, vous invite à une conférence-débat portant sur “Les enjeux de la guerre en Ukraine” vendredi 20 janvier à 18h aux Halles Saint – François à Quimper (1er étage, entrée par la rue Astor)

Elle sera introduite par Patrick Le Hyaric, journaliste, ancien directeur du journal « L’Humanité », qui a siégé au Parlement européen et a été vice – président du groupe de la Gauche Unitaire Européenne et Verte Nordique de 2009 à 2019.

Cette conférence – débat est ouverte à toutes et tous et permettra d’échanger sur les causes et les issues de cette guerre impitoyable déclenchée par l’agression de Poutine contre l’Ukraine.

L’escalade guerrière qui se déroule depuis 10 mois met notre planète au bord du précipice et peut mener à un 3ème conflit mondial.

Comment stopper cet engrenage meurtrier  et mettre fin aux souffrances des populations?

Comment faire prévaloir la paix et la sécurité, la solidarité et la fraternité, la justice, le droit des peuples à disposer d’eux–mêmes ?

Comment construire une sécurité humaine mondiale ?

Autant de questions qui seront au cœur de cette soirée à l’issue de laquelle Patrick Le Hyaric signera son livre :

« Les raisons de la guerre en Ukraine, pour une sécurité humaine globale »

Entrée libre

Contact : pcf.quimper@orange.fr

06 32 25 69 61

Décès de notre camarade Christian Carduner, élu communiste à Scaër, ancien secrétaire de la section PCF de Scaër et syndicaliste CGT à la Poste

Nous avons eu la douleur d’apprendre dimanche après-midi le décès brutal à 69 ans de notre camarade Christian Carduner, élu communiste à Scaër, pendant des années secrétaire de section PCF à Scaër.
Christian Carduner a été aussi adhérent et militant de la section PCF de Quimper, à l’époque où il travaillait au centre de tri de Quimper, et également militant communiste à Kernével.
Christian travaillait à la Poste et a été responsable syndical CGT (dirigeant du syndicat départemental de la CGT PTT Finistère sud, puis il devint responsable CGT des activités postales et des télécommunications avant de devenir secrétaire régional)
Depuis 2020, il était élu d’opposition à Scaër, lui qui avait été tête de liste de la liste de gauche « Scaër. Osons et bâtissons ensemble » aux municipales à Scaër en 2020, et qui travaillait sans relâche pour les intérêts de la population et des services publics dans l’opposition, notamment encore en animant une pétition contre la désertification médicale, en luttant contre la dissolution du SIVOM.
Christian Carduner était respecté de tous pour son sérieux, sa détermination, son implication dans le travail.
Nous nous associons à la peine de sa famille, de ses amis, camarades et de nos concitoyens de Scaër et la fédération du PCF Finistère rend hommage aux années d’engagement pour le bien public et nos idées de justice sociale de notre camarade Christian dont le décès nous plonge dans la tristesse.
Christian a participé également régulièrement aux Conseils départementaux du PCF Finistère où il représentait sa section et aux AG fédérales. Récemment encore, pour les élections présidentielles, il participait à l’appel des Postiers pour soutenir la campagne de Fabien Roussel.
Christian recevra un dernier hommage au centre funéraire de Scaër à 14H30 vendredi 20 janvier.
Voici l’article paru dans Le Télégramme dimanche soir:
Tête de liste aux municipales de 2020, l’élu d’opposition Christian Carduner est décédé ce dimanche 15 janvier 2023.
Christian Carduner, qui fut tête de liste aux élections municipales de 2020, à Scaër, est décédé brutalement ce dimanche 15 janvier 2023, à l’âge de 69 ans.
Marié et père de famille, il s’était présenté comme tête de la liste « Scaër, osons et bâtissons ensemble » en 2020. Depuis lors, il siégeait dans l’opposition où il était actif sur de nombreux dossiers. Retraité de la Poste depuis 2011, il avait été affecté à Paris au début de sa carrière jusqu’en 1981, où il fut affecté au centre de tri postal de Quimper.
Un homme « très loyal »
Habitant à l’époque à Kernével, il y avait exercé un mandat municipal. Il avait ensuite dirigé le syndicat départemental CGT des PTT du Finistère-Sud, puis il devint responsable CGT des activités postales et des télécommunications avant de devenir secrétaire régional.
Le maire de Scaër a salué un homme « très loyal avec qui je m’entendais très bien, qui assumait très bien son rôle de conseiller municipal et qui était toujours assidu aux commissions ».
La cérémonie d’hommage pour les obsèques de Christian Carduner auront lieu vendredi au centre funéraire de Scaër à 14h30.
Fraternellement,
Ismaël Dupont

 

Le Parti communiste et la mairie de Scaër rendent hommage à Christian Carduner Réservé aux abonnés

 

Christian Carduner.

Publié le 17 janvier 2023 – Le Télégramme

 

Christian Carduner, conseiller municipal de Scaër, est décédé à l’âge de 69 ans. (Photo archives Le Télégramme)

À la suite du décès brutal de Christian Carduner, conseiller municipal, la section locale du Parti communiste français (PCF) a fait parvenir un communiqué : « C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès brutal et prématuré de notre camarade et ami Christian. C’était un homme engagé, d’abord à la CGT puis élu et militant au PCF. Il ne ménageait pas son temps et a donné une bonne partie de sa vie à la défense de ses collègues et de ses concitoyens dans les villes où le conduisait son emploi dans les PTT. Revenu à Scaër pour sa retraite, il a rejoint la section locale du PCF où il a pris rapidement des responsabilités en tant que secrétaire de section et, ensuite, lors des élections municipales de 2020 en conduisant la liste de Gauche « Osons et bâtissons ensemble ». Élu d’opposition actif, aucun dossier ne l’a laissé indifférent. Il a toujours été soucieux du bien-être de la population et de l’essor de la commune de Scaër. Nos pensées vont à son épouse Elisabeth et à ses enfants et petits-enfants ».

