Category: Propositions des communistes

Le PCF du Finistère se prononce sur le projet de parc éolien en baie de Morlaix (Ouest-France, 9 juillet 2025)

 

Le PCF du Finistère se prononce sur le projet de parc éolien en baie de Morlaix

Le PCF donne son avis sur le projet d’un parc de 111 éoliennes en baie de Morlaix. Il est pour, mais dans un cadre de maîtrise publique et démocratique.

Ouest-France – 9 juillet 2025 

« Nous avons pris le temps de la réflexion », annonce Ismaël Dupont, secrétaire départemental, au moment de communiquer sur la position du Parti communiste français (PCF) du Finistère, à propos du projet de parc éolien en baie de Morlaix (Finistère). « On est face à une urgence climatique qui impose des mesures, nous n’avons pas d’autres solutions que de chercher à décarboner nos modes de vie et nos moyens de transport comme notre économie… Pour limiter le réchauffement climatique, il nous faut éliminer les sources fossiles comme le charbon et le pétrole, c’est pour cela que nous sommes favorables à un mix énergétique entre nucléaire et éolien. »

Le groupe morlaisien est par ailleurs inquiet du virage pris par certains politiques sur la remise en cause des énergies renouvelables : « Pour ces raisons, on dit oui ces éoliennes en mer, mais avec un mais. Déjà en les éloignant le plus possible des côtes. »

Un cadre public nécessaire

Loin de diaboliser les opposants et toutes leurs craintes inhérentes à l’absence d’un débat public approfondi et à un temps de concertation trop court, la section PCF rappelle qu’il faut produire plus d’électricité décarbonée. « Sans doute deux fois plus d’ici à vingt ans si on prend en compte la réindustrialisation. Nous soutenons cet effort d’investissement industriel, mais dans un cadre public, indispensable pour ne pas alimenter la spéculation et la cherté de l’énergie. Nous sommes contre les logiques de l’économie capitaliste dans le champ de la production et la distribution d’énergie et sommes opposés à ce que l’État passe des appels d’offres internationaux pour offrir à des groupes financés privés des concessions de trente ans sur des parcs éoliens… La marchandisation et la privatisation du secteur de l’énergie ne sont pas une garantie d’une production au juste prix. »

Enfin, le PCF demande plus de cohérence à l’État dans sa politique pour lutter contre le réchauffement climatique : « Comme la mise en places des mesures incitatives pour les modes de chauffage et de transport en développant des usages plus sobres, par exemple, la ligne ferroviaire Morlaix/Roscoff. »

Rouge Finistère – le Journal du PCF Finistère – Juillet – août 2025

Notre nouveau « Rouge Finistère » pour l’été Juillet et Août 2025, journal bimestriel du PCF Finistère. Distribué à 20 000 exemplaires sur les marchés et dans les quartiers à partir du 1er juillet et jusqu’au 31 août. 

Réunion et conférence de presse des élus communistes du Finistère ce mercredi 4 juin 2025 à Brest pour préparer les prochaines municipales de mars 2026

 

Réunion et conférence de presse des élus communistes du Finistère ce mercredi 4 juin 2025 à Brest pour préparer les prochaines municipales de mars 2026 et échanger sur nos mandats

 

En réunion des élus communistes finisteriens à Brest ce mercredi 4 juin, suivie d’une conférence de presse sur les enjeux des municipales dans le département.
Voici la matrice de notre déclaration commune élaborée avec les élu.e.s communistes présents:
Municipales de 2026 : unissons-nous à gauche pour porter des politiques de solidarité et de justice sociale au service des citoyennes et citoyens finistériens.
Actuellement, le PCF compte 60 élu.e.s communistes et apparentés dans le Finistère,dont 20 élu.e.s en responsabilité de maire de commune associée, maire de quartier, adjoints au maire, vice-présidents de communauté d’agglomération. Nous avons 3 conseillers départementaux et 1 conseillère régionale et aussi des élus municipaux engagé.e.s dans des majorités à Brest, Quimper, Morlaix, Le Relecq-Kerhuon, Rosporden-Kernevel, Plouigneau, Pont-de-Buis les Quimerc’h, Guimaëc, St Thégonnec Loc Eguiner, Briec, St Sauveur, Berrien, Cleden-Poher, Plogastel St Germain. Et des élu.e.s tout aussi investis à Carhaix, Plougonven, Sizun, Pont L’Abbé, Moëlan, etc.
Nous considérons que c’est un acquis important pour la mise en place de politiques de solidarité et de justice sociale dans nos communes, attentives notamment aux intérêts de nos concitoyens aux revenus les plus modestes.
Nos élu.e.s sont engagé.e.s dans les luttes des salarié.e.s et des habitant.e.s sur les besoins de proximité : pour les services publics, la défense du rail, de la qualité des services dans les gares, de la Poste, de l’éducation et du maintien des moyens dans les écoles, des hôpitaux, les agences d’exploitation Enedis, le renforcement des réseaux électriques (fils tenus basse tension trop généralisés dans le Finistère, dans une région très exposée aux aléas climatiques) et la défense de l’emploi dans les entreprises, le soutien aux associations et aux centres sociaux et Espaces de vie sociaux.
Dans un contexte de renforcement des inégalités et violences mondiales, de guerre, de progrès des idées racistes et intolérantes, ces élu.e.s portent aussi des politiques humanistes, de défense des droits des femmes, d’accueil des réfugié.e.s, et de solidarité avec les peuples opprimés et colonisés, comme les Palestiniens dont nous exigeons la reconnaissance immédiate de l’État de Palestine par la France et la protection internationale.
L’ambition des élu.e.s finistérien.ne.s du PCF et de la fédération du PCF du Finistère est de favoriser le rassemblement de la gauche et des écologistes dans les communes finistériennes pour faire élire un maximum de majorités porteuses de valeurs de gauche dans nos 277 communes. Nous voulons renforcer cette implantation locale des élus communistes pour mener des politiques audacieuses et innovantes en faveur de l’intérêt général et de la réduction des inégalités.
Dans des conditions rendues difficiles par les politiques capitalistes et néo-libérales fragilisant les services publics et les collectivités des gouvernements de E.Macron, nos élu.e.s promeuvent la défense des services publics locaux et l’amélioration de leur qualité, la défense des moyens financiers des communes, le lien de proximité avec les habitants, une démocratie locale vivante, avec des espaces de démocratie participative, l’écoute des préoccupations quotidiennes des habitants, la sécurité, la lutte pour l’égalité des droits (au niveau de l’éducation, de la culture, de la santé, etc), la défense du logement social, des conquêtes de gratuité ou de tarifs sociaux, la prise en compte des crises climatiques et écologiques et des enjeux de pouvoir d’achat, notamment avec des politiques de transport et mobilités ambitieuses.
Nos élus sont aussi vigilants aux bonnes conditions de travail de nos agents territoriaux. Nous dénonçons d’ailleurs la loi de finance 2025 qui est appliquée depuis le 1er mars et qui diminue de 10 % le salaire des agents lors de leurs trois derniers mois d’arrêt maladie.
Un enjeu essentiel sera la participation des citoyens à l’élaboration des projets et des propositions, à la constitution des listes et au vote. Nous croyons que l’échelon local et communal est le lieu d’exercice de l’activité politique dans son sens le plus noble.
Face à la politique du président Macron et de ses gouvernements qui approfondissent les inégalités, la crise démocratique, la centralisation du pouvoir, et la défiance vis-à-vis de la politique, nous avons besoin que les communes soient des lieux de résistance pour une démocratie vivante au service des citoyennes et des citoyens.

Municipales: les communistes prônent l’union dans le Finistère – Ouest-France, Mickaël Louedec, 5 juin 2025

Un 8 mai pour la Paix, contre le fascisme, pour le progrès social et humain à Tredudon le Moine: rassemblement organisé par le PCF Finistère à Tredudon-le-Moine

Discours d’ouverture de Enzo De Gregorio de la 59ème fête du Viaduc à Morlaix

Chers amis, chers camarades,

Chaque année, le 1er mai est une date singulière que nous marquons dans nos agendas : la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Partout dans le monde, des manifestations rappellent que rien n’est jamais acquis sans lutte.

Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. À l’international, les tensions sont vives. 

La guerre en Ukraine se poursuit depuis le 24 février 2022, et pendant que le Kremlin parle d’une trêve de trois jours du 8 au 10 mai, les bombes continuent de tomber.

Dans la bande de Gaza, depuis la rupture de la trêve le 18 mars, le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahu poursuit sa guerre. Le blocus de l’aide humanitaire plonge plus de 2,1 millions de personnes dans la famine, tandis que Gaza, fragmentée et occupée à 60 %, devient un véritable trou noir humanitaire.

L’armée israélienne détruit les hôpitaux. Elle coupe l’eau. Elle coupe l’électricité. Elle piétine le droit humanitaire.

Ce ne sont pas des bavures.

Ce sont des crimes de guerre. Des crimes de masse. Des crimes contre l’humanité.

Dans ce contexte, nous dénonçons l’interdiction faite aux 27 élus de la délégation conduite par l’AJPF de se rendre en Israël et en Palestine. Une interdiction renouvelée cette semaine pour une autre délégation, dont la régie publique de l’eau An Dour faisait partie qui avait pour but de se rendre entre autre à Jalazone pour permettre à notre projet commun sur l’eau d’aboutir.

Le MJCF et le PCF exigent que la France reconnaisse immédiatement l’État de Palestine, aux côtés d’Israël, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Nous exigeons la libération des otages israéliens et celle des prisonniers politiques palestiniens, notamment celle de Marwan Barghouti.

En France aussi, la situation est inquiétante.

La xénophobie, le racisme, l’antisémitisme se développent. Elles font partie de ces armes de division massive qui alimentent les fractures et permettent aux idéologies identitaires et à l’extrême droite de progresser partout. 

La montée de l’extrême droite s’incarne dans des actes ignobles, comme l’assassinat raciste dans une mosquée. La haine religieuse vise ici toute une communauté, mais au-delà, elle blesse la nation tout entière.

Ils changent de logo, de mots, de masques… mais leur projet reste le même : diviser, soumettre, exclure.

Nous leur disons : On ne cèdera pas. On ne reculera pas. On ne laissera pas la haine gouverner ce pays.

Face à leurs murs, on bâtit des ponts. Face à leur haine, on oppose la solidarité. Face à l’oubli, on fait vivre la mémoire des résistances. On les combattait hier, on les combat aujourd’hui, on les combattra demain. Jusqu’à les vaincre.

Mais pendant que l’extrême droite cherche des boucs émissaires, pendant qu’elle désigne des ennemis à abattre, une autre violence frappe notre société : celle, silencieuse mais brutale, de l’austérité.

Le gouvernement ne parle plus que de milliards d’économies, sans jamais évoquer les conséquences concrètes : des services publics démantelés, la Sécurité sociale menacée, les droits sociaux rognés, les jeunes sacrifiés.

Ici, à Morlaix, un troisième département de l’IUT devait ouvrir. L’Université, les collectivités locales étaient prêtes, mais l’État refuse de financer les postes nécessaires. La députée Sandrine Le Feur propose de « dégager du temps » à l’UBO : en clair, faire plus avec moins, au détriment des étudiants. Entre 2016 et 2022, l’Université de Bretagne Occidentale a perdu 36 millions d’euros de dotations ministérielles. Derrière ces chiffres, il y a une réalité brutale : des budgets en chute libre, des filières qui ferment, des postes qui disparaissent, des étudiants qui voient leur avenir s’éloigner. Aujourd’hui, l’UBO affiche un déficit de 5,5 millions d’euros et envisage de nouvelles fermetures pour 2025.

Moins de moyens, c’est moins de formation, moins de recherche, moins d’égalité.

Ils étranglent l’université, ferment les portes de l’avenir et condamnent toute une génération à l’abandon. Nous, nous refusons la résignation. Nous choisissons d’agir.

Nous lançons « 1 million d’emplois pour les jeunes » : pour réindustrialiser, reconstruire les services publics, et donner à chaque jeune la place qu’il mérite.

Car pour nous, la question du travail est une question centrale dans notre pays aujourd’hui et nous ne voulons plus le laisser au faussaire du Rassemblement National. Car la question de la production, de la planification, pour qui, comment ? est au cœur des politiques publiques.

Nous disons aussi qu’il est possible de créer massivement des emplois utiles, dans la santé, l’éducation, la transition écologique, l’industrie. Il est possible de garantir des formations émancipatrices à toutes et tous, de sécuriser les parcours, de libérer le travail de l’exploitation.

Nous le disons, car l’espoir ne viendra pas d’en haut. Il viendra de nous.

Nous en avons assez de voir les plans sociaux se multiplier, détruisant des vies et des territoires. À Morlaix, Morlaix Communauté on agit, notamment sur le site de l’aéroport ou à Carantec, pour faire revenir des entreprises et créer des emplois.

Et s’il s’agit d’une action parmi les réalisations locales de la majorité de gauche à Morlaix, plusieurs avancées concrètes doivent être saluées : La gratuité des transports publics, sans freiner l’extension du réseau, La création de la régie publique de l’eau An Dour, L’ouverture d’un centre de santé municipal et d’une mutuelle communale, La création de logements d’urgence pour les femmes victimes de violences.

Ce bilan, c’est aussi celui des élus communistes qui au sein de la majorité ont agi, au service des Morlaisiennes et des Morlaisiens.

À dix mois des élections municipales, nous lançons un appel : celui de l’union la plus large de la gauche, autour d’un projet ambitieux pour Morlaix.

Un projet qui s’inscrit dans la continuité de ce que la majorité actuelle a su construire, mais aussi dans la volonté d’aller plus loin, car il reste encore tant à faire pour notre ville. 

Morlaix est une ville profondément marquée par la pauvreté. Une ville populaire, abandonnée trop souvent par les politiques nationales. Et aujourd’hui, la paupérisation progresse. La précarité s’installe. Les inégalités se creusent, les urgences sociales s’accumulent.

C’est ici, plus qu’ailleurs, que la gauche doit être à la hauteur. C’est ici, plus qu’ailleurs, qu’elle doit être unie, forte, concrète.

Et nous, communistes, nous sommes prêts à prendre toutes nos responsabilités.
Parce que nous connaissons cette ville, parce que nous y agissons chaque jour, et parce que nous avons un projet. Un projet pour améliorer la vie. Un projet pour redonner de l’espoir.

Et nous, communistes, nous sommes aussi prêts à prendre nos responsabilités dans d’autres communes du territoire de Morlaix Communauté, en particulier celles où nous avons déjà des élus.

Chers amis, chers camarades, les défis sont grands, mais notre énergie l’est encore plus.

Cette énergie, c’est celle des militantes et militants communistes.

Celles et ceux qui font vivre cette fête, qui vendent des légumes à prix juste, qui vont chaque semaine sur les marchés avec L’Humanité sous le bras. Celles et ceux qui écoutent, débattent, s’engagent, sans jamais baisser les bras.

Avec nos élus, ils interpellent, proposent, construisent. Ils prouvent qu’on peut changer la vie, ici et maintenant.

Et cette force, nous voulons la mettre au service de l’union. Car ensemble, avec toutes les forces de gauche, avec toutes celles et ceux qui veulent la justice, l’égalité et l’écologie, nous pouvons écrire une autre histoire. Une histoire où l’espoir revient. Une histoire où le peuple gagne.