La mairie a également fait part de son émotion : « Le maire et son équipe municipale saluent son implication sur de nombreux dossiers et adressent leurs plus sincères condoléances à sa famille, ses proches ainsi qu’à ses colistiers. Une minute de silence en son hommage sera organisée lors du prochain conseil municipal du 25 janvier ».

Faisons du 19 janvier une première mobilisation de masse  contre le projet de réforme des retraites – Section PCF de Brest, 13 janvier 2023

 

Faisons du 19 janvier une première mobilisation de masse  contre le projet de réforme des retraites .

 Alors que les difficultés de la vie quotidienne s’aggravent pour le plus grand nombre, Macron et son gouvernement s’acharnent à vouloir imposer le recul de l’âge des retraites, et du même coup la baisse de la plupart des pensions .

Le gouvernement vient de confirmer son projet brutal de recul de l’âge de départ en retraite à 64 ans avec un allongement de la durée de cotisation à 43 ans.Ce sont les ouvrier·es, les employé·es, celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, qui exercent des métiers pénibles les plus précaires, les femmes, les jeunes qui seront les plus touché·es. Et ce sont les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, qui sont frontalement attaquées.
C’est inacceptable à l’heure où il y a 6 millions de privé·es d’emploi et d’immenses besoins de production et de services, publics comme privés. La voie du progrès, c’est la création d’emplois, l’augmentation des salaires, la formation alors que le système est aujourd’hui miné par la finance, le coût du capital et la précarité.

Pour obtenir le retrait  de la réforme des retraites, portée par le Gouvernement, la section du Pays de Brest appelle à défendre ensemble le système de retraites par répartition.  Dès maintenant nous appelons toutes et tous à faire de la journée du 19 janvier décidée par les organisations syndicales unies une première mobilisation de masse par la grève et la manifestation à 10h30 place de la Liberté à Brest

 Aujourd’hui, l’écart de pension entre les hommes et les femmes en France est de 42%. Les femmes gagnent moins avant tout parce qu’elles sont plus souvent à temps partiel, qu’elles ont moins de progression de carrière, qu’elles n’accèdent pas aux postes qualifiés, qu’elles restent dans des secteurs et des emplois moins valorisés et moins bien payés… Au final ça se répercute évidemment sur les retraites. Cette réforme avec la décote va aggraver les choses.

On va faire travailler les gens plus longtemps, tout le monde ne pourra pas le faire. Et comme ils cotiseront moins longtemps, ils auront des pensions plus petites. Il y a 30% des travailleurs pauvres qui meurent avant 64 ans, donc ceux-là n’auront pas de retraite !

Un front syndical uni et déterminé est constitué pour mettre en échec cette réforme détestable. Le Parti communiste français, avec les autres forces de gauche et écologistes, les forces sociales et citoyennes, appelle à la plus large mobilisation.

Une bonne retraite pour toutes et tous, c’est possible le PCF propose une réforme pour un droit à la retraite à 60 ans avec une pension à taux plein garantie pour une carrière complète, allant de 18 à 60 ans, avec prise en charge des cotisations pour les périodes de non travail (chômage, formation, études supérieures, congé parental, maladie, invalidité…).
Un projet alternatif plus juste qui tient compte de la pénibilité , des carrières longues et qui est financé :

En faisant cotiser les revenus financiers des entreprises.
 –En pesant sur le comportement des entreprises en modulant les cotisations patronales pour favoriser les salaires.
En imposant l’égalité salariale et en augmentant les salaires plutôt que verser des primes.
En donnant de nouveaux pouvoirs aux salarié·es dans les entreprises pour imposer une priorité aux salaires et à l’emploi.

Comme le disait le père de la sécurité sociale le syndicaliste et ministre communiste Ambroise Croizat la retraite « ne doit pas être l’antichambre de la mort« 

 

2eme journée régionale du PCF sur les mobilités et le ferroviaire en Bretagne à Rennes, Samedi 14 janvier

2eme journée régionale du PCF sur les mobilités et le ferroviaire en Bretagne à Rennes, Samedi 14 janvier, à la maison des associations.

Au carrefour des luttes pour le développement du ferroviaire et des mobilités.

Nos camarades finistériens, Gladys Grelaud, conseillère régionale, Christian Beaumanoir et Gilbert Sinquin, étaient à l’organisation. Jacques Rannou, maire de la commune associée de Kernevel, cheminot et syndicaliste, est intervenu. Plusieurs camarades de la fédération du PCF Finistère – Ismaël Dupont, Maxime Paul, et des camarades de la CGT (le président du conseil de développement de Brest métropole Guy Jourden) et de la CGT Cheminots de Morlaix étaient également associés à cette journée de travail sur les besoins ferroviaires bretons, suite de la journée de Morlaix du 8 octobre qui avait réuni 70 personnes à l’Agora Café. Des militants de plusieurs collectifs bretons pour le développement du ferroviaire et des lignes ferroviaires (Auray-Quiberon, Morlaix-Roscoff, Rennes-Fougères) étaient présents, ainsi que le MLNE.

Merci à la fédération d’Ille-et-Vilaine du PCF et à son secrétaire départemental Aurélien Guillot pour leur accueil. Et à tous les intervenants et participants de ces échanges très riches et informés.

Au programme des prochaines semaines:

  • Le rassemblement pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff le samedi 21 janvier à 14h30
  • L’établissement d’un tract régional du PCF sur nos propositions pour les ferroviaires et les mobilités en Bretagne
  • L’organisation d’un rassemblement revendicatif unitaire pour la relance du ferroviaire en Bretagne au printemps.

 

Programme

rencontre régionale sur les mobilités

Samedi 14 janvier 2023 – Maison des associations

6 Cours des Alliés 35000 Rennes

11h45 : Accueil des participants et mot d’accueil

12h00 : Première table ronde : point d’étape sur les évolutions des dossiers lignes fines

Fougères-Rennes, Roscoff-Morlaix, Quimper-Brest, Quiberon-Auray-Saint Brieuc…

13h00 – 14:00 : Pause casse croûte

14H15 – 15h20 : Deuxième table ronde : l’enjeu du fret en Bretagne

Intervention d’Alexandre Boyer, cheminot CGT intervenu dans la lutte pour le Perpignan Rungis et Jacques Rannou, Maire Délégué de Kernevel

Partie historique sur la part du fret, son modèle économique, apparition de Geodis, enjeu climatique actuel…

Exemple du Perpignan-Rungis

Un atterrissage breton du fret en lien avec les ports, les activités économiques, l’ouverture vers la Normandie et le sud de l’Europe.

15H30 -17h00: Troisième table ronde : En Ille-et-Vilaine, des enjeux qui concernent toutes les Bretonnes et tous les Bretons

Intervention Yannick Nadesan, président du groupe communiste de Rennes Métropole, Jérôme Joannic, cheminot cellule PCF Rennes

Le nœud ferroviaire rennais, un enjeu de fluidification pour l’ouest breton

Rennes métropole : Zone à Faible émission d’ici 2024

Les lignes fines d’Ille-et-Vilaine

17h00 : Clôture.

 

Réforme des retraites : face à la brutalité du projet Macron / Borne,  une riposte large et déterminée s’impose – PCF pays de Quimperlé – 13 janvier 2023

 

Réforme des retraites : face à la brutalité du projet Macron / Borne,  une riposte large et déterminée s’impose.

PCF pays de Quimperlé – 13 janvier 2023

Alors qu’une très forte majorité, sondage après sondage, s’oppose à un recul de l’âge légal de départ à la retraite, alors que plus d’un·e salarié·e sur deux n’est déjà plus en activité entre 55 et 64 ans, alors que notre société, le monde du travail et la jeunesse ont tant besoin d’une réforme pour une bonne retraite pour répondre aux défis de la période actuelle et des prochaines décennies, Emmanuel Macron et le gouvernement ont décidé, plus encore qu’un passage en force, d’une fin de non recevoir vis-à-vis des besoins humains et sociaux, veulent en finir avec ce qui est consubstantiel à notre façon de concevoir une société solidaire.

Les efforts de communication, les mensonges aussi, ne peuvent cacher qu’Elisabeth Borne propose un basculement dont le pays ne veut pas. Avec cette réforme, Macron et l’exécutif, soutenus par les Républicains, s’adressent prioritairement au grand capital, aux instances européennes et aux marchés financiers. Moins de dépenses sociales en travaillant plus longtemps pour des pensions plus réduites encore pour l’immense majorité des retraités. Ce sont les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, qui sont frontalement attaquées. Il s’agit d’une entreprise de démantèlement de notre système de sécurité sociale, de l’esprit de solidarité.

Ils veulent faire travailler plus longtemps les mêmes, alors qu’il y a 6 millions de privé·es d’emploi et d’immenses besoins de production et de services, publics comme privés. La voie du progrès, ce sont la création d’emploi, l’augmentation des salaires, la formation – base fondamentale de consolidation du système. Il est aujourd’hui miné par la finance, le coût du capital et la précarité.

On peut, au contraire d’Emmanuel Macron et Elisabeth Borne, emmener les entreprises et le pays vers un chemin de progrès en rompant avec la finance pour sortir notre pays de la crise et répondre aux besoins de développement humain !

Un front syndical uni et déterminé est constitué pour s’opposer et mettre en échec cette réforme détestable.

Le Parti communiste français, avec les autres partis de gauche et écologistes, les forces sociales et citoyennes, appelle à la plus large mobilisation, à la riposte la plus forte et rassembleuse. Une réforme pour une bonne retraite, comme nous la proposons, c’est possible, nécessaire et efficace Le financement est la question décisive. Nous formulons des propositions de financement précises, crédibles et les mettons à la disposition : création d’une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et augmentation des cotisations en modulant les cotisations à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires, les dépenses de formation.

Nous  allons démultiplier les échanges et animer l’indispensable débat sur un nouvel âge de progrès social pour les retraites, pour une autre conception du travail, de la répartition des richesses, des critères de gestion des entreprises, pour  sécuriser l’emploi et les parcours professionnels, de la fin du lycée à la retraite avec un âge légal de départ à 60 ans, en tenant compte dans les annuités des périodes de formation.

Nous proposons la création de Quimperlé à Concarneau d’un Collectif unitaire pour ensemble, rassemblés mener la bataille contre cette réforme abjecte

Comme nous avons pu le faire et le réussir en 2005 sur le traité constitutionnel européen, notre peuple dispose de ressources considérables pour décider de ce que doit être l’avenir.

Et pour commencer nous nous retrouverons jeudi 19, à Quimperlé place du Coat Kaer à 10h30, pour une première manifestation

La fédération du Parti communiste finistérien se mobilise contre la réforme des retraites ( Le Télégramme, 11 janvier 2023)

Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération du Finistère du Parti communiste français

La fédération du Parti communiste français du Finistère tenait sa première assemblée générale de l‘année 2023 ce samedi 7 janvier 2023, à la Maison pour tous de Quimerc’h, à Pont-de-Buis. Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération, fait le point sur les échanges de la journée.

Que représente aujourd’hui la fédération du Finistère du Parti communiste ?

Nous avons aujourd’hui 850 adhérents sur le département, ils se répartissent dans les seize sections du Finistère. Châteaulin est l’une d’elles, elle travaille régulièrement avec celle de Crozon.

Une cinquantaine de personnes étaient réunies samedi à Quimerc’h, quel était le but de cette assemblée générale ?

C’était la deuxième réunion de préparation du 39e congrès du Parti communiste français, qui se déroulera du 7 au 9 avril à Marseille. Il s’agissait de revenir, dans le détail, sur la proposition de base commune du congrès national ayant pour thème « Une ambition commune pour de nouveaux jours heureux ».

Comment était organisée cette journée ?