Alors, chers amis, chers camarades, merci pour votre écoute, votre engagement, votre présence. Et avec fierté, avec joie, avec force, je déclare ouverte cette 59ème Fête du Viaduc !

Le PCF Carhaix-Huegoat appelle au rassemblement pour l’état de droit du 12 avril 2025

 

Communiqué du PCF Finistère: 22 mars, combattre le racisme, conquérir l’égalité: Manifestons dans tout le Finistère.

Communiqué du PCF Finistère:
22 mars, combattre le racisme, conquérir l’égalité
Manifestons dans tout le Finistère.
Brest 14 h 30 Place de la Liberté.
Crozon 10 h 30 Place de la Mairie.
Morlaix 14 h Place de la Résistance
Quimper 15 h Place St Corentin
Venu·e·s d’ailleurs, l’égalité des droits c’est pour toutes et tous ! » :
c’est le mot d’ordre qu’ont choisi les associations antiracistes, de défense des droits humains et les organisations syndicales pour appeler à des manifestations ce samedi 22 mars dans tout le pays.
Cet appel s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale (21 mars) qui marque l’anniversaire du massacre de Sharpeville en Afrique du Sud, quand la police tua 69 personnes lors d’une manifestation contre l’apartheid.
C’était en 1960.
Aujourd’hui en France, les paroles et les actes racistes sont en forte augmentation, et vont de pair avec la persistance d’un haut niveau de discrimination, notamment à l’embauche et au travail.
Nous saluons à ce titre l’initiative inédite des huit grandes organisations syndicales qui lanceront le 21 mars une grande campagne unitaire contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie en direction du monde du travail.
La xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et les discriminations sont des armes de division massive qui alimentent les fractures et permettent aux idéologies identitaires et à l’extrême droite de progresser partout. Une progression aujourd’hui largement permise par la parole même du Premier ministre, quand il évoque la « submersion migratoire », ou par les actes du ministre de l’Intérieur dont la circulaire dangereuse doit être abrogée.
Fabien Roussel déclarait récemment : « Quand tout est fait pour nous diviser en fonction de notre couleur de peau, de notre religion, de notre lieu d’habitation – urbains versus ruraux –, quand certains à gauche ne proposent rien d’autre que le chaos, le travail doit être le socle du rassemblement. »
Nous inscrivons ainsi notre lutte contre le racisme dans une perspective indissociable du combat de classe pour la justice sociale et intimement liée à la bataille universaliste pour l’égalité. Elle est celle de la République qui refuse de distinguer les êtres humains, quelle que soit leur nationalité, en fonction de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur religion.
Nous combattons le racisme et la xénophobie qui demeurent des ressorts majeurs de la progression de l’extrême droite en alimentant le rejet des immigrés et en portant le principe de « priorité nationale », clé de voûte du programme du RN. Nous combattons avec autant de force la haine antijuive, qui a conduit dans notre pays à l’affaire Dreyfus et à la collaboration avec le génocide hitlérien. Et parce que nous savons que la dynamique de l’extrême droite et des idéologies identitaires se nourrit de la crise économique et sociale, nous voulons remettre la question du travail au centre de la bataille politique et amplifier notre mobilisation pour une nouvelle industrialisation et pour le développement des services publics.
Samedi 22 mars, soyons très nombreux aux côtés des victimes du racisme, avec les associations et les syndicats, et les autres partis politiques de gauche, pour conquérir l’égalité !
Fédération du Finistère du PCF, 
 
Communiqué du 17 mars 2025

Le samedi 18 janvier au Vauban: voeux des élu.e.s communistes de Brest et Brest Métropole et discours d’Eric Guellec

Vœux des élus.e.s communistes de Brest et Brest-Metropole ce midi au Vauban à Brest avec le discours du président du groupe Éric Guellec, accompagné de Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Claudie Bournot Gallou, Jean-Michel Le Lorc’h, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, et Taran Marec, d’autres élus communistes du Relecq-Kerhuon étant dans la salle comme le maire PS du Relecq-Kerhuon Laurent Peron, le maire de Brest François Cuillandre, Yoann Nedellec, de nombreux adjoints et élus brestois, le président du groupe d’union de la gauche au département Finistère et Solidaires Kevin Faure, Frédérique Bonnard Le Floch, conseillère départementale, toutes les tendances de la gauche brestoise, Gladys Grelaud, de nombreux syndicalistes. Un discours plein de fond et de maîtrise de Éric Guellec qui a mis en avant les réalisations sociales de l’année et la méthode des élus communistes pour construire le projet municipal des communistes aux municipales de 2026.

 

Discours d’Eric Guellec, président du groupe communiste des élus de Brest et Brest-Métropole,

Mesdames et messieurs, Chers amis, Chers camarades,

Merci d’être venus nombreuses et nombreux partager ce moment fraternel et politique ce midi, ici au Vauban.

Merci au Vauban de nous accueillir, lieu historique et emblématique de Brest dont les plus belles pages restent à écrire, c’est notre souhait en ce début d’année.

Merci donc à Charles Muzy et à ses équipes de nous ouvrir leurs portes, cette année encore.

Merci pour leur présence aux représentants des forces politiques avec qui nous travaillons quotidiennement, guidés par cet objectif de construire une société plus juste. Au premier rang desquelles les forces politiques des majorités locales.

Je tiens à saluer les représentants des syndicats présents ce midi à cette présentation des vœux. Notre groupe a des habitudes de travail avec le mouvement social, car nous avons la volonté de nous poser en relais et en point d’appui des travailleurs et des travailleuses.

Merci enfin aussi à nos camarades élus communistes du Relecq-Kerhuon qui nous accompagnent à la tribune ainsi que les représentants et dirigeants, nationaux et locaux, du Parti Communiste Français, Gladys Grelaud, Ismaël Dupont et Erwan Rivoalan (j’en profite pour excuser Jean-Paul Cam, en déplacement). Je remercie Taran Marec, élu de notre groupe, qui représente également le Mouvement des Jeunes Communistes de France.

Chers amis, chers camarades,

Au nom du groupe des élus communistes de la Ville de Brest et de Brest métropole, je souhaite à chacun et chacune d’entre vous, tous nos vœux de bonheur, de joie et de paix.

Je ne saurais ouvrir cette présentation des vœux sans adresser un message de solidarité et de fraternité chaleureuses aux habitants et aux habitantes de Mayotte terrassés par un cyclone et plusieurs tempêtes successives.

Saluons toutes celles et ceux qui s’engagent et qui se mobilisent aujourd’hui auprès des Mahoraises et des Mahorais dans des actions de solidarité concrète.

……………………………

Chers amis, chers camarades, 2025 s’annonce être une année particulièrement chargée et mouvementée socialement et politiquement.

En 2024, nous aurons vécu une situation inédite avec une dissolution de l’Assemblée Nationale décidée par le Président de la République précipitant des élections législatives anticipées.

Au soir du second tour de ces élections, c’est la coalition de Gauche qui est arrivée en tête.

La circonscription de Brest-Centre a été regagnée par la Gauche, nous nous en félicitons.

Nous avons dénoncé le déni démocratique que constitue le choix d’Emmanuel Macron de ne pas tenir compte du résultat des urnes.

Les communistes se sont fermement opposés à la poursuite des politiques libérales du gouvernement de Michel Barnier, jusqu’à censurer ce Gouvernement.

Pour autant, en responsabilité, fidèles à notre culture politique du dialogue et de la négociation comme moyen d’être utile aux populations, conscients aussi de la situation politique et budgétaire du pays, conscients enfin de l’impasse dans laquelle Emmanuel Macron plonge les populations, les communistes ont fait le choix d’investir tous les espaces de discussion mis en place par le nouveau Gouvernement pour y défendre nos propositions.

Quelles sont-elles, nos propositions ?

Un budget socialement juste,

L’abandon immédiat de la réforme des retraites,

Un plan de réindustrialisation de notre pays,

Une indexation des salaires sur l’inflation,

Des services publics augmentés,

Des collectivités territoriales accompagnées et soutenues.

Mais, dans son discours de politique générale prononcé cette semaine, le Premier Ministre a énoncé une feuille de route qui poursuit une politique d’austérité.

Que ce soit sur la réforme des retraites, sur le pouvoir d’achat, sur les salaires, sur l’emploi, sur les services publics !

Cette politique d’austérité qui protège la finance et le capital au détriment des besoins du plus grand nombre, nous la combattons et nous continuerons de la combattre, aux côtés des salariés, des forces syndicales, des associations, des citoyens et des citoyennes.

Mais ce combat pour la justice sociale et écologique, nous le mènerons d’autant plus efficacement en étant unis dans nos messages, à Gauche, car nous désirons constituer une force capable de gouverner.

Une force prête à bâtir des avancées concrètes et immédiates pour la population. Notre objectif de répondre immédiatement aux besoins des populations ne doit pas se diluer dans l’unique objectif d’un hypothétique Grand soir présidentiel.

Ce n’est pas la stratégie du Parti Communiste Français, qui a toujours porté une vision et une action révolutionnaires tout en entrant dans des espaces de discussions et de décisions pour arracher des avancées sociales au quotidien.

Nous allons donc continuer à nous engager sur tous les sujets : l’abrogation de la réforme des retraites, la hausse des salaires, un plan pour l’industrie et le soutien aux services publics, et nous poursuivrons les discussions avec le Gouvernement en amont du choix de la position que nous prendrons quand il s’agira de voter le budget.

A Gauche, nous n’attendrons pas les prochaines échéances électorales pour agir !

Néanmoins, si demain le PCF devait repartir en campagne, comme il l’a récemment fait dans la 5ème circonscription du Finistère lors des dernières élections législatives, avec le soutien du Nouveau Front Populaire, nous sommes prêts.

Nous y avons mené une belle et forte campagne et je salue ici l’excellent score de notre camarade Gladys Grelaud et de son suppléant Laurent Péron, maire socialiste du Relecq Kerhuon.

On peut les applaudir !

Nous serons prêts sur cette circonscription pour l’emporter, comme nous serons prêts ailleurs, sur d’autres terrains, pour que la gauche l’emporte.

Car il y a une urgence sociale dans le pays !

La suppression de 1200 postes chez Michelin et la fermeture de son site à Vannes, le plan de licenciement de 2400 postes chez Auchan, la cessation de paiement des Fonderies de Bretagne, la fermeture de Saupiquet dans le Finistère Sud, ne sont que des exemples de la masse des licenciements que connaissent les travailleurs et les travailleuses de notre pays.

Nous en échangions avec Sophie Binet, secrétaire nationale de la CGT, lors de son récent passage à Brest.

Notre territoire n’échappe pas à la casse sociale. A Brest, Géant Casino a récemment dû baisser le rideau. A Plouzané, les salariés de l’usine Autocruise redoutent une fermeture.

Aucun secteur, aucun territoire, n’est épargné.

Les communistes soutiennent les revendications des travailleurs et des travailleuses, du public comme du privé, qui se mobilisent pour la protection de leur emploi et la conquête de nouveaux droits.

Face à une situation sociale tendue à l’échelle nationale, le politique a en effet une grande responsabilité, notamment pour protéger l’ensemble du monde du travail.

Au sein des collectivités dans lesquelles nous siégeons, et malgré la diminution des moyens de la part de l’Etat qui rendent de plus en plus compliquée la construction de nos budgets, c’est-ce que nous nous évertuons à réaliser, collectivement, avec l’ensemble des forces de Gauche qui ont souhaité s’inscrire dans une dynamique d’Union qui depuis plus de 35 ans à Brest et sur la Métropole a fait ses preuves.

Dans un esprit volontariste, ensemble, avec nos partenaires de la Gauche municipale et métropolitaine, nous nous attachons au renforcement des solidarités et de services publics locaux forts.

Année après année, depuis plus de 35 ans, avec Pierre Maille, avec François Cuillandre (que je salue également s’il est arrivé), l’union de la Gauche a su patiemment, méthodiquement et collectivement transformer notre territoire.

Communistes, nous sommes fiers de ces réalisations collectives qui sont à mettre à l’actif de toute notre équipe plurielle, dans sa diversité.

Ce niveau de service public est une richesse que nous devons continuer à garantir et promouvoir, en 2025 et dans les années qui suivront, dans toute la métropole, dans toute la Ville, au bénéfice de tous les habitants et de toutes les habitantes de celles-ci.

Avec toute la majorité de Gauche qui dirige la Ville de Brest, les communistes, qui constituent le deuxième groupe de la majorité municipale en nombre d’élus, agissent pour améliorer concrètement et sensiblement le quotidien des habitantes et des habitants en menant ces politiques de progrès social.

Depuis 2 ans, nous avons ainsi décidé d’un gel des tarifs jeunes et d’une diminution de 3% des tarifs solidaires dans les transports en commun. Peut-être est-ce là un pas supplémentaire vers la gratuité des transports publics ?

C’est du moins notre souhait, à nous communistes, et il nous revient de continuer à convaincre ces prochains mois chacun et chacune de la pertinence d’une telle mesure, pour le climat, pour les solidarités, pour l’attractivité de notre Ville, pour le soutien à la jeunesse et à nos retraités.

La section du Pays de Brest du PCF et le MJCF 29 organiseront au printemps prochain une soirée thématique publique sur le sujet de la gratuité, en présence d’intervenants qui ont mis en œuvre cette mesure dans des grandes agglomérations françaises, de plus de 100 000 habitants. Vous y serez bien sûr invités.

Je referme la parenthèse…

Autre exemple … Soutenir le pouvoir d’achat, c’est aussi agir pour rendre davantage accessibles les biens vitaux comme l’eau. Tout récemment, notre collectivité octroyait à plusieurs milliers de bénéficiaires un chèque de 20€ pour alléger les factures d’eau. Ce dispositif est élargi pour 2025 et nous agissons pour, à moyen terme, construire une véritable tarification sociale de l’eau.

Soutenir le pouvoir d’achat, c’est aussi agir sur le tarif des repas de la restauration scolaire. Dernièrement, c’est la diminution du prix de la cantine qui a profité à 3 familles sur 4, à Brest. 15% des familles bénéficient déjà de la gratuité de la cantine.

Notons que la Ville de Brest a fait le choix de mettre un terme à la gestion déléguée de ce service de la restauration collective scolaire par des grands groupes privés.

Nous avons acté au dernier Conseil Municipal du principe d’un retour dans le giron public de la restauration collective, au moyen d’une Société Publique Locale.

Enfin, soutenir le pouvoir d’achat, c’est aussi répondre à crise du logement et de l’énergie, le montant des aides octroyées pour le paiement des factures d’énergie et des loyers a également été augmenté de 50% l’an dernier.

Nous avons pour objectif de produire toujours plus de logement public social et de logement très social dans toute les communes de la Métropole et ce malgré la défaillance honteuse de l’Etat sur ces politiques publiques de logement.

C’est notre leitmotiv : veiller à ce que les services publics locaux se déploient sur tout le territoire, en proximité, dans tous les aspects de la vie quotidienne car c’est là un impératif.

Deux axes notamment, ils ne sont pas les seuls, devront être encore approfondis selon nous :

L’éducation au sens large, en premier lieu. Nous avons fait le choix au moment du reconventionnement avec elles d’augmenter sensiblement le soutien octroyé aux associations d’éducation populaire qui interviennent dans les 22 équipements de quartiers de la ville, dans tous les quartiers de Brest. Ce sont lieux d’émancipation individuelle et collective.

Il faut continuer de renforcer les associations. Elles sont l’expression de la démocratie mais aussi sa garantie.

Ancre Après une succession de crises violentes qui ont insécurisé nos concitoyens et nos concitoyennes, cette richesse associative, marque de fabrique de notre Ville, est une force.

Les solidarités concrètes développées et l’engagement militant dans la dynamique d’éducation populaire portée par nombre d’associations brestoises sont essentiels pour former des citoyens libres et responsables, émancipés, acteurs d’un projet de société de progrès social.

Le deuxième axe d’approfondissement de nos politiques publiques, c’est celui de la sécurité. Chaque habitant et chaque habitante doit pouvoir vivre dans la sécurité et la sérénité. Face aux incivilités, notre collectivité a créé une brigade de tranquillité urbaine dont les effectifs ont augmenté pour davantage de présence sur l’espace public.

Nous en ferons le bilan prochainement mais je veux d’ores et déjà insister sur le fait que le sujet de la sécurité est une préoccupation majeure de la population et en premier lieu des habitantes et des habitants des quartiers populaires qui subissent les phénomènes de délinquances et d’incivilités.

Selon nous, concernant ce sujet, tout doit être mis sur la table et il ne doit pas y avoir de sujet tabou dans les discussions que nous aurons ces prochains mois concernant les évolutions à apporter au plan local.

A côté de ces politiques du quotidien, les grands chantiers de transformation de notre agglomération se poursuivent !

Le Quartz a été entièrement rénové !

La Maison des Associations l’a également été !

Le Projet Mon Réseau Grandit, avec la 2nd ligne de Tram et la ligne de BHNS va cette année arriver à son terme.

Le CCAS a été modernisé.

Les Opérations de Renouvellement Urbain, à Bellevue et Recouvrance, continuent de se déployer

Océanopolis poursuit sa « Métamorphose ».

En matière de réindustrialisation, notre collectivité développe une stratégie volontariste, autour de la modernisation et de la reconstruction de filières, permettant la mise en œuvre de processus de relocalisation, créateurs d’emplois :

Ce sont nos investissements pour les EMR avec la création du nouveau Polder où de nouvelles activités s’installent.

Ce sont nos investissements pour la cyber sécurité, pour la maintenance navale avec Damen, pour le Port de Brest qui va bénéficier d’1 Milliard d’€ d’investissement, tous partenaires confondus.

Récemment, nous célébrions les 50 ans de la Métropole.

Cet anniversaire a marqué un temps où nous avons pu mesurer tout le chemin parcouru par notre territoire, avec dans son sillage notamment l’émergence de projets d’envergure qui ont servi l’attractivité de notre métropole, son accessibilité, sa qualité de vie !

2025 s’ouvre, notre enjeu est de maintenir et de développer une perspective et un chemin de progrès social et écologique : c’est le projet politique de notre équipe majoritaire de Gauche, ici à Brest et à Brest Métropole.

Mais 2025 va être une année de préparation des élections municipales durant laquelle il nous reviendra de construire les victoires à venir.

D’aucun se prépare, avance plus ou moins masqué. Vous avez lu la presse d’hier…

Pour nous, l’heure n’est pas au casting, ni aux candidatures, mais bien au projet !

La Conférence Nationale de notre Parti Politique a décidé d’une feuille de route concernant ces élections municipales, que nous allons décliner, ici à Brest et dans la Métropole.

A compter de cette rentrée de janvier 2025, notre formation politique se met en ordre de marche pour préparer les prochaines échéances municipales, avec la volonté de conforter les Villes où la Gauche gouverne, Brest et Le Relecq Kerhuon, et avec la volonté d’en gagner de nouvelles, dans notre Métropole.

Sur la base de ce que nous avons construit collectivement depuis plus de 35 ans avec nos partenaires, notre section PCF va écrire un programme municipal pour notre territoire.

Cela, en associant tous les adhérents et les adhérentes qui le souhaitent dans des groupes de travail, en sollicitant aussi les forces vives du territoire, les habitantes et les habitants des quartiers, pour écrire un projet qui réponde au plus juste aux besoins de nos concitoyennes et nos concitoyens.

Je l’ai dit, nous ne partons pas d’une feuille blanche au regard de tout ce que nous avons construit depuis plus de 35 ans au sein de l’Union de la Gauche, de toutes ces réalisations collectives, qui sont à mettre à l’actif de notre équipe.

Nous allons bien sûr en faire le bilan. Ce projet municipal communiste que nous allons écrire pourra ainsi s’appuyer sur une base solide tout en proposant de nouveaux axes de développement ambitieux du service public local, dans une dimension de progrès social et écologique.

Ce programme municipal sera un projet émancipateur, exigeant et cohérent.

Ce projet municipal, nous le verserons aux discussions que nous tiendrons avec l’ensemble de la Gauche. Nous le ferons aussi vivre dans le débat public, au travers les rencontres que nous organiserons dans les quartiers, avec les Brestois et les Brestoises, aux travers de réunions thématiques. J’évoquais tout à l’heure celle concernant la gratuité des transports. Je pense aussi au logement, à la sécurité. Notre volonté est d’apporter des réponses justes et solidaires.

Au printemps prochain, et c’est l’un des axes de notre feuille de route nationale, notre section désignera un ou une cheffe de file pour animer tout ce travail et pour porter cette dynamique collective en vue des élections municipales de 2026.

Bien sûr, nous examinerons et déciderons de tout cela dans le détail en Assemblée Générale, les adhérentes et adhérents communistes étant souverains, mais soyez convaincus de la détermination et de l’ambition des communistes à aller jusqu’au bout, à s’engager dans la bataille, à prendre leurs responsabilités, au sein d’une Union de la Gauche la plus large possible, sur un programme ambitieux, pour faire gagner la Gauche.

Chers amis, chers camarades, j’en ai fini, merci de votre attention, je vous invite maintenant à boire le verre de l’amitié et de la fraternité

Vive Brest en 2025, vivement 2026 !

Des vœux chaleureux du PCF Finistère à Douarnenez ce vendredi 17 janvier 2025, 100 ans après la victoire de la grève des sardinières

Vœux du PCF Finistère à Douarnenez ce vendredi 17 janvier à l’ancienne mairie de Douarnenez, désormais maison Charles Tillon, où se réunissaient les dirigeants ouvriers, syndicaux et politiques il y a cent ans pour la grève des ouvrières des conserveries : Charles Tillon, Lucie Colliard, Joséphine Pencalet, Daniel Flanchec, etc. Camille Gontier pour la section de Douarnenez, Ismaël Dupont pour la fédération du Parti communiste du Finistère, et Taran Marec pour la Jeunesse communiste ont pris la parole avant l’apéritif dînatoire à l’occasion duquel nous avons écouter les chansons des ouvrières des conserveries du littoral du sud Finistère interprétées par Klervi Riviere et Marie-Aline Lagadic. 

60 personnes étaient présentes, des camarades des sections PCF du Finistère (Douarnenez, Pays Bigouden, Quimper-Fouesnant, Audierne-Cap Sizun, Crozon-Châteaulin, Quimperlé-Scaër,  Brest, Morlaix, Carhaix-Huelgoat, etc.), des sympathisants communistes et des invités élu.e.s et militant.e.s de la gauche douarneniste, notamment Françoise Pencalet, Hugues Tupin, Florence Crom, le secrétaire de section du PS Yohan Quéré, Jean-Louis Griveau

Photos Hervé Ricou

***

Douarnenez, maison Charles Tillon, 17 janvier

Intervention d’Ismaël Dupont pour les vœux du Parti

Cher.e.s ami.e.s, cher.e.s camarades,

C’est un bonheur pour nous de pouvoir organiser ce moment convivial des vœux de la Fédération PCF du Finistère avec la section de Douarnenez, à Douarnenez, dans cette maison Charles Tillon, l’ancienne mairie où se réunissait le comité d’organisation de la grève des sardinières, qui rappelle combien l’appui de militants de premier ordre comme Charles Tillon, Lucie Colliard, Marie Potasse (devenue Tillon), Flanchec, et des organisations de la CGTU, du PCF, et du journal L’Humanité, furent importants dans le soutien à la lutte des Sardinières de Douarnenez, pour la victoire de ce mouvement.

Charles Tillon, à qui l’on doit le tableau que nous avons mis en exergue pour ces vœux 2025, ne fit pas peu pour rappeler la nouveauté et la fécondité des grèves gagnantes des sardinières finistériennes de 1924 à 1927 dans son livre : « On chantait rouge » (1977).

Dans son tableau « La révolte des sardinières », on voit une foule résolue d’ouvrières bretonnes en coiffes blanches porter fièrement le drapeau rouge en avançant vers nous le long de la grève, se détachant progressivement à l’arrière-plan et en queue de cortège d’une falaise, comme si leur force venait du granit, celui dont on forge les têtes dures des « Penn sardin ». Le tableau est inspiré d’une photo d’une manifestation de sardinières bigoudènes à l’été 1926 entre le port de Lesconil et celui du Guilvinec. Charles Tillon accompagnait les 60 ouvrières chantant l’Internationale en cortège auprès des murets de pierre de la côte bretonne.

En novembre 1924, quand commence la grève des sardinières de Douarnenez, pour gagner 5 sous supplémentaires (une augmentation réclamée de 25 centimes par heure), Charles Tillon a 27 ans.

Rennais d’origine, ajusteur à l’arsenal de Brest en 1916, il s’est embarqué comme matelot mécanicien sur le croiseur « Guichen ». En 1919, par solidarité avec la révolution bolchevique que combat l’armée française, il avait provoqué une mutinerie sur le « Guichen » en Méditerranée. Il est condamné au bagne pour 5 ans et envoyé au Maroc. Bénéficiant finalement d’une amnistie comme les mutins de la mer Noire, il devient ouvrier ajusteur à Nantes, puis adhère au Parti Communiste en 1921. Il devient permanent de la CGTU en 1924. La grève des sardinières de Douarnenez constitua sa première grande mission sur le terrain pour organiser un mouvement social, avec pour associées l’institutrice savoyarde féministe, antimilitariste et communiste de la CGTU Lucie Colliard, puis Alice Brisset qui succédera à cette dernière. Charles Tillon continuera son œuvre de « gréviculteur » et l’organisation du mouvement de lutte des ouvrières bretonnes et pêcheurs à Lesconil et dans tout le pays bigouden en 1925 et 1926.

Bien sûr, nous sommes aujourd’hui à Douarnenez pour rendre hommage, à l’occasion de son centenaire, à ce mouvement social fondateur, à cette belle lutte des ouvrières des conserveries, avec l’appui des ouvriers et pêcheurs de Douarnenez, et de leur maire communiste Daniel Le Flanchec.

Rappelons que les salaires de ces femmes étaient près de trois fois inférieurs au salaire moyen des ouvriers au niveau national. Beaucoup de femmes et de familles vivent à crédit, tout en travaillant à la chaîne au gré des arrivages 10 à 14 heures par jours pour une paye minuscule versée par des industriels dont même le ministre du travail dira dans sa rencontre à Paris avec une délégation d’ouvriers et de sardinières emmenés par la syndicaliste Lucie Colliard en décembre 1924 qu’ils sont « des brutes et des sauvages ». La réglementation du travail n’était pas appliquée : les heures de nuit n’étaient pas majorées, le droit syndical n’etait pas respecté, ni le code du travail avec notamment ce qu’il contient de garanties pour la protection de l’enfance. Dans les usines ni chauffées ni isolées, à même la terre battue, les filles d’usines enchaînent les heures de travail dans des conditions désastreuses, sous l’autorité intransigeante des contremaîtresses. Beaucoup d’entre elles sont malades.

La grève des sardinières chantant « Pemp real a vo ! » est le symbole de la fin d’une résignation qui n’est plus de mise face aux magnats de l’industrie qui emploient et exploitent, les grandes dynasties industrielles comme Chancerelle ou la famille Béziers représentant une bourgeoisie vivant dans le luxe et l’ostentation, appuyées par un clergé très réactionnaire, qui pesait encore beaucoup en Bretagne sur les consciences.

Ces semaines de lutte, relayées au plan national, sont un succès pour le jeune PCF et la CGTU. Douarnenez, une des premières communes à gestion communiste en France, avec Huelgoat en Bretagne, est désormais un phare du communisme. Le Flanchec a incarné, de 1924 à 1940, un communisme municipal original. Au final, ces luttes sociales et politiques auront néanmoins ancré pour longtemps le communisme à Douarnenez et ouvert la voie, après-guerre, à ses maires PCF : Joseph Pencalet, Yves Caroff, Joseph Trocmé et Michel Mazéas qui dirigea la ville de 1971 à 1995. Saluons aussi l’action de leurs successeurs à gauche notamment qui surent maintenir cet héritage.

Rappelons aussi qu’à la suite du mouvement de grève, Joséphine Pencalet, ouvrière mobilisée dans la grève, est présentée en quatrième position sur la liste communiste (Bloc ouvrier et paysan) aux élections municipales et élue conseillère municipale en mai 1925. L’élection de Joséphine Pencalet fut annulée par arrêté préfectoral le 16 juin 1925, décision confirmée cinq mois plus tard par le Conseil d’État.

Marie-Aline Lagadic et Klervi Rivière reviendront tout à l’heure en chanson sur les luttes sociales des ouvrières des conserveries du Pays Bigouden, de Penmarc’h, Lesconil, Pont L’Abbé, en 1926 et 1927.

Ne les oublions pas. C’est la suite de la victoire de Douarnenez en janvier 1925, la demande de l’application des accords sociaux de fin de grève à toutes les conserveries du littoral. Mais là encore, les patrons n’ont rien donné de bonne grâce aux ouvrières et il a fallu tout arracher. Là encore, Charles Tillon était présent au côté des ouvrières. Cette histoire est magnifiquement racontée dans « Le Chant des Sardinières » et illustré par des chansons de l’époque, d’usine, de repos, de réjouissance et de lutte, en français et en breton. Et vous pourrez trouver et faire dédicacer le livre tout à l’heure si vous ne l’avez pas déjà.

J’en ai quasiment fini avec ce préambule historique – j’entends déjà les douarnenistes me dire : ça y est c’est bon, 4 mois de commémoration et d’hommage à cette grève historique, parlons du temps présent et de ses défis. Ils ont parfaitement raison.

Douarnenez aujourd’hui, comme beaucoup d’endroits du Finistère, c’est la crise du logement, de l’accès à la santé, les inquiétudes sur l’avenir des services publics, de l’emploi, des finances des collectivités, dans un contexte de desindustrialisation avancée, encore confirmé par la décision de délocalisation de l’usine Saupiquet de Quimper, un des témoins de cette activité de conserverie. Délocalisation pour trouver de la main d’œuvre à vil prix et augmenter les marges des actionnaires comme pour Michelin avec l’usine de Vannes ou Renault avec les fonderies de Bretagne.

Ils ont bien raison, ceux qui disent : regarde devant, pas dans le rétroviseur. Et pas seulement parce que c’est quand on est dans le brouillard et qu’il y a des dangers, en voiture, qu’il faut regarder devant le plus attentivement.

Mais c’est aussi la particularité du Parti communiste d’aller au combat avec cet héritage, de valeurs et de sacrifices. « La révolte bien de loin », pour reprendre un titre de Charles Tillon, de loin dans nos vies, et de loin dans l’histoire du mouvement ouvrier et égalitaire, bien plus loin que 1920. Nous ne sommes pas des voyageurs sans bagage, comme on dit. Certains font voyager le cœur léger, d’autres pèsent plus lourd.