Les participants, réunis en quatre ateliers, ont étudié les chapitres de la motion. Le premier a travaillé sur les années d’action (2018-2023) au service de la transformation du pays, le second sur la France face à une crise de régime, le troisième sur le pays devant un défi de civilisation, et le quatrième sur la stratégie d’action pour le rassemblement majoritaire. Une restitution a ensuite été présentée par un représentant de chaque atelier, avant un débat général entre les participants. Les échanges ont été riches, ils ont abordé les nombreux sujets d’actualité.

Quels sont vos prochains rendez-vous ?

Avant le congrès national de Marseille auquel participeront plusieurs représentants Finistériens, il y aura notre congrès départemental, le 26 mars à la Maison pour tous de Quimerc’h, lieu choisi pour sa position centrale dans le département. Il y aura également la mobilisation contre la réforme des retraites : un collectif a été créé, une pétition nationale circule et des réunions unitaires vont être organisées.

PCF – Soutien à la mobilisation du 19 janvier avec les syndicats et les salariés contre la réforme des retraites Macron

 

Congrès du PCF : les propositions de base commune proposées au vote des adhérents les 27, 28, 29 janvier

Les 27, 28 et 29 janvier (jusqu’à 13h) se déroulera le vote pour le choix de la base commune pour le 39e Congrès du PCF.

Le site internet du Congrès https://congres2023.pcf.fr contient toutes les informations concernant cette étape de notre Congrès.

Suite à la validation par la commission de transparence des débats, tu trouveras sur ce site et ci-après les textes soumis au vote des communistes dans le cadre du 39e Congrès du PCF en cliquant sur les liens suivants👇

Le projet de base commune adopté par le Conseil national :
🔗 « L’ambition communiste pour de nouveaux «Jours heureux». »

Le texte alternatif :
🔗 « Urgence de Communisme. Ensemble pour des victoires populaires. »

Tu retrouveras également le journal du Congrès réalisé en partenariat avec la Marseillaise et le bulletin de vote. Le journal rassemble toutes les informations concernant le processus du Congrès ainsi que les textes et le bulletin de vote.

Dans les jours à venir, tu pourras récupérer auprès de ta section ou de ta fédération un exemplaire papier du Journal.

Agenda

27, 28 & 29 janvier : Vote des communistes pour le choix de la base commune

4 & 5 février : adoption du projet de modification
des statuts par le Conseil National

4, 5 et 11, 12 mars : Congrès de section

18, 19 et 25, 26 mars : Congrès des fédérations

7, 8, 9 et 10 avril : Congrès national

 

« Le PC est plus visible depuis quatre ans » – Interview d’Ismaël Dupont par Anaëlle Berre, Ouest-France, pages Finistère, 9 janvier 2022

Ouest-France, lundi 9 janvier – interview de Anaëlle Berre à l’occasion de l’assemblée générale de rentrée du PCF Finistère pour préparer le 39e congrès du Parti communiste. C’était le samedi 7 janvier 2023 à Pont-de-Buis, MPT de Quimerc’h

AG du PCF Finistère à la MPT de Quimerc’h ce samedi 7 janvier 2023 (Photos Daniel Laporte et Ismaël Dupont)

AG du PCF Finistère à la MPT de Quimerc’h ce samedi 7 janvier 2023

50 camarades de tout le département ont participé au travail d’analyse et aux débats sur la proposition de base commune du CN pour le 39e congrès du PCF, « Une ambition communiste pour de nouveaux jours heureux », en ateliers participatifs d’abord, sur différents chapitres du texte, puis en restitutions et en débat de plénière où nous avons aussi abordé le texte alternatif à celui majoritaire au CN cosigné par un certain nombre de camarades « Urgence de communisme » et les principaux points de clivage ou de désaccords entre les deux, notamment sur la stratégie.

Dans le premier groupe de travail, Pierre-Yves Thomas avait introduit les échanges sur le Préambule de « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux », le chapitre I (2018-2023: Des années d’action au service de la transformation du pays) et le chapitre VII (Poursuivre le redéploiement du PCF). Gilles Dusautiez avait fait la restitution avec lui.

Dominique Gontier, dans un travail préparatoire avec Jeannine Daniel, avait  introduit le deuxième atelier le chapitre III ( La France face à une crise de régime). C’est Isabelle qui a fait la restitution.

Roger Héré avait introduit sur le troisième atelier le chapitre II (Devant un défi de civilisation) et le chapitre IV (L’actualité brûlante du projet communiste). Il a fait la restitution avec Yvan Le Gall.

Enfin, Claude Bellec avec introduit sur la quatrième ruche le chapitre VI sur la stratégie (Agir pour le rassemblement majoritaire de notre peuple). Elle a fait la restitution avec Mickael.

Entre 12h25 et 13h, un débat général s’est engagé.

Des débats riches, profonds et fraternels, avant un repas délicieux pris en commun, et à 15h, un magnifique spectacle du Théâtre de la Corniche sur la Commune de Paris, « Les mauvais jours finiront », avec les comédiens, chanteurs et musiciens Claude Bonnard (Jean-Baptiste Clément), Antoine Asnar, Patrice Langlois.

C’était la deuxième AG de préparation du Congrès après celle du 12 novembre 2022 à la MPT de Quimerc’h, avec Igor Zamichéi, consacrée surtout aux aspects de fonctionnement et d’activité de la fédération et des sections:

Photos et compte rendu de l’AG du PCF Finistère – 12 novembre 2022 à la MPT de Quimerc’h

Le Congrès Départemental aura lieu à la fin mars, préparé par des prochains Conseils Départementaux et des commissions du Congrès, et le Congrès National – 39e Congrès – à Marseille les 7, 8, 9, 10 avril tandis que le vote des adhérents sur la Base commune de discussion du Congrès aura lieu dans les sections (ou par correspondance à la fédération) les vendredi 27, samedi 28, dimanche 29 janvier jusqu’à 13h, après l’envoi des livrets aux adhérents avec les différents textes le 17 janvier depuis la fédération.