Le destin de Charles Tillon en est l’illustration. Auteur du premier appel à la Résistance intérieure contre le fascisme, contre Vichy et l’occupant allemand, du 17 juin, fondateur des FTPF, ministre communiste de De Gaulle à la Libération qui mettra en œuvre le Programme des Jours Heureux du Conseil National de la Résistance, il sera écarté de la direction du PCF en 1952, puis exclu du PCF suite à un désaccord sur la question de l’intervention soviétique à Prague en 1968.

Cela ne réparera pas l’injustice et la faute, mais nous voulons aussi lui rendre un hommage appuyé aujourd’hui, et dire que nous les combats des communistes français se sont souvent déroulés dans des circonstances et un contexte politique et international plein de contradictions mais qu’ils ont toujours été sous-tendus par l’aspiration à une société plus humaine, égalitaire, fraternelle, et par des idéaux de droit au Bonheur et la Dignité pour chaque femme et chaque homme, de Paix et de Justice.

Ces idéaux sont toujours et plus que jamais d’actualité au moment où les capitalistes nous fabriquent un monde dont Trump et Elon Munsk, Bolloré et Macron, la vulgarité, l’arrogance, le cynisme et le narcissisme autiste, deviennent de nouveau totem, un monde sans avenir acceptable ni soutenable, fait de dénaturation de la démocratie, d’inégalités extrêmes, de progrès de la pauvreté, du néocolonialisme et de l’impérialisme, de violence sociale et de guerre, de prédation des ressources naturelles et de dégradation de l’environnement.

Rien que la crise écologique majeure qu’est le dérèglement et le réchauffement climatique justifierait à elle seule, du fait de ses conséquences immédiates, gravissimes, durables, irréversibles et universelles, une approche communiste des choses, à base de planification, de rationalité politique, de sobriété, de partage équitable des efforts, de réorientation complète de nos modes de vie, de notre économie, de nos modes de production et de consommation, qui ne soit pas antagonique avec la satisfaction des besoins sociaux du plus grand nombre.

On en est loin, mais, nous le savons, avec notamment le plan climat qu’a produit Amar Bellal et la commission Écologie de notre parti, il n’y a aucun salut basé sur la prolongation des logiques de marché et capitalistes, ni sur la religion de la croissance ou du productivisme à tout crin.

« Le capital épuise deux choses, le travailleur et la nature », écrivait Marx. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’actualité du combat communiste.

La lutte pour la Paix qui est une autre grande matrice de notre engagement communiste est elle aussi plus que jamais d’actualité.

Avec la résurgence de la menace nucléaire militaire à un niveau XXL, avec des dépenses d’armement et militaires qui ont augmenté dans le monde pour la neuvième année consécutive pour atteindre un niveau record de 2 443 milliards de dollars à rapporter aux maigres dépenses de coopération et de solidarité internationale pour régler le problème de la faim dans le monde, de l’accès à l’eau potable, des vaccins contre les maladies les plus mortifères comme la malaria, ou de l’accès pour tous à l’éducation.

Au moment de ces vœux, comment ne pas penser aux peuples victimes des près de 40 guerres qui ravagent la Planète en ce moment, de l’Ukraine, du Soudan à la Palestine, en passant par le Liban, le Kurdistan, l’Arménie. Leurs souffrances, la souffrance de ces peuples, fait les affaires du business de l’armement et est entretenu par et pour lui en grande partie. « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » disait Anatole France.

Comment ne pas penser au peuple palestinien qui vit l’enfer à Gaza depuis 15 mois, avec plus de 45 000 morts, dont un tiers d’enfants, et une destruction totale des infrastructures, une destruction de toute considération pour la vie humaine et de toute décence morale dans ce qui apparaît comme une véritable entreprise génocidaire de la part de l’état d’Israël, dont le peuple a pourtant subi lui-même 80 ans plus tôt pareille entreprise ? Comment ne pas penser aux palestiniens de Cisjordanie qui vivent aussi l’apartheid quotidien, le nettoyage ethnique, les arrestations arbitraires et assassinats de civils, par les colons ou l’armée israélienne ?

Tout cela avec la complicité des États-Unis et de la plupart des pays européens, qui ferment les yeux, maintiennent des positions hypocrites et partiales, financent et soutiennent politiquement Israël et son gouvernement d’extrême-droite raciste et suprématiste. Nous pensons aussi au peuple cubain, étranglé par le blocus américain, au peuple libanais et au peuple syrien dont l’avenir est encore en suspens, et à tous les peuples qui vivent l’oppression, comme les Iraniens dont on ne peut qu’admirer le combat pour la dignité à travers le mouvement Femme, Vie, Liberté, qui se prolonge toujours.

Le PCF est un parti internationaliste, solidaire, c’est aussi ça notre marque de fabrique.

Solidaire de Mayotte, solidaire du peuple libanais, solidaire du peuple palestinien et cubain, nous avons lancé des caisses de solidarité, qui ont permis de verser déjà 3500 euros au Secours Populaire pour Mayotte, 1500 euros pour la commune de Doha el Hoss au Liban, et nos militants et élus développent de la solidarité à longueur d’année pour le peuple palestinien.

La solidarité, nous la vivons aussi au plus près de chez nous, pour la défense des services publics, les bureaux de poste, les services d’hôpitaux, les EHPAD, les écoles dont les classes sont menacées, pour des politiques plus redistributrices, plus favorables à ceux qui ont le moins de moyens financiers, pour les droits sociaux et l’emploi des travailleurs de notre territoire où nous nous mobilisons avec les salariés, les retraités, les privés d’emploi et leurs syndicaux.

Notre soixantaine d’élus communistes finistériens – de la Région aux communes, en passant par le Département et les communautés de commune, dans les majorités ou l’opposition, met le social et la défense des solidarités et des services publics au cœur de ses préoccupations et missions.

Avec les électeurs et acteurs du nouveau Front populaire, depuis le mois de juin, nous tentons de trouver un chemin pour faire revenir des politiques de gauche dans ce pays, le sortir du cauchemar d’une fausse alternative entre le néo-libéralisme à tendance liberticide et xénophobe et l’extrême-droite pure et simple. C’est pas simple, le rapport de force est très dégradé. La gauche est moins forte qu’il y a 10 ou 15 ans, elle est en désaccord sur plusieurs sujets, pas assez rassemblée, et l’extrême-droite, dédiabolisée, respectabilisée, avec la complicité des médias et des forces du capital, comme d’une partie des politiques, est plus à l’offensive et menaçante que jamais. Mais nous devons tenir le cap de l’intérêt général, celui de la défense de la République sociale, des intérêts populaires et savoir nous réunir sur l’essentiel pour défendre des politiques humanistes et de progrès social, aussi bien au niveau local qu’au niveau national.

Nous ne pourrons progresser qu’en étant plus audibles et crédibles auprès des milieux populaires, du monde du travail, et c’est pour cela que nous avons lancé une campagne au niveau du PCF sur l’industrie et les services publics, pour se réimplanter sur les lieux de travail, pour faire de la politique avec les citoyens en proximité, à travers la revitalisation ou la création des cellules, des ventes de l’Humanité, des actions de solidarité concrètes comme ces ventes de légumes solidaires à prix coûtant qui ont lieu à Landerneau, à Morlaix, au Relecq-Kerhuon, et à bientôt à Carhaix.

Il nous faut persister et persévérer dans cette voie comme dans celle d’une amélioration de notre communication, numérique notamment, mais pas que, et dans l’effort d’éducation populaire qui est aussi une marque de fabrique de l’activité de plusieurs de nos sections et de notre fédération, d’éducation populaire et de formation car c’est aussi en acquérant des savoirs et des armes théoriques que nous serons plus efficaces dans la bataille d’idées et la bataille politique.

Notre parti fait des adhésions, 47 l’an passé, et a à ses côtés depuis 2 ans une Jeunesse communiste étoffée et organisée, avec au moins 35 jeunes communistes encartés, et plus en comptant les sympathisants. Avec 510 et quelques adhérents à jour de cotisation, nous sommes en 21e position des fédés de France en nombre d’adhérents et en première position en Bretagne. Mais nous avons une marge de progression sur le paiement de la cotisation car nos fichiers relèvent 850 adhérents. Surtout nous devons continuer à nous renforcer et à nous rajeunir, à nous adresser aux actifs, car la bataille politique est rude, à enjeux extrêmement lourds, et nous ne sommes pas aujourd’hui au niveau de ce qu’il faudrait atteindre pour peser significativement dans les rapports de force politique.

Nous avons néanmoins la conviction qu’en cultivant nos valeurs que sont la vie collective tout au long de l’année, la fraternité, la démocratie interne, le militantisme régulier en dehors des élections, l’organisation des fêtes, la proximité avec les citoyens, l’honnêteté, l’esprit de responsabilité et de rassemblement pour le progrès social, et en gardant notre volontarisme et nos ambitions sur le fond, nous allons renforcer notre influence.

En 2025, nous aurons à préparer les municipales pour faire élire un maximum de majorités de gauche dans les 277 communes finistériennes, et un maximum d’élus communistes, sur la base d’un travail sur des projets qui servent réellement la population. Et nous aurons peut-être aussi à préparer des législatives en cas de nouvel épisode de dissolution.

Bonne année 2025 à toutes et tous.

Ismaël Dupont, pour le PCF Finistère.

Communiqué du Parti Communiste du Finistère. Janvier 2025. Après la tempête Ciaran, la nécessité de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.

Communiqué du Parti Communiste du Finistère. Janvier 2025.
Après la tempête Ciaran, la nécessité de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
Il y a un peu plus d’un an, du 1er au 2 novembre 2023, la tempête Ciaran a entrainé des coupures d’alimentation électrique pour 280 000 usagers (50% des clients).
Des milliers de foyers sont restés de 5 à 14 jours sans électricité, sans chauffage, sans internet, parfois sans téléphone.
Cette tempête a révélé la vulnérabilité de notre réseau Basse Tension constitué de près de 20 % de fils nus. Ils sont générateurs d’incidents du fait de leur caractère non isolé et de leur vétusté (âge moyen de 56 ans). Malgré la situation géographique du Finistère, très exposé aux aléas climatiques, ils sont 2,5 fois plus présents que sur le réseau national.
L’objectif de résorption complète que se fixe Enedis à l’horizon 2050 n’est pas à la hauteur des enjeux, ces fils nus BT doivent être éradiqués au plus vite et remplacés par du câble torsadé isolé, beaucoup plus fiable si le budget élagage d’Enedis est suffisamment doté.
Tous les travaux de canalisations engagés par un concessionnaire (eau, gaz, électricité, téléphonie) doivent comprendre la pose de fourreaux en réservation pour préparer le passage en souterrain à moindre coût.
Des investissements importants doivent donc être engagés par Enedis pour assurer un service public de qualité en renforçant les réseaux électriques du Finistère.
Le réseau de moyenne tension HTA encore majoritairement aérien doit aussi être l’objet d’une forte campagne d’enfouissement, car là encore le Finistère est en dessous du taux national d’enfouissement HTA.
La tempête Ciaran a aussi révélé les difficultés engendrées par la fermeture en 2021 des 3 agences d’exploitation Enedis de proximité, de Douarnenez, de Pont l’Abbé et de Quimperlé.
Complémentaires à la base Enedis de Quimper, ces 3 agences étaient des points d’appui bien implantés sur le territoire pour intervenir au plus vite dans notre péninsule bretonne sur un réseau essentiellement aérien où nous faisons souvent face à des événements climatiques violents. Elles permettaient de disposer à plusieurs endroits d’un camion poids lourd nacelle, de fourgons et de véhicules légers pour assurer l’astreinte et d’un magasin avec tout le matériel électrique nécessaire, qui n’était pas seulement utilisé par le personnel de l’agence mais aussi par les agents Enedis de passage.
Mettre en sécurité, réparer rapidement, rénover et développer les réseaux, nécessitent d’avoir une grande proximité et une parfaite connaissance du terrain. Assurer l’astreinte en dehors des heures ouvrables de jour comme de nuit, implique aussi que l’on habite près de sa zone de travail.
Les conséquences de ces fermetures pour la base Enedis de Quimper sont très fortes.
Celle-ci doit aujourd’hui assurer l’alimentation d’un territoire de 93 communes sans les 3 agences de proximité. C’est le plus étendu de la Direction Régionale Enedis Bretagne,115 km d’Ouest en Est, 50 km du Nord au Sud
Il recouvre une large partie de la Cornouaille, dont les communes de QBO. Les allongements de temps de déplacement entravent la capacité de réaction de la structure qui se retrouve privée des moyens humains et matériels rapidement accessibles. Dans ce contexte, les temps de coupure et les délais d’intervention pour les usagers durant et après la tempête ne peuvent que s’allonger.
L’obligation de revenir systématiquement à la base Enedis de Quimper pour récupérer le matériel nécessaire au dépannage a objectivement compliqué les opérations et allongé les temps de coupure durant la tempête.
Le vœu adopté par le Conseil Communautaire de QBO le 17 juin 2021, sur proposition des élus communistes, conserve aujourd’hui toute sa force. *
Nous avons besoin d’agences d’exploitation Enedis de proximité. Elles doivent être reconstruites et dotées des moyens nécessaires à une bonne qualité de service public.
Plus largement, pour que notre pays atteigne la neutralité carbone à l’horizon 2050, réindustrialise fortement le pays et réponde aux besoins sociaux, il nous faut sortir des énergies fossiles en accompagnant l’électrification des usages grâce à une production massive d’électricité dans le cadre d’un mix décarboné alliant nucléaire, hydraulique et renouvelables. (cf. le plan climat empreinte 2050 du PCF* *).
Dans cette perspective, les réseaux électriques doivent aussi être fortement renforcés pour transporter et distribuer cette énergie.
*Vœu adopté le 17 juin 2021 par le conseil communautaire de QBO sur proposition de Bernard Jasserand et Yvonne Rainero :
Les élus du conseil communautaire de QBO réunis en séance le 17 juin 2021, demandent au directeur territorial d’Enedis le maintien des agences d’exploitation de Douarnenez, Pont l’Abbé et de Quimperlé en leur donnant les moyens humains et matériels nécessaire au service public de l’électricité.
Photos ci-dessous :
Le 2 avril 2021 une délégation d’élus-es et responsables des sections PCF du Sud-Finistère, accompagnée d’Arnaud Dérit et Florian Pascual, de la CGT Enedis, s’était rendue à la préfecture du Finistère pour protester contre la fermeture de ces 3 agences de proximité d’Enedis indispensables à un meilleur service aux usagers, plus encore en cas d’événement climatique.

Avec le plan climat du PCF, nous prenons des engagements pour une transition écologique ambitieuse et solidaire. 

Avec le plan climat du PCF, nous prenons des engagements pour une transition écologique ambitieuse et solidaire. 
Rejoignez-nous pour bâtir un monde plus juste et respectueux de l’environnement !
Découvrez notre plan en détail sur : https://www.pcf.fr/plan_climat_du_pcf

PCF Finistère : « Faire échec à l’extrême-droite » – Trois questions à Ismaël Dupont – Ouest-France, 9 décembre 2024

Rassembler « la Bretagne des bourgs » et « la Bretagne des tours » – Tribune de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, dans le Télégramme du 13 novembre 2024

Européennes du 9 juin 2024 – Taran Marec est intervenu à la Fête du Bol d’Air à Lanester avec Delphine Alexandre et Guenola Le Huec

« Dimanche 2 juin -Lanester
70 eme fête du bol d’air et très heureuse d’avoir pu intervenir sur la politique de l’eau, inscrite sur des valeurs et principes essentiels : solidarité, cohérence des politiques publiques, démocratie et bien commun. J’ai également pu présenter le travail réalisé par la commission écologie du PCF face au dérèglement climatique et les propositions d’« Empreinte 2050 ».
Le 9 juin je voterai et j’appelle à voter la liste PCF par Léon Deffontaines « la gauche unie ».
Guenola Le Huec est intervenue sur le féminisme et l’extrême-droite.
Taran Marec
candidat sur la liste de Léon Deffontaines a présenté quelques grandes lignes du programme, insisté sur les problématiques particulièrement prégnantes de la jeunesse ( mais pas seulement): santé mentale, logement, emploi, mois des fiertés…
Puis place à l’association kanak de Bretagne sud: le PCF s’est toujours positionné sur la liberté des peuples et l’anticolonialisme.
Plaisir de retrouver les camarades et amis ( et la famille), de défendre des idées justes et de danser au soleil… Belle journée sous le signe de la fraternité
Delphine Alexandre, conseillère régionale communiste du Morbihan, vice-présidente à la région Bretagne »

Léon Deffontaines : « Mon adversaire, c’est Jordan Bardella » – L’Humanité, 31 mai 2024

 

Léon Deffontaines : « Mon adversaire, c’est Jordan Bardella »

À une semaine des européennes, la tête de liste du PCF, Léon Deffontaines, revient sur les enjeux de la campagne, la situation à gauche, l’urgence climatique et le combat à mener contre l’extrême droite.

Le candidat des communistes pour le 9 juin, Léon Deffontaines, a réalisé une percée médiatique en mettant le RN face à la réalité de ses votes contre l’intérêt général. Il entend déjouer les pronostics le jour du scrutin et appelle la gauche à se rassembler sur la question sociale, en plus de défendre une « écologie populaire et rationnelle ».

Quel est votre principal adversaire pour ces européennes ?

C’est Jordan Bardella. Nous avons tous les deux 28 ans, et le duel pourrait s’installer dans la durée. Je veux montrer ses contradictions. Chaque fois qu’il peut défendre les travailleurs français, le RN vote contre leurs intérêts.

L’extrême droite a refusé l’indexation des salaires sur l’inflation, le rétablissement de l’ISF, et ce parti qui se dit défenseur de la ruralité s’oppose aux lois contre les déserts médicaux. Déconstruire le mythe du RN, défenseur des travailleurs français, est l’un des enjeux de cette campagne.

« À gauche, nous devons refaire de la question sociale notre priorité. »

Que répondez-vous à ceux disent qu’on n’a jamais essayé le RN ?

Que l’on est en réalité en train de l’essayer sur le plan économique et social. À l’Assemblée, la coalition gouvernementale et le RN votent systématiquement contre toute avancée pour les travailleurs. Leur projet est identique en la matière. Et le RN au Parlement européen vote majoritairement pour les traités de libre-échange.

Il faut bien sûr attaquer ce parti sur le caractère xénophobe, fasciste même, de son programme. Mais on s’évertue à le faire depuis quarante ans, et ce n’est pas suffisant. Le RN se dédiabolise sur la question sociale, et c’est sur cette supercherie qu’il faut l’attaquer.

Comment expliquer son niveau dans les sondages ?

L’extrême droite est épargnée. Le débat sur LCI (le 21 mai – NDLR) a été symptomatique. Les autres candidats avaient l’air tétanisés par Bardella. Personne n’osait l’attaquer. Il ne faut pas le laisser dérouler ses mensonges. Allons à l’affrontement ! D’autre part, nous n’avons pas été à la hauteur à gauche. Nous nous écharpons sur des questions de société et des sujets internationaux qui devraient nous rassembler. Nous devons refaire de la question sociale notre priorité.

Bardella n’avait rien d’autre à vous répondre que « vous êtes communiste », lorsque vous l’avez attaqué dans ce débat. Est-ce un problème d’être communiste ?

Quand on l’attrape sur le fond, Bardella est incapable de répondre. Il me renvoie donc à mon communisme comme s’il s’agissait d’une insulte. C’est révélateur de son absence de projet social. Mais si on veut nous renvoyer au passé, je suis fier d’être membre du parti de Missak Manouchian, panthéonisé cette année. L’histoire de mon parti, c’est la Résistance, le CNR, la Sécurité sociale.

L’héritage du RN, cofondé par un Waffen-SS, c’est la collaboration et Vichy. Le communisme aujourd’hui est synonyme d’espoir, de rupture avec une société capitaliste incapable de répondre à l’impératif environnemental et à nos aspirations à vivre mieux. Il s’agit d’aider chaque individu à s’épanouir pleinement, quelle que soit son origine sociale ou géographique. C’est le projet que je porte.

« Lorsque la gauche est capable de rassembler sur la question sociale, elle peut battre les lepénistes. »

Vous étiez en meeting à Avion (Pas-de-Calais), il y a une semaine, seule circonscription perdue par le RN aux législatives 2022, au profit du PCF…

Nous sommes la seule force politique qui a fait reculer l’extrême droite. Dans le Pas-de-Calais, nous avons aussi fait perdre trois cantons au RN. Lorsque la gauche est capable de rassembler sur la question sociale, elle peut battre les lepénistes. C’est mon ambition pour les européennes et au-delà.

Qu’avez-vous appris dans cette campagne au cours de laquelle vous avez sillonné toute la France ?

J’en retiens la beauté des paysages et la richesse de la population. Une campagne, c’est l’occasion de parler, de reconstruire du lien social. Depuis quinze ans, la gauche est captive de deux offres politiques : l’une outrancière et polémiste, l’autre libérale. C’est ce qui l’empêche d’aller à la reconquête de l’électorat populaire et de progresser.

On nous renvoie toujours à François Hollande et à Jean-Luc Mélenchon, sur les marchés. Ce sont les deux cailloux dans nos chaussures. Nous devons écrire une nouvelle page. C’est avec une gauche du travail rassemblée que l’on retrouvera un électorat populaire et que nous redeviendrons majoritaires dans le pays.

Vous avez 23 syndicalistes sur votre liste, un record. En quoi est-ce une force ?

C’est une chose de défendre le monde du travail. C’en est une autre de faire élire au Parlement celles et ceux qui en sont les premiers représentants. Sigrid Gérardin et Fabien Gâche, en 2e et 7e position sur ma liste, incarnent au quotidien ceux qui luttent contre les effets dévastateurs des politiques européennes libérales. Les élire, c’est les faire entrer dans l’institution probablement la plus antisociale de notre système politique. Ils peuvent y être le fer de lance de la lutte contre la destruction des droits sociaux.

Dans vos meetings, on vous entend dire : « Cette Europe, qu’elle crève ! » N’est-ce pas contradictoire ?

Les institutions européennes se sont construites avec le dogme néolibéral. Elles sont une machine à broyer l’avenir des jeunes, à détruire l’emploi. Si nous y envoyons des députés européens, ils seront un appui pour résister à la marche forcée du néolibéralisme. Je ne crois pas que l’UE sera, demain, un levier pour l’émancipation des peuples, parce qu’elle sera dominée par la droite et l’extrême droite. Mais, y envoyer des représentants du peuple sera un moyen de mener la résistance dans les travées du Parlement.

Vous êtes donné entre 2 et 3 % des intentions de vote dans les sondages. Que comptez-vous faire pour y remédier dans la dernière ligne droite ?

Il fallait que nous tracions notre sillon dans cette campagne, peu importent les sondages. Lors de la campagne de 2019, ils se sont lamentablement plantés. J’ai donc peu confiance dans ces enquêtes. Les Français font leur choix au dernier moment, et c’est encore plus vrai dans une européenne. Le niveau de participation peut tout changer.

70 % des 18 à 29 ans prévoient de ne pas aller voter le 9 juin. Que leur dites-vous ?

J’observe le décalage entre ce que nous vivons, nous, les jeunes, et les discours sur l’Europe. L’exemple le plus édifiant, c’est Erasmus, que l’on nous vante comme merveilleux. Mais seulement 5 % d’une classe d’âge participent à ce programme. C’est quoi, l’Europe, pour les 95 % restants ? C’est l’impasse écologique à laquelle l’UE est incapable de répondre en nous enfermant dans les énergies fossiles.

C’est la baisse du pouvoir d’achat, avec des jeunes particulièrement touchés, qui se tournent vers l’aide alimentaire. Que fait l’UE ? Les contrats précaires, la mise en concurrence des travailleurs, la difficulté à faire des études… Culpabiliser les jeunes pour les envoyer voter revient à les mépriser. Ce ne sont pas les jeunes qui se désintéressent de l’Europe, mais l’UE et les candidats qui se détournent d’eux. Moi, je veux parler de leur réalité, de leur quotidien.

Européennes 2024 : Taran Marec, l’atout jeune des communistes à Brest (Ouest-France, Emma Villeroy, 10 mai 2024)

Européennes 2024 : Taran Marec, l’atout jeune des communistes à Brest
Taran Marec, élu communiste de la Ville de Brest (Finistère), est sur la liste de Léon Deffontaines avec Fabien Roussel pour les Européennes. Il veut « sortir les plus jeunes de l’abstention ».
Taran Marec, 25 ans, est candidat aux Européennes 2024 sur la liste menée
par Léon Deffontaines avec Fabien Roussel pour la Gauche Unie pour le travail soutenue par le PCF, L’Engagement, Les Radicaux de Gauche, République et socialisme).
Ouest-France Emma VILLEROY. Publié le 10/05/2024
« On veut incarner, une gauche qui porte une lueur d’espoir des jours
heureux, pour les gens qui vivent dans la misère particulièrement violente », soutient très engagé Taran Marec, 25 ans et membre du Parti communiste français (PCF) Finistère. « On veut incarner une main tendue. »
Élu à la mairie de Brest sur la liste de François Cuillandre depuis 2020, il est délégué à la langue bretonne. C’est le plus jeune conseiller municipal de la ville. Il est aussi responsable des Jeunesses communistes dans le Finistère depuis janvier.
Pour les Élections européennes 2024, il fait partie des quatre candidats bretons retenus sur la liste menée par Léon Deffontaines avec Fabien Roussel (la Gauche Unie pour le travail soutenue par le PCF, L’Engagement, Les Radicaux de Gauche, République et socialisme) et est en 61e position. Ses chances d’être élu sont nulles, mais il entend bien mener campagne.
Finistérien depuis toujours.
Originaire de Lesneven, le militant a effectué toute sa scolarité à l’école Diwan où l’enseignement est dispensé en langue bretonne. Aujourd’hui, il est développeur informaticien à l’université.
Dernièrement, c’est la pétition lancée pour la gratuité des transports qui a fait parler de lui. « Tout est lié dans cette proposition, le social, l’économie et l’écologie et les pistes sont nombreuses pour permettre le financement. »
Sur les autres engagements, le candidat souhaite de « vraies propositions sociales » pour les travailleurs. « On veut réindustrialiser notre pays, de meilleures conditions de travail et cesser la mise en concurrence. Il y a l’exemple local parfait de la pêche avec cette logique concurrentielle totalement absurde où des moules du Brésil peuvent se retrouver dans des restaurants chez nous alors que les pêcheurs du coin ne peuvent pas les vendre à cause de quotas. »
Concernant l’énergie, la proposition est de sortir du marché européen avec le « mix nucléaire-renouvelable » produit en France.
La carte de la jeunesse
Ce n’est pas pour rien qu’il est au sein des Jeunesses communistes, le parti mise sur les nouveaux électeurs. « On est très mobilisé pour sortir les plus jeunes de l’abstention. Ce sont aussi leurs élections et on peut leur dire qu’il y a des solutions à leurs problèmes. On est très mobilisés pour représenter ces générations qui peuvent se sentir un peu exclues des débats. »
Objectif 5 %
Taran Marec vise les 5 % pour son parti lors des Européennes du 9 juin pour lutter contre l’extrême droite. « En tant que communiste, on porte un discours d’humanité et pas leur discours de haine. Le Rassemblement national gagne du terrain sur des mensonges et un discours de façade sur le camp des travailleurs. Quand la gauche propose des augmentations de salaires par exemple, ils votent toujours contre. Avoir les 5 % permettrait d’obtenir cinq sièges d’un coup, ce qui serait cinq places en moins pour eux.»
En 2019, le PCF n’avait obtenu aucun siège au Parlement européen.

Pont l’Abbé/ Pays Bigouden: le PCF: « La crise de la pêche n’est pas une fatalité » (Ouest-France, 29 avril 2024)

Article du Ouest-France, 29 avril, sur l’initiative du PCF pays bigouden sur l’avenir de la pêche artisanale avec les candidats communistes bretons aux Européennes avec Amar Bellal et Taran Marec

Défendons notre droit à l’expression et à la manifestation face aux menaces et restrictions des libertés syndicales et citoyennes: communiqué du PCF Finistère (2 mai 2024)

Communiqué de la fédération PCF du Finistère – 2 mai 2024
Défendons notre droit à l’expression et à la manifestation face aux menaces et restrictions des libertés syndicales et citoyennes
Ces derniers mois, les arrestations, garde à vue, convocations et condamnations de militant·es et responsables syndicaux·ales, notamment de nombreux·ses responsables de la CGT, qui n’ont fait qu’exercer leurs mandats se sont multipliées.
Nous sommes très préoccupés et révoltés par la logique liberticide qui sous-tend la plainte du ministre de l’intérieur contre le militant syndical brestois de Solidaires Olivier Cuzon à qui nous tenons à témoigner de toute notre solidarité et par la tentative de museler les protestations de solidarité avec le peuple palestinien dans les Universités et à Sciences Po, y compris avec des discours et pratiques d’ingérence de personnalités de droite et d’extrême-droite pour retirer des subventions publiques à ces établissements sous prétexte que les droits citoyens des étudiants s’y exercent.
Plus d’un millier de militantes et militants sont concerné·es.
Certain·es militant·es ont même été l’objet d’interventions totalement disproportionnées des forces de l’antiterrorisme.

Cette offensive sert le projet d’une extrême droite historiquement et plus que jamais antisyndicale qui est quant à elle rarement inquiétée.

Cette criminalisation de militant·es syndicaux·ales et associatif·ves par le pouvoir est inacceptable !

Le PCF est solidaire de celles et ceux qui la subissent et exige que les droits, en particulier les droits syndicaux, soient pleinement respectés.

Sur le Finistère plusieurs militants pour la défense de l’hôpital de Carhaix ont reçu des convocations , au commissariat de Quimper, sous le régime de la garde à vue pour « séquestrations et violences en réunion sur personnes chargées de mission de service public. ».

Ces 10 syndicalistes sont  convoqué-es à différentes à partir du 14 mai. La Fédération du Finistère du PCF appelle  à venir les soutenir au commissariat de Quimper à chacune des convocations avec deux temps forts les 22 et 23 mai, jours de convocations de la  Secrétaire Générale du syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix et du Secrétaire Général CGT du CHRU Brest-Carhaix.