Photos de Daniel Laporte et Ismaël Dupont

Il est désormais important que tous les communistes prennent connaissance de ce projet de base commune. https://congres2023.pcf.fr

Le Calendrier du 39e Congrès du Parti communiste français:

8 janvier 2023 •

Date limite de dépôt des textes
alternatifs

27, 28 & 29 janvier •

Vote des communistes pour le choix de la base
commune

4 & 5 février •

adoption du projet de modification
des statuts par le Conseil National

4, 5 et 11, 12 mars •

Congrès de section

18, 19 et 25, 26 mars •

Congrès des fédérations

7, 8, 9 et 10 avril à Marseille •

Congrès national

Un collectif unitaire contre la réforme des retraites de Macron en voie de formation dans le pays de Morlaix

Mobilisation pour nos retraites – Un collectif unitaire dans le pays de Morlaix pour faire échec au projet de réforme des Retraites d’Emmanuel Macron (report à 65 ans et allongement de la durée de cotisation).

Le 3 janvier 2023, plusieurs partis et mouvements de gauche – des représentants de la Gauche indépendantiste, de Génération.s, d’EELV, d’Ensemble, de FI, de Génération.s, du NPA, du PCF –  se sont réunis à l’invitation du PCF. L’UDB s’était excusée.

Ensemble, nous vous invitons toutes les forces politiques, syndicales, associatives qui le souhaitent à rejoindre notre collectif pour travailler à des contenus communs, s’adresser aux citoyens afin d’argumenter contre la réforme des retraites d’Emmanuel Macron.
Nous souhaitons proposer des initiatives communes pour mobiliser un maximum de personnes.
Il faut absolument empêcher que le gouvernement mette en place des dispositions qui entraîneraient un report du départ à la retraite, un allongement de la durée de cotisation, une nouvelle fragilisation des revenus des retraité.e.s, des droits des salarié.e.s, une nouvelle progression des inégalités face à la retraite, au travail et à la maladie, en excluant de s’attaquer aux vraies causes du financement insuffisant de notre système de retraite par répartition.
Pour Macron, il s’agit d’ouvrir sans vergogne la voie à l’instauration d’un système de retraite par capitalisation, négation absolue du principe fondateur de solidarité intergénérationnelle et pourvoyeur d’inégalités sans limite.
Une réunion publique est programmée le mercredi 8 février à 19h dans le pays de Morlaix, et une distribution de flyers en commun et une conférence de presse commune pour appeler à cette réunion publique qui ne sera qu’une étape de la mobilisation. Nous serons bien sûr également mobilisés au moment des journées d’action syndicales.et en en laissant l’initiative aux syndicats.
Nous invitons toutes les forces politiques, syndicales, associatives décidées à s’opposer à la réforme des retraites du président de la République et de son gouvernement à apporter leur contribution au collectif en cours de formation, à discuter de nos objectifs et moyens d’action lors d’une prochaine réunion visant l’élargissement de ce collectif Retraites du Pays de Morlaix encore au stade germinal.
Cette réunion est programmée le mercredi 18 janvier à 20h au local du PCF à Morlaix, 2 petite rue de Callac, derrière le Corto Maltese.
Les participants de la 1ère réunion de ce collectif Retraites en voie de formation:
Gauche indépendantiste, Génération.s, Europe écologie Les Verts, Ensemble, France Insoumise, Nouveau Parti anticapitaliste, Parti communiste français
***
A l’issue de la réunion du 3 janvier, nous avons constaté un certain nombre d’accords et de convergences qui nous permettent de mener la bataille ensemble:
– Accord sur la nécessité de bien informer la population, avec des données concrètes et parlantes.
– Accord sur le fait qu’une mobilisation sociale d’ampleur est nécessaire pour faire plier Macron et son gouvernement et qu’elle n’est pas acquise d’avance malgré le fait qu’une grande majorité de français est hostile à la réforme.
– Accord donc sur le fait que c’est aussi le rôle de nos organisations politiques d’aller au contact de la population qui reste à convaincre et sans la conviction de laquelle on ne pourra faire échec à la réforme.
– Accord sur les raisons de rejeter cette nouvelle contre-réforme de régression sociale qui ne s’attaque pas aux problèmes véritables de financement des retraites (les allègements de cotisation sociale, le manque de prélèvement des revenus du capital, le sous-emploi des seniors, les bas salaires et contrats précaires)
– Accord final des organisations présentes pour intégrer un collectif unitaire large et à élargir encore pour mobiliser afin de faire échec à la réforme des retraites d’Emmanuel Macron
– Accord sur le fait qu’une victoire politique de Macron sur les retraites serait un point d’appui pour casser encore d’autres conquêtes sociales dans le cadre d’un plan concerné, celui du libéralisme économique.
– Accord sur le fait de valoriser les apports sociaux du temps mis à disposition de la société par les retraités, et les inégalités actuelles devant la retraite (pensions moyennes/ âge de départ et durée de cotisation/ temps de retraite en vie et en bonne santé) entre les femmes et les hommes, les cadres et les ouvriers, les générations.
– Accord sur le fait que chaque organisation peut garder ses initiatives propres sur la Réforme des Retraites en fonction de ses propositions nationales, de sa stratégie, etc, ce qui n’exclut pas des actions et initiatives communes.

Vendredi 27 janvier à 20h30 au cinéma Eckmühl de Kerity – Penmarc’h- La très grande évasion – en présence du réalisateur Yannick Kergoat

Gérard Streiff invité des Mardis de l’éducation populaire du PCF Morlaix le mardi 24 janvier 2023 à 18h – le Communisme français, un dictionnaire amoureux

Gérard Streiff sera invité:

Le mardi 24 janvier 2023, pour le prochain Mardi de l’éducation populaire du PCF Morlaix

de 18h à 20h au local du PCF Morlaix (2 petite rue de Callac à Morlaix, derrière le Bar le Corto Maltese),

Conférence-débat suivie d’un apéritif convivial

Sur le Thème:

Le communisme français, un dictionnaire amoureux

Gérard Streiff après des études de droit et de Sciences Politiques à Strasbourg est devenu membre de la section internationale du PCF, correspondant de L’Humanité à Moscou de 1982 à 1986.