Reprenons la main sur la pêche artisanale – débat à Pont L’Abbé le samedi 27 avril 2024 avec Taran Marec, Amar Bellal, Pierre Mollo, Catherine Le Gall, à l’invitation de la section PCF Pays Bigouden

Aide à mourir : ouvrons en grand le débat sur la fin de vie, le grand âge, la santé publique !

Le Président de la République vient de s’exprimer sur la fin de vie en formulant plusieurs propositions concernant les soins palliatifs, les droits des patient·es et des aidant·es ainsi que l’aide à mourir. Après la convention citoyenne sur la fin de vie, le débat doit désormais s’ouvrir en grand dans la société et doit également concerner la question de la protection sociale du grand âge et de la santé publique dans son ensemble.

Une aspiration légitime s’exprime aujourd’hui dans notre société sur la possibilité, pour des malades atteints d’un mal incurable ou dont les souffrances sont devenues insupportables de décider de leur fin de vie. Le Parti communiste français se félicite donc que le chef de l’État se décide enfin, après bien des atermoiements, à proposer au pays de premières solutions, allant au-delà des conclusions de la loi Claeys-Léonetti, qui avait marqué une incontestable avancée dans le traitement de cette question de société.

Le premier enjeu de ce débat, dont nos compatriotes doivent pouvoir s’emparer, concerne l’accès aux soins palliatifs.

Cet accès est aujourd’hui contrarié par l’absence d’unités spécialisées dans de trop nombreux départements et par la politique d’austérité qui frappe le secteur dans la santé.

Chaque année la France compte près de 300 000 personnes environ qui auraient besoin, à différents niveaux, de soins palliatifs. Près de la moitié d’entre eux n’en bénéficie pas à l’heure actuelle, en dépit d’une loi votée en France en 1999 instaurant l’accès aux soins palliatifs pour « toutes les personnes dont l’état de santé le requiert ».

La stratégie décennale annoncée par Emmanuel Macron est contradictoire avec la politique d’austérité en cours qui conduit à des fermetures de services et de lits. Une prise en charge palliative de qualité ne peut se concevoir sans moyens conséquents, investissements, vaste plan de formation et recrutements de personnels, qui vont se heurter aux 25 milliards de restrictions budgétaires annoncés dernièrement par le ministre de l’Économie.

C’est pourquoi le PCF, ses parlementaires, propose plusieurs mesures pour un développement accéléré des soins palliatifs : suppression de l’ONDAM, de la T2A et des politiques de restrictions des dépenses de santé ; développement des services, des milliers de lits et effectifs médicaux permettant de répondre aux besoins ; dans l’attente, création dans chaque hôpital de lits de repli dédiés à l’accompagnement des malades en fin de vie ; développement de la formation initiale et continue des professionnels de santé sur la fin de vie.

Si le développement massif des soins palliatifs est aujourd’hui une priorité pour une politique de santé publique digne de ce nom, il ne résume pas la réponse qui doit être apportée aux demandes des malades dont les souffrances ne peuvent plus être atténuées par un simple accompagnement.

La mort ne saurait évidemment être donnée contre la volonté de la personne par « euthanasie », ou sur simple demande du malade sans autre critère. Des conditions strictes et un contrôle des décisions médicales doivent donc être proposées, donnant à la loi les moyens  d’écarter totalement les dérives. Sur ces questions, il faudra des propositions concrètes. Nous y contribuerons.

L’accompagnement vers la mort doit enfin rester hors marché, dans le cadre du service public, avec des professionnels de santé uniquement soucieux de l’intérêt des malades.

Il serait à présent inconcevable qu’après la Convention citoyenne sur la fin de vie, le débat soit confisqué par des forces réactionnaires ou intégristes. Son enjeu n’est autre qu’un nouveau progrès de la liberté de conscience des citoyens et des citoyennes. C’est à l’échelle de toute la société qu’il doit se mener.

Paris, le 12 mars 2024

Parti communiste français.

Européennes, mardi 26 mars : Meeting régional avec Léon Deffontaines et Fabien Roussel à Quimper, salle Dan ar Braz, à 19h30

Photos de l’AG du PCF Finistère à Kernével ce samedi 10 février 2024 en présence de Vincent Boulet

Une chaleureuse assemblée générale de la fédération du Finistère du Parti communiste français (860 adhérents, dont 63 nouvelles adhésions au PCF dans le Finistère en 2023) à Kernevel ce samedi 10 février, en présence de Vincent Boulet, dirigeant national du PCF, responsable du secteur International et coordonnateur du Projet du PCF pour les Européennes de juin 2024. 70 camarades y ont participé. L’AG avait été ouverte par Jacques Rannou, maire délégué de la commune associée de Kernevel (première commune à faire élire une femme maire dans le Finistère, et elle était communiste: Marie Mahé, ancienne résistante) et secrétaire de la section de Rosporden. Le maire de Rosporden, Michel Loussouarn, par ailleurs notre collègue dans le groupe de gauche au Conseil Départemental, nous a fait le plaisir de nous saluer le midi pour l’apéritif. Merci à notre camarade de la section du PCF Carhaix-Huelgoat Hervé Ricou pour ses photos et merci à tous les camarades qui ont pu se rendre disponible à cette assemblée générale du PCF Finistère dans le sud-Finistère et à Vincent Boulet pour ses exposés très clairs, riches et stimulants sur les enjeux des élections européennes et de la situation internationale.

 

Avec Vincent Boulet, responsable du secteur International du PCF – Assemblée générale du PCF Finistère le samedi 10 février à Kernevel (9h30-16h30)

Européennes, comité de soutien du PCF et de la liste de Léon Deffontaines : mobilisons-nous !

Cher.E.s camarades,

Nous êtes chaleureusement convié.e.s

le samedi 10 février : 9h30/16h30 :

à l’Assemblée Générale du PCF Finistère avec Vincent Boulet, responsable du secteur international du PCF et coordonnateur du projet pour les Européennes.

Soyons nombreux pour débattre et approfondir sur le projet communiste pour l’Europe.

Inscription pour ajuster le nombre de repas : federation@29.pcf.fr

C’est à Kernavel, dans la salle polyvalente, place de l’église

Léon Deffontaines, notre tête de liste Européennes, sera normalement présent le mercredi 27 mars dans le Sud-Finistère dans le cadre de la campagne Européennes (visite d’un port du pays bigouden, inauguration du local de Quimper, et meeting à Quimper).

Merci à tous ceux qui le peuvent et le souhaitent de s’inscrire sur la liste du Comité de soutien public à la liste de rassemblement conduite par le PCF et Léon Deffontaines pour les élections européennes du 9 juin. Notre résultat dépendra de notre mobilisation collective.  Inscription avec noms prénoms – qualités/profession – commune : federation@29.pcf.fr / dupont.ismael@yahoo.fr

La liste des Européennes fera l’objet d’un vote au Conseil National du PCF ce week-end, le samedi 3 février et d’un vote des adhérents dans les sections les 8, 9, 10 mars.

Fraternellement,

Ismaël Dupont, secrétaire départemental

 

AG du PCF Finistère à Kernevel en 2021 (70 personnes y avaient participé)

Dans le Finistère, le Parti communiste enregistre de nouvelles adhésions (Ouest-France, 18 janvier 2024)

Dans le Finistère, le Parti communiste enregistre de nouvelles adhésions

Mercredi 17 janvier 2024, Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Parti communiste français (PCF) du Finistère, a convié militants et sympathisants pour les vœux du parti, dans le nouveau local situé place de Locronan, à Quimper (Finistère).

De gauche à droite : Ismaël Dupont, Quentin Ligen, Yvonne Rainero et Yann Foucher lors des vœux du PCF Finistère. | OUEST-FRANCE

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, a convié militants et sympathisants pour les vœux du parti, dans le nouveau local situé place de Locronan à Quimper, mercredi 17 janvier 2024. Yvonne Rainero (PCF Quimper), Yann Foucher (PCF Quimper) et Quentin Ligen (Jeunes communistes du Sud-Finistère), l’ont épaulé dans cette mission.

57 nouveaux adhérents

« En 2023, le PCF Finistère a enregistré 57 nouveaux adhérents, pour un total de 860 encartés actuellement », s’est d’abord félicité Ismaël Dupont. Puis il est entré dans le vif du sujet, en évoquant les élections européennes du 9 juin 2024. « Nous plaçons ces élections autour de valeurs centrales, notamment la paix. Un mot d’ordre qui est plus que jamais d’actualité avec la guerre en Ukraine. »

À moins de cinq mois de l’échéance, le secrétaire départemental a souligné l’importance du thème de l’écologie dans les débats à venir. « Le Parti communiste a sorti, en fin d’année dernière,, un plan très ambitieux pour faire face à la crise climatique et aux enjeux du réchauffement climatique : la production et la consommation énergétique – nous sommes pour le mix énergétique – les moyens de transport, l’agriculture, l’économie… On ne peut plus dire que le PC n’a pas de projet écologique.

« Scandalisé par la loi immigration »

Si le parti a indiqué, durant ces vœux, être « scandalisé par la loi immigration », il n’a cependant pas oublié d’évoquer une préoccupation majeure des Français : le pouvoir d’achat. Sur ce point, Ismaël Dupont a rappelé le combat mené par le secrétaire national du parti, Fabien Roussel. « Il a obtenu que le chèque énergie puisse être étendu aux locataires vivants dans des HLM. »

Tract de la section PCF pays de Morlaix (octobre-novembre 2023): Marine Le Pen et le RN vous mentent

La conférence nationale du PCF affirme sa volonté de paix et de cessez-le-feu immédiat entre Israël et les Palestiniens

Conférence nationale du PCF samedi 14 octobre. 

Nous avons affirmé notre volonté d’une paix dans la justice et d’un cessez-le-feu immédiat entre Palestiniens et Israéliens et un couloir humanitaire à Gaza. La France devrait mettre sa diplomatie au service de cet objectif. Paix et justice pour les Palestiniens et les Israéliens.

Résolution adoptée à l’unanimité au Conseil National du PCF le 15 octobre 2023

Israël-Palestine : ensemble, pour la paix et la justice !

Les communistes, réunis en conseil national, éprouvent l’horreur qu’a constitué la journée du 7 octobre qui restera gravée dans nos mémoires.

L’horreur devant le massacre de centaines de civils israéliens par les forces du Hamas, devant des actes terroristes qui, en visant des hommes, des femmes, des enfants et même des bébés, ont ensanglanté la société israélienne mais aussi toute l’humanité.

Nous les condamnons avec la plus grande fermeté sans ambiguïté. Rien ne peut les justifier. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple israélien et exigeons la libération immédiate des otages détenus par le Hamas.

Ce n’est pas un acte de résistance qu’à commis le Hamas, c’est un acte de barbarie.

Un acte de barbarie qui a visé les juifs, comme à l’occasion des pogroms qui ont tragiquement marqué le siècle dernier.

Jamais nous ne confondrons la résistance avec un carnage aussi contraire aux valeurs de la dignité humaine et du droit international.

Face à de telles attaques, dont la sauvagerie ébranle le monde, c’est toute l’humanité qui doit se mobiliser contre le fléau du terrorisme, contre ceux qui alimentent leur discours, les arment, les financent, en s’appuyant sur toutes les règles du droit international et la coopération totale de tous les pays dont celle de la France.

A ce combat légitime, nous appelons à ne pas ajouter plus de malheur, de drame, de catastrophe humanitaire.

Mettre hors d’état de nuire ceux qui ont perpétré les massacres du 7 octobre et qui menacent de récidiver, envoyer les chefs du Hamas devant la Cour pénale internationale, ce n’est pas viser aveuglément la population palestinienne de Gaza.

La riposte du gouvernement israélien d’extrême droite, dont la responsabilité dans le drame que vient de subir son peuple est de plus en plus dénoncée au sein même du pays, est de ce point de vue extrêmement grave, faisant le choix de s’attaquer à des civils, à des familles palestiniennes de Gaza, au nom d’une vengeance aveugle qui détruit tout sur son passage.

Heure après heure, les destructions de bâtiments civils à Gaza viennent endeuiller de nouvelles familles, dans une escalade mortifère et en dépit de toutes les conventions internationales.

Nous sommes pleinement solidaire du peuple palestinien.

Le gouvernement israélien essaye ainsi de masquer son incapacité à protéger le peuple israélien.

Depuis 75 ans, les droits des palestiniens, leur droit à l’existence et à un État sont niés. Ils vivent la colonisation et l’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Leurs conditions de vie sont insupportables. Les gouvernements de tant d’Etats, à commencer par le nôtre, la France, les ont abandonnés à leur sort, victimes d’humiliations quotidiennes, de discriminations, de privations par le gouvernement israélien.

Il faut d’urgence arrêter la spirale de la haine, de la violence et des massacres, comme viennent d’y appeler le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres et le Pape.

Les morts se comptent par milliers, essentiellement des civils, dont de nombreux enfants israéliens et palestiniens.

1300 Israéliens, et 2200 Palestiniens dont plus de 700 enfants, ont été tués.

Nous dénonçons ici avec force le siège total de Gaza qui prive d’eau, de nourriture, d’électricité plus de deux millions de personnes, dont un million d’enfants.

Et nous condamnons les propos immondes du Ministre de la Défense israélien, niant leur humanité en comparant ces femmes, ces hommes et ces enfants à des animaux. Quelle honte !

Ce siège de Gaza, et l’appel récent du gouvernement israélien à l’évacuation de la population vers le sud du territoire est en train de créer une catastrophe humanitaire sans précédent. Ces gouvernants d’extrême droite fanatisés aujourd’hui à la tête d’Israël devront, eux aussi, répondre de leurs actes devant les juridictions internationales.

Nous appelons la France à peser de toutes ses forces pour faire respecter le droit international, pour protéger les otages et agir pour leur libération.

Nous refusons que des innocents payent l’affrontement entre un pouvoir d’extrême droite discrédité auprès de ses citoyens et une organisation islamiste terroriste qui n’offre aucun avenir aux palestiniens.

Seule une perspective de paix dans la justice entre Israéliens et Palestiniens, ouvrant à ces derniers l’espoir d’une vie digne, peut arrêter l’effusion de sang.

Il faut en finir avec la guerre.

Il faut lever ce blocus inhumain contre Gaza.

Il faut donner les moyens aux Palestiniens de vivre. Honte à ceux qui veulent couper l’aide au développement !

La France et l’Union européenne doivent agir avec résolution pour une solution de paix juste et durable, en application des résolutions de l’ONU qui sont toutes restées lettre morte avec, en premier lieu, la reconnaissance de l’Etat de Palestine aux côtés d’un Etat israélien.

Et nous lançons un appel aux Françaises et aux Français, un appel à l’unité de la Nation.

L’antisémitisme est un crime contre la République et l’ensemble de ses citoyens et citoyennes. Les juifs doivent pouvoir se sentir en sécurité dans notre pays et tout doit être fait pour protéger les lieux les plus sensibles de nos compatriotes. Les communistes sont à leurs côtés.

Le racisme anti-musulman est tout autant un crime contre la République. Nous sommes aux côtés de nos compatriotes musulmans qui n’ont pas à être stigmatisés, menacés pour les actes immondes du Hamas dont ils ne sont en rien responsables.

Avec les progressistes palestiniens et israéliens, avec toutes les forces démocratiques dans le monde, avec toutes celles et tous ceux qui sont attachés dans notre pays au droit et à la justice, faisons grandir le mouvement populaire pour la paix et justice.

Oui, la paix et la justice, voilà ce qui doit nous rassembler tous et toutes.

Ensemble, mettons fin à la guerre.

Ensemble, construisons la paix et faisons grandir l’exigence de deux Etats viables pour qu’enfin les peuples palestiniens et israéliens vivent côte à côte, dans la sécurité et la fraternité.

Ensemble, construisons une grande initiative pour la paix.

Formation « de base » des adhérents PCF à Brest ce week-end des 7-8 octobre 2023

 

 

Formation des adhérents 2023 à Brest ce samedi 7 octobre et dimanche 8 octobre avec 17 camarades + les formateurs, des camarades du Finistère et du Morbihan: 

– la philosophie marxiste (dans quel monde intervenons-nous?) avec Serge Ressiguier, camarade de Montpellier, auteur de « Marx en liberté », un livre sur l’humour et l’imaginaire dans le Capital de Karl Marx, aux éditions Le Temps des Cerises

– l’histoire du PCF avec Stephane Bailanger, camarade de la Gironde, agrégé d’histoire

– l’écologie comme discipline scientifique et pratique par Elsa Koerner co-secretaire de la fédération d’Ille et Vilaine du PCF, membre du conseil national du PCF et sociologue.

Et le dimanche matin:

– l’économie marxiste aujourd’hui avec Kevin Guillas Cavan

– l’organisation et la vie du parti avec le secrétaire départemental du PCF Finistère Ismaël Dupont

 

Merci à tous les participants à la formation, qui ont été très satisfaits, à nos formateurs, et à Erwan Rivoalan qui a organisé cette formation en lien avec le secteur national formation du PCF

 

Pouvoir d’achat, santé, logement, transports : le Parti communiste finistérien fait sa rentrée

Pouvoir d’achat, santé, logement, transports : le Parti communiste finistérien fait sa rentrée

Le 08 octobre 2023 – Le Télégramme

Pouvoir d’achat, santé, logement, transport… Fort de nouveaux adhérents, le PCF 29 a déroulé ses batailles à venir et annonce une rentrée sociale musclée.

Une quinzaine de nouveaux adhérents au Parti communiste français ont bénéficié d’un week-end de formation, à Brest. (Photo Paul Bohec)

Plusieurs membres du bureau exécutif finistérien du Parti communiste français (PCF) se sont réunis, ce week-end, à Brest, pour accueillir et participer à la formation de nouveaux adhérents. « 45 cette année dont une dizaine d’adhésions réalisées à l’occasion de la Fête de l’Humanité. C’est un signe de dynamisme et de vitalité pour notre parti », se satisfait Ismaël Dupont, secrétaire départemental.
Entouré des cosecrétaires de la section brestoise, Erwan Rivoalan et Jean-Paul Cam, et de la trésorière Claude Bellec, il déroule les batailles à venir lors des prochaines semaines : pouvoir d’achat et inflation, forcément, « une bataille nationale développée à l’échelle locale », le logement public « avec une campagne de distribution de 15 000 tracts dans le pays de Crozon », la santé avec les difficultés que connaît l’hôpital public ou les transports avec la volonté d’élargir leur gratuité jusqu’aux moins de 26 ans, à Brest et la défense des lignes ferroviaires de proximité comme à Roscoff et Hanvec. La rentrée sociale s’annonce donc sportive alors que le Parti communiste finistérien assure qu’il sera aussi présent, le 13 octobre, à l’appel de l’intersyndicale pour le retour du mouvement social dans la rue après la réforme des retraites. « On ne peut pas continuer comme ça, il faut un réveil des mesures sociales », s’indigne Ismaël Dupont.

« Pour le rassemblement, mais… »

Par ailleurs, alors que les tensions sont prégnantes au niveau national entre les différents partis qui composent la Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale), les représentants locaux du PCF assurent s’entendre parfaitement dans les différentes majorités d’union auxquelles ils peuvent appartenir dans le département. « Nous sommes pour une stratégie de rassemblement, mais dans le respect des autres. Nous avons été choqués de certaines attaques de la France Insoumise visant Fabien Roussel », assène toutefois Ismaël Dupont.

Tout augmente, sauf les salaires – Se battre et manifester le 13 octobre pour augmenter les salaires et les pensions (PCF)

AVORTEMENT Un droit inaliénable qui doit être CONSTITUTIONNALISÉ! – Section PCF du Pays de Brest

AVORTEMENT
Un droit inaliénable qui doit être CONSTITUTIONNALISÉ!
Le PCF appelle à la mobilisation pour qu’en France ce droit soit effectif sur l’ensemble du territoire et constitutionnalisé et pour assurer de notre solidarité internationale les femmes en lutte pour ce droit fondamental ! La section communiste du Pays de Brest se joint à l’appel du Planning Familial à la manifestation qui aura lieu le jeudi 28 septembre à 18h place de la Liberté.
L’EUROPE N’EST PAS ÉPARGNÉE :
Andorre, Malte, Pologne, Hongrie, Italie, Espagne le droit à l’avortement est menacé par la progression des extrêmes-droites, des milieux les plus réactionnaires, masculinistes.
Ainsi en 2023, les femmes ne sont toujours pas libres de choisir d’avoir ou non un enfant, de prendre des décisions qui concernent leur propre corps !
EN FRANCE,le respect des droits des femmes exige de la part du gouvernement des actes constructifs et des choix budgétaires sortant de l’austérité. En 10 ans, 130 centres IVG ont fermé et les délais d’attente, la raréfaction des médecins et l’éloignement des centres dégradent l’accès effectif à ce droit. De plus en plus de femmes doivent aller à l’étranger pour réaliser une IVG.
Le droit à l’interruption volontaire de grossesse est l’une des grandes conquêtes de notre monde moderne, l’un des symboles de liberté et d’émancipation des femmes. Mais c’est aussi un droit particulièrement contesté voire interdit dans de nombreux pays.
Le Parti Communiste se bat pour:
-L’accès libre et gratuit à la contraception,sous toutes ses formes et sur tout le territoire, doit être garanti. La France doit s’aligner avec les pays européens les plus progressistes, en vertu de la « clause de l’Européenne la plus favorisée.
-L’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française et dans la Charte européenne des droits fondamentaux pour que ce droit des femmes partout en Europe soit respecté et garanti.
-La parution des décrets d’application de la loi Gaillot de février 2022 permettant aux sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales.
-L’augmentation des budgets consacrés à la santé et l’accès aux soins pour toutes sur tous les territoires avec la réouverture des CICG fermés, des maternités et des hôpitaux de proximité.
-Une politique publique de production des médicaments, comprenant les produits nécessaires à l’IVG.

Distribution de tracts contre la vie chère et pour la redistribution des richesses à Brest, à la foire Saint Michel, ce dimanche 24 septembre

Nos camarades du PCF Brest étaient à la rencontre des brestois ce dimanche matin à la foire Saint Michel et les 600 tracts communistes contre la hausse des prix et la redistribution des richesses ont reçu un excellent accueil. « Les gens n’en peuvent plus de ces politiques antisociales et nos propositions sont écoutées et approuvées par beaucoup de concitoyen.ne.s » (Erwan Rivoalan)

 

À Brest, les élus communistes souhaitent des transports gratuits pour les jeunes (Ouest-France, 11 septembre 2023)

Les élus communistes commentent la nouveauté de la rentrée à Brest, à savoir les changements dans la politique de stationnement.

Ils y voient « un meilleur partage de l’espace public entre tous. » Ils poursuivent : « Nous réaffirmons notre souhait de maintenir certaines zones en stationnement gratuit, comme c’est le cas aujourd’hui au parking de Kerfautras, situé en centre-ville. »

La gratuité

Les élus communistes estiment que, « dans certains secteurs précis de la ville », « la gratuité du stationnement peut servir la redynamisation des quartiers. Dans d’autres, c’est la piétonnisation qui contribue à la qualité de vie en ville. Ailleurs, comme au Port de Commerce, c’est le stationnement en zone bleue qui semble le plus adapté. »

Et de reformuler un vœu qui leur tient à cœur : « Nous souhaitons que soit mise en place une expérimentation de la gratuité des transports publics collectifs, dans un premier temps en direction des jeunes de 0 à 26 ans. À nos yeux, c’est une mesure sociale, écologique et attractive pour notre territoire. »

CPER Sud-Bretagne: on n’est pas décidé à être des pigeons – Déclaration du PCF Pays de Quimperlé

On n’est pas décidé à être des pigeons

Les discussions entre la Région Bretagne et l’État sur le volet mobilité du Contrat de Plan État Région battent leur plein.

« Battent leur plein », voilà qui est vite dit, quand on sait que la dotation de l’Etat se limite à 189 millions d’euros sur 5 ans toutes mobilités confondues. Ce qui est absolument ridicule.

Ridicule et très éloigné des contributions de l’Etat dans les Contrats de Plan pour toutes les autres Régions. Car si cette contribution ressort à 57,3€ par habitant en Bretagne, elle est de 223,6€ par habitant en Bourgogne France Comté, de 247,9 € en Ile de France , de 126,6€ en Nouvelle Aquitaine, etc…

On voit ce qu’il en est des grandes déclarations autour de l’urgence de la transition écologique dont le train, qu’il s’agisse du fret ou du transport voyageur, devrait être l’épine dorsale.

Dans le même temps et peut être à cause de l’insignifiance de la participation de l’État le Conseil Régional et une série de collectivités territoriales du Finistère et du Morbihan proposent d’améliorer la desserte de la section ferroviaire Redon Quimper.

Curieuse alliance d’ailleurs qui rassemble des gens que l’on a jamais entendu au moment où il fallait défendre les trains supprimés et des élus qui quant à eux on fait ce qu’ils ont pu pour maintenir les dessertes fines des territoires.

Mais au delà de ce détail, si on peut appeler ça un détail, ce projet valide une vieille revendication des associations d’usagers, des syndicats de la SNCF, de Partis politiques de gauche, jusque là écartée avec dédain par la direction de la SNCF.

Et au passage..on peut se poser la question : qui donc avait raison ?

On pourrait, malgré tout, se réjouir et souhaiter bonne chance à ce projet  sauf qu’il y a peut être un piège dans ce dossier. Un piège tendu par l’État à la Région, en forme de réponse du berger à la bergère, une sorte de billard à trois bandes, porté par la volonté d’expérimenter des solutions locales nouvelles.

Dégager l’État de ses responsabilités d’aménageur des territoires, attiser les concurrences et la compétition entre collectivités territoriales, voilà qui est assurément nouveau !  Plus encore, mettre en place une fiscalité destinée à mener à bien ce cadencement réclamé depuis longtemps est totalement décoiffant !

Mais restons sérieux, nous appelons à ouvrir sur cette question à un large débat avec les associations d’usagers, les élus des territoires, les syndicats de salariés.

LE PCF PAYS DE QUIMPERLE

Quimperlé le 31 juillet 2023

 

 

Philippe Rio, président de la Coopérative des élu.e.s communistes, rencontre des élu.e.s finistérien.ne.s et des militant.e.s du PCF et du MJCF à Brest le 17 juin

Samedi 17 juin, 18h à 20h, dans les locaux de la section PCF de Brest Rue Berger – Rencontre avec Philippe Rio, maire de Grigny, Président de la coopérative des élus communistes, meilleur maire du monde élu en 2021, par les élus brestois, finisteriens du PCF, les militants communistes et les jeunes communistes sur Brest. Un très bel échange tournant autour du rôle de la Coopérative des élu.e.s, des enjeux travaillés par le maire de Grigny (lutte contre la pauvreté, l’habitat indigne, pour le développement économique dans le respect de l’eau, de la santé publique, de l’économie, etc), et des ambitions programmatiques et problématiques de mandat de nos élu.e.s. Notre élue régionale, nos trois élus départementaux, et des élus de Brest, Le Relecq-Kerhuon, Morlaix, Carhaix, Pont-de-Buis étaient présents à cette rencontre chaleureuse et utile!

 

 

 

​Hôpital public : Stop à la folie des fermetures et la baisse des moyens – Appel du PCF Bretagne à participer très nombreux à la manifestation du samedi 17 juin à Guingamp

Hôpital public : Stop à la folie des fermetures et la baisse des moyens

Malgré la pandémie qui nous a frappés en 2020, partout en France les fermetures des hôpitaux continuent !

Si nous avons pu faire face à la pandémie ce fut grâce à l’investissement de nos personnels soignants qui sortent aujourd’hui exsangues à cause des moyens humains et financiers qui ont fait défaut.

Le rapport du professeur VILLE, préconisant la fermeture de 111 maternités en France dont 6 en Bretagne, au nom de la sécurité de la mère et de l’enfant, est sans aucun doute dans la droite ligne de la politique néo-libérale du gouvernement. Alors que le centre Bretagne est confronté à un manque cruel de médecins, dans tous les domaines, l’annonce qui est faite est ressentie, à juste titre, comme une injustice supplémentaire par la population.

 Cette politique est dévastatrice pour l’ensemble du secteur de la santé. Notre région Bretagne, comme malheureusement bien d’autres, est confrontée à cette logique comptable qui a pour conséquence la non prise en compte des besoins des populations. Elle renforce à juste titre le sentiment de délaissement.

C’est notre santé qui est en danger avec un accès aux soins qui se réduit jour après jour comme peau de chagrin !

Sous le dernier quinquennat, plus de 17 000 lits ont été fermés dont 5 400 en 2020 en pleine pandémie ! Depuis 2008, ce sont 10 000 postes qui ont été supprimés par an !

Nous avons besoin d’une mobilisation unitaire de toutes les organisations politiques, syndicales, associatives, citoyennes pour la défense de nos hôpitaux et structures de santé.

La fermeture annoncée ou possible des maternités, comme celles de Guingamp, Carhaix, Lannion, Ploërmel et Redon, ou encore Landerneau est la pierre angulaire à la fermeture des hôpitaux de proximité.

Les Fédérations du Parti Communiste Français de la Région Bretagne sont solidaires des personnels de ces hôpitaux, de la population, qui luttent pour maintenir un accès aux soins de qualité dans un environnement assurant une prise en charge rapide.

Fermer une maternité n’est pas une obligation comme nous voudrions nous le faire croire, c’est un choix de société. C’est un choix politique. Ça n’est nullement celui des communistes. Nous devons donc combattre cette volonté néolibérale qui a pour but de livrer au secteur privé et aux profits, notre système de santé et donc, notre Sécurité Sociale, immense progrès de civilisation portée par Ambroise Croizat, ministre communiste du travail.

Il est temps de dire stop !

Face à la colère qui ne cesse de grandir dans les établissements sanitaires et sociaux, le personnel et les usagers exigent l’arrêt des fermetures, la réouverture des lits fermés et l’accès pour toutes et tous à l’offre de soins publics.

Le PCF propose un grand service public de santé et d’action sociale :

  • L’arrêt des restructurations hospitalières

  • L’embauche de 300 000 emplois dans le secteur

  • L’augmentation généralisée de tous les salaires des professionnels

Les fédérations de Bretagne du PCF appellent à participer au rassemblement le 17 juin à Guingamp, aux côtés du personnel hospitalier, des organisations syndicales, des partis politiques, des associations, de la municipalité.

Communiqué du PCF Finistère : De la liquidation du Fret SNCF aux 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff, mobilisons-nous pour la défense du rail!

A Brest, le 08 / 06 / 2023

Communiqué du PCF Finistère : De la liquidation du Fret SNCF aux 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff, mobilisons-nous pour la défense du rail!