Il a été un proche collaborateur de Georges Marchais.

Aujourd’hui rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Communistes » et de la revue « Cause commune », il est l’auteur de nombreux romans, polars et romans historiques, et aussi d’excellents essais et biographies sur l’histoire du communisme français:

Comme:

L’Abécédaire amoureux du communisme (édition le Petit Pavé)

Le puzzle Kanapa (édition La Déviation)

Marivo, Marie-Claude Vaillant Couturier, une vie de résistance – édition Ampelos, préface de Charles Fiterman)

Marchais (édition Arcanes 17)

 

 

La fédération du PCF Finistère vous souhaite une très belle année 2023

Bloavezh mat d’an holl!

La Fédération du PCF Finistère vous souhaite une très belle année 2023 pour vous et vos proches, bonheur et santé, et une année de luttes utiles et victorieuses sur le plan collectif pour le progrès social et humain, l’humanité et la paix, l’extension des biens communs, la défense des services publics.

Soyons déterminés, mobilisés et unis pour défendre les conquêtes sociales et, si possible, en arracher de nouvelles, pour inviter un futur meilleur que celui que nous fabriquent les capitalistes et leurs alliés, pour faire échec au poison des idées racistes et xénophobes et du fascisme qui monte partout en Europe et dans le monde.

Travaillons dans la proximité avec nos concitoyens pour vaincre l’abattement et la résignation, montrer qu’il existe des possibilités de faire autrement, de produire et répartir autrement les richesses pour satisfaire les besoins humains et ménager les intérêts des générations futures et de la Planète!

Ensemble, travaillons à rendre la société et le monde plus humains, plus vivables, plus durables!

Nous vous donnons rendez-vous à l’Assemblée Générale des Communistes Finistériens le samedi 7 janvier à la MPT de Quimerc’h, au village de Quimerc’h, sur la commune de Pont-de-Buis les Quimerc’h. Un temps d’AG sur le 39e Congrès du PCF aura lieu le matin et l’après-midi, après un repas fraternel à 13h,

la fédération du PCF Finistère présentera ces voeux à 14h45 et vous invite à suivre: 

à partir de 15h 

Un spectacle musical et chanté du Théâtre de la Corniche sur la Commune de Paris, à l’occasion du 150e anniversaire de cette révolution sociale et politique et de son écrasement par les Versaillais lors de la Semaine sanglante:

Les Mauvais Jours Finiront – Chronique en chansons de la commune de Paris 

Contact: federation@29.pcf.fr / 06 20 90 10 52

PS: Précisons qu’il est parfaitement possible de venir au spectacle l’après-midi sans avoir pu venir à l’AG du matin, et au repas, et vice-versa.

 

La Guerre de Poutine en Ukraine – Patrick Le Hyaric nous en parle le vendredi 20 janvier de 18h à 20h à l’invitation de la section PCF Quimper

Les Conférences de Quimper Rouge

Prezegennou Kemper Ruz

 

INVITATION

LA GUERRE DE POUTINE EN UKRAINE

Pourquoi cette agression contre l’Ukraine? Quels en sont les enjeux? Comment agir pour arrêter cette guerre, faire la paix? Le rôle de la France, de l’Europe? Parlons-en ensemble.

LES CAMARADES DE LA SECTION PCF DE QUIMPER ONT LE PLAISIR DE VOUS INVITER A LA RÉUNION PUBLIQUE, CONFERENCE-DEBAT, QU’ILS ORGANISENT AVEC

PATRICK LE HYARIC

Journaliste, ancien directeur de « L’Humanité », Vice-président de la Gauche Européenne et Verte nordique au Parlement européen de 2009 à 2019

VENDREDI 20 JANVIER de 18h à 20h

HALLES SAINT-FRANCOIS A QUIMPER

Entrée RUE ASTOR

Les prochaines conférences de Quimper Rouge, Prezegennou Kemper ruz à venir AVEC:

Gérard Le Puill, journaliste, sur les questions environnementales, alimentaires et agricoles

Marie-Aline Lagadic, auteure avec sa fille Klervi du « Chant des sardinières »; elles évoqueront les luttes ouvrières dans les conserveries de poissons, dans le pays bigouden et en Cornouaille

Bernard Vasseur, philosophe, écrivain, qui questionnera la sortie du capitalisme, l’avenir du communisme

Contact: pcf.quimper@orange.fr

 

Conseil départemental du 15 décembre 2022 – Discours Isabelle Maugeais sur l’installation de distributeur de protection hygiènique dans les collèges

Monsieur le Président, Chers collègues,

Vous serez sans doute d’accord avec nous sur ce sujet, homme moderne que vous êtes: l’éveil des jeunes aux changements de leur corps, à la vie affective et à la sexualité, au consentement, au respect des uns et des autres, sont des éléments fondamentaux de leur développement en tant que futurs citoyennes et citoyens.

Cela tombe bien que l’on soit d’accord sur l’importance de ce sujet, puisqu’en tant que conseil départemental nous sommes en mesure de garantir des projets éducatifs sur ces sujets à tous les collégiennes et collégiens du Finistère.

Alors que l’inflation impacte lourdement le portefeuille des familles, des produits de première nécessité et d’hygiène demeurent néanmoins indispensables pour la santé, la dignité et le confort de toutes et tous. Les associations ne cessent d’alerter les pouvoirs publics: un nombre croissant de ménages rencontre des difficultés importantes pour assouvir ses besoins fondamentaux et doit être soutenu.

Alors parce que le Département est la collectivité des solidarités, la proposition que nous vous faisons dans ce Débat d’Orientations Budgétaires est pleinement du ressort du Département. En effet, cette proposition vise à répondre à des enjeux de dignité, de solidarité et de santé.

En France, 2 millions de femmes sont touchées par la précarité menstruelle. En effet, l’achat de protections menstruelles représente des dépenses importantes pour les familles, les femmes et les jeunes filles: en moyenne 150€ par an, parfois davantage encore. 3 800€ à l’échelle d’une vie. De plus, au sein de la sphère éducative, il existe parfois un manque de sensibilisation à la vie sexuelle et affective, qui génère une méconnaissance voire des tabous chez les plus jeunes.

Ces situations portent clairement atteinte à la dignité des femmes et des jeunes filles et peuvent générer des freins voire des obstacles à l’épanouissement et à l’insertion scolaire de certaines. Aussi, à cette situation de fragilité économique, s’ajoute le risque d’absentéisme scolaire. Car chaque année ce sont 130 000 jeunes filles qui ne vont pas en cours durant leurs règles.

L’année dernière, la ministre de l’Enseignement Supérieur annonçait la mise à disposition gratuite de protections hygiéniques pour toutes les étudiantes en France. Nous croyons qu’il s’agit d’une bonne avancée.

La semaine dernière, le président de la République annonçait la gratuité des préservatifs pour les jeunes français. Nous croyons aussi qu’il s’agit d’une réelle avancée pour la santé publique et la prévention chez nos jeunes.

Alors Monsieur le Président, à l’occasion de ce DOB et dans l’esprit de construction qui anime le groupe “Finistère et Solidaires”, nous proposons de déployer en 2023 un plan ambitieux visant à rétablir dignité et confort pour les jeunes filles, additionné à un accroissement de l’accompagnement des collégiens à l’éducation sexuelle et affective.

Concrètement, ce plan reposerait sur 3 mesures :

1/ Déployer dans chaque collège finistérien des distributeurs de protections hygiéniques et financer totalement leur fonctionnement. Cela contribuera à garantir dignité et autonomie aux collégiennes finistériennes, mais aussi à soutenir les familles qui font face à l’inflation. Cela contribuera également à sécuriser les collégiennes dont les parents sont séparés. Chaque collégienne doit pouvoir avoir accès gratuitement et librement à des protections hygiéniques. Librement, j’insiste là-dessus, parce qu’il est parfois difficile pour les élèves d’aller demander à l’infirmière de son établissement, c’est moins digne pour celles qui bien souvent préfèrent se procurer des protections de manière autonome, sans avoir à en parler.

Membres des Conseils d’administration des collèges de nos cantons, nous avons entendu à de nombreuses reprises les délégués de classe, filles ou garçons, solliciter la mise en place de ces distributeurs.  Le Département doit  répondre à cette demande des jeunes. Des entreprises bretonnes, finistériennes comme Marguerite et Compagnie Entreprise Ethique, Ecologique et Solidaire de Lesconil qui a mis le premier distributeur à Liffré dans un collège publique, qui peut permettre d’y répondre rapidement.

2/ Prévoir et animer des lieux et temps d’écoute et d’accompagnement pour réduire les tabous culturels sur les cycles menstruels.

3/ Garantir chaque année davantage de temps de dialogue et de sensibilisation à la vie sexuelle et affective pour les jeunes filles et jeunes garçons de notre Département. Le Finistère est riche des CSS (Centre de Santé Sexuelle) anciennement CPEF (centre de planification et d’éducation familiale) et d’associations qui accompagnent déjà ponctuellement les collèges sur l’éducation sexuelle et affective: il convient de généraliser leurs interventions et pérenniser leur action via des conventions.

Ces 3 mesures peuvent être mises en œuvre assez simplement et rapidement, leur coût peut être budgété dès le BP 2023.

Comme c’est écrit sur les distributeurs qui sont déjà en place dans les lycées et collèges d’autres départements : Changeons les règles!

Isabelle Maugeais

Conseil Départemental à Quimper le 15 décembre – Isabelle Maugeais, élue Finistère & Solidaires apparentée communiste dans le groupe Finistère et Solidaires, au côté de Julien Poupon, son binôme sur le canton de Pont-de-Buis.

Kemper Ruz- Quimper Rouge: la lettre des communistes du pays de Quimper et de leurs élus, novembre-décembre 2022

Assemblée Générale du PCF Finistère le samedi 7 janvier 2023 à la MPT de Quimerc’h (Pont-de-Buis les Quimerc’h): débat sur la proposition de base commune du Congrès, repas convivial et spectacle sur la Commune de Paris

A l’occasion du Conseil départemental du PCF Finistère le lundi 19 décembre, à la fédération à Brest, nous avons affiné le programme et l’organisation de la prochaine Assemblée Générale du PCF Finistère qui aura lieu le samedi 7 janvier à la MPT de Quimerc’h.
Accueil à partir de 9h15
Café de 9h15 à 9h30
9h30: Mot d’accueil, précisions sur l’organisation de la journée et de l’AG
10h-12h45: Débats sur la base commune de discussion du Congrès votée au CN du 4-5 décembre : « L’ambition communiste pour de nouveaux « Jours Heureux » et qui sera soumis au vote des adhérents fin janvier, les 27, 28, 29 janvier, ainsi que le ou les autres textes alternatifs.
10h-11h: « Ruches » en 4 groupes (les camarades devront s’inscrire dans un des groupes):
échanges / débats libres à 15-20 camarades introduits par un animateur de ruche qui va introduire un ou deux chapitres associés en présentant 10 idées forces de ce ou de ces chapitres prêtant à débat et à réflexion collective.
une prise de note sera faite et chaque groupe désignera un rapporteur qui présentera ensuite les idées exprimées dans le groupe portant sur la base commune à l’ensemble de l’assemblée.
Pierre-Yves Thomas introduira sur une des ruches le chapitre I (2018-2023: Des années d’action au service de la transformation du pays) et le chapitre VII (Poursuivre le redéploiement du PCF)
Roger Héré introduira sur la deuxième ruche le chapitre II (Devant un défi de civilisation) et le chapitre IV (L’actualité brûlante du projet communiste)
Jeannine Daniel introduira sur la troisième ruche le chapitre III ( La France face à une crise de régime) et le chapitre V (Ouvrir un nouvel horizon pour la France)
Claude Bellec introduira sur la quatrième ruche le chapitre VI sur la stratégie (Agir pour le rassemblement majoritaire de notre peuple)
11h15-12h45: « Rapports » ou compte rendus présentant ce qui s’est échangé dans chacune des « ruches » suivi d’un débat avec l’ensemble des participants. Chaque groupe désignera un rapporteur qui présentera ensuite les idées exprimées dans le groupe portant sur la base commune à l’ensemble de l’assemblée.
La presse sera invitée au cours des travaux de la matinée.
13h-14h30: Apéritif et repas chaud commandé à un traiteur.
15h-16h: Spectacle chanté sur la Commune de Paris – « Les mauvais jours finiront » par la troupe du Théâtre de la Corniche.
Inscriptions auprès de la fédération: federation@29.pcf.fr