En application des traités de Maastricht et Lisbonne, suivant avec zèle les injonctions des directives européennes libérales de laisser faire les marchés capitalistes, nos gouvernements successifs ont progressivement libéralisé nos services publics.

Ainsi, le fret ferroviaire a été ouvert à la concurrence en 2006 en France sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

De 2002 à 2018, les volumes transportés par le train sont passés de 50 milliards de tonnes.km (GTK) à seulement 33 GTK. L’essentiel du tonnage abandonné ou perdu par la SNCF est allé directement à la route.

Depuis 20 ans. la part modale du transport ferroviaire sur l’ensemble des marchandises transportées en France est passée de 14,6 % en 2002 à 10,7 % en 2021 et, la part modale du transport routier de marchandises est aujourd’hui de 94% en Bretagne. Fondés sur une politique libérale (dérégulation, baisse des coûts), Fret SNCF a perdu plus de 10 000 emplois sur la même période et il ne reste plus aujourd’hui que 15 agents pour toute la Bretagne !!!

Les plans de relance (2003, 2007, 2009, 2011, 2016, 2021) se sont révélés totalement stériles du fait des spécificités ferroviaires et de la distorsion de concurrence persistant avec le mode routier qui fait supporter ses coûts à la collectivité (infrastructures, pollution…) et qui conduit les marchés à choisir le moins-disant social et environnemental.

Après les deux réformes du ferroviaire en 2014 et 2018 portant prétendument déclinaison des différents paquets ferroviaires, la Commission européenne a ouvert, le 18 janvier dernier, une procédure contre l’État français relative au prétexte de soutien financier dont Fret SNCF aurait bénéficié sur la période 2007–2019.

Loin des discours de façade et des bonnes intentions affichées, le gouvernement et la direction de Fret SNCF, anticipant une décision défavorable, se préparent à renoncer à une partie conséquente de l’activité de Fret SNCF et à créer une nouvelle structure juridique pour que la Commission conclue à une transformation majeure de l’entreprise et donc à la discontinuité.

Cette procédure pourrait conduire à une faillite du transport ferroviaire de marchandises en France, en portant un coup fatal à l’opérateur public avec de nouvelles suppressions massives d’emplois et un nouveau report des trafics ferroviaires sur la route.

Après 15 ans de libéralisation du Fret ferroviaire, le verdict est sans appel : les marchés ont choisi le transport routier !

Pour le PCF cette situation est inacceptable et les attaques contre l’opérateur public Fret SNCF doivent prendre fin immédiatement !

L’État ne peut définitivement abandonner Fret SNCF et laisser le secteur entre les mains du marché. Dans notre pays le secteur du transport représente le 1er émetteur de gaz à effet de serre (GES) avec 30 % d’ émissions de CO2. De fait, l’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050, telle que reprise dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), est inatteignable sans diminuer l’impact des transports.

Fret SNCF est d’utilité publique et doit se développer pour répondre à l’intérêt général ! Nous réclamons une politique et des subventions dédiées pour répondre à l’urgence climatique et sanctuarisées dans un budget de programmation ferroviaire jusqu’en 2050. Le fret ferroviaire nécessite une action publique forte pour sortir de la rentabilité immédiate.

L’entreprise publique ne doit pas être démantelée mais protégée des aléas et du court-termisme du marché et des mesures sérieuses et incitatives urgentes pour la relance du transport ferroviaire doivent être prises le plus rapidement possible.

Les modes de transports (rail, routes, voies fluviales, aérien) doivent être, organisés, régulés sans distorsion de concurrence, complémentaires selon les tonnages, les distances, les délais, et un engagement sérieux en liaison avec les Régions doit être pris pour relier les infrastructures stratégiques entre elles (MIN, ports, grands sites logistiques…) et réorienter les flux de marchandises vers des solutions ferroviaires.

Concernant notre département, les ports en eau profonde de Brest et de Roscoff doivent être inscrits et raccordés au réseau européen RTE-T.

La ligne Morlaix – Roscoff, dont nous célébrons les 140 ans ce samedi 10 juin à Saint-Pol-de-Léon, doit être rénovée entièrement, inscrite au prochain contrat Etat-Région avec une participation financière de l’Europe compte tenu de la liaison maritime la plus proche avec l’Irlande.

L’histoire des 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff l’a démontré, la zone légumière du Léon, très importante ou principale région productive de légumes d’hiver d’Europe, doit pouvoir être raccordée à nouveau par le ferroviaire au MIN de Rungis et pourquoi pas bénéficier en hiver du train des primeurs Perpignan-Rungis qui lui circule principalement au printemps et en été. D’autres liaisons ferroviaires étant possibles selon les besoins, comme la ligne Landerneau-Quimper via Nantes , afin de desservir le sud de la France, l’Espagne , l’Italie…

Par la mobilisation des citoyens et la volonté politique, avec l’aide de l’État le Perpignan-Rungis a été relancé. Un train Roscoff-Rungis est également possible très rapidement.

Manif des retraité.e.s du 15 juin 2023 à Quimper – Communiqué du PCF Finistère

Les retraité.e.s ont le droit aux jours heureux STOP aux politiques qui maltraitent les retraité∙e∙s.

Aujourd’hui, les retraité.es subissent de plein fouet les effets délétères de l’inflation. Face à une inflation à 2 chiffres, notamment sur l’énergie et les produits alimentaires, la réponse de ce gouvernement c’est la politique des petits chèques. De mars 2022 à mars 2023, l’Indice des prix à la consommation a augmenté de 7,3 %, et  les prix des produits alimentaires ont grimpé de 15,8 %. Cela contraint les retraités à se nourrir de moins en moins bien avec un impact réel sur leur santé!
Pour le droit à l’autonomie.
La mobilisation des salarié∙e∙s et des retraité∙e∙s est indispensable pour imposer l’intégration du droit à l’autonomie dans la branche maladie de la Sécurité sociale, financé par les cotisations sociales, au sein d’une Sécurité sociale intégrale.
Dans le cadre d’une nécessaire loi sur le grand âge et l’autonomie, gagnons la mise en place d’un grand service public de l’autonomie, en établissements ou à domicile avec 200.000 embauches dans les EHPAD et 100.000 dans le secteur de l’aide à domicile.

La retraite un choix de société.
Chacune et chacun doit pouvoir faire valoir ses droits à une retraite à taux plein à 60 ans, avec un revenu de remplacement net équivalent à 75 % du revenu net d’activité (primes incluses), calculé sur la base des dix meilleures années primes comprises, et indexé sur les salaires.
Une autre réforme des retraites est possible en agissant pour la création d’emplois et l’augmentation des salaires et en faisant contribuer le capital.

La fédération du Finistère du PCF appelle les retraité.e.s à participer nombreux au rassemblement le 15 juin à 11 h Place de la Résistance à Quimper et au dépôt de motion à 11 h 30 à la préfecture. ( Pique nique revendicatif sur le plateau de la déesse)

À Quimper, on vous dit pourquoi les communistes ont manifesté devant la préfecture (Le Télégramme, 31 mai 2023)

Finistère. Le Parti communiste interpelle la préfecture sur les prix de l’énergie

Mercredi 31 mai 2023, une quinzaine de membres du Parti communiste du Finistère s’est rassemblée devant la préfecture à Quimper pour aborder la problématique de la crise énergétique.

Plusieurs drapeaux rouges du Parti communiste français flottaient devant la préfecture du Finistère, ce mercredi 31 mai, à l’occasion d’un rassemblement organisé en fin d’après-midi. Une quinzaine de militants étaient sur place.

« On a demandé à être reçu en préfecture pour parler de la crise énergétique et de la souffrance de la population par rapport à cette situation ». Ces quelques mots, prononcés par Bernard Jasserand, adjoint à la maire de Quimper, expliquent la présence de cette quinzaine d’élus et militants communistes, ce mercredi 31 mai, devant la préfecture du Finistère. Vers 17 h, le directeur de cabinet de Philippe Mahé était ainsi chargé d’accueillir une délégation et d’entendre ses doléances.

« Revenir à des tarifs beaucoup plus bas »

« On veut que le secteur énergétique français sorte du marché spéculatif européen, pour revenir à une maîtrise publique de l’énergie avec les deux historiques, EDF et Gaz de France », ajoute l’élu quimpérois. Autres requêtes : « Un accès au tarif réglementé pour tout le monde (l’État doit renoncer à sa suppression au 1er juillet) et une TVA à 5,5 % comme tous les produits de première nécessité ». L’élu communiste de ponctuer : « On est capable en France de revenir à des tarifs beaucoup plus bas. Et c’est ce que l’on est venu dire au préfet ».

Flamblée des Prix de l’énergie – Réception à la préfecture du Finistère du PCF – Intervention de Bernard Jasserand, maire adjoint à Quimper

 

Rencontre de M. REVEL Directeur du cabinet du Préfet du Finistère.

 

Quimper le 31 mai 2023.

Présentation de la délégation d’élus communistes finistériens qui m’accompagne ;

 

Ismaël DUPONT, secrétaire départemental du PCF et Conseiller départemental du Finistère.

Gladys GRELAUD, Conseillère Régionale de Bretagne (Excusée)

Jacques RANNOU, Maire délégué de Kernével.

Patrick GAMBACHE, 1er Maire-Adjoint de Morlaix.

Taran MAREC, Conseiller Délégué de Brest.

Bernard JASSERAND, Maire-adjoint de Quimper.

 

La flambée des prix de l’énergie frappe lourdement et c’est tout le pays qui souffre :

 

Des ménages qui se rationnent, des collectivités locales qui peinent à construire leur budget, des associations qui restreignent leurs activités, des artisans menacés par la fermeture et certaines entreprises qui réduisent leurs productions en générant du chômage technique… Cette situation n’est plus supportable !

La grave crise énergétique qui frappe le pays, qui s’ajoute à une inflation record subie par la population, n’est pas une fatalité. Les militants et élus communistes interviennent pour avancer des analyses et porter des propositions. Quimper, Morlaix, le Relecq-Kerhuon, Briec, …dans la période récente nous sommes à l’origine de plusieurs vœux ou motions adoptés le plus souvent à l’unanimité par les conseils municipaux.

 

On nous avait pourtant promis une ouverture à la concurrence des marchés du gaz et de l’électricité qui allait faire baisser les factures.

 

Comment est-on passé en 25 ans d’une situation nationale d’autosuffisance de production d’électricité et de contrat gaz de longue durée stabilisée, à la situation énergétique d’aujourd’hui ? Les directives européennes de l’énergie ont organisé la privatisation du secteur dès le début des années 2000. La loi NOME et l’Arenh (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique) obligeant EDF à vendre ¼ de sa production d’électricité nucléaire au prix coutant de 42 € le Mwh à des concurrents qui la revendent 4 ou 500 €.

L’envolée actuelle des prix du gaz et de l’électricité montre de manière cruelle aux usagers à quel point il est important que notre pays retrouve sa souveraineté sur la fixation des prix de l’énergie. Ce ne sont pas les coûts de production de transport et de distribution restés stables qui entraînent la flambée des prix, mais bien le cours de la bourse de l’électricité, la prédation des spéculateurs et des actionnaires qui font s’envoler les tarifs générant les super profits de Total énergie, d’Engie et des autres « fournisseurs dits alternatifs » laissant 15 Millions de personnes en situation de précarité énergétique. La crise n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle. Il faut en finir avec le pillage organisé de l’Arenh et abolir la loi Nome.

C’est dans ces conditions, dans une situation de baisse des dotations de l’Etat non réévaluées à hauteur de l’inflation, que les collectivités locales ont construit leur budget 2023. A Quimper, ville où je suis élu, nous devons faire face à une hausse de la facture énergétique de 3,2 millions d’€ (+320 % sur 2022) qui vient littéralement plomber nos finances ? Je suis également conseiller communautaire de Quimper Bretagne Occidentale qui est dans la même difficulté. Hormis certaines communes concernées par le bouclier tarifaire, c’est l’ensemble des villes et des collectivités territoriales qui connaît cette situation, les élus qui m’accompagnent pourront en témoigner.

J’entends actuellement le gouvernement qui disserte sur la reconquête de notre industrie, mais comment engager son développement avec un tel coût de l’énergie ? Duralex, Arc, Arcelor Mittal, le groupe Vert Marine et d’autres ont réduit leurs productions ou fermé des installations.

Et c’est dans cette période difficile que le gouvernement entend supprimer au 1er juillet le tarif réglementé du Gaz, alors que ces tarifs sont essentiels pour protéger les plus fragiles, qui ont besoin d’une visibilité et d’une stabilité sur leurs dépenses énergétiques pour pouvoir vivre décemment. Ils permettent également une transparence dans la fixation des tarifs empêchant les fournisseurs de pratiquer des tarifs excessifs pour les plus modestes.

La fin des tarifs réglementés du gaz au 1er juillet 2023 s’accompagnera de la fin du « bouclier tarifaire » prévue également à cette date. Ainsi 2,6 millions ménages vont se retrouver dans la jungle du marché, livrés au caractère volatil et imprévisible des marchés financiers, où seuls les spéculateurs en tous genres sont les maîtres des factures.

Nous n’acceptons pas que le pouvoir d’achat des Français, nos emplois et nos services publics soient sacrifiés sur l’autel de la libéralisation de l’énergie. L’ensemble des TPE, PME, des collectivités et syndics de copropriétés, exclues des tarifs réglementés en 2020, doivent pouvoir re-souscrire à ce mécanisme alors qu’elles sont aujourd’hui confrontées à des prix de marché vertigineux.

Ecoutez l’ensemble des associations de défense des consommateurs et les organisations syndicales de GRDF, qui alertent sur les risques encourus par les usagers du gaz avec la fin des tarifs réglementés.

Nous demandons au Gouvernement de renoncer à la suppression des tarifs réglementés du gaz.

 

Il est aujourd’hui primordial de maintenir ces tarifs réglementés du gaz et de l’électricité qui reflètent les coûts réels de production et de distribution.

A l’instar de nos voisins espagnols et portugais nous devons déroger au droit européen pour sortir l’énergie des griffes du marché afin de retrouver notre maîtrise publique de l’énergie et un service public conforme à l’héritage de la nationalisation de 1946. La France a le poids politique nécessaire pour l’obtenir.

Une sortie du marché de l’électricité ne signifie pas une sortie du système électrique européen, les interconnexions et les échanges entre opérateurs, fondés sur des contrats bilatéraux mutuellement avantageux, doivent être garantis. Elle ne signifie pas non plus une sortie de l’Union Européenne. Les dispositions des traités permettent une renégociation des directives pour réorganiser le système électrique et gazier européen non sur une base mercantile, mais sur des bases de service public.

 

L’énergie est un bien vital dont chaque être humain a besoin pour se nourrir, se chauffer, se déplacer ou se soigner, c’est un secteur stratégique à extraire des griffes du marché, des intérêts privés et des logiques de concurrence.

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Nous demandons donc au Gouvernement :

  • La sortie du secteur énergétique français du marché spéculatif européen de l’énergie.
  • L’accès aux tarifs régulés de Vente à tous les citoyens, TPE, PME, collectivités territoriales, calculés sur les coûts de production de transport et de distribution, avec une TVA ramenée de 20 à 5,5% comme pour les tous produits de première nécessité.
  • Une maîtrise publique de l’énergie de l’électricité et du gaz, avec nos 2 Epic EDF et GDF 100% publics.