Fabien Roussel le 5 décembre dans le pays de Morlaix et Roscoff – Un jour heureux (de plus) dans le Finistère

Un jour heureux (de plus) dans le Finistère

Le lundi 5 décembre avait lieu la sixième étape du Tour de France de Fabien Roussel dans le Finistère.

Posant le pied en Bretagne avec toute son équipe en fin de matinée après le Conseil ational du week-end, Fabien Roussel a d’abord été chaleureusement reçu en mairie de Morlaix par le maire et une dizaine d’élus de notre majorité d’union de la gauche qui compte 8 élus communistes et apparentés (+ de 50 dans le Finistère et plus de 20 dans le pays de Morlaix). L’occasion d’échanger sur l’impact de l’explosion des prix de l’énergie (gaz et électricité) pour nos collectivités et le financement de nos services publics locaux. À défaut de retour aux prix régulés, le dispositif de boucler tarifaire est beaucoup trop restrictif et contraint beaucoup de communes à des choix impossibles qui sacrifient les intérêts des populations déjà durement touchées par l’inflation et les inégalités. Nous sommes également revenus sur les raisons et les impacts de la mise en place de la gratuité totale des transports en commun sur les 26 communes de Morlaix-Communauté, transports scolaires compris, depuis septembre dernier, mesure préparée et mise en œuvre par un vice-président communiste aux Transports, Roger Héré. Autour d’un déjeuner gastronomique très convivial à la section du PCF de Morlai, Fabien Roussel a ensuite pu échanger très librement avec les secrétaires départementaux bretons, une cinquantaine de cadres et d’élus communistes des quatre départements bretons sur les enjeux politiques de la période pour le Parti communiste et les questions au cœur du prochain Congrès.

Puis nous avons rejoint dans l’après-midi la cité corsaire de Roscoff, au débouché de la baie de Morlaix, porte d’entrée des îles Britanniques et de l’Irlande, au cœur de la zone légumière du Léon, où, après la visite du port, nous avons rejoint l’ancienne gare et eu un débat très riche sur les Mobilités et Transports en Bretagne, s’inscrivant dans la bataille unitaire où le PCF prend toute sa place pour la nécessaire réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, à l’arrêt depuis 2018. Gérard Lahellec, sénateur et ancien vice-président Transports de la Région Bretagne, était présent aux côtés de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, instigatrice avec un petit collectif de communistes cheminots d’un travail régional considérable pour construire une version actualisée du projet ferroviaire communiste breton et mobiliser la population sur ces questions. Gladys Grelaud animait le débat avec Fabien Roussel, débat auquel ont participé la maire de Roscoff, la présidente de l’association pour la réouverture de la ligne Morlaix Roscoff, la présidente de la coordination ferroviaire bretonne, de nombreux cadres régionaux et départementaux de la CGT Cheminots, plusieurs élus du pays de Morlaix, et des responsables associatifs.

Sans conteste, le point d’orgue de cette journée enthousiasmante, qui nous a valu avant et après la journée une couverture médiatique sans précédent depuis des décennies dans la presse régionale (Ouest-France et Télégramme), très lue dans notre région, a été la réunion publique dans la belle salle du Roudour de Saint-Martin-des-Champs, commune limitrophe de Morlaix. Avec la présence de 300 personnes et de nombreux partenaires et personnalités d’autres formations politiques, comme l’ancienne ministre socialiste Marylise Lebranchu, la seule députée de gauche du Finistère – Mélanie Thomin, qui a fait tomber, avec l’appui des communistes, Richard Ferrand – le président du groupe d’union de la gauche au département (comptant 3 élu·e·s communistes et apparenté·e·s), les maires de Morlaix et de Saint-Martin-des-Champs, plusieurs dizaines d’élu·e·s communistes du Finistère et des Côtes-d’Armor, de nombreux représentants de la JC et de l’UEC, et de très nombreux camarades et sympathisants de tout le Finistère et de la Bretagne, principalement les Côtes-d’Armor voisines.

À des questions et témoignages sur la gauche, la santé, l’hôpital public, les personnes âgées, la langue bretonne, la précarité et l’angoisse de l’avenir de la jeunesse, l’accueil des réfugiés, l’énergie, la pauvreté et la réforme des retraites, la protection de l’enfance, le handicap, le transport ferroviaire, l’Europe, Fabien Roussel a pu répondre avec un mélange d’humilité, d’ouverture et d’écoute, de talent et d’humour. Le public, qui était loin d’être constitué seulement d’adhérents et de sympathisants, étant très largement conquis et heureux en sortant de la réunion publique, puis de l’Aperoussel qui l’a conclue en beauté.
Cette étape morlaisienne fut l’occasion pour le secrétaire national du Parti communiste de lancer en grand la campagne pour un référendum sur la réforme des retraites, mais aussi de présenter notre pétition nationale  unebonneretraite.fr  et de développer nos propositions de financement en la matière, en faisant notamment cotiser davantage les revenus financiers des entreprises.

Ismaël Dupont
Secrétaire départemental
Membre du CN